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Concours Nouvel Arrivage le lundi : les votes !

Pendant un mois cet été, vous m’avez envoyé vos anecdotes. Les voici ici toutes rassemblées ! Certains ont été très bavards, d’autres beaucoup plus expéditifs. Je laisse les votes ouverts deux semaines, jusqu’au 29 septembre, afin que chacun puisse prendre le temps de lire tout le monde ! Croyez moi, ça vaut le coup. Les votes se passent en bas !

L’Oiseau-Lyre :
Un collègue en or Dans mon labo de thèse, à une époque où sentimentalement ça n’allait pas fort. Je travaillais sous une hotte de culture (en gros, on manipule comme ça, les deux mains occupées, normalement avec des gants qu’on doit changer quand on touche quelque chose de non stérile). Je pensais être seule et mes pensées vagabondent sur la mauvaise pente. Je commence à pleurer, en silence mais les larmes coulent et je renifle. À ce moment arrive un de mes collègues; très expansif et père de trois enfants à l’époque. Me voyant pleurant, nez coulant et les mains occupées, il essaie de me consoler, me prend les épaules, et, sans me prévenir, vient me moucher le nez (ce que je ne pouvais faire à ce moment là). La gêne passée, je l’ai remercié… et lui ai fait jurer de ne jamais recommencer ! Depuis, c’est un peu à la vie à la mort entre nous 🙂

 Une chef détestable J’étais en stage dans un labo de recherche à l’ENS et l’ambiance avec mes collègues était assez détestable. Surtotu avec une chercheuse, qui n’était pas mon encadrante mais qui se faisait un devoir de régenter tout le labo. Un vendredi soir, je reste travailler assez tard avec un post-doc. Il est 20h30, les titulaires sont parties depuis 17h et une machine tombe en panne. Impossible de savoir ce qui cloche, on panique un peu mais on décide d’attendre le lundi pour prévenir les responsables : la machine ne marche pas mais elle ne représente aucun danger, donc comme on ne peut rien faire pendant le week-end, ça nous parait idiot de leur gâcher le week-end pour ça. Le lundi matin on se lève tôt pour être sûrs d’être les premiers et prévenir de vive voix « le dragon » qui tyranise le labo et considère chaque machne comme son enfant. Et là, c’est l’avalanche de reproches : on a cassé la machine (on n’a rien fait du tout mais bon) et surtout on aurait dû l’appeler à son domicile pour la prévenir. J’essaie d’argumenter en disant qu’un vendredi soir à 21h ça n’urait rien changé, qu’on voulait pas l’inquiéter tout ça. Et là, elle me répond que je suis « débile de chez débile » et qu’on n’a pas à réfléchir, juste prévenir la hiérarchie en cas de problème. 5 ans plus tard j’enrage encore de ces mots, je n’oublierai jamais cette insulte injuste et horriblement vexante. Si c’était à refaire, je l’appellerais de suite, non pour lui obéir, mais pour me débarrasser de ce week-end passé à anticiper sa réaction. Et aussi, je l’appellerais pour CHAQUE minuscule problème de manipulation. Juste pour la faire chier. En même temps, ce n’est pas ma définition du travail de recherche, donc je sais bien que j’aurais fait exactement comme je l’ai fait en vrai, mais disons que j’aurais aimé réagir à cette insulte (la plus violente de ces mois de stage plein de petites humiliations) plus fermement que je ne l’ai fait (j’ai essayé de me justifier).

