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BIENTÔT DISPONIBLE : Anodinement Vôtre – Nouvel arrivage le lundi – L’Ikea du peuple …

Bonjour à tous amis Termites !

Ne faisons pas de détour et rentrons directement dans le vif du sujet (d’autant que le titre est franchement transparent) : vous pourrez bientôt lire mon théâtre ! Je vais prochainement mettre en ligne mes trois pièces via la plateforme Gumroad qui est juste la plateforme dont je rêvais depuis des années… (bon d’accord, peut-être pas si longtemps mais en tout cas depuis un bon moment)
Pour parler concrètement : il s’agira de version numérique uniquement, elles seront au prix de 4 ou 5€ minimum pour chaque pièce, avec un prix pour ceux qui voudront prendre les trois pièces d’un coup. Je choisis de considérer que toutes ne vous intéressent pas forcément. Et dans ma tête, elles n’ont pas forcément à voir les unes avec les autres (même si bien entendu des ponts existent, particulièrement entre les deux dernières), raison pour laquelle je voulais éviter l’édition classique. Ça et le fait qu’accessoirement, à un moment, j’aimerais bien toucher des sous pour ce que j’écris… Ces trois pièces c’est beaucoup de travail (obviously) et beaucoup de stress : pour la première, c’était rassembler des textes écrits sur une période de trois ans et qui à la base n’avaient rien à voir les uns avec les autres, pour la deuxième, c’était raconter les coulisses de ce lieu qu’on fréquente tous et donner la parole à ces gens qu’on n’écoute pas d’habitude, pour la troisième, c’était la course contre la montre, écrite à gros coups d’angoisses cette pièce est à l’heure actuelle l’une des oeuvres pour laquelle j’ai le plus « volé » à mon entourage (quand je vole j’ai toujours la sensation qu’il faut faire honneur à ceux que j’ai volés, même s’ils le sauront jamais quand bien même ils lisent le résultat. Un genre de « remercie le gibier avant de le bouffer ! »).

Le prix n’est pas fixé. Plusieurs raisons. L’une d’elle étant que la merveilleuse Anne a accepté de faire des couvertures pour chacune des pièces ! Personnellement j’ai sauté de joie à n’en plus finir quand elle a accepté… Anne est une amie de longue date maintenant (comme les années filent !), et nous avons déjà travaillé plusieurs fois ensemble. C’était déjà elle qui s’était chargée des affiches de mes deux mises en scène. Là où elle est d’autant plus merveilleuse, c’est que je n’ai pas les moyens de la payer comme il se devrait pour ce travail. Aussi, je me suis engagée à ce qu’une partie du prix de chaque texte vendu lui revienne. Donc les petits sous que vous mettrez serviront en partie à la payer.
Ce à quoi il faut ajouter la part du site, qui reste honnête mais existe tout de même et est incompressible
Enfin parce que c’est une aventure toute neuve, que je vous embarque avec moi et que par conséquent il est possible que ça marche pas super bien dès le début. Vos retours / commentaires seront donc les bienvenus. Je n’ai pas de base de comparaison… L’édition est pas forcément en forme, l’édition de théâtre encore moins, à l’édition numérique de théâtre, je vous laisse imaginer ! Je me rappelle juste avoir été incroyablement frustrée en découvrant le prix de vente de The Punkelike Circus qui me semblait affreusement élevé, même pour un livre broché. J’ai envie que le prix ne soit pas un barrage pour ceux qui n’ont pas un gros budget. Le site me donne la possibilité de faire du tarif libre, mais j’ai pu constaté que c’était difficile pour beaucoup de mettre un minimum. Je suis donc à la recherche d’un prix minimum qui permette de donner sa part au site, une part à Anne et une pas trop négligeable à moi-même (que je puisse me payer des tagliatelles plutôt que des coquillettes un jour)(je sais, la folie des grandeurs…). À partir de là, ceux qui auront envie pourront mettre plus. Du coup, tout ce que vous pourrez signaler qui ne fonctionne pas selon vous (qu’il s’agisse du prix ou autre chose), ou qui pourrait être amélioré me permettra de rendre cette expérience profitable pour tous (ou en tout cas un maximum de gens).

La plateforme est extrêmement bien faite de ce point de vue-là : je peux changer plein de choses à n’importe quel instant. Genre, si vous achetez un des textes, et que dans trois mois j’en sors une nouvelle version (ou juste que j’ai corrigé TOUTES les fautes), je pourrai vous renvoyer la version révisée sans soucis, sans que vous ayez à la repayer.
Je pense aussi faire passer les Textes-Cerises par là-bas, même si depuis le mémoire je n’ai pas pris le temps de relancer ça, mais j’y tiens toujours et ça me manque !

Bref, c’est une aventure un peu dingue et j’espère naïvement que vous me suivrez là-bas ! Je pense qu’on peut vraiment faire un super truc… Pour ceux qui sont pressés, vous pouvez déjà vous inscrire à ma newsletter ici, je vous y tiendrai au courant des dates de sortie (qui dépendent du rythme où Anne va pouvoir travailler, car si elle a accepté, elle a d’autres tâches à accomplir pour l’instant) et pour vous faire patienter, vous raconterai des anecdotes autour de l’écriture de chacune. Je ne peux pas vous donner de date pour le moment, début 2016, le temps qu’Anne termine, et que moi je m’y replonge (encore @_@) histoire de corriger les dernières coquilles.

Pour ceux qui ne sauraient pas trop de quoi on parle :
Anodinement Vôtre : Le cercle des Anonymes Anonymes se réunit afin de se raconter les histoires qu’ils ont vécues, qu’ils croient avoir vécues, qu’ils auraient pu vivre.
Nouvel arrivage le lundi : Écrite lors d’une saison haute en couleur, elle retrace semaine après semaine le quotidien des caissières, la bêtise de certains clients, la connerie de certains chefs.
L’Ikea du peuple : Dans le hall d’un immeuble, une standardiste et un balayeur essaient de se souvenir de ce qui s’est passé la semaine précédente tandis que divers petits groupes passent en se demandant quoi faire après.

« Je ne souffre pas de folie. Au contraire, je m’y sens bien » Aller, suivez moi dans cette aventure folle ! On va se marrer ! Et on fera des cookies.

