Posts Tagged: Pelouse interdite

Pelouse Interdite : extraits !

Yeup yeup monde !

Alors comme promis, une fois atteint les 70 j’aime sur Facebook (parce que c’est quand même bien pratique de mettre des barres comme ça des fois), monde tu gagnais le droit à quelques extraits de ce (on l’espère) merveilleux roman que sera (peut-être) Pelouse Interdite ! J’espère que l’attente aura valu le coup… Et maintenant, sans plus attendre, je vous invite à découvrir les personnages principaux…


Come see our girls, crazy girls
If you’re willing to be thrilled, this is a hell of a ride
Those girls, crazy girls
They’re hot, they’re nuts, they’re suicidal
Tickets cheap, it’s a crime
And they’re half price after 4 o’ clock, so toss us a dime
To see these lovely freaks of nature for a limited time
Come see the girls, girls, girls

Emilie Autumn – Girls ! Girls ! Girls !

Birdy :

Il y a des moments de solitude. Des moments où on se demande comment on a fait pour arriver là. Si on prend le temps d’y réfléchir un instant, on réalise que c’est une question stupide. Dans le fond, on sait très bien comment tout cela a commencé. Mais ça serait plus simple de penser que le coupable est ailleurs. Dans mon cas : pourquoi ai-je accepté l’invitation d’Élodie à sa soirée. Je ne suis même pas sûre de ce que l’on fête au juste. Toujours est-il que j’ai accepté l’invitation. Peut-être que je me suis dit qu’il était plus facile d’assister à une soirée et de s’y ennuyer que de la suivre à travers le mur ? Quelque chose du genre.

Je ne suis pas habituée à ce genre de soirée. Je ne fais pas parti de ces gens qui ont des répertoires de téléphone équivalents aux pages jaunes. Si j’ai une vingtaine de numéros dans mon portable, c’est bien tout. Qu’est-ce que je ferais des autres ? Sans doute pas grand-chose. J’oublierais forcément qui est qui, je serais incapable de mettre un visage sur un nom et le numéro qui l’accompagne. Alors me retrouver au milieu de la petite cours d’amies de ma coloc, ça me fait tout drôle. Ça piaille, ça râle, ça commère. Pour tout vous dire, je ne suis pas bien sûre du protocole à suivre. J’ai la sensation d’une bande de langues de vipère : à peine l’une s’est-elle levée pour aller aux toilettes, que les autres en profite pour lui baver dessus. La décence voudrait qu’elles attendent au moins que l’autre ait quitté la fête non ? Je n’arrive pas à suivre. Pourtant j’essaie. Enfin, j’ai essayé. Au moins au début. Mais je ne connais pas la moitié des noms qu’elles citent. Certains évoquent vaguement quelque chose dans le fond de ma mémoire. J’ai forcément dû les entendre quelque part. Dans les moments de solitude, il faudrait aussi ajouter cette hésitation : quand on n’ose pas avouer qu’on ne sait pas et demander qui c’est, puis que le moment acceptable pour demander est passé. Sans m’en rendre bien compte, je glisse peu à peu dans un état de semi-léthargie.

Ces filles, je commence à les connaître. Des amies d’Élodie. Certaines viennent régulièrement. Je n’ai jamais vraiment ressenti la moindre affection pour aucune. Faut dire que de base, Élodie et moi n’avons pas grand-chose à nous dire. Nous entretenons des rapports cordiaux, mais rien de plus. L’appartement est une sorte de duplex : chacune possède sa chambre et sa salle de bain, disposée autour d’une cuisine commune. Ce qui fait que si nous le voulons, nous pouvons ne jamais nous croiser. Cela m’arrive plus souvent qu’à elle, il est vrai… J’aime le silence et les livres, même si cela fait des années que je n’en ai pas terminé un seul. J’aime l’effet que cela fait d’en ouvrir un nouveau, de plonger dedans et de se perdre, comme si tout était possible. Et une fois que j’ai compris les règles du livre, je m’ennuie. J’essaie pourtant d’aller au bout, mais rien à faire. Je finis forcément par le refermer, et en ouvrir un autre pour voir. Les livres s’entassent. Je pense souvent à aller les donner, mais je laisse passer les occasions de le faire. Je rêve souvent que j’y mets le feu, un jour de dépit… De son côté, Élodie aime le cinéma à gros budget et se tenir au courant des potins. Elle ne rate jamais une sortie de films inspirés de comics, qu’elle emprunte régulièrement à un de ses rares amis masculins. Même si je ne comprends pas bien pourquoi, ces histoires la passionnent. À chaque fois qu’on mange ensemble, il faut qu’elle me raconte. Il faut lui reconnaître qu’elle raconte bien,  je finis toujours pas être convaincue qu’il faut à tout prix que j’aille en lire, ou en tout cas en voir un au cinéma. Elle me propose régulièrement de venir avec elle. Je ne sais pas si c’est par envie de faire quelque chose avec moi ou seulement qu’elle culpabilise de me savoir seule ici. Ce qui est stupide. Je suis solitaire de nature. Je refuse toujours gentiment l’invitation, préférant accepter de voir les mêmes films avec elle quelques mois plus tard quand elle les achète en DVD. C’est un peu la tradition, elle achète son DVD, et nous le regardons ensemble, elle commente toutes les scènes, anticipant d’avance sur la suivante et expliquant les différences plus ou moins acceptables avec le comics d’origine. Tandis qu’elle déballe sa litanie interminable – elle fait plus de bruit que le film, ce qui ferait hurler n’importe qui d’autre, sans doute la raison pour laquelle elle le regarde avec moi –  je m’applique à créer le plus haut château de carte que je puisse. Sorties de ces quelques moments de complicité, nous avons du mal à partager quoi que ce soit. Il n’y a pas d’animosité entre nous. Simplement, nous ne vivons pas vraiment dans les mêmes mondes. Par diplomatie, nous avons simplement tâché de les faire se croiser en un point donné…