Le chenil :
J’ai fait mon stage de 3 jours de 3ème à la fourvière / chenil pas loin de chez moi. Les cages des chiens sont composées de deux espaces réunis par une trappe, afin de faciliter le nettoyage (on nettoie une partie trappe fermée, puis on ouvre la cage, le chien change de partie et on nettoie l’autre, trappe fermée). Mon maître de stage nettoyait les cages, j’étais chargée d’ouvrir les trappes. Quand il me dit de les ouvrir, je les ouvre toutes, en commençant par celle qui est la plus proche de moi. Sauf que je n’avais pas vu qu’il était encore dans cette cage. Il s’est alors retrouvé nez à nez avec un rottweiler. Après m’avoir dit, très calmement, d’appeler le chien et de refermer la cage, il est sorti. Puis il a raconté l’anecdote à tout le chenil, mort de rire, comme si ça lui arrivait tous les jours…
Alexis :
« Aujourd’hui, après avoir encore et encore renseigné le prix d’innombrables produits ainsi que leur disponibilité, je me suis rendu compte que je serais un parfait personnage non joueur qu’on trouve dans les jeux vidéos » « Depuis que je travaille dans un magasin, je ne peux plus m’empêcher de dire bonjour en souriant aux clients, et ce dans n’importe quel magasin dans lequel j’entre »


Anne : Voici donc les extraits de conversation qu’on peut entendre dans mon agence où tout le monde parle anglais :

«  Are you Chinese ? » «  Non, mon nom de famille est breton… »
«   Are you blind ? »
«  Comment vont tes collocs Nazi et Fatty ? Toujours en vie ? »
«  Non Anne, je dois supprimer ça. Si le chef voit que t’as fait l’illustration d’une crotte pour signaler les toilettes dans l’agence du client, il va te tuer. »
«  If you fuck someone in the stomach, don’t be surprised that you have shit on your dick… »
– Anne, y a écrit quoi sur ton T-shirt ? Ça veut dire quoi « show me your tackle ? »
– Je sais pas, ma mère me l’a offert y a des années.
– Ça veut dire « Montre moi ta bite »,  Anne…
– « La bouche »
– La baoutche
– La BOU-chh
– La BAOU-CHH
– LA…
– HOLY SHIT!! LA BOUCHE !!
«  Quand je pense que je t’ai envoyé une photo de mon cul… J’étais tellement saoule, pardon »
« Anne, you don’t know this playboy magazine ? What kind of lesbian are you ? »
« Il y a deux parties dans ma vie : avant et après t’avoir connue. Anne tu as ruiné ma vie. »
«  You are such a fucking bitch, lesbian girl ! »
«  Y a quoi dans cette boîte ? Des lunettes de soleil ? HOLY SHIT CE SONT LES TAMPONS DE LA CHEF ! Non mais c’est quoi cette taille ?? Elephant Size ?! Aaaaaah y a du sang sur l’elephant size !!!!! Pitié ne racontez jamais cette histoire à quiconque…»
«  Un plan à 3 ?! Anne ! Arrête de jouer avec les sentiments des gens ! »
«  Tu peux demander à Anne si elle fait le ciseau quand elle fait l’amour ? »
«  Please Anne, don’t go stupid… »
«  Tu n’écoutes jamais quand je te parle, t’es stupide ou quoi ? »
«  Connasse, c’est de ta faute si je suis en train de tomber amoureuse de mon collègue ! J’ai encore rêver de lui et je suis tombée de mon lit ! Avant que tu arrives tout était normal. »
«  Bondjoure Aone ! »
Et pour finir, un jour où on était en train de boire des bières à l’agence, ma collègue a parlé à l’auteure de ce concours sur Facebook :
«  Well I know this guy working with me he always shows his dick when he is drunk. Jarno is his name. He IS WORKING WITH ME »

 

