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17/11/16 Des nouvelles du front (sans faute dans le titre)

C’est curieux la vie d’auteur des fois quand même.
Tu as une page blanche et il faut la remplir. À partir de rien. Ou presque.
En plus, moi je fais partie de ces auteurs-éponges qui servent surtout à connecter les points entre eux pour te faire le dessin. Des fois, j’ai pas vraiment l’impression de choisir les points. Alors quand même un peu si.
Genre tu vois, cet après-midi, je bossais sur mon NaNoWriMo. Et un de mes personnages s’est suicidé. C’était pas prévu. Mais genre pas du tout. Du coup je suis un peu embêtée. Déjà je suis triste parce que j’avais pas du tout prévu qu’il en arrive là. Genre je pensais que peut-être un happy end c’était possible. Et je suis emmerdée parce que mon perso principal va devoir se débrouiller encore plus tout seul. Ça m’emmerde pour lui parce que ça va lui rajouter un boulet de plus. Du coup pour finir bien, va falloir aller chercher encore plus loin si on veut que ça reste crédible.
Donc je suis emmerdée à tous les niveaux.
C’est rigolo NaNoWriMo parce que quand tu es un auteur-éponge, tu vois drôlement bien passer tout ce qui t’obsède, te fait peur, t’emmerde. Genre, si tu te rappelles la feuille jaune du début, bah finalement, j’ai à peine gardé ce qu’il y avait dessus. C’est une seconde version, mais elle n’a plus grand chose qui la rattache à sa version 1. À part peut-être ça : l’incohérence entre la langue et le monde, entre la langue et les gens, l’utilité des mots quand on n’a plus rien d’autre, la solitude, la folie quand on ne peut plus répondre aux questions.
Mon cerveau a été repêché une histoire en forme de vieux secret de famille, un truc à ma mère. Alors bien sûr, j’ai bougé déformé tordu parce que ça ne se fait pas de livrer les gens en pâture à la fiction comme ça. Mais quand même, c’est parti de là. Pourtant, pas faute d’avoir voulu chercher une histoire remplaçante, moins proche que celle-là. Mais non, mon cerveau avait décidé que c’était celle-là et pas une autre. J’avoue que j’ai un doute, peut-être que c’est même pas ça qu’elle m’avait raconté et que j’ai déformé. Du coup au final ça serait pas grave, j’aurais déformé la déformation, on serait plus à ça près. Toujours est-il que moi qui pensais avoir réussi à me déraciner, me voilà à ressortir les histoires de famille. Paye ton ironie. Et en même temps, c’est parfaitement logique puisque je suis dans une période où je n’ai plus de maison. Alors forcément, je me pose des questions sur mon choix de m’être déracinée, parce que là me voilà joyeusement à poil dans la neige à compter les flocons.
Et au final, ça se retrouve dans le roman. Même si c’était pas prévu. Comme mon personnage qui s’est suicidé. Alors qu’il était à peine né, qu’on commençait à peine à se connaître. Voilà qu’il a disparu (parce qu’en vrai pour le moment y a que moi qui sait qu’il s’est suicidé)(du coup si cette version a un jour le droit à une version publique, je vous ai tous spoilé, je compte sur votre mémoire saturée d’informations). Et pour le coup, même moi je sais pas trop où, ni pourquoi. En vrai, la seule raison, ça sera sans doute que « c’est pas juste ». Parce que ça aussi, ces derniers mois, ça me bouffe la gueule, à quel point rien n’est juste et les gens disparaissent comme ça sans prévenir, alors que tu commences tout juste à les connaître. Ou pas. Ça se trouve c’est juste des inconnus qui crèvent parce que le monde se tire une balle dans le pied, et dans leur tête au passage. Ça aussi, ça finit dans le roman…
Bref, y a plein de choses comme ça, que t’as à peine le temps de réfléchir, de raisonner, parce que t’as un mois, et que j’ai 3 000 mots de retard. Là je le vois, parce que forcément, je vois bien ce qui survit à la version de l’année passée, ce qui bouge, ce qui prend forme, ce qui se déforme, ce qui me brûle les doigts, ce dont je me fiche aujourd’hui. C’est amusant de voir tout ça se faire.
Tout ça pour vous dire que mon personnage s’est suicidé sans me prévenir et franchement, moi je trouve ça dégueulasse d’abord.