Half :

«BAISSE LE SON !
_C’EST LA FINALE PUTAIN !»

La finale mon cul. Une finale c’est fait pour mettre fin à quelque chose. Hors le ramdam venant de cette chambre ne s’arrête jamais. Quand ce n’est pas le foot c’est le rugby, quand ce n’est pas le rugby c’est le handball et tout se finit en orgie avec une nana toujours différente mais qui hurle toujours pareil. Tout ça me fatigue. Si quelque chose doit finir ce soir, ce n’est pas ce foutu match…

Ce soir ma chambre est vide. Demain j’aurai levé le camp. Trop fatiguée de ce bordel, et de tout le reste, je déménage. «Mon frère est un porc» ai-je dit à mes parents. J’ai bien essayé d’expliquer la situation mais rien à faire. «Half voyons tu dois comprendre ! Ton frère travaille très dur pour ses études, il faut bien qu’il se détende un peu. Tu peux bien comprendre ça non ?»

Le fait est que non. Je ne peux pas comprendre. Il ne met jamais les pieds dans son école de commerce, à part quand il est las de la dernière crieuse. Mes parents continuent de payer les années alors il continue d’avancer. Bien entendu, moi je n’ai pas eu le droit au même régime. En dessous de la mention bien plus de vivres. Mais surtout, l’obligation de vivre avec lui, parce que « ça fait des économies ». Par contre, on peut payer son école à 9 000€ l’année contre 400 pour la mienne sans que personne ne se dise que peut-être il y a là matière à faire des économies. Mais ça doit être parce que je suis devenue experte-comptable que je me rends compte de ce genre de choses. Tant pis. J’ai de plus grands projets en cours. Projets qui nécessitent un peu de calme. Les études étant finies, le contrat signé, je peux enfin partir d’ici sans me retourner.

J’essaie de finir mes cartons comme je peux. Mes chaussures sont toutes bien rangées. Idem pour mes vêtements. Il reste le grand miroir. Je crains de devoir m’en séparer et cette idée ne me plaît guère. Je l’ai trouvé sur le marché pour une bouchée de pain. C’est un miroir comme on peut en voir dans les boutiques de luxe. Un miroir en pied, incliné pour se voir parfaitement de haut en bas sans avoir à se ridiculiser dans des positions à peine humaines. Comme je dois partir d’ici quasiment clandestinement, je ne peux pas l’emmener. Et je ne pourrai peut-être pas revenir le chercher. Si je veux couper les ponts, je ne peux pas le faire à moitié.

En guise d’au revoir je m’admire une dernière fois. Dans tous les sens. Je me dévisage pour être sûre de ne pas oublier cette image. J’observe la courbe de mes fesses, la façon dont cette ligne arrondie se poursuit le long de mes jambes. À l’autre opposé, mes cheveux tombent parfaitement le long de ma nuque. Le rouge leur va bien. Bien mieux que cette espèce de blond fadasse qui leur sert de couleur naturelle. Cette foutue couleur de paille héritée de mon père. Je la déteste.

J’ai teint en rouge. En rouge vif. Il y a deux semaines. Quand je suis rentrée le dimanche pour le repas dominical, mon père a failli avoir une attaque. J’ai trouvé ça plutôt amusant. Il a gardé les yeux tétanisés un long moment, est resté immobile tout autant. Finalement, il n’a rien dit. Enfin si. «Va aider ta mère à mettre le couvert s’il te plaît.» Tout était rentré dans l’ordre selon lui. Donc je suis allée mettre le couvert. Et puis toute la famille est arrivée. Comme tous les premiers dimanches du mois. Ils ont tous adopté la réaction de mon père. Chacun leur tour ils m’ont fait la bise et puis sont restés immobiles à me fixer avant de se détourner et de prendre leur place. Parfois pas toujours dans cet ordre d’ailleurs. Ça avait l’air très dur de ne pas faire de commentaire, et en même temps, ils en mourraient d’envie, seule l’inspiration manquait.