Indy Solo :
Mon été avec ces 25%

Quand on grandit dans une ville on pense tout connaître, ses rues, ses commerces, et surtout ses habitants. On sait qu’elle a des défauts, des problèmes mais on continue à la voir comme on l’a toujours rêvée étant jeune. L’usine dans laquelle je travaille tous les étés depuis 6 ans, c’est la même chose. On a beau connaître les recoins, les aberrations et surtout ses collègues on tombe toujours de haut quand cette usine se dévoile à nos yeux avec ses pires travers.Derniers jours, enfin la libération je me décontracte un peu malgré mon mécontentement de travailler sure une chaîne de production que je déteste. Imaginez-vous le film Les Temps Modernes de Charlie Chaplin et bien vous avez une image presque parfaite de mon travail. Sept femmes de part et d’autre d’un tapis roulant qui n’en finit pas de cracher ces produits de luxe. Les machines sont presque absentes, les automates c’est nous et pour combler le silence gênant les femmes parlent. De leur famille principalement : le petit dernier qui rentre en maternelle, les petits enfants qui viennent passer l’été chez elle, (étrangement, rarement le mari est évoqué). Puis viennent les taches ménagères, la lessive, les courses qu’il faut faire à la sortie du travail, et l’éternelle question : que vais-je faire à manger ce soir ? En se moment le sujet principal, est bien évidement, les vacances. Mais voilà, quand vous passez sept heurs chaque jours avec les mêmes personnes, les conversations du vendredi se font plus laborieuses. Alors la télévision, en particulier, secret Story arrive en tête des jacassements incessants. C’est souvent à ce moment là que la conversation dérape « De toute façon c’est les arabes et les chinois qui volent notre travail » Le ton est donné, je sais pertinemment que rien de se que je vais dire va faire évoluer le débat et pourtant tout les ans je me lance tête baissée pour répondre à cette réflexion digne d’un JT de TF1. « Ils sont comme nous, quand on leur donne un travail, ils le font. Interrogez-vous plutôt sur qui délocalise les usines qui sont implantées chez eux » Un blanc, puis un froid. Pendant un temps je crois avoir fait mouche, espoir vain ! « C’est les jeunes arabes de banlieues qui vendent de la drogue » Comment osent-elles ? Elles vivent toutes dans un petit pavillon d’une ville de 4000 habitants. Elles n’ont jamais mis les pieds dans se qu’elles appellent une ‘banlieue’. Je me concentre, respire, tant pis c’est le dernier jour, je me lâche : « Pour avoir connu ces ‘banlieues’ je peux vous dire qu’il y a des vendeurs de toutes origines. J’ai vu autant de  » français de souche  », comme vous les appelez, qui vendent que de personne d’une autre origine ou nationalité » Que je me dégoûte d’avoir moi-même utilisé ce terme que j’exècre. J’ai l’impression de me rabaisser à eux pour leur faire entendre mon point de vue. Et la conversation continue de plus belle. « Tu sais, je ne suis pas raciste, j’ai même des belle sœurs qui viennent de la République Dominicaine et une asiatique. Mais, je ne supporte pas la race des arabes, celle là je la déteste. Tu sais qu’ils ont plusieurs femmes ! » Dans une seule phrase je viens d’avoir le summum de la connerie humaine : ne pas assumer son racisme, utiliser le mot « race » et enfin un cliché peut-être aussi gros que leur connerie ! Je ne vois que trois options : me lever et partir définitivement, leur cracher toute ma haine au visage en les insultant de tous les noms d’oiseaux savamment mûris pendant toutes ces heures d’inactivité mentale exigées par le travail à la chaîne, ou, celle que j’ai choisie d’adopter pour sauver mon emploi, me taire. Je n’avais pas ressentis une telle rage et ce dégoût pour quelqu’un depuis les manifestations anti-mariage gay. Mon calme froid ne les dissuade pas, elles continuent avec un certain plaisir. « C’est vrai, j’aime toutes les races mais vraiment la race des arabes et des turques je les aime pas. Qu’ils rentrent dans leur pays. » Il faut que je réplique, je choisis l’humour noir pour le faire, sachant que la confrontation n’a jamais fonctionné avec des esprits aussi cloisonnés et bornés. « C’est vrai, il y a des cons partout. Regardez tout ces Français en Tunisie, mais qu’ils rentrent chez eux, qu’ils rentrent dans leur pays. » Soit mon humour est trop subtil, soit elles veulent ma mort. En tout cas la seule réponse que j’obtiens c’est : « Les turques en face de chez moi, ils sont malpolis » Dans mon esprit les répliques fussent : « si tu leurs disaient  » bonjour  », ils le feraient aussi », ou, « si tu étais moins conne, tu apprendrais à les connaître au lieu de les juger sur des principes dignes de la seconde guerre mondiale ». Mais non, j’abandonne, je me tais, je relève juste les yeux pour marmonner un : « Je vais arrêter la conversation, nous serons visiblement toujours en désaccord sur ce sujet ! ». La conversation s’arrête là. Moi je ne tiens plus sur cette chaise devenue trop dure, dans cette pièce remplie de haine qui m’empoissonne. Je tente de me calmer mais je me sens sale de ne pas leur avoir tenu tête plus longtemps, d’avoir privilégié mon emploi plutôt que de fermer le caquet à ces bécasses sans cervelle. Au bout de quelques minutes, une fille en bout de chaîne (le poste le plus éloigné de tous le monde) m’aboie dessus pour que je récupère sa place. Je le sais, elle me punissent, elles m’excluent de leur groupe puisque je ne pense pas comme elles.Cette dernière heure se passe dans le silence, ce silence qui me rappelle trop celui de l’isoloir, celui de la parole muette inscrite sur le petit papier que l’on glisse dans l’enveloppe, dans la quiétude de l’anonymat de ces rideaux durant les élections. J’ai passé six de mes étés avec ces 25% qui ont créé la soit disant surprise en mai dernier. Ce que je raconte on l’a tous vécu au moins une fois, dans la rue, en famille, au travail. Je dois l’avouer parfois j’ai envie d’oublier ce que j’ai entendu pour ma santé mentale. Mais les piques de rappel sont trop nombreux, quand on me siffle dans la rue, qu’on insulte un homosexuel, ou qu’on juge quelqu’un à sa couleur de peau. Alors la blessure sur mon cœur que j’ai mis 1 heure, 3 jours ou 5 mois à cicatriser se rouvre avec toujours autant de violence et de douleur