Des nouvelles du frond : NaNoWriMo 2016

Je rappelle le principe : un roman de 50 000 mots (ou plus) écrit en un mois.
Cette année j’ai décidé de réécrire le roman que j’avais écrit l’année dernière. Une toute nouvelle version 2 suite aux remarques d’Alexis et Solène qui ont bien voulu le tester (merci à eux au passage pour leurs retours et les pistes à suivre).
 
Le truc c’est que ça a vraiment été la merde pour moi ces derniers mois alors je suis franchement très mal préparée… J’avais donc plusieurs façons de faire possibles. J’ai finalement décidé de ne rien relire du tout de mon travail de l’année dernière. Ma préparation d’hier soir a donc consisté à retrouver de tête les éléments qui me paraissaient importants : personnages, événements marquants. C’est ce que vous pouvez (mal) voir sur la feuille jaune. Dans la marge j’ai aussi posé une série de questions auxquelles il va falloir que je trouve les réponses : soit pour les intégrer dans la narration, soit pour la construction du truc.
 
Je suis pas mal flippée pour plusieurs raisons… D’un côté, parce que c’est la première fois que je travaille comme ça. Pas la première fois que je réécris un roman, mais c’est la première fois que je fais une réécriture « sans filet ». C’est excitant et… putain de flippant ! Mais à un point… Je suis constamment en train de me dire « oui mais si j’avais écrit un truc génial pour décrire si ou ça… je vais le perdre là… c’est con quand même… » ou « et si je réécris un truc encore plus mauvais ? ». Et en même temps, je peux m’autoriser plein de choses. Je ne suis plus handicapée par la structure de la première version (qui était très mauvaise selon moi et mes deux relecteurs), et surtout, il y avait plein de choses que pour des raisons X ou Y j’avais réduits au minimum… Ce qui est dommage. Je trouve… d’autant plus dommage que non seulement j’ai pas pu m’amuser avec, mais en plus ce sont des idées qui se retrouvent à ne marcher qu’à moitié parce qu’elles n’ont pas eu la force nécessaire pour fonctionner…  Bref, en ne m’empêtrant pas de la première version, je peux ne récupérer que les idées qui fonctionnaient vraiment… et qui me sont revenues hier soir. 
De l’autre, ma situation n’est toujours pas complètement réglée. J’ai beaucoup de travail, en partie parce que j’ai pris du retard à cause des problèmes de logement que je traverse depuis un mois. J’ai pas encore raconté, mais ça fait déjà trois semaines que je fuis mon appartement et squatter les canapés de potes à gauche et à droite…et que ça va continuer jusqu’à début décembre. Alors vas-y pour écrire un roman quand tu sais pas toujours où tu dors le soir même, c’est un peu chaud patate ! Et du coup avec tout ça, la confiance d’auteure, elle a pris un sacrée coup dans l’aile. Alors j’en ai chié des ronds de pendule pour ce premier jour ! Incapable même d’ouvrir le document word, et un temps infini pour arracher ses bouts de phrase à la page blanche… Finalement, au bout d’une heure infructueuse ou presque, j’ai fini par lancer l’écoute de Piano is evil d’Amanda Palmer et j’ai enfin trouvé le rythme de croisière me permettant d’atteindre les 1667 mots quotidiens requis, et même d’atteindre les 1782. Cette version 2 gagne aussi un nouveau titre (parce que j’étais pas pleinement convaincue par Le temps du grenier) et s’appelle désormais L’océan littéralement ou Littéralement l’océan, suis pas encore complètement décidée, mais ça me plaît déjà beaucoup plus. Ça sonne moult mieux !
Bref, j’espère réussir à continuer sur cette lancée… d’autant que j’aime vraiment ce personnage et son univers, et écrire du fantastique c’est quand même bien trop génial…
Un Wall of Death à vous !

