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Rencontre du troisième type avec autochtone en déperdition

Une petite anecdote comme ça en passant…

Le week-end dernier, je faisais un aller-retour express sur Paris afin de voir Seether en concert.Le concert est plus qu’à la hauteur de mes espérances et du fin fond de ma mémoire, l’adolescente que j’étais a sauté de joie, la jeune femme que je suis s’est bousillé le genou (ou plutôt elle l’a achevé) dans la fosse. Du rock’n’roll bien comme il faut. Sans fioriture, sans paillette. 3 – 4 et poum chak. Bref, du bonheur à l’état pur. Mais l’histoire n’est pas là. (ça c’est juste pour le plaisir de vous dire que c’était vachement chouette, vachement bien et que ça fait plein d’air dans mon cerveau) Comme souvent quand je vais sur Paris, je suis hébergée par Bubulle, qui pour le coup était aussi avec moi au concert. Le truc c’est qu’elle n’habite pas sur Paris même, mais en banlieue, voir la banlieue lointaine. Du coup, il nous faut prendre un train de banlieue (qui apparemment n’est pas la même chose qu’un RER mais je ne vais pas rentrer dans de tels détails… il n’y a bien que les Parisiens pour faire une différence alors qu’ils sont pourris pareil mais soit.)(sans doute y a-t-il là un quelconque marqueur social ou pratique rituelle qui m’échappe, je ne voudrais pas manquer de respect à une tradition séculaire). Nous avons chopé le dernier train pour son patelin. Il partait à 00h40… (ce qui pour un samedi n’est pas si tard que ça…)(si toi aussi tu t’es retrouvé coincé un jeudi soir / vendredi matin dans le métro entre les pharmas et les médecines tape dans tes mains…)

Oui je sais, ce n’est pas le sujet. Mais cher lecteur, comment veux-tu que j’illustre cette histoire ? Des rockeurs, c’est cool aussi non ? Parce que vu ce qui t’attend…

Nous entrons donc dans un wagon sentant la weed à plein nez, mais apparemment passé une certaine heure c’est normal, a priori désert à l’exception d’un mec entre le sommeil et le coma dans le fond, mais ça aussi il paraît que c’est normal. Le wagon est à cet instant encore dans le noir pour économiser de l’énergie (si j’ai bien compris), à moins que ça ne soit pour donner des idées bateaux à de futurs réalisateurs bateaux. A l’entrée du wagon traînent les autochtones en déperdition, sujets de cet article. Comment dire… Et bien… J’ai mal à ma grammaire. Genre mon bescherelle a pris cher dans son cul. (si tant est qu’un bescherelle ait un cul et que j’ai moi-même un bescherelle, auquel cas ce fait est d’autant plus douloureux…) « Non tsais mec, vais rentrer posé, me branler tranquille et voilà man » Hum. Mais que nous voilà ravies de le savoir ! A un moment, sans doute attiré par le délicat fumet s’élevant du wagon, tel le renard par le fromage en son temps, un des garçons, appelons le Gugusse, entre et vient voir le comateux derrière nous. « Mec c’est toi qui fume ? T’fais ça qu’tu veux mais y a les féd ». Notre comateux étant trop comateux pour répondre autre chose que « chnemenegne », Gugusse se rabat sur nous avec à peu le même discours.

« Hey c’est vous qui fumez ?
Bubulle : non
Gugusse : ……………………………………………………………………………………….. menteuse. »

La notion du temps n’est pas la même une fois une forte quantité de marijeanne consommée semble-t-il. Mais ne vous inquiétez pas, j’ai eu ma dose d’interaction avec Gugusse moi aussi !

« Jte connais toi !
moi : non.
lui : Mais si !
moi : non. Impossible. [genre même si on se connaissait jte connaitrais pas par principe]
lui : siiii, c’quoi ton nom ? »

Et là amis Termites, le bug. Une partie de mon cerveau décrète « je refuse qu’il connaisse mon prénom » et l’autre fait « d’accord mais…. », le reste s’est perdu dans un tunnel et la communication a coupé. Résultat ? 30 secondes de blanc pendant lesquelles je cherche désespérément un prénom à refiler à ce pauvre mec sans en voir passer aucun jusqu’à ce que finalement, sorti d’on ne sait où, ma bouche balance « Gertrude ». Voilà. De tous les prénoms de l’univers, voici le prénom que j’ai donné. N’importe qui aurait compris l’ampleur du mensonge, mais Gugusse étant plus proche du QI de la bernique que de celui de l’élève moyen en CE2 à cet instant, il acquiesce en me confirmant qu’on ne se connait pas. Trop aimable.