Lucy :

Elle fait chier Half. Toujours à te seriner ses grands principes, que bientôt ça va changer, qu’elle va tout faire changer, mais en attendant pendant que d’autres se font chier comme secrétaire – cafetière – photocopieuse elle s’est trouvé la bonne planque : comptable dans une petite entreprise. Personne ne fait chier les filles qui préfèrent les chiffres. On sait jamais, des fois qu’elle vous dirait quelque chose que vous ne comprendriez pas. Pas pareil avec les secrétaires. Mais en attendant, ça paye les factures. Je savais bien que je trouverai pas de place en tant que grand reporter dès la sortie de l’école. Même si c’est ce que je vise le problème n’est pas là. Je viens de province, déjà ça complique tout. Le métro est un putain de labyrinthe, les Parisiens doivent avoir la carte directement implantée derrière la rétine pour réussir à s’y retrouver sans le moindre soucis. Ça fait deux ans que je suis là, deux ans que je galère et que je finis toujours par demander mon chemin à un agent qui a plus ou moins le temps de me répondre en fonction du nombre de PV qu’il a déjà rempli pour atteindre son quota. Le problème majeur est que je connaissais personne dans le milieu en arrivant, alors pour se faire une place, faut s’accrocher. J’arrive encore à trouver quelques piges par ci par là. Pas de quoi m’ouvrir les portes des grands quotidiens. Je m’accroche, parce qu’on ne lâche pas un rêve comme ça. Mais putain de merde, je mérite une foutue auréole parce qu’en vérité, la seule chose à laquelle je m’accroche, c’est ce boulot pourri dont le seul mérite est de me permettre de me nourrir sans avoir à fouiller les poubelles, et ce même si une bonne partie du boulot en question consiste à vider les poubelles de tous les bureaux. Je suis secrétaire à tout faire dans une agence de pub. On m’avait laissé croire que je pourrai toucher aux communiqués, participer activement en faisant quelque chose d’un peu plus proche de mon métier d’origine. Ça aurait été moins palpitant que le conflit israélo-palestinien, mais c’était toujours écrire. Au lieu de quoi, je me retrouve cantonnée à faire les cafés, sauver les photocopieuses de terrifiants bourrages papier et parfois faire croire à leurs femmes qu’ils sont en réunion quand ils viennent de récupérer sur votre bureau l’ensemble collier – boucles d’oreille pour lequel vous avez dû faire un paquet cadeau.

Alors oui, Half me fait chier à me regarder de haut et me dire de me barrer comme si c’était si facile, comme si je ne faisais rien à côté pour trouver une autre façon de payer mes factures. D’autant que je suis arrivée au bout des moyens pour diminuer le nombre de factures à payer. Elle fait le boulot pour lequel elle a été à l’école, dans une entreprise où on ne la fait pas chier, on la laisse travailler comme elle l’entend et on lui fait confiance. Le pire, c’est qu’elle s’en tape complètement. Parce que tôt ou tard, elle va se barrer pour mettre à bien son grand projet. Grand projet dont elle parle depuis des lustres, presque depuis que je la connais. Elle était venue passer un entretien à l’agence. On avait pris un café ensemble pendant qu’elle attendait et je lui avais un peu raconté l’ambiance générale. Je l’ai sans doute dégoutée de cet endroit… Sans doute que je voulais éviter à quelqu’un d’autre de vivre la même chose que moi. Au final, elle a laissé tomber l’idée de bosser chez nous, mais on est resté en contact et finalement, nous sommes devenues amies. Elle suit ce qui se passe à l’agence comme on suit le procès DSK : sans trop savoir si on veut ou non le voir s’en sortir tout en ayant conscience que ces événements redéfinissent l’échelle selon laquelle on peut affirmer que l’on vit dans un monde de merde. Bref, elle fait chier à te prendre de haut alors qu’elle a juste eu vachement plus de cul que toi et qu’elle est même pas foutue de l’admettre. Elle fait chier à t’expliquer comment tu devrais mener ta vie parce que c’est vrai qu’elle, elle a tellement tout réussi et elle va être tellement quelqu’un de tellement important… tellement importante que je sais plus ce que je pensais à la base. En attendant je lui pardonne, parce que quand elle veut bien se taire, elle t’écoute, et parfois même, elle trouve des solutions, des vraies, des qui fonctionnent.


Daphné :

Je suis amoureuse… Je ne pensais même pas que ça pourrait encore m’arriver. J’ai tellement envie de le dire à tout le monde… Ça fait des mois que ma vie se résume à la boulangerie et chercher des dates de spectacle. Et Birdy aussi… même si on se voit moins depuis quelque temps. Entre cette histoire avec Half… et puis je crois qu’il y a autre chose. Mais quand je lui demande elle fait l’anguille. Alors du coup, je ne pensais même plus que je pourrais rencontrer quelqu’un, ça ne faisait simplement plus partie des scénarios disponibles pour moi. Un peu comme devenir neurochirurgienne, j’ai laissé tomber devant les efforts nécessaires. Mais passons !

À la dernière minute, on m’a appelée pour jouer dans un gala. Une sorte de journée de fête à thème se terminant par plusieurs performances. Mais cette fois-ci, on ne m’appelait pas pour jouer les assistantes à paillettes. J’avais une vraie place dans le spectacle. Certes, on m’a appelée en second choix, un des artistes s’est blessé et il fallait quelqu’un pour le remplacer au pied levé, c’est moi qu’on a choisie. Certes, je suis encore loin d’être la tête d’affiche, second choix ce n’est pas vraiment la position de mes rêves. Mais c’est toujours mieux que dernier choix. C’est ça le plus important finalement. Et ce n’est pas comme si ce genre d’occasions se présentait tous les jours.