Pauline : Il y a de ces collègue fabuleux que l’on oublie pas. Par leur bonne humeur, leur dévouement, leur sympathie, leur professionnalisme. Et puis, il y a THE collègue, que l’on n’oublie pas par….. c’est un ensemble, on ne l’oublie pas et c’est tout ! Je me souviens encore du premier jour où il est arrivé. Visiblement nerveux, avec un sourire penaud, le petit nouveau qui ne sait pas à quoi s’attendre. Rien de plus normal. En même temps, en débarquant au milieu des montagnes, on ne sait pas, des fois qu’on soit tous des ours qu’on n’a pas nourri depuis plusieurs mois, il vaut mieux se méfier, c’est certain. Premières discussions des plus banales, tu viens d’où, t’as fait quoi, il fait beau, demain il pleut, c’est chiant ce temps. En y réfléchissant, du début on aurait dû venir avec un fusil, certains signes ne trompent pas. Non qu’on s’en serait servi de notre fusil, on n’est pas comme ça ! Juste que c’est plus rassurant pour un ours de pouvoir se défendre face à un chasseur citadin. Et puis au bout d’une semaine, le stress a bon dos, mais faut pas pousser Tatie Danièle dans les orties ! Pourtant, en bons oursons de compagnie, on lui a encore trouvé des excuses un bon moment. Quand on lui a présenté son bureau et qu’il a tourné trois fois autour de son siège avant de s’asseoir comme le ferait un chien autour d’un arbre pour trouver l’endroit PARFAIT pour assouvir ses besoins, on s’est rassuré parce qu’il nous avait pas reniflé le derrière quand on s’est présenté. Quand il a allumé/éteint sa lumière quatre-cinq fois, on a pensé qu’il avait peut être été électricien dans une vie antérieure et qu’il voulait juste tester la résistance de l’ampoule.. en bon professionnel. A moins que ça ait été un remake des Visiteurs  nuit/jour/nuit/oups grillé merde ! Quand dans la journée il s’est mis à faire 50 000 allers retours dans le couloir en long et en travers, on l’a justifié en disant qu’évidemment, il faut bien se dégourdir les jambes quand on travaille dans un bureau pour ne pas rouiller devant son pc….. sauf que là visiblement on avait affaire à un grand sportif ! Tout autour se sont greffées de longues discussions à la pause café, non que nos pauses aient été plus longues que d’habitude, juste que les conversations nous restaient en tête beaucoup plus longtemps que d’ordinaire. Il nous a démontré entre autre qu’il ne fallait pas s’arrêter au feu rouge lorsqu’il y avait des travaux. Ces feux temporaires n’étaient là que pour nous avertir d’un danger. Après tout, ils sont toujours au rouge ou orange clignotant, ils ne passent jamais au vert et on ne va pas y passer la journée ! Ca tombe sous le sens. Avait-il le permis ? Oui, mince, certainement encore une erreur administrative. Au bout d’un moment, les ours ont fini par se dire qu’il était largement temps d’hiberner et que l’hiver allait être long et rude. Un matin, alors que le soleil pointait généreusement le bout de son nez, notre nouveau collègue (qui ne l’était plus tant que ça) est arrivé rayonnant. Quelque chose avait changé. Des nouvelles lunettes ? Non, il n’en portait pas. Epilation des sourcils ? N’abusons pas (quoique). Et puis en l’observant bien….. l’évidence : tous ses cheveux de la base du crane et de la nuque étaient… oranges cuivrés ! Le reste de sa chevelure, peu abondante mais là tout de même, avait gardée sa couleur naturelle brune. On a eu alors droit à une longue démonstration sur le danger du savon pour la peau. Il avait donc décidé de se laver entièrement avec de l’eau oxygénée beaucoup plus bénéfique pour la peau. Encore une fois, logique implacable eau + oxygène, ça ne peut pas être mauvais ! Nous avons ainsi appris beaucoup de ce chasseur citadin. La conduite en toute sécurité, l’hygiène, mais aussi comment se méfier des ombres furtives qui passent dans le couloir, comment avoir peur de rester seul le midi, comment psychoter au moindre bruit, comment avoir l’envie subite de lire tous les livres de Freud en une nuit. Lorsque sa période d’essai a pris fin et qu’il a malheureusement appris qu’il n’avait pas le profil pour le poste (non ?) nous avons dû lui faire nos adieux. Que dire ? Ravi de t’avoir rencontré, merci pour les rires, bonne chance pour la suite, tu nous donneras des nouvelles, quel dommage. Entre les lignes, tu aurais besoin d’aide, tu es suivi par un psy, on t’a déjà dit que tu es flippant. Mais au naturel c’est le chasseur qui a le fusil, il faut savoir rester prudent ! Quelques mois plus tard, téléphone « Bonjour, nous sommes sur le point d’embaucher un de vos anciens salariés, serait-ce possible de parler au dirigeant ? » Je n’ai jamais su ce qu’il était ressorti de cette conversation. Une caméra cachée peut-être ?