Du coup après mon teasing de l’autre jour, on m’a demandé des nouvelles du reste de mon monde…

Pelouse Interdite : Je crois que j’ai rarement eu autant de mal avec un écrit… la dernière fois que j’en ai chié à ce point-là, c’était pour le cirque… le fonctionnement en épisode de celui-ci donnait le change, à chaque fois, c’était écrit dans l’urgence, un peu comme les vomissures nocturnes. C’était écrit sur la base du « maintenant tout de suite ». PI est à peu près aussi personnel, mais c’est quelque chose de plus latent. Il ne s’agit pas tant de donner forme à un débordement que de donner des mots à une lassitude profonde… Du coup, je me vois constamment rattraper par des doutes (The Fraud Police comme dirait Palmer, et j’aime beaucoup l’expression, alors je vais lui piquer, mais comme ça vous savez que c’est elle à la base) : qui  a envie de lire ça ? où je vais ? est-ce que je suis pas en train de jeter de l’huile sur le feu au lieu de juste témoigner ? est-ce que je suis pas en train de me planter et de dire exactement le contraire de ce que je veux montrer ? bordel pourquoi ce que j’écris est aussi chiant ? c’est pas un peu trop moralisateur ? etc etc Jusqu’à me retrouver paralysée devant mon curseur, qui n’arrête jamais de clignoter (je comprends les mecs qui reviennent à la machine à écrire : ce putain de curseur est une saloperie d’enfoiré de merde qui te nargue genre « bah alors, t’écris toujours pas ? » et je suis sûre qu’en plus il tire la langue) Bref, c’est un peu compliqué à dépasser, comme tout ce qui est important à raconter vous me direz… Bref, la v2 (environ les trois quarts du roman) est revenue de sa relecture chez le Pépin et ça m’a rassurée sur beaucoup de choses. Déjà les changements sont efficaces, les personnages sont meilleurs, l’action plus logique et plus cohérente. Elle n’a pas trouvé de faiblesse dont je n’avais pas conscience (ou alors des toutes petites). Bref, malgré des angoisses qui ne s’arrêteront sans doute jamais vu le sujet, il semble que le roman soit sur les bons rails. J’espère profiter des vacances pour m’y replonger…

Le temps du grenier : roman écrit pour NaNoWriMo, défi réussi donc ! Un roman en un mois. Personnellement, je l’ai fini, sauvegardé, fermé et j’y remettrai mon nez d’ici un mois ou deux. En attendant, il est parti à la relecture chez le Pépin (obviously)(le jour où j’ai un vrai chèque de droits d’auteur je pourrai facile lui en filer les trois quarts…), ce très cher Amaury (qui considère que j’ai raté ma jeunesse parce que j’ai jamais vu un épisode de Buffy) et ma mère (qui lit environ dix romans par mois, alors je vous dis pas la pression à chaque fois que l’un des miens atterrit sur la pile !). On s’en reparle prochainement…

Ma thèse : banane flambée. Voilà. (les vrais savent)(en vrai je vois ma directrice demain alors là je suis en mode « elle va me réduire en charpie, me brûler les cheveux au chalumeau, me clouer les yeux sur le mur et donner mes viscères à un vautour, et bordel depuis quand elle a un vautour dans son bureau ??? », on s’en parle donc un autre jour si ça vous intéresse)

 Un Wall of Death à vous !

Nouvel arrivage le lundi : extrait 3

Voici le troisième et dernier extrait de Nouvel arrivage le lundi. J’espère que ça vous aura plus et que ça vous aura donné envie d’en voir plus !


 

lundi : 8h30 – 12h30
mardi : 8h30 – 13h30 (réel : 13h45)
mercredi : libre
jeudi : 6h15 – 14h (réel : 6h)
vendredi : 10h15 – 14h (réel : 14h10)
samedi : 13h15 – 20h45 (réel : 21h)

L’être-caissier depuis sa chaise. D’humeur joueuse il semble vouloir proposer une devinette. Il descend parfois de son perchoir pour aller titiller les autres en bas. Il se promène dans l’espace des caisses. Il passe entre les employés, entre les clients des scènes précédentes qui se sont tous tus, ils continuent néanmoins de faire leur vie, l’agitation habituelle. Lui passe entre eux et essaie d’attirer leur attention, il les perturbe. Il monte en haut de la chaise et jette des objets à ceux qui sont en bas. Il parle plus fort que nécessaire, marche plus fort que nécessaire. L’être-caissier se fait être truculent. Aujourd’hui, il est le Bruit.

Je ne suis personne et pourtant omniprésent. Je regarde les gens courir. Je renforce les sensations de fatigue, de stress, d’intolérance. Je suis un bip de caisse qui se répète à l’infini, une sorte d’écho qui s’auto-entretient. Un écho en abîme ! Je résonne et rebondis sur les parois, et chaque rebond résonne à son tour rebondit à son tour et chaque résonance, chaque rebond creuse un peu plus les murs. Je suis insupportable et pourtant sans moi le lieu paraît vide, incomplet. Je suis condition sine qua non.

Je suis un fatras de voix qui se parlent sans jamais s’arrêter. Pire, je suis un conglomérat de voix qui se parlent sans rien avoir à se dire. Je rassemble les conversations sur la pluie, le beau temps, les orages, les étés qui n’en sont plus et bien sûr qu’on ne sait plus comment s’habiller ma brave dame ! Je suis un bonjour qu’on ne prononce pas, un tu familier qu’on jette au visage, un ordre mal à propos. Je suis accumulation de blagues reproduites en série. Le rire est en bonus, toutefois il est rare qu’on l’entende sous cette couche de bruit. C’est dommage. La chute de cette blague était pourtant délectable.

Je suis un enfant qui crie et qu’on n’arrête pas. Pourquoi lui dire quoique ce soit ? Ils ont roulé toute la journée, il est normal que l’enfant soit énervé. Il est normal que l’enfant court partout. Il est normal que l’enfant casse des choses. Il est normal que l’enfant pique une colère parce qu’il veut aussi un snickers pour aller avec son mars. Il y a les larmes et le cri rauque. Et bien sûr cette espèce d’entre-deux étranglé. A cet âge-là ils ont la voix aiguë, de quoi prier pour qu’ils grandissent au plus vite. Tout ce qu’ils disent, ils le disent plus fort que de raison. Peut-être les parents leur disent-ils quelque chose mais on ne les entend pas avec tout ce bruit. De guerre lasse, ils ouvrent un paquet de chips qu’il pourra s’enfourner à même le palais pour faire cesser l’envahissante cacophonie. Je ris, tout se paye au prix un jour ou l’autre. Ils ont bien fait de venir en vacances pour oublier le bruit de leur vie.

Je suis une sonnerie de carte bleue. Code erroné ou paiement accepté. Tant qu’ils n’appuient sur aucun bouton je ne me tais pas. Je m’amuse de les voir regarder la machine qui annonce pourtant tout noir sur vert. La machine donne la marche à suivre pour arrêter la torture miniaturisée mais personne ne réagit. Et tandis que certains ressortent une fois leurs courses ensachés, les autres accumulent encore fragments de vacarmes sur échos saturés. Vous croyez que les poches sous leurs yeux ne conservent que la fatigue ? Nenni. Elles renferment tous les bruits qui à longueur de journées s’accumulent. Leur visage se fait lourd toujours un peu plus.

Je suis le Bruit. J’empêche le monde de tourner autant que je le propulse. Je valide un fonctionnement. Je confirme une existence. Je suis essentiel et invivable. Je suis omniprésent. Je suis intangible et pourtant aussi pesant que du plomb coulé à même la peau.

Pendant ce temps-là, l’espace s’est vidé de sorte qu’il ne reste qu’A et B au milieu d’un bordel infini. Quand l’être-caissier a fini de nous raconter sa vie trépidante, A et B tentent de nettoyer l’espace à l’aide d’immenses balais. Ils font des allers-retours en travers de la scène. L’être-caissier les regarde. Il y a d’abord un silence, on sent la tension retomber de quelques degrés. Comme un soulagement dans l’air, un peu comme si depuis 10 minutes quelqu’un ne sachant pas jouer de violon s’était pris pour un concertiste de renom avant que toutes les cordes ne cassent comme par miracle. Une fois apprécié pleinement cet instant, la conversation s’engage.