J’arrive sur les lieux, un peu anxieuse. C’est la première fois qu’une telle chance s’offre à moi. Je ne veux pas la rater. Les seules fois où j’ai pu présenter mon spectacle c’était dans des bars, avec tous les désagréments qui vont avec. Je ne veux pas rater l’occasion de jouer sur une vraie scène. C’est le moment de faire ses preuves et de leur montrer que je peux faire autre chose qu’être coupée en deux par un magicien poussiéreux. Et même si les mauvaises langues répondent déjà qu’on pourrait me couper en quatre, je ne lâche pas l’affaire.


Et si ça t’a plu monde, on se retrouve sur FB ou Twitter pour plus d’aventures !
PS : si tu savais comme ce fichier word est mal présenté Monde… c’est vraiment affreux… la mise en page et moi c’est pas ça…

BIENTÔT DISPONIBLE : Anodinement Vôtre – Nouvel arrivage le lundi – L’Ikea du peuple …

Bonjour à tous amis Termites !

Ne faisons pas de détour et rentrons directement dans le vif du sujet (d’autant que le titre est franchement transparent) : vous pourrez bientôt lire mon théâtre ! Je vais prochainement mettre en ligne mes trois pièces via la plateforme Gumroad qui est juste la plateforme dont je rêvais depuis des années… (bon d’accord, peut-être pas si longtemps mais en tout cas depuis un bon moment)
Pour parler concrètement : il s’agira de version numérique uniquement, elles seront au prix de 4 ou 5€ minimum pour chaque pièce, avec un prix pour ceux qui voudront prendre les trois pièces d’un coup. Je choisis de considérer que toutes ne vous intéressent pas forcément. Et dans ma tête, elles n’ont pas forcément à voir les unes avec les autres (même si bien entendu des ponts existent, particulièrement entre les deux dernières), raison pour laquelle je voulais éviter l’édition classique. Ça et le fait qu’accessoirement, à un moment, j’aimerais bien toucher des sous pour ce que j’écris… Ces trois pièces c’est beaucoup de travail (obviously) et beaucoup de stress : pour la première, c’était rassembler des textes écrits sur une période de trois ans et qui à la base n’avaient rien à voir les uns avec les autres, pour la deuxième, c’était raconter les coulisses de ce lieu qu’on fréquente tous et donner la parole à ces gens qu’on n’écoute pas d’habitude, pour la troisième, c’était la course contre la montre, écrite à gros coups d’angoisses cette pièce est à l’heure actuelle l’une des oeuvres pour laquelle j’ai le plus « volé » à mon entourage (quand je vole j’ai toujours la sensation qu’il faut faire honneur à ceux que j’ai volés, même s’ils le sauront jamais quand bien même ils lisent le résultat. Un genre de « remercie le gibier avant de le bouffer ! »).

Le prix n’est pas fixé. Plusieurs raisons. L’une d’elle étant que la merveilleuse Anne a accepté de faire des couvertures pour chacune des pièces ! Personnellement j’ai sauté de joie à n’en plus finir quand elle a accepté… Anne est une amie de longue date maintenant (comme les années filent !), et nous avons déjà travaillé plusieurs fois ensemble. C’était déjà elle qui s’était chargée des affiches de mes deux mises en scène. Là où elle est d’autant plus merveilleuse, c’est que je n’ai pas les moyens de la payer comme il se devrait pour ce travail. Aussi, je me suis engagée à ce qu’une partie du prix de chaque texte vendu lui revienne. Donc les petits sous que vous mettrez serviront en partie à la payer.
Ce à quoi il faut ajouter la part du site, qui reste honnête mais existe tout de même et est incompressible
Enfin parce que c’est une aventure toute neuve, que je vous embarque avec moi et que par conséquent il est possible que ça marche pas super bien dès le début. Vos retours / commentaires seront donc les bienvenus. Je n’ai pas de base de comparaison… L’édition est pas forcément en forme, l’édition de théâtre encore moins, à l’édition numérique de théâtre, je vous laisse imaginer ! Je me rappelle juste avoir été incroyablement frustrée en découvrant le prix de vente de The Punkelike Circus qui me semblait affreusement élevé, même pour un livre broché. J’ai envie que le prix ne soit pas un barrage pour ceux qui n’ont pas un gros budget. Le site me donne la possibilité de faire du tarif libre, mais j’ai pu constaté que c’était difficile pour beaucoup de mettre un minimum. Je suis donc à la recherche d’un prix minimum qui permette de donner sa part au site, une part à Anne et une pas trop négligeable à moi-même (que je puisse me payer des tagliatelles plutôt que des coquillettes un jour)(je sais, la folie des grandeurs…). À partir de là, ceux qui auront envie pourront mettre plus. Du coup, tout ce que vous pourrez signaler qui ne fonctionne pas selon vous (qu’il s’agisse du prix ou autre chose), ou qui pourrait être amélioré me permettra de rendre cette expérience profitable pour tous (ou en tout cas un maximum de gens).

La plateforme est extrêmement bien faite de ce point de vue-là : je peux changer plein de choses à n’importe quel instant. Genre, si vous achetez un des textes, et que dans trois mois j’en sors une nouvelle version (ou juste que j’ai corrigé TOUTES les fautes), je pourrai vous renvoyer la version révisée sans soucis, sans que vous ayez à la repayer.
Je pense aussi faire passer les Textes-Cerises par là-bas, même si depuis le mémoire je n’ai pas pris le temps de relancer ça, mais j’y tiens toujours et ça me manque !