Isabelle : Une petite anecdote sympa – ne pas se fier aux apparences :

J’étais agent de recouvrement pour une grosse structure, après plusieurs échanges par téléphone et par mail avec le Directeur Financier de la société qui nous devait une créance de 50 000€, je me suis rendue excédée sur le site afin de récupérer le chèque puisque celui-ci ne semblait pas me prendre au sérieux. Je me suis donc rendue dans la société, je rappelle que je mesure 1m54, 50 Kg (à l’époque) et que malgré mes 30 ans, j’en paraissais bien moins ^^ sans compter un physique pas des plus harmonieux. L’accueil me dit de me rendre au bout du couloir et de tourner à gauche pour trouver le Service Financier concerné. Je me rends donc d’un pas décidé à l’endroit indiqué et j’y croise un Monsieur qui me dit d’un ton plutôt sec « le bureau pour les stagiaires, c’est dans un autre Service !  » J’entends un de ces collègues l’appeler par son nom…à ce moment là, je lui tends la main et je lui dis avec un grand sourire : « Isabelle L, agent de recouvrement de la société X, enchantée ». Il est devenu rouge de honte, m’a présenté des excuses tant bien que mal puis m’a demandé de le suivre dans son bureau. Je suis repartie avec mon chèque et sans avoir à me défendre, de plates excuses d’un responsable nonchalant qiu doit prendre les « petits gens » pour de la crotte :p