A : Putain y en a partout… ils peuvent pas s’en empêcher…
B : Mais genre ils te laissent le chou-fleur comme ça ? Au milieu des chaussures ?
A : C’est comme le pack d’eau abandonné là, à deux mètres même pas de la palette…
B : Y a des noyaux de cerises partout.
A : Ils pourraient au moins les mettre dans une poubelle ou un carton plutôt que les laisser par terre.
B : Mais ils râlent tout le temps comme ça ?
A : Oui, tu peux tout faire parfaitement, certains cherchent vraiment. C’est comme s’ils faisaient toutes leurs courses en se demandant ce qu’ils pourraient te reprocher. Une fois je me suis fait engueuler parce que je ne calculais pas le rendu monnaie de tête.
B : Tu fais quoi dans ce cas-là ? Parce que les choses elles sont écrites partout, et je ne sais pas, des fois c’est évident… Ou des fois, tu te trompes mais c’est pas grave non plus… Moi ça m’arrive quand je fais mes courses de pas bien lire l’étiquette, mais c’est ma faute, pas celle de la caissière.
A : Le mieux c’est de pas répondre au final. Ca te bouffe de l’énergie pour rien. Tu te fatigues juste et tu leur donnes raison. Les gens qui font ça cherchent à se donner de l’importance. Alors si tu passes 10 minutes à répondre à des questions posées juste pour être posées forcément…
B : Pourquoi ils font ça ? C’est ça que je comprends pas…
A : Moi non plus…

Silence

B : C’est vraiment difficile le dimanche ?
A : Tu vois le monde aujourd’hui ?
B : Oui ?
A : Bah pareil, mais avec deux fois moins d’employés disponibles…
B : Merde…

Silence

B : En fait sans les clients, c’est presque agréable ici…
A : Il fait frais, c’est calme…
B : On a la place et le temps de faire ce qu’on a à faire…
A : On est pas constamment interrompus par une question stupide…
B : Il manque juste une petite bière.
A : Et des chips !
B : Tiens d’ailleurs, y a un paquet d’ouvert… à moitié entamé… t’en veux avant qu’il aille en perte ?
A : Non j’aime pas celles-là.
B : Faut qu’on range la palette d’alcool, on peut pas la laisser comme ça au milieu du magasin…
A : Ah ouais, t’as raison. On a mis l’alarme ?

Nouvel arrivage le lundi : extrait 2

Et nous continuons ! Voici le deuxième extrait de Nouvel arrivage le lundi… Encore une fois, n’hésitez pas à me laisser votre avis… Revenez demain pour le dernier extrait !


lundi : libre
mardi : libre
mercredi : 10h30 – 13h30 (suppl : 15h30 -19h)
jeudi : 16h30 – 20h30
vendredi : 9h45 – 12h45 / 13h15 – 17h15
samedi : 7h30 – 13h30 / 15h30 – 18h30
dimanche : 8h – 13h

1 : Excusez-moi
A : Oui ?
1 : Est-ce que vous avez de l’eau dans ce magasin ?
A : Dans le fond à droite.
1 : Merci.
A : Bonne journée.

2 : Excusez-moi
A : Oui ?
2 : Où sont les œufs ?
A : En face des pâtes.

3 : Excusez-moi
A : Oui ?
3 : Vous avez du vinaigre de framboise ?
A : Non nous ne faisons pas cet article désolé.
3 : Excusez-moi

B : Oui ?
3 : Vous avez du vinaigre de framboise ?
B : Non nous ne proposons pas cet article.

4 : Excusez-moi
A : Oui ?
4 : Il y a du collant derrière les post-it ? Et ça, c’est pour effacer les stylos ?
A : Il suffit de regarder sur l’emballage pour s’en assurer. Ce que vous tenez ce sont des blancos donc oui ça permet d’effacer les stylos, et je ne crois pas que ces papiers soient autocollants monsieur.
4 : Ah d’accord, merci.

5 : Excusez-moi
B : Oui ?
5 : Où est la pharmacie ?

6 : Excusez-moi, vous savez s’il va faire beau demain ? Je voudrais faire un barbecue.

7 : Excusez-moi, à partir de combien vous prenez la carte ?
B : A partir de 5€.
7 : D’accord, allez y passez les courses.
B : Ca fera 4,85€.
7 : Très bien, je paye par carte.
B : Je suis désolée mais on ne prend la carte qu’à partir de 5€.
7 : Oui mais là ça fait presque 5€ !

3 : Mais vous n’avez pas de vinaigre de framboise parce que vous n’en avez plus ou parce que vous ne faîtes jamais cet article ?
A : Nous n’avons jamais eu de vinaigre de framboise en vente madame.

8 : Bonjour, comment allez-vous ?
B : Bien et vous ?
8 : Oh… comme une vieille vous savez. Je règlerai par chèque.
B : D’accord, il me faudra une pièce d’identité s’il vous plaît.
8 : Mais je viens régulièrement ! Appelez votre responsable il vous dira qui je suis !

9 : Excusez-moi, où est l’huile ?
B : Derrière vous monsieur…
9 : Oh merci ! Désolé ! Je crois que je vais changer mes carreaux, ou en mettre une deuxième paire par dessus… Viens voir l’huile est là ! La demoiselle m’a montré…
10 : Mais elle est où l’huile ? Je la vois pas !
B : Elle est juste sous votre main madame…

3 : Vous êtes sûre que vous n’avez pas de vinaigre de framboise du tout ? Parce que votre collègue n’avait pas l’air très sûr de lui…

11 : Excusez-moi, où sont les cotons démaquillants ?
A : Dans la dernière allée madame, tout au bout.
11 : Je ne les trouve pas !
A : Peut-être que nous n’en avons plus alors, mais ils sont bien à cet endroit.
11 : Vous pourriez m’en trouver s’il vous plaît ?

12 : Vous pourriez dire à mon fils de se calmer il m’écoute pas…

13 : Vous comptez ouvrir une autre caisse ?
A : J’aimerais mais je n’ai personne pour.
13 : Oui mais on attend !
A : Je fais de mon mieux.
13 : Alors ouvrez une autre caisse !
A : Mais je n’ai pas de caissier à mettre à la caisse en question !
13 : C’est vraiment mal géré…
A : Je ne suis pas responsable des plannings… n’hésitez pas à en faire part à la direction afin que ceci ne se reproduise plus.

14 : Dîtes à votre collègue de faire attention avec sa machine !
B : Ne vous inquiétez pas, il le fait. Il a l’habitude.
14 : Oui mais moi vous comprenez j’ai les jambes abîmées. J’ai Parkinson. C’est pas drôle, Parkinson à 30 ans vous comprenez. Et je n’ai personne pour m’aider. Je dois tout faire toute seule. Excusez-moi mais ce n’est pas facile pour moi. C’est vraiment difficile à vivre.

15 : Excusez-moi mais les chewing-gums ne sont pas affichés à ce prix-là. Vous m’avez fait payer 6 centimes de trop.
A : En effet. Souhaitez-vous un remboursement ?
15 : Moi je vous le dis juste comme ça hein. C’est pour vous, moi je m’en moque.
A : Vous voulez être remboursé ou pas ?
15 : Et bien maintenant que vous êtes lancé dans la manipulation, oui je veux bien. Mais à la base c’était vraiment pour vous hein.