Bref, c’est une aventure un peu dingue et j’espère naïvement que vous me suivrez là-bas ! Je pense qu’on peut vraiment faire un super truc… Pour ceux qui sont pressés, vous pouvez déjà vous inscrire à ma newsletter ici, je vous y tiendrai au courant des dates de sortie (qui dépendent du rythme où Anne va pouvoir travailler, car si elle a accepté, elle a d’autres tâches à accomplir pour l’instant) et pour vous faire patienter, vous raconterai des anecdotes autour de l’écriture de chacune. Je ne peux pas vous donner de date pour le moment, début 2016, le temps qu’Anne termine, et que moi je m’y replonge (encore @_@) histoire de corriger les dernières coquilles.

Pour ceux qui ne sauraient pas trop de quoi on parle :
Anodinement Vôtre : Le cercle des Anonymes Anonymes se réunit afin de se raconter les histoires qu’ils ont vécues, qu’ils croient avoir vécues, qu’ils auraient pu vivre.
Nouvel arrivage le lundi : Écrite lors d’une saison haute en couleur, elle retrace semaine après semaine le quotidien des caissières, la bêtise de certains clients, la connerie de certains chefs.
L’Ikea du peuple : Dans le hall d’un immeuble, une standardiste et un balayeur essaient de se souvenir de ce qui s’est passé la semaine précédente tandis que divers petits groupes passent en se demandant quoi faire après.

« Je ne souffre pas de folie. Au contraire, je m’y sens bien » Aller, suivez moi dans cette aventure folle ! On va se marrer ! Et on fera des cookies.

Du coup après mon teasing de l’autre jour, on m’a demandé des nouvelles du reste de mon monde…

Pelouse Interdite : Je crois que j’ai rarement eu autant de mal avec un écrit… la dernière fois que j’en ai chié à ce point-là, c’était pour le cirque… le fonctionnement en épisode de celui-ci donnait le change, à chaque fois, c’était écrit dans l’urgence, un peu comme les vomissures nocturnes. C’était écrit sur la base du « maintenant tout de suite ». PI est à peu près aussi personnel, mais c’est quelque chose de plus latent. Il ne s’agit pas tant de donner forme à un débordement que de donner des mots à une lassitude profonde… Du coup, je me vois constamment rattraper par des doutes (The Fraud Police comme dirait Palmer, et j’aime beaucoup l’expression, alors je vais lui piquer, mais comme ça vous savez que c’est elle à la base) : qui  a envie de lire ça ? où je vais ? est-ce que je suis pas en train de jeter de l’huile sur le feu au lieu de juste témoigner ? est-ce que je suis pas en train de me planter et de dire exactement le contraire de ce que je veux montrer ? bordel pourquoi ce que j’écris est aussi chiant ? c’est pas un peu trop moralisateur ? etc etc Jusqu’à me retrouver paralysée devant mon curseur, qui n’arrête jamais de clignoter (je comprends les mecs qui reviennent à la machine à écrire : ce putain de curseur est une saloperie d’enfoiré de merde qui te nargue genre « bah alors, t’écris toujours pas ? » et je suis sûre qu’en plus il tire la langue) Bref, c’est un peu compliqué à dépasser, comme tout ce qui est important à raconter vous me direz… Bref, la v2 (environ les trois quarts du roman) est revenue de sa relecture chez le Pépin et ça m’a rassurée sur beaucoup de choses. Déjà les changements sont efficaces, les personnages sont meilleurs, l’action plus logique et plus cohérente. Elle n’a pas trouvé de faiblesse dont je n’avais pas conscience (ou alors des toutes petites). Bref, malgré des angoisses qui ne s’arrêteront sans doute jamais vu le sujet, il semble que le roman soit sur les bons rails. J’espère profiter des vacances pour m’y replonger…

Le temps du grenier : roman écrit pour NaNoWriMo, défi réussi donc ! Un roman en un mois. Personnellement, je l’ai fini, sauvegardé, fermé et j’y remettrai mon nez d’ici un mois ou deux. En attendant, il est parti à la relecture chez le Pépin (obviously)(le jour où j’ai un vrai chèque de droits d’auteur je pourrai facile lui en filer les trois quarts…), ce très cher Amaury (qui considère que j’ai raté ma jeunesse parce que j’ai jamais vu un épisode de Buffy) et ma mère (qui lit environ dix romans par mois, alors je vous dis pas la pression à chaque fois que l’un des miens atterrit sur la pile !). On s’en reparle prochainement…

Ma thèse : banane flambée. Voilà. (les vrais savent)(en vrai je vois ma directrice demain alors là je suis en mode « elle va me réduire en charpie, me brûler les cheveux au chalumeau, me clouer les yeux sur le mur et donner mes viscères à un vautour, et bordel depuis quand elle a un vautour dans son bureau ??? », on s’en parle donc un autre jour si ça vous intéresse)

 Un Wall of Death à vous !

Coming soon

Salutations amis Termites !