Une autre entre collègue « peau de vache » Je travaillais avec une personne prête à aller en retraite mais qui ne voulait pas rester sans rien faire chez elle, fouiner et raconter des méchancetés sur les collègues semblaient être des activités bien plus intéressantes que de se reposer chez elle. Nos rapport n’étaient pas des plus cordiaux, il va s’en dire et je l’avais toujours mise au pas quant à ses mesquineries et que si je l’attrapais à me nuire, elle le sentirait passer sévèrement. J’ai quitté mon poste pour une formation et suis tombée enceinte entre temps. Durant ma grossesse et près d’un an après mon départ, je suis passée dans les locaux voir les collègues y travaillant toujours puisque beaucoup avaient posé leur démission ou demandé leur mutation. Dans les couloirs et en compagnie de mon amie, je croise « Mamie Nova » (gentil surnom que je lui donnais), elle me demande ce que je fais là et moi, du tac au tac, je lui explique que le Chef de Service m’a contactée pour reprendre mon poste :p Je suis partie dans d’autres bureaux la laissant désemparée et j’ai complètement oublié de lui dire que c’était une blague. Durant plusieurs jours, mes collègues en place m’ont dit qu’elle était très nerveuse et n’arrivait pas à voir notre Responsable qui, je le savais, avait posé des congés pour  2 semaines ^^

Collègue pas « futée » J’avais une vingtaine d’années, c’était un de mes premiers jobs, un travail dans une micro structure de 4 personnes. Je travaillais avec un ami et une collègue un peu « simple d’esprit ». Un jour, notre collègue pleurait le matin, se plaignant d’avoir mal au ventre. Nous lui conseillons donc d’aller en parler au Directeur même si celui-ci n’était pas toujours commode. Elle est donc partie aux urgences qui se trouvaient non loin le matin et nous l’avons vu revenir en fin d’après-midi. Elle s’est dirigé vers notre Directeur qui travaillait sur une machine d’impression tandis que nous clipsions des pinces sur les badges déjà imprimés. Surpris de la voir déjà de retour, il lui demande si ce n’était pas trop grave. Elle lui explique sans aucune honte qu’elle avait mis un tampon la veille et avait oublié de le retirer mais en avait placé un second le matin, en poussant l’autre et cela lui provoquait une infection !! Mon ami et moi n’avons pas pas nous empêcher de piquer un fou-rire en voyant la mine défaite de notre Directeur médusé par ce qu’il venait d’entendre. Je n’ai pas pu arrêter de rire pendant environ 1 heure au point que mon Directeur m’a demandée de retourner chez moi :p

Béné Dicte :
Une anecdote comique concernant un poste où j’étais secrétaire médicale
Une patiente vient en rendez-vous, le médecin lui faire une ordonnance, elle repart …
une semaine après sa mère m’appelle en me demandant s’il y’a pas possibilité que le médecin renouvelle l’ordonnance de « Capsules vaginale » je lui demande pourquoi, sa réponse :
 » ma fille a prit son traitement par voie oral »
Le plus dur à été de ne pas éclater de rire.

Sinon 2 ème anecdote moins drôle
Un dimanche alors que j’étais d’astreint à l’accueil d’une clinique spécialisée dans les intervention chirurgicales, ophtalmologique et orthopédique, il y avait un médecin d’un cabinet médical extérieur qui était de garde au sein de la clinique. Un monsieur est arrivé en train de faire un infarctus. Il a fallu que j’appelle les pompiers qui ont cru à une blague parce qu’ils ne comprenaient pas pourquoi une clinique les appelait, heureusement le médecin indépendant de la clinique qui faisait une garde a réussi à les convaincre, on a frôlé la catastrophe !