Le train s’allume et annonce son départ imminent (en te niquant les tympans jusqu’à la trentième génération). La bande monte donc dans le train, et le débat continue. « Non mais t’vois mec, on a bien tisé, bien picolé man… t’vois j’connais mes limites gros » Tes limites d’accord mais pas ton français. Je n’ai pas tout retenu. J’essayais désespérément de ne pas rire. Histoire de ne pas attirer leur attention. Histoire de ne avoir à leur parler encore. Vous savez quoi ? J’aurais dû rire. Ca m’aurait économisé des efforts non récompensés. Car Gugusse revient à la charge ! L’individu exprime promptement son désir d’engager la conversation ! Bubulle tente tant bien que mal de lui expliquer qu’il n’est point le bienvenue en notre bavardage amical (elle sentait sans doute que j’avais bien envie de lui latter la tête à coup de rangeos…)(mais bon c’était une précaution inutile, mon genou venait de pousser son chant du cygne à peine 30 minutes plus tôt, alors pousser l’autre con dans les orties, ça n’allait pas être pour tout de suite…). Rien à faire. « Mais je peux participer à la conversation ! » Je tente alors le tout pour le tout. L’atout magique fonctionnement dans 99% des cas… Oui mesdames, j’ai bel et bien utilisé ce truc séculaire consistant à parler menstrues là comme ça au milieu de nul part. C’était sans compter sans des embranchements logiques que même la drogue ne peut excuser à elle seule… Je saute quelques étapes dans le dialogue, je vous épargne les moments où Bubulle joue à « retrouve tous les mots de la phrase » et moi à « la grammaire c’est la vie »

moi : donc les serviettes hygiéniques, avec ou sans ailettes ?
elle : avec c’est mieux !
lui : ouai comme ça c’est plus doux
elle : euh
moi : euh
lui : bah si ma copine elle a dit
moi : rapport aux poils ?
lui : je sais pas j’ai jamais compris comment ça marche les lesbiennes
moi : OO guedeguegne ?
lui : te moque pas !
moi : je me moque pas, j’essaie de comprendre le rapport !
lui : bah vous parlez de sexe

Voilà. Amis Termites, si tu as compris, tu gagnes un texte de ton choix dédicacé. Même que je te l’écris rien que pour toi si tu veux. Parce que pour nous, le mystère reste entier. Ou alors les lesbiennes ont vraiment une sexualité échappant complètement à l’hétéro que j’ai été jusque là… (auquel cas, amies lesbiennes, ne nous laissez pas mourir idiots !)

lui : arrête de me regarder de travers !
moi : je peux pas faire autrement, je suis borgne, je suis obligée de te regarder de côté
lui : mais j’aime pas Twilight !
moi : GUEDEWHATDAHELL
elle : c’est pas ça qu’elle a dit
lui : elle a dit jte regarde de twilight et j’aime pas twilight
elle : non elle a dit elle te regarde de travers parce que son oeil est aveugle
lui : ah ouai, comme mon pote, mais il est pas vraiment aveugle parce qu’on lui décrit ce qu’on voit, et puis c’est notre pote

Et parce qu’il existe quand même une certaine justice dans ce monde. Gugusse est arrivé à son arrêt et a quitté le train avec ses copains. Ouf.

Ma future photo d’identité.

Mais l’histoire ne devait pas s’arrêter là ! Comme tout blockbuster hollywoodien déjà légèrement douteux de base, il fallait une suite. Tout aussi improbable que le premier volet mais en plus incohérente. Voici donc Tartampion. Alors que nous soufflions d’aise à l’idée ne plus avoir à faire d’effort pour entretenir pareille conversation et que je souhaitais soigner tranquillement mon hémorragie grammairienne (on a jamais de livre de Saussure sous la main quand on en a besoin)(mon mémoire va bien sinon, ça se voit non ? il fait des trous dans mon cerveau pour avoir plus de place), Tartampion vient dont s’installer avec nous « J’espère que mon pote vous a pas ennuyé, parce qu’il est gentil mais moi jveux pas vous ennuyer, suis comme lui je veux juste parler, j’aime l’humanité de près. » Et moi j’aime les lance-flammes, mais je n’ai même pas la plus petite allumette pour satisfaire mes envies pyromanes. Nous voilà donc reparties pour un tour, quoique contrairement à son prédécesseur, Tartampion est plutôt autonome et préfère de loin le monologue, des fois que l’humanité, une fois tout près, ne serait pas du même avis que lui.