(ouai j’ai décidé que je vous appelais comme ça maintenant, je trouve ça mignon) Comme je l’ai annoncé sur Facebook, beaucoup de choses à vous annoncer, j’ai donc trouvé plus simple de faire un article pour tout vous expliquer plus facilement et plus clairement…

Pelouse Interdite :
Bien qu’un peu en stand by pour l’été, l’écriture avance. Deux premières lectures ont été faites par des relectrices. 70 pages à l’heure actuelle. Je suis plutôt contente, et emballée par la tournure des choses même si je fais toujours face à de grosses difficultés d’écriture… mais je trouve des solutions au fur et à mesure ! En attendant, vous pouvez toujours proposer vos morceaux pour la playlist, et j’ai à côté créé une playlist spécial pour les chansons que j’utilisent vraiment dans le livre ou pour écrire, vous pouvez la trouver ici. Je suis toujours à la recherche de Femmes Parfaites, alors n’hésitez pas à en parler autour de vous notamment en partageant cet article. Merci beaucoup à ceux qui ont envoyé leur réponse ! Ca m’aide beaucoup, je suis impatiente de vous présenter les monstres que vous avez aidé à engendrer. (moi je les adore en tout cas)

Facebook :
Soyons réaliste, la communication passe par là aujourd’hui. La page en est déjà à 37 j’aime, ce qui est énorme (de mon point de vue). Je me refuse à payer pour de la pub via Fb (I am a rebelle, en carton). Du coup, je vous propose la chose suivante : lorsque la page arrivera à 50 j’aime, je vous offre le début de Nouvel arrivage le lundi comprenant la liste des personnages, le décor et la première scène. Si par je ne sais quel miracle cette carotte fonctionne, je ferai en sorte de vous offrir un texte en exclu tous les 50 j’aime (extrait de la pièce ou du roman en cours ou je ne sais quoi d’autre). Et j’en arrive à une question : que voudriez-vous voir sur cette page facebook ? Je sais que je vous ai déjà demandés, mais je vous embête encore (j’aime bien), c’est ma nature d’angoissée. En tant qu’auteur, contrairement à des photographes ou des dessinateurs, je n’ai rien de bien spectaculaire à vous présenter. Mes brouillons sont grosso merdo toujours pareils (à savoir : mal écrit avec des ratures partout, des flèches et des moments où je m’engueule avec moi-même) et bon… J’ai toujours du mal à savoir ce qui peut VRAIMENT vous intéresser dans les coulisses d’un livre, alors même que j’ai très envie de partager et d’interagir avec vous (la solitude de l’écrivain ça va bien deux minutes). N’hésitez pas à faire vos suggestions, je verrai ce que je peux faire !

Nouvel arrivage le lundi :
La pièce avance ! Pour ceux qui ont raté l’info : suite à un défi lancé par Super S. j’écris une pièce sur cet endroit merveilleux qu’est lidl et je me suis posée comme contrainte d’écrire une scène par semaine. Nous en sommes donc à deux scènes et comme on est lundi, je commence à réfléchir à la 3ème… Ca aussi je suis pressée de vous le montrer ! Et j’ai décidé de changer mes habitudes de publications. Toujours dans le but de me professionnaliser, de me faire connaître et de vous faire participer, je vous propose un petit concours pour gagner le texte relié, signé, et annoté par mes soins. Le concours est très simple : il s’agit simplement de m’envoyer une anecdote de travail. Racontez nous un truc absurde qui a pu vous arriver, comment vous avez réagi, comment vous auriez rêvé de réagir. J’entends travail au sens très large afin que le plus de monde possible puisse participer. Pas besoin d’être un grand auteur / dessinateur autre, il faut juste nous amuser. Deux prix seront remis, le premier sera mon coup de coeur, le second sera élu par vos soins. (j’essaierai de faire en sorte de pas mettre les mêmes bêtises sur les deux manuscrits mais je ne vous promets rien…) Pour participer, envoyez simplement votre histoire à contact[at]oanami[dot]com avant le 31 août.
Et là vous vous dîtes « oui mais moi aussi je veux la lire ! comment je fais si je gagne pas ? ». Pas de panique mon ami. Elle ne sera pas publiée sur ce site, à part quelques extraits cadeaux. Mais je suis actuellement en train de me renseigner sur les solutions d’auto-publication sur le net et la pièce vous sera sans doute offert par ce biais à un prix tout riquiqui. (et je ferai sans doute de même avec la version finale d’Annodinement vôtre) Pourquoi ce choix ? D’une part parce qu’éditer du théâtre est hyper compliqué… genre encore plus que du roman. Que souvent un minimum de pages est demandé, et que pour vous donner un ordre d’idée, Annodinement vôtre ne l’atteignait pas. Publier par les voies habituelles signifierait coller les deux pièces ensemble et je ne suis pas encore sûre de la pertinence d’une telle chose. Et accessoirement, si je veux pouvoir vivre de ma plume, il y a un moment il va falloir gagner un peu de sous sur mes écrits. Et accessoirement, le prix des pièces éditées est souvent hyper cher pour ce qu’il y a… (pour mon mémoire, je viens d’acheter un bouquin, 20€ la pièce de 60 pages, ça fait un peu mal au cul) Du coup je choisis cette solution qui me paraît mieux d’un point de vue accessibilité et sousous dans la popoche. Je vous tiendrai bien sûr au courant de tout ça !