Nouvel arrivage le lundi : extrait 1

Choses promises, choses dues ! Les 50 j’aime ont été atteint sur ma page facebook. En conséquence de quoi amis Termites, et comme vous avez été bien sages, voici un premier extrait ! Vous en aurez trois en tout pour occuper votre week-end. N’hésitez pas à revenir demain et dimanche pour en avoir deux autres. Et surtout continuez de voter ici pour savoir qui pourra repartir avec le texte complet (on sait jamais, si c’est un de vos amis, il pourra peut-être vous le prêter…). Les votes finissent lundi à minuit ! En attendant, profitez bien de votre lecture durement gagnée…


INVENTAIRE

A, B, C, D … Z : employés interchangeables et interchangés de scène en scène, l’alphabet ne comptant que 26 lettres il faut bien recycler. La grammaire c’est comme la planète, ça s’économise. On aurait aussi pu mettre des tirets mais nous parlons ici d’entreprises mettant l’humain au cœur de leur fonctionnement.

Truc / Machin / Bidule / Chose à cravate : il s’agit ici de cadres ne prenant pas toujours la peine de se présenter. Nous retiendrons simplement qu’ils sont au-dessus des A, B, C, D … Z dans la hiérarchie. Quant à leurs réelles missions… tout ce que nous savons c’est qu’elles nécessitent le port de la cravate.

1, 2, 3, 4 … ∞ : clients multiples interchangeables ou non. Ils forment une masse inconsciente d’être une masse. Se cachent à l’intérieur de cette multitude engluée le meilleur et le pire. Finalement c’est un peu tout le monde, un peu personne.

L’être-caissier : chargé de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Entre l’arbitre et le commentateur, l’être-caissier se fera un plaisir de se glisser dans vos pas afin de vous guider plus facilement. En cas de besoin, n’hésitez pas à lui poser vos questions. Assurez-vous tout de même de vouloir entendre les réponses. L’être-caissier est là sans être là. C’est une présence, un ressenti, un regret, un reste d’humanité.

La scène est divisée en deux espaces distincts.

Jardin : Boîte. Des murs. Avec des affiches aux couleurs passées, délavées. Des mots, des dessins, beaucoup de graphiques. Une ou deux cartes postales. Une table, des chaises. Des tasses à café, des restes de repas. Des papiers.

Cour : Des lignes au sol, blanches, jaunes et bleues. Les blanches pour les rayons, les jaunes pour les caisses, les bleues pour le plaisir. On aura pris soin de remplir l’espace de sacs plastiques, de carton d’emballage et de gens prêts à se plaindre. De ce côté-ci les couleurs des affiches sont vives. Un bruit de fond constant permettrait plus de réalisme.

Au milieu, un milieu parfait tracé au millimètre car nous sommes des gens précisément exigeants, une chaise haute, type chaise d’arbitrage de match de tennis sur laquelle trône l’être-caissier.

Sauf mention exceptionnelle, tous les personnages sont asexués, après tout, s’ils n’ont pas de nom, pourquoi se donner la peine d’imaginer quels sous-vêtements ils portent ?

Concours Nouvel Arrivage le lundi : les votes !

Pendant un mois cet été, vous m’avez envoyé vos anecdotes. Les voici ici toutes rassemblées ! Certains ont été très bavards, d’autres beaucoup plus expéditifs. Je laisse les votes ouverts deux semaines, jusqu’au 29 septembre, afin que chacun puisse prendre le temps de lire tout le monde ! Croyez moi, ça vaut le coup. Les votes se passent en bas !

L’Oiseau-Lyre :
Un collègue en or Dans mon labo de thèse, à une époque où sentimentalement ça n’allait pas fort. Je travaillais sous une hotte de culture (en gros, on manipule comme ça, les deux mains occupées, normalement avec des gants qu’on doit changer quand on touche quelque chose de non stérile). Je pensais être seule et mes pensées vagabondent sur la mauvaise pente. Je commence à pleurer, en silence mais les larmes coulent et je renifle. À ce moment arrive un de mes collègues; très expansif et père de trois enfants à l’époque. Me voyant pleurant, nez coulant et les mains occupées, il essaie de me consoler, me prend les épaules, et, sans me prévenir, vient me moucher le nez (ce que je ne pouvais faire à ce moment là). La gêne passée, je l’ai remercié… et lui ai fait jurer de ne jamais recommencer ! Depuis, c’est un peu à la vie à la mort entre nous 🙂

 Une chef détestable J’étais en stage dans un labo de recherche à l’ENS et l’ambiance avec mes collègues était assez détestable. Surtotu avec une chercheuse, qui n’était pas mon encadrante mais qui se faisait un devoir de régenter tout le labo. Un vendredi soir, je reste travailler assez tard avec un post-doc. Il est 20h30, les titulaires sont parties depuis 17h et une machine tombe en panne. Impossible de savoir ce qui cloche, on panique un peu mais on décide d’attendre le lundi pour prévenir les responsables : la machine ne marche pas mais elle ne représente aucun danger, donc comme on ne peut rien faire pendant le week-end, ça nous parait idiot de leur gâcher le week-end pour ça. Le lundi matin on se lève tôt pour être sûrs d’être les premiers et prévenir de vive voix « le dragon » qui tyranise le labo et considère chaque machne comme son enfant. Et là, c’est l’avalanche de reproches : on a cassé la machine (on n’a rien fait du tout mais bon) et surtout on aurait dû l’appeler à son domicile pour la prévenir. J’essaie d’argumenter en disant qu’un vendredi soir à 21h ça n’urait rien changé, qu’on voulait pas l’inquiéter tout ça. Et là, elle me répond que je suis « débile de chez débile » et qu’on n’a pas à réfléchir, juste prévenir la hiérarchie en cas de problème. 5 ans plus tard j’enrage encore de ces mots, je n’oublierai jamais cette insulte injuste et horriblement vexante. Si c’était à refaire, je l’appellerais de suite, non pour lui obéir, mais pour me débarrasser de ce week-end passé à anticiper sa réaction. Et aussi, je l’appellerais pour CHAQUE minuscule problème de manipulation. Juste pour la faire chier. En même temps, ce n’est pas ma définition du travail de recherche, donc je sais bien que j’aurais fait exactement comme je l’ai fait en vrai, mais disons que j’aurais aimé réagir à cette insulte (la plus violente de ces mois de stage plein de petites humiliations) plus fermement que je ne l’ai fait (j’ai essayé de me justifier).