29/06/15 Des nouvelles du front !

Bonjour amis Termites !

Mais où étais-je passée pendant ces longs mois ? vous demandez-vous peut-être (ou pas du tout). Il s’est passé beaucoup trop de choses ces trois / quatre derniers mois, je reprends doucement l’envie d’écrire pour moi, un peu d’air dans le cerveau pour quelques idées et j’essaie de faire revenir la motivation pour mes projets propres. Après tous ces mois de mise entre parenthèses, il faut une remise en route ! Pour ceux que ça intéresse, voici un court résumé des derniers mois (en sachant que chaque aventure aurait pu avoir son propre article, on va y aller à la serpe !)

ALWAYS LOOK ON THE BRIGHT SIDE OF LIIIIIIIIIIIFE !!!

Si deux mots dans cette image ont suffit à te mettre la chanson dans la tête, j’en suis désolée. (mais bon en même temps c’est pour ça que je l’ai mise)

Tout d’abord, il y a eu la deuxième représentation de À l’heure où blanchissent nos rêves. Et bien je suis heureuse de pouvoir dire que tout s’est passé pour le mieux dans le meilleur des mondes. Vraiment. Pourtant, la dernière ligne droite ne s’est pas non plus présentée vide d’obstacle… Entre l’actrice qui arrive en t’expliquant qu’elle a 18 points de suture sur le mollet et que donc pour répéter les danses c’est limite impossible, le tout alors qu’elle se fait enlever les fils quatre jours avant la représentation. L’actrice malade à crever qui ne peut tout simplement pas répéter sinon décès. L’actrice en stage avec une compagnie pro et qui loupe quasi toutes les répétitions entre les deux représentations alors qu’on change le final. Apprendre que le montage lumière se fait le matin-même, si bien qu’il faudra couper le temps restant entre les deux groupes avec comme grande inconnue combien de temps chacun va avoir. La chorégraphe qui ne peut pas être là le jour J. Mon cerveau de moins en moins disponible parce qu’en plein rush de fin pour la rédaction du mémoire. L’impossibilité de faire une répétition générale digne de ce nom parce que tu ne fais pas une générale une heure avant de monter sur scène pour de bon. Et pourtant, malgré tout ça, ils ont été bons. Ils ont été meilleurs que jamais. Voilà qui s’appelle finir en beauté. Du bonheur pour tout le monde. Moi y compris.

La dernière ligne droite de rédaction n’a pas été sans douleur. Sur l’ordi de 10h à 21h avec quelques pauses. Sérum phi pour les yeux qui fatiguent. Death metal à fond pour rester concentrée. Coca (mais pas trop, histoire de pas complètement me défoncer l’estomac). Même fini par atteindre un moment où tu te forces à t’arrêter pour manger parce que sinon tu pourrais zapper sans te poser de question. Ai même réussi à conserver mes week-ends. Même s’il fallait au minimum 24 heures pour débrancher le tout… Des réveils à 3h du mat parce qu’un point de mon plan s’est incrusté dans mes rêves. On m’a aussi parlé d’un monde dehors qui aurait continué à vivre sa vie mais j’ai peur qu’il ne s’agisse là que d’une légende urbaine. Un peu comme on parle du Père-Noël aux enfants pour les faire rêver, on parle de dehors aux étudiants qui bossent leur mémoire comme d’une terre promise. « Dieu dit « que la bière soit » et la bière fut. Et je vis que c’était bien » Beaucoup trop bien d’ailleurs. Parce que bon, quand tu sors uniquement quand ton mémoire regarde ailleurs, il faut pas beaucoup de bières pour te faire partir. Ce qui est pratique car comme tu n’as plus le temps de prendre du taf à côté, tu n’as plus des masses d’argent non plus. Alors autant être alcooliquement économique.

Monde cruel, pourquoi les choux de Bruxelles ??