Lou :
La première remonte au moment où je cherchais mon premier boulot étudiant.
Cherchant juste quelques heures (pour me payer mes sorties, livres, cds et autres loisirs) et n’ayant aucune expérience professionnelle, je me suis orientée vers l’aide à la personne (autrement dit, en moins classe, garde d’enfant et ménage).
Je me suis cependant apperçue que même pour ce genre de job, il faut des années d’expériences et/ou des diplomes (comme le bafa, alors que tout le monde sais que le bafa, c’est comme le permis en Inde: tu payes et même si tu collectionnes les membres de tes victimes écrasées, on te donne ton certificat).
Le fait que je sois l’ainée (et donc la responsable depuis ma prime jeunesse) de tout mes cousins et que j’ai aidé ma mère lorsqu’elle était assistante maternelle ne me permettant pas de faire une VAE, j’ai inventé des expériences professionnelles en donnant le nom d’amis de mes parents.
Chose que tout le monde fait je pense, mais ce qui est drôle c’est que l’entreprise qui m’a embauché a appelé mes « anciens employeurs » (lesquels ont dit à quel point j’étais calme, attentive … avec les enfants).
Ainsi, pour garder une sale gosse de trois ans et repasser des chemises, pas moins de six personnes ont du mentir…

Une autre!
Cette petite histoire m’est arrivée lorsque j’effectuais un remplacement comme agent d’accueil dans une banque.
Le téléphone sonne et la personne qui appelle souhaite prendre un rendez vous. Je propose donc de rencontrer un agent la semaine suivante et je demande : » Pourriez vous me donner votre nom et vos coordonners, svp monsieur, afin que je puisse vous envoyer un mail récapitulatif? ». La personne me répond « Oui, je suis madame … »
Dans ce genre de moment, on se sent bête!

Et enfin une toute petite:
Cette année, j’ai fait du ménage chez des particuliers.
Le jour où je devais rencontrer le couple afin qu’il me donne leurs consignes, la femme a eu un empêchement.
Je me suis donc retrouvée avec mrs, qui visiblement ne faisait pas souvent le ménage.
Pour converser et se donner sans doute un peu de crédibilité (je venais de lui montrwer où était rangé les produits ménagers dans sa propre demeure), il me demanda « Le poste vous intéresse? ».
J’ai été tenté de lui que l’idée d’astiquer ses toilettes et d’étandre ses slips me motivait énormément mais je me suis contentée de « Oui, c’est agréable de travailler dans une belle maison ».

Bubulle :
Être chômeur ou comment apprendre le parcours du combatant

Moi : Bonjour, je cherche du travail.
Elle (avec une tête apeurée) : Pour quoi faire ?
moi : …
Elle : il faut d’abord s’inscrire. Pour s’inscrire, il faut justifier d’un emploi.
moi : oui mais j’en ai pas. c’est pour ça que je viens.
elle : Il faut d’abord s’inscrire mademoiselle. sinon on peut rien faire pour vous.
moi : et après je pourrai chercher du travail.
elle : tout dépend de votre inscription.
On marche sur la tête.

Ou mieux… Quelques années plus tard, après avoir passée mon diplôme, trouvé un emploi en CDD, je ressens le besoin de retourner en formation pour compléter mes connaissances et devenir meilleure dans le métier que j’exerce. C’était sans compter sur pôle emploi !!! Car avant de faire une formation en tant que travailleur précaire suivi par Saint Pôlo, il faut la valider… Et pour valider une formation pôle emploi il faut d’abord valider la formation « construire son parcours de formation ». Et c’est quoi ça ? Une formation de 3 à 5 heures étalée sur 42 jours. Ensuite, et seulement après validation, le dossier de formation passe en commission chez pôle emploi. Et peut être que après tout ça j’aurai le droit de rentrer en formation. Sans oublier tous les papiers demandés qui ne conviennent jamais parce qu’il ne sont pas exactement comme pôle emploi le voudrait… Ou les bourses qui « n’existent pas seulement parce ta conseillère ne les connait pas ».

Je peux aussi te raconter un entretien d’embauche où l’employeur avait les yeux rivés sur mon décolleté en essayant de deviner la couleur de mon soutien gorge. C’est le même qui parlait des enfants en disant les animaux… Parce que, c’est connu éducatrice c’est pareil que vétérinaire !