Le chenil :
J’ai fait mon stage de 3 jours de 3ème à la fourvière / chenil pas loin de chez moi. Les cages des chiens sont composées de deux espaces réunis par une trappe, afin de faciliter le nettoyage (on nettoie une partie trappe fermée, puis on ouvre la cage, le chien change de partie et on nettoie l’autre, trappe fermée). Mon maître de stage nettoyait les cages, j’étais chargée d’ouvrir les trappes. Quand il me dit de les ouvrir, je les ouvre toutes, en commençant par celle qui est la plus proche de moi. Sauf que je n’avais pas vu qu’il était encore dans cette cage. Il s’est alors retrouvé nez à nez avec un rottweiler. Après m’avoir dit, très calmement, d’appeler le chien et de refermer la cage, il est sorti. Puis il a raconté l’anecdote à tout le chenil, mort de rire, comme si ça lui arrivait tous les jours…
Alexis :
« Aujourd’hui, après avoir encore et encore renseigné le prix d’innombrables produits ainsi que leur disponibilité, je me suis rendu compte que je serais un parfait personnage non joueur qu’on trouve dans les jeux vidéos » « Depuis que je travaille dans un magasin, je ne peux plus m’empêcher de dire bonjour en souriant aux clients, et ce dans n’importe quel magasin dans lequel j’entre »


Anne : Voici donc les extraits de conversation qu’on peut entendre dans mon agence où tout le monde parle anglais :

«  Are you Chinese ? » «  Non, mon nom de famille est breton… »
«   Are you blind ? »
«  Comment vont tes collocs Nazi et Fatty ? Toujours en vie ? »
«  Non Anne, je dois supprimer ça. Si le chef voit que t’as fait l’illustration d’une crotte pour signaler les toilettes dans l’agence du client, il va te tuer. »
«  If you fuck someone in the stomach, don’t be surprised that you have shit on your dick… »
– Anne, y a écrit quoi sur ton T-shirt ? Ça veut dire quoi « show me your tackle ? »
– Je sais pas, ma mère me l’a offert y a des années.
– Ça veut dire « Montre moi ta bite »,  Anne…
– « La bouche »
– La baoutche
– La BOU-chh
– La BAOU-CHH
– LA…
– HOLY SHIT!! LA BOUCHE !!
«  Quand je pense que je t’ai envoyé une photo de mon cul… J’étais tellement saoule, pardon »
« Anne, you don’t know this playboy magazine ? What kind of lesbian are you ? »
« Il y a deux parties dans ma vie : avant et après t’avoir connue. Anne tu as ruiné ma vie. »
«  You are such a fucking bitch, lesbian girl ! »
«  Y a quoi dans cette boîte ? Des lunettes de soleil ? HOLY SHIT CE SONT LES TAMPONS DE LA CHEF ! Non mais c’est quoi cette taille ?? Elephant Size ?! Aaaaaah y a du sang sur l’elephant size !!!!! Pitié ne racontez jamais cette histoire à quiconque…»
«  Un plan à 3 ?! Anne ! Arrête de jouer avec les sentiments des gens ! »
«  Tu peux demander à Anne si elle fait le ciseau quand elle fait l’amour ? »
«  Please Anne, don’t go stupid… »
«  Tu n’écoutes jamais quand je te parle, t’es stupide ou quoi ? »
«  Connasse, c’est de ta faute si je suis en train de tomber amoureuse de mon collègue ! J’ai encore rêver de lui et je suis tombée de mon lit ! Avant que tu arrives tout était normal. »
«  Bondjoure Aone ! »
Et pour finir, un jour où on était en train de boire des bières à l’agence, ma collègue a parlé à l’auteure de ce concours sur Facebook :
«  Well I know this guy working with me he always shows his dick when he is drunk. Jarno is his name. He IS WORKING WITH ME »

 

Indy Solo :
Mon été avec ces 25%

Quand on grandit dans une ville on pense tout connaître, ses rues, ses commerces, et surtout ses habitants. On sait qu’elle a des défauts, des problèmes mais on continue à la voir comme on l’a toujours rêvée étant jeune. L’usine dans laquelle je travaille tous les étés depuis 6 ans, c’est la même chose. On a beau connaître les recoins, les aberrations et surtout ses collègues on tombe toujours de haut quand cette usine se dévoile à nos yeux avec ses pires travers.Derniers jours, enfin la libération je me décontracte un peu malgré mon mécontentement de travailler sure une chaîne de production que je déteste. Imaginez-vous le film Les Temps Modernes de Charlie Chaplin et bien vous avez une image presque parfaite de mon travail. Sept femmes de part et d’autre d’un tapis roulant qui n’en finit pas de cracher ces produits de luxe. Les machines sont presque absentes, les automates c’est nous et pour combler le silence gênant les femmes parlent. De leur famille principalement : le petit dernier qui rentre en maternelle, les petits enfants qui viennent passer l’été chez elle, (étrangement, rarement le mari est évoqué). Puis viennent les taches ménagères, la lessive, les courses qu’il faut faire à la sortie du travail, et l’éternelle question : que vais-je faire à manger ce soir ? En se moment le sujet principal, est bien évidement, les vacances. Mais voilà, quand vous passez sept heurs chaque jours avec les mêmes personnes, les conversations du vendredi se font plus laborieuses. Alors la télévision, en particulier, secret Story arrive en tête des jacassements incessants. C’est souvent à ce moment là que la conversation dérape « De toute façon c’est les arabes et les chinois qui volent notre travail » Le ton est donné, je sais pertinemment que rien de se que je vais dire va faire évoluer le débat et pourtant tout les ans je me lance tête baissée pour répondre à cette réflexion digne d’un JT de TF1. « Ils sont comme nous, quand on leur donne un travail, ils le font. Interrogez-vous plutôt sur qui délocalise les usines qui sont implantées chez eux » Un blanc, puis un froid. Pendant un temps je crois avoir fait mouche, espoir vain ! « C’est les jeunes arabes de banlieues qui vendent de la drogue » Comment osent-elles ? Elles vivent toutes dans un petit pavillon d’une ville de 4000 habitants. Elles n’ont jamais mis les pieds dans se qu’elles appellent une ‘banlieue’. Je me concentre, respire, tant pis c’est le dernier jour, je me lâche : « Pour avoir connu ces ‘banlieues’ je peux vous dire qu’il y a des vendeurs de toutes origines. J’ai vu autant de  » français de souche  », comme vous les appelez, qui vendent que de personne d’une autre origine ou nationalité » Que je me dégoûte d’avoir moi-même utilisé ce terme que j’exècre. J’ai l’impression de me rabaisser à eux pour leur faire entendre mon point de vue. Et la conversation continue de plus belle. « Tu sais, je ne suis pas raciste, j’ai même des belle sœurs qui viennent de la République Dominicaine et une asiatique. Mais, je ne supporte pas la race des arabes, celle là je la déteste. Tu sais qu’ils ont plusieurs femmes ! » Dans une seule phrase je viens d’avoir le summum de la connerie humaine : ne pas assumer son racisme, utiliser le mot « race » et enfin un cliché peut-être aussi gros que leur connerie ! Je ne vois que trois options : me lever et partir définitivement, leur cracher toute ma haine au visage en les insultant de tous les noms d’oiseaux savamment mûris pendant toutes ces heures d’inactivité mentale exigées par le travail à la chaîne, ou, celle que j’ai choisie d’adopter pour sauver mon emploi, me taire. Je n’avais pas ressentis une telle rage et ce dégoût pour quelqu’un depuis les manifestations anti-mariage gay. Mon calme froid ne les dissuade pas, elles continuent avec un certain plaisir. « C’est vrai, j’aime toutes les races mais vraiment la race des arabes et des turques je les aime pas. Qu’ils rentrent dans leur pays. » Il faut que je réplique, je choisis l’humour noir pour le faire, sachant que la confrontation n’a jamais fonctionné avec des esprits aussi cloisonnés et bornés. « C’est vrai, il y a des cons partout. Regardez tout ces Français en Tunisie, mais qu’ils rentrent chez eux, qu’ils rentrent dans leur pays. » Soit mon humour est trop subtil, soit elles veulent ma mort. En tout cas la seule réponse que j’obtiens c’est : « Les turques en face de chez moi, ils sont malpolis » Dans mon esprit les répliques fussent : « si tu leurs disaient  » bonjour  », ils le feraient aussi », ou, « si tu étais moins conne, tu apprendrais à les connaître au lieu de les juger sur des principes dignes de la seconde guerre mondiale ». Mais non, j’abandonne, je me tais, je relève juste les yeux pour marmonner un : « Je vais arrêter la conversation, nous serons visiblement toujours en désaccord sur ce sujet ! ». La conversation s’arrête là. Moi je ne tiens plus sur cette chaise devenue trop dure, dans cette pièce remplie de haine qui m’empoissonne. Je tente de me calmer mais je me sens sale de ne pas leur avoir tenu tête plus longtemps, d’avoir privilégié mon emploi plutôt que de fermer le caquet à ces bécasses sans cervelle. Au bout de quelques minutes, une fille en bout de chaîne (le poste le plus éloigné de tous le monde) m’aboie dessus pour que je récupère sa place. Je le sais, elle me punissent, elles m’excluent de leur groupe puisque je ne pense pas comme elles.Cette dernière heure se passe dans le silence, ce silence qui me rappelle trop celui de l’isoloir, celui de la parole muette inscrite sur le petit papier que l’on glisse dans l’enveloppe, dans la quiétude de l’anonymat de ces rideaux durant les élections. J’ai passé six de mes étés avec ces 25% qui ont créé la soit disant surprise en mai dernier. Ce que je raconte on l’a tous vécu au moins une fois, dans la rue, en famille, au travail. Je dois l’avouer parfois j’ai envie d’oublier ce que j’ai entendu pour ma santé mentale. Mais les piques de rappel sont trop nombreux, quand on me siffle dans la rue, qu’on insulte un homosexuel, ou qu’on juge quelqu’un à sa couleur de peau. Alors la blessure sur mon cœur que j’ai mis 1 heure, 3 jours ou 5 mois à cicatriser se rouvre avec toujours autant de violence et de douleur