Je vous laisse sur ce qui va sans doute être mon groupe de l’été, Garbage. A plus mes Termites adorées (c’est vraiment trop mignon).

Femmes Parfaites n°7

Femme Parfaite n°7

Mais, enfin, je suis déjà parfaite ! A ceci près que je ne suis pas une femme… Ou, tout du moins, je ne me considère pas en tant que telle. En fait, la femme parfaite que je veux devenir se résume à être une femme. Par-là, j’entends deux choses :

D’une part, ne plus se sentir fille, ado ou même jeune fille mais bien Femme. Et oui je mets carrément une majuscule ! Et donc ne pas se laisser rabaisser à une gamine qui ne sait pas ce qu’elle veut, ce qu’elle fait.

D’autre part, assumer son sexe et le corps qui va avec. Et le respecter évidemment. Cela passe donc par ne plus se laisser traiter (même juste par regards) comme un morceau de viande ou une paire de seins.

Voilà… J’ai du boulot encore pour y parvenir…

Proposition de Aladide, aka la chère inconnue

 

Femmes Parfaites n°5 et 6

Femme Parfaite n°5 :

Je réfléchissais. Les femmes légendaires ça compte ?
Parce que je te propose hermione : monstre d’amour, de jalousie, et de folie. Puissante, fatale, violente mais capable de douceur et de grâce, intrengisente et entière. Toute en nuances et paradoxes la dame.

Antigone : qui dans son dégoût du monde et des hommes trouve un prétexte pour mourir : défendre envers et contre tous la loi religieuse au mépris de la loi du roi. Féministe avant l’heure, petite fille mais grande, à l’opposé des diktats de la beauté de l’époque.

Jackie Kennedy : qui a rassemblé une nation derrière son mari tout en restant une femme moderne et engagée.

La fille sur le quai de la gare : elle est jolie, charmante, toujours élégante et rayonnante. Elle a un super sourire (oui dès le matin) et t’as l’impression que le monde est à ses pieds mais sans violence sans qu’elle écrase les gens. Toujours un livre bio, sur les plantes ou de psycho dans les mains. Et un panier repas dans un sac shopping en tissu avec une bouteille d’evian qui dépasse. Même quand elle se mouche elle est belle et classe.

Proposition de Bubulle

Femme Parfaite n°6 :

Alors, selon moi, l’exemple même de la femme parfaite (si tant est que l’on puisse imaginer une femme parfaite, parce que je ne suis pas pour l’idée de véhiculer une unicité de la perfection dans notre société), ce serait… Sophie Lucet. Elle comporte les caractéristiques essentielles que j’associe à la femme parfaite :
–    La femme parfaite est intelligente.
–    La femme parfaite a un niveau d’études élevé et est cultivée.
–  La femme parfaite a un poste de travail élevé hiérarchiquement, qu’elle a pu acquérir après de nombreuses années d’études et d’expériences. Elle n’a pas peur et accepte les postes de direction et de pouvoir.
–    La femme parfaite a un sens de l’écoute et de l’attention porté à l’autre, quelque soit son niveau social.
–    La femme parfaite est respectueuse.
–    La femme parfaite a du caractère et sait se défendre et ne pas se laisser marcher sur les pieds.
–    La femme parfaite a des valeurs qu’elle respectera quelque soit son parcours, notamment des valeurs de justice et de respect.
–    La femme parfaite sait dire « non » et est incorruptible.
–    La femme parfaite est ferme.
–  Et surtout, surtout, la femme parfaite brille en société par son intelligence et sa personnalité avant de briller par son physique (même si elle peut avoir un beau physique !). Et elle n’a pas besoin d’être dépendante de quelqu’un d’autre pour pouvoir être reconnue.

D’autres exemples de femmes que je trouve parfaites : Luisa Bossa (femme politique italienne), cette française dont j’ai oublié le nom mais qui avait fait le buzz il y a quelques années car elle avait été appelée à être la conseillère d’Obama.

Proposition de Camille

Femmes Parfaites n°3 et 4

Femme Parfaite n°3 :

Alors si j’étais une femme parfaite, c’est que ma vie serait parfaite ! Donc ! Un mari, parfait lui aussi ! Et un ou des enfants !

Lol ça t’avance de savoir tout ça hum ? Pas évident comme question ! Qu’est-ce que la perfection ? Et bien tout simplement je vais te décrire la femme parfaite que je rêve de devenir ! Alors je rêve d’avoir un mari fidèle avec lequel je serais fidèle ! Nous aurions des enfants, deux ou trois suivant nos moyens! Il serait animateur comme moi et on aurait une jolie maison, bien aménagée par nos soins avec un bon petit jardin, assez grand pour y faire des cabanes ! Ce qui nique donc des arbres lol. On élèverait nos enfants à deux en continuant nos vies professionnelles ! Je me forcerai à faire le ménage, c’est promis ! Physiquement, j’aimerais être sportive mais avec des formes plus accentuées ! Et malgré nos revenus moyens, nous trouverons toujours le moyen de partir dans des délires de ouf et de s’acheter plein de vêtements pour être à la mode ! Nous serions un peu booth et brennan de « bones » romantiques mais pas lovers, avec une bonne dose d’amitié et de complicité ! Ou comme John Dillinger et Billie Frechette ! Et enfin, j’apprendrais à jouer du piano ! J’aurais plein de vélos à oignons fixes et un cinéma de plein air!