« Tu vois le problème c’est la société. Les gens sont bien mais tu vois black blanc beur tous pareil. Et moi jsuis un bon élément pour la société man. Je fais des choses bonnes. Et tu vois y a que du coca dans ma bouteille si t’en veux tu dis. Jte donne mon aide tu me donnes ton aide, on est tous frère ! Tu vois nous on était tranquille on revient de soirée tranquille posés et là y a 10 mecs qui viennent nous chercher l’embrouille t’vois, et nous on était que 3… »

Mec, rien que dans le wagon vous étiez cinq… Je… Je commence à avoir sérieusement du mal à suivre. Et j’aime pas les mecs défoncés. Les mecs bourrés tu peux assez vite calculer le taux de dangerosité de la personne, les mecs défoncés… une seconde c’est une putain de larve, celle d’après c’est Hulk. Va comprendre. Mais le type déblatère en mode autonome, un hochement de tête à intervalle régulier semble le satisfaire. « Non mais nique sa mère le FN tu vois ! » Je ne me risque pas à expliquer que le FN étant une entité il est absolument impossible qu’il est une mère, à moins de parler sur un plan métaphysique, sinon on parlera de maire du FN et dans ce cas-là c’est nique son maire le FN qu’il faut dire, ce serait trop long. Lorsque Tartampion finit par balancer « non mais tu le dis si jte dérange et qutu veux pas parler _Tu nous déranges et on ne veut pas parler ». Il faudra encore deux minutes pour que Tartampion quitte ce foutu siège… pour mieux y revenir deux minutes après.

« T’écoutes quoi comme musique, parce que moi je fais la musicologie tvois. Alors jconnais tous les genres. Même si y a des genres qui sont plus racistes que d’autres. »

Non et non ! Y a des gens racistes qui font de la musique mais la musique n’y est pour rien bordel de bite à cul. Tout comme on accuserait pas le marteau que je rêve de foutre en travers de la tête de t’avoir tué. Et nous voilà repartis. Jusqu’au moment où ENFIN, son arrêt arrive et qu’il descend. Non sans nous offrir un dernier « nique sa mère le FN » suivi d’un « vous êtes pas assez ouvertes pour la France ». Perso, je viens de lâcher 340€ de taxe d’habitation, je me sens plus qu’ouverte à la France là…

Et c’est donc ainsi très chers Termites que se termine cette incroyable aventure…. J’espère que de votre côté vous avez passé un bon week-end !

Assez d’aventure pour aujourd’hui !

Le syndrome Femen

Parmi les questions pratiques du féminisme, comme on a déjà pu le voir ici, il y a le « mais je fais qui ? ». Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de ce moment où on merde complètement le « comment agir ». Et si j’ai appelé ça le syndrome Femen, ce n’est pas pour le plaisir de leur taper dessus ou pour faire du clic, mais plutôt parce que ça me paraît être symptomatique d’un mouvement qui aurait pu déchiré sa race et faire réfléchir. Mais ça c’était avant…

En plus je suis pas vraiment d’accord avec leur position sur la religion… faudra que je prenne le temps de parler de ça un de ces jours.

Pour ceux qui prennent en cours de route, je vous invite à lire mon article sur leur livre manifeste puisque cette réflexion en est un peu la suite… A ce moment-là, j’expliquais déjà mes réserves sur certains points. Un an plus tard, les Femen sont clairement un mouvement qui m’a déçue et dont je n’attends plus rien. Si j’ai bien voulu me faire l’avocat du diable pendant un temps, je n’arrive plus à cautionner leurs actions et n’en voient même plus l’intérêt. Pour moi, elles se sont perdues, et pire que tout, elles ne dénoncent plus rien contrairement à ce qu’elles semblent croire. A l’époque, le fait qu’elles se financent en partie avec leur « sein-ographie » (emprunte de peinture faites par leurs seins sur une toile) m’avait déjà quelque peu perturbée. En effet, si tu revendiques que la femme possède son corps, si tu revendiques que c’est la faute au patriarcat et à la société de consommation, comment tu peux te permettre de financer ton mouvement en vendant des parties de ton corps ? C’est un contresens total. Un peu comme si tu voulais prouver les « joies de l’abstinence » en forniquant avec tout ce qui bouge. Même si tu argumentes que tu vas choper toutes les maladies du siècle et que ta vie sociale risque d’en prendre un coup, t’auras rien prouvé du tout. Surtout si Marc Dorcel finance tes capotes.