Pauline : Il y a de ces collègue fabuleux que l’on oublie pas. Par leur bonne humeur, leur dévouement, leur sympathie, leur professionnalisme. Et puis, il y a THE collègue, que l’on n’oublie pas par….. c’est un ensemble, on ne l’oublie pas et c’est tout ! Je me souviens encore du premier jour où il est arrivé. Visiblement nerveux, avec un sourire penaud, le petit nouveau qui ne sait pas à quoi s’attendre. Rien de plus normal. En même temps, en débarquant au milieu des montagnes, on ne sait pas, des fois qu’on soit tous des ours qu’on n’a pas nourri depuis plusieurs mois, il vaut mieux se méfier, c’est certain. Premières discussions des plus banales, tu viens d’où, t’as fait quoi, il fait beau, demain il pleut, c’est chiant ce temps. En y réfléchissant, du début on aurait dû venir avec un fusil, certains signes ne trompent pas. Non qu’on s’en serait servi de notre fusil, on n’est pas comme ça ! Juste que c’est plus rassurant pour un ours de pouvoir se défendre face à un chasseur citadin. Et puis au bout d’une semaine, le stress a bon dos, mais faut pas pousser Tatie Danièle dans les orties ! Pourtant, en bons oursons de compagnie, on lui a encore trouvé des excuses un bon moment. Quand on lui a présenté son bureau et qu’il a tourné trois fois autour de son siège avant de s’asseoir comme le ferait un chien autour d’un arbre pour trouver l’endroit PARFAIT pour assouvir ses besoins, on s’est rassuré parce qu’il nous avait pas reniflé le derrière quand on s’est présenté. Quand il a allumé/éteint sa lumière quatre-cinq fois, on a pensé qu’il avait peut être été électricien dans une vie antérieure et qu’il voulait juste tester la résistance de l’ampoule.. en bon professionnel. A moins que ça ait été un remake des Visiteurs  nuit/jour/nuit/oups grillé merde ! Quand dans la journée il s’est mis à faire 50 000 allers retours dans le couloir en long et en travers, on l’a justifié en disant qu’évidemment, il faut bien se dégourdir les jambes quand on travaille dans un bureau pour ne pas rouiller devant son pc….. sauf que là visiblement on avait affaire à un grand sportif ! Tout autour se sont greffées de longues discussions à la pause café, non que nos pauses aient été plus longues que d’habitude, juste que les conversations nous restaient en tête beaucoup plus longtemps que d’ordinaire. Il nous a démontré entre autre qu’il ne fallait pas s’arrêter au feu rouge lorsqu’il y avait des travaux. Ces feux temporaires n’étaient là que pour nous avertir d’un danger. Après tout, ils sont toujours au rouge ou orange clignotant, ils ne passent jamais au vert et on ne va pas y passer la journée ! Ca tombe sous le sens. Avait-il le permis ? Oui, mince, certainement encore une erreur administrative. Au bout d’un moment, les ours ont fini par se dire qu’il était largement temps d’hiberner et que l’hiver allait être long et rude. Un matin, alors que le soleil pointait généreusement le bout de son nez, notre nouveau collègue (qui ne l’était plus tant que ça) est arrivé rayonnant. Quelque chose avait changé. Des nouvelles lunettes ? Non, il n’en portait pas. Epilation des sourcils ? N’abusons pas (quoique). Et puis en l’observant bien….. l’évidence : tous ses cheveux de la base du crane et de la nuque étaient… oranges cuivrés ! Le reste de sa chevelure, peu abondante mais là tout de même, avait gardée sa couleur naturelle brune. On a eu alors droit à une longue démonstration sur le danger du savon pour la peau. Il avait donc décidé de se laver entièrement avec de l’eau oxygénée beaucoup plus bénéfique pour la peau. Encore une fois, logique implacable eau + oxygène, ça ne peut pas être mauvais ! Nous avons ainsi appris beaucoup de ce chasseur citadin. La conduite en toute sécurité, l’hygiène, mais aussi comment se méfier des ombres furtives qui passent dans le couloir, comment avoir peur de rester seul le midi, comment psychoter au moindre bruit, comment avoir l’envie subite de lire tous les livres de Freud en une nuit. Lorsque sa période d’essai a pris fin et qu’il a malheureusement appris qu’il n’avait pas le profil pour le poste (non ?) nous avons dû lui faire nos adieux. Que dire ? Ravi de t’avoir rencontré, merci pour les rires, bonne chance pour la suite, tu nous donneras des nouvelles, quel dommage. Entre les lignes, tu aurais besoin d’aide, tu es suivi par un psy, on t’a déjà dit que tu es flippant. Mais au naturel c’est le chasseur qui a le fusil, il faut savoir rester prudent ! Quelques mois plus tard, téléphone « Bonjour, nous sommes sur le point d’embaucher un de vos anciens salariés, serait-ce possible de parler au dirigeant ? » Je n’ai jamais su ce qu’il était ressorti de cette conversation. Une caméra cachée peut-être ?