Proposition de Youlie

Femme Parfaite n°4 :

Si j’étais une femme parfaite demain.

Je suis un homme mais ce n’est pas le changement de sexe qui m’effraie, je me sentirais toujours humain pareil : c’est plutôt la perfection.

La femme parfaite ne doit pas être parfaite, justement. Et à l’inverse, une femme « parfaite » ne le serait pas à mes yeux.

Si j’étais une femme parfaite, je m’appellerais Émilie Leconte, ce nom me plaît, sans raison, c’est subjectif. Je ferais 1m70, plutôt fine, formes timides, visage doux, cheveux noirs. Voilà pour l’apparence, là encore c’est sans raison, ça me plaît, ça pourrait être autre chose.

Je serais timide, mais avec la ferme volonté de prendre les choses en main pour changer cela. J’aurais passé du temps dans les livres, j’aurais passé du temps à réfléchir, je me connaîtrais très bien. Je serais vraiment du genre à beaucoup réfléchir.

Pas pour autant que je saurais précisément quoi faire de ma vie, loin de là même, mais enfin je serais au clair sur ce que j’en attends, de cette jolie vie, et sur mes convictions. Féministe ? Certainement. Écolo ? Sans doute, mais sans tomber dans les clichés rebattus. Chrétienne ? Eh, pourquoi pas, si on l’envisage comme une philosophie d’amour.

Et j’assumerais entièrement toutes ces convictions.

Trop timide mais trop sûre d’elle en même temps, trop casanière mais trop aventureuse, trop fleur bleue mais trop avide de corps, lucide mais optimiste, trop contrastée enfin : nul doute que je ferais fuir des gens.

Peut-être que je m’en foutrais. Peut-être pas.

Si j’étais une femme parfaite, j’aurais plein de défauts, je serais en noir et blanc et vert et violet et 56000 couleurs, mais une chose est sûre, je me connaîtrais bien. Et j’aimerais ce monde, même s’il fait un peu peur.

Proposition de T. Aleksy

Femmes parfaites n°1 et 2

Femme parfaite n°1 :

Ouille en voilà une question qu’est pas facile…Pour essayer d’y répondre, tout d’abord le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est libre.

Avec toutes ses déclinaisons. Indépendante (financièrement, affectivement, tout ça, même si je sais pas tout ce que je mets dans le « tout ça »). Affranchie du regard / avis des autres (et là, ça nécessite encore un peu de travail). Faillible (pas tenue à l’obligation de réussir quoi, qu’on soit / se sente libre de faire des erreurs). Qui se connaisse un minimum (pas d’auto censure -ni de censure of course).

Voilà pour l’inconditionnel. Libre.Pour le reste, je rajouterais un minimum pragmatique pour pas faire que de se manger des murs dans la gueule à force de vouloir que des trucs qui lui correspondent pas. Ou pragmatique pour savoir quoi faire pour avoir/être/faire ce qu’elle veut. Ou alors avoir conscience de se manger un mur et faire le choix de se le manger exprès, parce que quelque part, c’est mieux de vivre.

Et je termine donc par vivante. Vivante, pas anesthésiée, pas coupée de ses ressentis, son vécu, son imaginaire, ses émotions, tout ça. TOUT ça. Avec une idée de complétude. Elle est complète, quelque part (si tant est qu’on puisse l’être)

Résumé en deux mots : vivante et libre. Voilà ma femme parfaite. Le reste n’est que déclinaisons.
J’ai oublié « pas coupée de son cerveau » non plus :p (serait-ce révélateur ?)

Pis si je peux ajouter un truc, je travaille à être celle que j’ai envie d’être, alors peut être que le portrait de ma femme parfaite me ressemble un peu (j’espère, même si pas entièrement). C’est pas que je me jette des fleurs, faut juste raisonner à l’envers :p

Proposition de l’Oiseau Lyre
Femme Parfaite n°2 :
Si je pouvais devenir une femme parfaite, je demanderais:
-pour mon physique : je partirais de mon physique en base (non pas que je me sente parfaite, loin de là mais j’aimerais que l’on me reconnaisse), en supprimant définitivement ma pilosité, je demanderais des cheveux qui se coiffent tout seul, un nez pas cassé, une très bonne santé (plus de problèmes d’articulations ou de migraine) et des règles qu’une fois par an. Les deux premières demandes m’éviteraient de perdre mon temps avec ces corvées répétitives pour me consacrer à des choses plus intéressantes et constructives.
-pour mon psychique (est-ce le bon terme? dans ma tête quoi !) : féministe, sure de soi, un peu plus patiente, super cultivée, avec de très grandes facilités pour les langues, agile, habile, autonome et militante.
Mon avenir de femme parfaite serait d’avoir un bon job, intéressant avec des responsabilités. Entourée d’amis, avec éventuellement un/e amoureu/se (qu’importe le flacon du moment qu’il y ait l’ivresse) et peut être des enfants mais, dans ce cas, élevés conjointement: la femme parfaite n’est certainement pas une femme au foyer !
Proposition de Lou