L’utilisation constante des seins nus par les Femen s’expliquait par le côté universel (même si encore une fois je mettrais en doute le côté universel), permettant ainsi de rallier toutes les femmes quelque soit leur origine. On avait donc un soucis de représentation et de réappropriation du corps qui ne me paraissait pas inintéressant. Dans une société largement dominée par l’image, elles choisissent le côté « choc » de la mise en scène. Aujourd’hui, j’ai la sensation qu’elles se sont prises à leur propre piège. Si la tactique pouvait s’avérer payante en Ukraine, transposée dans une Europe de l’Ouest américanisée à souhait, c’était risqué. Et ce qui devait arriver arriva. Dans une société où l’image règne en maître, où on voit des nanas en bikini pour vendre du dentifrice, où le porno est accessible via le moindre smartphone, où l’on dîne devant les JT annonçant les nombres de morts par bombes, images à l’appui, la seule solution de rendre ces seins-là « choquant », la seule solution pour qu’on s’arrête dessus, c’était de surenchérir. Et loin de faire réfléchir à leur message, les Femen ont juste ajouté leur couche de trash au flux constant de nos timelines. Tapez Femen dans google image et constatez… très franchement, je n’ai pas envie de réfléchir. Ca ne me parle pas. Ca m’énerve. Et je zappe. Et pourtant, il y a de fortes chances qu’on soit d’accord sur le fond.

Je ne leur voue pas cette espèce de haine viscérale qui pullule sur la toile à leur encontre. Mais c’est dommage. Ca aurait pu être autre chose. A force de grossir et de grandir, le mouvement s’est éparpillé pour finalement complètement se perdre. J’ai l’impression qu’elles n’ont su géré la croissance de leur mouvement. C’est bien dommage.

Mais le syndrome Femen ne s’applique pas qu’à celles à qui il doit son nom. Ci-dessus, le clip Fake it d’un groupe que j’affectionne beaucoup, Seether. Le clip se veut une dénonciation de l’utilisation de l’objectification du corps de la femme. On ne va effectivement pas compter le nombre de clips où elles servent juste à se dandiner autour de monsieur en petite tenue façon pole dance miniature, dans trois heures j’ai un spectacle à voir j’aimerais ne pas arriver en retard. L’intention est louable. Mais en attendant, on se retrouve quand même avec une vidéo remplie de nanas hypra bien gaulées plus ou moins habillée et la partie dénonciation met 2 minutes à arriver. Sur 3 minutes 37 de vidéo c’est ridicule et trop tard. D’une certaine façon, le mal est fait. On vient de voir des boobs s’agiter pendant deux minutes, si bien que quand vient la séquence de retouche, bah on y croit pas plus que ça. Du moins n’a pas autant de force qu’elle devrait.

Et les exemples de ce genre ne manquent pas. L’intention est louable, l’idée en elle-même pas si mauvaise, mais l’application bancale, voire parfois carrément foireuse. Et j’ai l’impression que quand on veut agir pour une cause, quel qu’elle soit d’ailleurs, on tombe souvent dans ce genre de travers.

En y rependant l’autre jour, je faisais le parallèle avec l’humour. Beaucoup d’associations de luttes contre le racisme réagissent avec virulence contre tel ou tel spectacle, telle ou telle remarque. (faut-il vraiment que je donne un nom ici ?) Les associations féministes n’ont elles-même pas raté l’occasion de monter aux créneaux, notamment avec l’affaire Orelsan (avant que vous ne réagissiez : je n’ai pas d’avis quant à cette histoire, je n’ai toujours pas été voir la chanson incriminée). J’ai un très gros soucis avec cette tendance de notre société actuelle personnellement. Pour moi ça va de paire avec l’hygiénisme qu’on nous balance depuis les années 70 et l’apparition du sida. On ne peut pas tout résoudre par des lois, des interdictions. C’est impossible. D’ailleurs, combien d’entre nous savent vraiment ce que contient le spectacle de Dieudonné ? Combien ont voulu le voir à partir du moment où une censure a commencé ? Si je comprends la démarche et l’intérêt (parfois très hypothétique), je doute de ses effets. Je suis désolée, mais il est rare l’humour qui ne consiste pas en « rire de quelqu’un ». A ce titre-là, il pourrait être plus malin de rire de tous plutôt que d’en sur-défendre certains (même si, encore une fois, ceci peut être compréhensible dans la mesure où ça tombe souvent sur les mêmes certains). Certains iront du coup jusqu’à prendre le contre pied et rire plus particulièrement de ceux dont on rit peu. Mais là encore, syndrome Femen, ta démarche perd tout son sens si tu fais aux autres ce dont tu te plains. Difficile de se sortir de tout ça. De plus, si tu fais censurer un sketch, une chanson parce qu’elle est offensante pour une part de la population, tu contribues aussi à entretenir l’idée que cette part est fragile et qu’il faut la protéger, voir la sur-protéger. Au final, pas sûr que la part de population en question y gagne tellement.

