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4h16 Alarme

Rotting Christ – Ze Nigmar

Quelque chose comme une conscience fracassée colle au mur. On peut entendre les morceaux sécher, s’incruster à la tapisserie. Le temps va passer et bientôt ça sera comme si c’était normal. Comme s’ils avaient toujours été là. On sent déjà le goût du sang se fondre au fond de la gorge. Une habitude. Vieille habitude. Et les habitudes ont la dent dure.

Parce que l’alarme a à peine commencé à retentir que le monstre aux dents d’acier sourit déjà de toute salive au dessus des consciences encore en vie.
On a retrouvé son nom dans la poubelle mais impossible de savoir laquelle c’était. Peut-être que c’était elle la vraie, la seule l’unique. Sauf qu’il n’y a pas d’unique. Photocopie falsifiée, traçabilité incertaine. Que quelqu’un mette le feu aux ordures maintenant.
Le sourire s’agrandit. Son haleine envahit déjà toute la pièce étouffant ceux qui avaient pris possession des réserves d’air restantes. La bestiole en tremble déjà : quelqu’un devra bien mourir ce soir, les monstres ne sortent pas repartir les mains vides. La conscience fracassée au mur comme autant de rappels de ce qui aurait dû être.

Seulement voilà, comment faire quand les dents sont déjà plantées bien au fond de la gorge ? D’un côté l’immobilité, et dans ce cas lentement mais sûrement sentir les dents broyer les os, écraser les muscles, désosser la pensée, jusqu’à enfin s’éteindre. De l’autre la fuite, et alors sentir la peau se déchirer céder sous la pression, voir le sang se répandre au plafond et la conscience se fracasser au mur. Choisir vite et bien. Entre la peste et le choléras retrouver la mémoire des échappatoires oubliées.
Sauf que tu peux pas crever connasse. 

Au fond de la poubelle le nom a déjà perdu sa couleur et ses accents. Il ne reste déjà plus rien. Laquelle est la bonne ? Le sourire toujours plus grand découvre des dents démesurées de jour en jour. Alors maintenant quoi ? L’alarme retentit, les monstres sont sortis et de ce fait quelqu’un devra bien mourir ce soir. La nuit s’épaissit encore. La bestiole se déforme à chercher de l’air qui n’a jamais existé ailleurs que dans sa tête. La conscience fracassée sur le mur refuse cette nuit encore de divulguer ses secrets. Alors cette nuit encore, chercher la sortie à l’aveugle, la tête la première au fond de la bassine d’eau…
Elle a dit j’ai mal j’ai mal j’ai mal j’ai mal, on voit bien que les mots lui arrachent la gorge, mais il faut bien que quelqu’un le s crache. Il faudra bien que quelqu’un se décide à mourir une bonne fois pour toute.

« T’es un tube de colle ! »

Ma foi cela sonne très bien !

Sinon on fait des chouettes découvertes en s’enfilant des OAV en intraveineuse…



En bref l’heure est la nouveauté musicale…

PS : je ne peux que rejoindre (pour une fois…) l’avis de la masse youtubienne et confirmer qu’effectivement, sans tout l’humour qui l’entour, Soul Eater ça serait purement et simplement terrifiant, glauque, et gore.