Isabelle : Une petite anecdote sympa – ne pas se fier aux apparences :

J’étais agent de recouvrement pour une grosse structure, après plusieurs échanges par téléphone et par mail avec le Directeur Financier de la société qui nous devait une créance de 50 000€, je me suis rendue excédée sur le site afin de récupérer le chèque puisque celui-ci ne semblait pas me prendre au sérieux. Je me suis donc rendue dans la société, je rappelle que je mesure 1m54, 50 Kg (à l’époque) et que malgré mes 30 ans, j’en paraissais bien moins ^^ sans compter un physique pas des plus harmonieux. L’accueil me dit de me rendre au bout du couloir et de tourner à gauche pour trouver le Service Financier concerné. Je me rends donc d’un pas décidé à l’endroit indiqué et j’y croise un Monsieur qui me dit d’un ton plutôt sec « le bureau pour les stagiaires, c’est dans un autre Service !  » J’entends un de ces collègues l’appeler par son nom…à ce moment là, je lui tends la main et je lui dis avec un grand sourire : « Isabelle L, agent de recouvrement de la société X, enchantée ». Il est devenu rouge de honte, m’a présenté des excuses tant bien que mal puis m’a demandé de le suivre dans son bureau. Je suis repartie avec mon chèque et sans avoir à me défendre, de plates excuses d’un responsable nonchalant qiu doit prendre les « petits gens » pour de la crotte :p

Une autre entre collègue « peau de vache » Je travaillais avec une personne prête à aller en retraite mais qui ne voulait pas rester sans rien faire chez elle, fouiner et raconter des méchancetés sur les collègues semblaient être des activités bien plus intéressantes que de se reposer chez elle. Nos rapport n’étaient pas des plus cordiaux, il va s’en dire et je l’avais toujours mise au pas quant à ses mesquineries et que si je l’attrapais à me nuire, elle le sentirait passer sévèrement. J’ai quitté mon poste pour une formation et suis tombée enceinte entre temps. Durant ma grossesse et près d’un an après mon départ, je suis passée dans les locaux voir les collègues y travaillant toujours puisque beaucoup avaient posé leur démission ou demandé leur mutation. Dans les couloirs et en compagnie de mon amie, je croise « Mamie Nova » (gentil surnom que je lui donnais), elle me demande ce que je fais là et moi, du tac au tac, je lui explique que le Chef de Service m’a contactée pour reprendre mon poste :p Je suis partie dans d’autres bureaux la laissant désemparée et j’ai complètement oublié de lui dire que c’était une blague. Durant plusieurs jours, mes collègues en place m’ont dit qu’elle était très nerveuse et n’arrivait pas à voir notre Responsable qui, je le savais, avait posé des congés pour  2 semaines ^^

Collègue pas « futée » J’avais une vingtaine d’années, c’était un de mes premiers jobs, un travail dans une micro structure de 4 personnes. Je travaillais avec un ami et une collègue un peu « simple d’esprit ». Un jour, notre collègue pleurait le matin, se plaignant d’avoir mal au ventre. Nous lui conseillons donc d’aller en parler au Directeur même si celui-ci n’était pas toujours commode. Elle est donc partie aux urgences qui se trouvaient non loin le matin et nous l’avons vu revenir en fin d’après-midi. Elle s’est dirigé vers notre Directeur qui travaillait sur une machine d’impression tandis que nous clipsions des pinces sur les badges déjà imprimés. Surpris de la voir déjà de retour, il lui demande si ce n’était pas trop grave. Elle lui explique sans aucune honte qu’elle avait mis un tampon la veille et avait oublié de le retirer mais en avait placé un second le matin, en poussant l’autre et cela lui provoquait une infection !! Mon ami et moi n’avons pas pas nous empêcher de piquer un fou-rire en voyant la mine défaite de notre Directeur médusé par ce qu’il venait d’entendre. Je n’ai pas pu arrêter de rire pendant environ 1 heure au point que mon Directeur m’a demandée de retourner chez moi :p

Béné Dicte :
Une anecdote comique concernant un poste où j’étais secrétaire médicale
Une patiente vient en rendez-vous, le médecin lui faire une ordonnance, elle repart …
une semaine après sa mère m’appelle en me demandant s’il y’a pas possibilité que le médecin renouvelle l’ordonnance de « Capsules vaginale » je lui demande pourquoi, sa réponse :
 » ma fille a prit son traitement par voie oral »
Le plus dur à été de ne pas éclater de rire.

Sinon 2 ème anecdote moins drôle
Un dimanche alors que j’étais d’astreint à l’accueil d’une clinique spécialisée dans les intervention chirurgicales, ophtalmologique et orthopédique, il y avait un médecin d’un cabinet médical extérieur qui était de garde au sein de la clinique. Un monsieur est arrivé en train de faire un infarctus. Il a fallu que j’appelle les pompiers qui ont cru à une blague parce qu’ils ne comprenaient pas pourquoi une clinique les appelait, heureusement le médecin indépendant de la clinique qui faisait une garde a réussi à les convaincre, on a frôlé la catastrophe !

Lou :
La première remonte au moment où je cherchais mon premier boulot étudiant.
Cherchant juste quelques heures (pour me payer mes sorties, livres, cds et autres loisirs) et n’ayant aucune expérience professionnelle, je me suis orientée vers l’aide à la personne (autrement dit, en moins classe, garde d’enfant et ménage).
Je me suis cependant apperçue que même pour ce genre de job, il faut des années d’expériences et/ou des diplomes (comme le bafa, alors que tout le monde sais que le bafa, c’est comme le permis en Inde: tu payes et même si tu collectionnes les membres de tes victimes écrasées, on te donne ton certificat).
Le fait que je sois l’ainée (et donc la responsable depuis ma prime jeunesse) de tout mes cousins et que j’ai aidé ma mère lorsqu’elle était assistante maternelle ne me permettant pas de faire une VAE, j’ai inventé des expériences professionnelles en donnant le nom d’amis de mes parents.
Chose que tout le monde fait je pense, mais ce qui est drôle c’est que l’entreprise qui m’a embauché a appelé mes « anciens employeurs » (lesquels ont dit à quel point j’étais calme, attentive … avec les enfants).
Ainsi, pour garder une sale gosse de trois ans et repasser des chemises, pas moins de six personnes ont du mentir…

Une autre!
Cette petite histoire m’est arrivée lorsque j’effectuais un remplacement comme agent d’accueil dans une banque.
Le téléphone sonne et la personne qui appelle souhaite prendre un rendez vous. Je propose donc de rencontrer un agent la semaine suivante et je demande : » Pourriez vous me donner votre nom et vos coordonners, svp monsieur, afin que je puisse vous envoyer un mail récapitulatif? ». La personne me répond « Oui, je suis madame … »
Dans ce genre de moment, on se sent bête!

Et enfin une toute petite:
Cette année, j’ai fait du ménage chez des particuliers.
Le jour où je devais rencontrer le couple afin qu’il me donne leurs consignes, la femme a eu un empêchement.
Je me suis donc retrouvée avec mrs, qui visiblement ne faisait pas souvent le ménage.
Pour converser et se donner sans doute un peu de crédibilité (je venais de lui montrwer où était rangé les produits ménagers dans sa propre demeure), il me demanda « Le poste vous intéresse? ».
J’ai été tenté de lui que l’idée d’astiquer ses toilettes et d’étandre ses slips me motivait énormément mais je me suis contentée de « Oui, c’est agréable de travailler dans une belle maison ».