Une fois n’est donc pas coutume, c’est sans doute à grand coup d’éducation qu’on arrivera à s’en sortir et avancer. Quitte à apprendre aux mômes à se servir d’un ordi avant même de savoir marcher, peut-être qu’on devrait leur apprendre photoshop. Ca leur permettrait de comprendre la nécessité de prendre du recul sur les images qu’on nous véhicule. On arriverait peut-être en bout de course à leur faire perdre leur caractère sacré, inviolable si difficile à contrer à l’heure actuelle. Parce que c’est bien ça le soucis : notre capacité à prendre du recul et à arrêter d’avaler tout ce qu’on nous file.

Et comme on me dit que je râle toujours, voici quelques petites choses mises en place que j’ai beaucoup aimé. La vidéo, c’est le clip de Crawling on the ground d’Anita Drake qu’on m’avait envoyé il y a un moment. Je trouve ce genre de démarches beaucoup plus justes, et souvent beaucoup plus efficaces ! L’inversion des gens, c’est simple et vieux comme le monde, mais y a pas à chier, ça fait mouche à chaque fois. Je tiens aussi à saluer la démarche d’Emma Watson. Même si beaucoup des mouvements féministes dont je me sens proche considèrent comme essentiel que les hommes prennent part à cette lutte, je trouve intéressant et pertinent de s’adresser directement à nos amis les hommes, de les inviter officiellement si on peut dire, à se joindre à nous. Symboliquement, c’était important. J’attends de voir la suite des opérations ! On félicitera aussi le nobel de la paix, ou plutôt LA nobel de la paix… non seulement il va à une jeune femme, mais en plus il va à une femme luttant pour l’éducation des jeunes filles. Tentons de ranger notre cynisme et essayons de nous dire qu’on avance, que les choses bougent.

Je m’excuse pour le côté particulièrement brouillon de cet article ! C’est encore ordonné n’importe comment… mais pour une fois j’ai une excuse ! Je pensais à tout ça en revenant du théâtre l’autre soir. 21h45, la flemme d’attendre le bus, je décide de rentrer un pied. Un mec en voiture a trouvé très drôle de s’amuser à venir se garer devant moi tous les 10 mètres. Mon argumentation avec moi-même fut donc interrompue par mon cerveau tentant de calculer la distance entre ma position et le prochain fast food ainsi que mes chances de l’atteindre en courant « si jamais », avant de finalement décider d’attraper fermement mes clés dans ma main droite vu que mes jambes ont rappelé qu’on était affreusement nulle à la course et donc qu’en corps à corps on avait plus de chances d’en sortir « si jamais ». C’était la première fois depuis longtemps que j’ai eu la sensation que ça aurait vraiment pu mal tourner. Il a fallu attendre d’atteindre le macdo et trois familles sortant avec toute la smala pour être sûre d’avoir la paix. Ca m’a franchement gonflée. Et j’ai perdu la logique qui collait tout ça ensemble. Et j’ai perdu 10 minutes parce que j’ai fait un détour pour être sûre d’avoir semé le mec. Et ça m’a pourri mon humeur alors que je sortais d’un très bon spectacle. Ah et j’ai quelques blessures sur la main parce que figurez vous que quand on sert des clés très fort, bah ça fait mal.

Et c’est sans doute pour ça que je continue d’écrire ici aussi. Parce qu’il faut qu’on trouve des solutions pour que ce genre de conneries disparaissent purement et simplement. Parce que la solution des Femen ne me convient pas. Alors si vous aussi, vous avez des idées d’actions pour faire bouger tout ça, ou si vous connaissez d’autres victimes du syndrome Femen (genre si vous voulez me signalez que pour dire que je suis pas d’accord avec elles je mets des photos d’elles), n’hésitez pas à m’en faire part ici ou sur les réseaux sociaux, qu’on en discute ! Portez vous bien mes chers Termites et soyez gentil avec votre voisin / voisine, le respect ça commence là !

Quel jour on est ?

Quand ta seule solution pour t’endormir c’est de pleurer pendant une heure et plus si infirmité c’est quand même relativement pathétique, et pitoyable.


En attendant, je suis d’humeur à faire des blagues d’otaku.

 

Si t’as compris la blague tape dans tes maaaaaaaains