Bubulle :
Être chômeur ou comment apprendre le parcours du combatant

Moi : Bonjour, je cherche du travail.
Elle (avec une tête apeurée) : Pour quoi faire ?
moi : …
Elle : il faut d’abord s’inscrire. Pour s’inscrire, il faut justifier d’un emploi.
moi : oui mais j’en ai pas. c’est pour ça que je viens.
elle : Il faut d’abord s’inscrire mademoiselle. sinon on peut rien faire pour vous.
moi : et après je pourrai chercher du travail.
elle : tout dépend de votre inscription.
On marche sur la tête.

Ou mieux… Quelques années plus tard, après avoir passée mon diplôme, trouvé un emploi en CDD, je ressens le besoin de retourner en formation pour compléter mes connaissances et devenir meilleure dans le métier que j’exerce. C’était sans compter sur pôle emploi !!! Car avant de faire une formation en tant que travailleur précaire suivi par Saint Pôlo, il faut la valider… Et pour valider une formation pôle emploi il faut d’abord valider la formation « construire son parcours de formation ». Et c’est quoi ça ? Une formation de 3 à 5 heures étalée sur 42 jours. Ensuite, et seulement après validation, le dossier de formation passe en commission chez pôle emploi. Et peut être que après tout ça j’aurai le droit de rentrer en formation. Sans oublier tous les papiers demandés qui ne conviennent jamais parce qu’il ne sont pas exactement comme pôle emploi le voudrait… Ou les bourses qui « n’existent pas seulement parce ta conseillère ne les connait pas ».

Je peux aussi te raconter un entretien d’embauche où l’employeur avait les yeux rivés sur mon décolleté en essayant de deviner la couleur de mon soutien gorge. C’est le même qui parlait des enfants en disant les animaux… Parce que, c’est connu éducatrice c’est pareil que vétérinaire !


Coming soon

Salutations amis Termites !

(ouai j’ai décidé que je vous appelais comme ça maintenant, je trouve ça mignon) Comme je l’ai annoncé sur Facebook, beaucoup de choses à vous annoncer, j’ai donc trouvé plus simple de faire un article pour tout vous expliquer plus facilement et plus clairement…

Pelouse Interdite :
Bien qu’un peu en stand by pour l’été, l’écriture avance. Deux premières lectures ont été faites par des relectrices. 70 pages à l’heure actuelle. Je suis plutôt contente, et emballée par la tournure des choses même si je fais toujours face à de grosses difficultés d’écriture… mais je trouve des solutions au fur et à mesure ! En attendant, vous pouvez toujours proposer vos morceaux pour la playlist, et j’ai à côté créé une playlist spécial pour les chansons que j’utilisent vraiment dans le livre ou pour écrire, vous pouvez la trouver ici. Je suis toujours à la recherche de Femmes Parfaites, alors n’hésitez pas à en parler autour de vous notamment en partageant cet article. Merci beaucoup à ceux qui ont envoyé leur réponse ! Ca m’aide beaucoup, je suis impatiente de vous présenter les monstres que vous avez aidé à engendrer. (moi je les adore en tout cas)

Facebook :
Soyons réaliste, la communication passe par là aujourd’hui. La page en est déjà à 37 j’aime, ce qui est énorme (de mon point de vue). Je me refuse à payer pour de la pub via Fb (I am a rebelle, en carton). Du coup, je vous propose la chose suivante : lorsque la page arrivera à 50 j’aime, je vous offre le début de Nouvel arrivage le lundi comprenant la liste des personnages, le décor et la première scène. Si par je ne sais quel miracle cette carotte fonctionne, je ferai en sorte de vous offrir un texte en exclu tous les 50 j’aime (extrait de la pièce ou du roman en cours ou je ne sais quoi d’autre). Et j’en arrive à une question : que voudriez-vous voir sur cette page facebook ? Je sais que je vous ai déjà demandés, mais je vous embête encore (j’aime bien), c’est ma nature d’angoissée. En tant qu’auteur, contrairement à des photographes ou des dessinateurs, je n’ai rien de bien spectaculaire à vous présenter. Mes brouillons sont grosso merdo toujours pareils (à savoir : mal écrit avec des ratures partout, des flèches et des moments où je m’engueule avec moi-même) et bon… J’ai toujours du mal à savoir ce qui peut VRAIMENT vous intéresser dans les coulisses d’un livre, alors même que j’ai très envie de partager et d’interagir avec vous (la solitude de l’écrivain ça va bien deux minutes). N’hésitez pas à faire vos suggestions, je verrai ce que je peux faire !

Nouvel arrivage le lundi :
La pièce avance ! Pour ceux qui ont raté l’info : suite à un défi lancé par Super S. j’écris une pièce sur cet endroit merveilleux qu’est lidl et je me suis posée comme contrainte d’écrire une scène par semaine. Nous en sommes donc à deux scènes et comme on est lundi, je commence à réfléchir à la 3ème… Ca aussi je suis pressée de vous le montrer ! Et j’ai décidé de changer mes habitudes de publications. Toujours dans le but de me professionnaliser, de me faire connaître et de vous faire participer, je vous propose un petit concours pour gagner le texte relié, signé, et annoté par mes soins. Le concours est très simple : il s’agit simplement de m’envoyer une anecdote de travail. Racontez nous un truc absurde qui a pu vous arriver, comment vous avez réagi, comment vous auriez rêvé de réagir. J’entends travail au sens très large afin que le plus de monde possible puisse participer. Pas besoin d’être un grand auteur / dessinateur autre, il faut juste nous amuser. Deux prix seront remis, le premier sera mon coup de coeur, le second sera élu par vos soins. (j’essaierai de faire en sorte de pas mettre les mêmes bêtises sur les deux manuscrits mais je ne vous promets rien…) Pour participer, envoyez simplement votre histoire à contact[at]oanami[dot]com avant le 31 août.
Et là vous vous dîtes « oui mais moi aussi je veux la lire ! comment je fais si je gagne pas ? ». Pas de panique mon ami. Elle ne sera pas publiée sur ce site, à part quelques extraits cadeaux. Mais je suis actuellement en train de me renseigner sur les solutions d’auto-publication sur le net et la pièce vous sera sans doute offert par ce biais à un prix tout riquiqui. (et je ferai sans doute de même avec la version finale d’Annodinement vôtre) Pourquoi ce choix ? D’une part parce qu’éditer du théâtre est hyper compliqué… genre encore plus que du roman. Que souvent un minimum de pages est demandé, et que pour vous donner un ordre d’idée, Annodinement vôtre ne l’atteignait pas. Publier par les voies habituelles signifierait coller les deux pièces ensemble et je ne suis pas encore sûre de la pertinence d’une telle chose. Et accessoirement, si je veux pouvoir vivre de ma plume, il y a un moment il va falloir gagner un peu de sous sur mes écrits. Et accessoirement, le prix des pièces éditées est souvent hyper cher pour ce qu’il y a… (pour mon mémoire, je viens d’acheter un bouquin, 20€ la pièce de 60 pages, ça fait un peu mal au cul) Du coup je choisis cette solution qui me paraît mieux d’un point de vue accessibilité et sousous dans la popoche. Je vous tiendrai bien sûr au courant de tout ça !

Je vous laisse sur ce qui va sans doute être mon groupe de l’été, Garbage. A plus mes Termites adorées (c’est vraiment trop mignon).