À un moment, j’ai vaguement envisagé de manger autre chose que de la pizza et des pâtes. Mais c’était trop dur.

D’autant que dans le même temps, bonne nouvelle, j’étais sélectionnée pour aller au deuxième tour du concours de l’École du nord. Yahoo. Après avoir sauté de joie, j’ai regardé ce qui était demandé. Aïe. Une courte pièce (10/15 pages), un questionnaire, un essai. Have fun. Le tout devant être renvoyé pour à peu près le moment où je dois avoir fini ma rédaction. Aller ! On se retrousse les manches, on tire un peu plus les nerfs, on bosse de façon plus dense et on y va. Et ça rédige et ça rédige et ça rédige. Le clavier collé au doigt et les mots qui se vomissent directement tout seul. J’étais devenue une machine à écrire (tiens j’aime cette métaphore / jeu de mot / analogie. Je vais me la mettre de côté). À la surprise générale (moi la première), je réussis à tenir TOUS mes délais : le mémoire est fini de rédigé pour début mai, le dossier de l’école est fini près de 10 jours avant la date butoir, mes acteurs sont prêts à remonter sur scène. En bonus : j’ai même réussi à continuer à faire un minimum de sport (mais vraiment minimum) et mon estomac n’est pas complètement décédé plein de trous. Nous sommes début mai, et l’attente commence.

Pas de nouvelle de ma directrice avant la fin. En attendant, je retrouve un peu le monde extérieur. Je commence ma tournée et je bouffe des kilomètres. Première étape à l’Ile d’Yeu pour le mariage de mon Pingouin adoré. Je réussis l’exploit de passer quatre jours là bas sans finir bourrée (call me da boss). On mange bien (et trop), on se marre bien, on prend des coups de soleil et on fait chier toute l’île. Chouette week-end. Retour express à Rennes puis direction Lille où mon frère m’héberge et où on boit des bières (que je choisis parce que leur nom m’amuse)(sérieux quoi « kwak » ??? comment résister…). Le lendemain, c’est l’entretien. Je manque de mourir dans le métro lillois, en grande partie parce que je dois y rester 40 minutes. (c’est quoi votre problème avec le tram les gens ? c’est cool le tram, si ça marche plus on peut sortir sans risquer de mourir !) Du coup quand j’arrive, je ne sais plus très bien si mes mains tremblent à cause du stress de l’entretien ou de la crise d’angoisse que je contiens. Bref, je trouve l’école et tout le monde est très gentil. On papote un peu, chacun faisant genre « non mais je gèèèèèère ! _Vous pouvez monter ils vous attendent _HAAAAAAAAAA JE VAIS MOURIR !!!! ». L’entretien se déroule plutôt bien. En fait la seule question à laquelle je n’ai pas su répondre finalement c’était ça : un jury de quatre assis à une longue table, une chaise devant collée à la table, je suis borgne, à cette distance, je ne peux pas les voir tous les quatre, je bouge la chaise en ayant l’air con mais j’assume, ou j’utilise ma technique peaufinée au fil des années de théâtre « tu ne sais pas que je ne te vois pas je fais juste genre je tourne mes yeux sur toi même si t’es en plein dans l’angle mort ». J’ai finalement opté pour la deuxième, mais j’aurais dû faire la première, au moins j’aurais vu leurs expressions (d’autant que c’était gentil jury / méchant jury et clairement méchant jury était dans l’angle mort). Mais bon.

La réponse arrive le samedi alors que je viens de mettre pied à Paris pour ma dernière étape. Après 30 bonnes minutes de métro (….) où j’attrape la gangrène que ma pote Bubulle refusera de soigner alors qu’elle est secouriste (j’ai bien compris ton petit manège, mais pas de chance, mon corps n’a toujours pas compris les théories de Darwin et il se contente de survivre à tout mouahahahahahaha), et un peu de marche, le téléphone sonne. Et c’est drôle parce que tu décroches, et déjà dans la voix de la nana, t’as la réponse. T’aurais presque envie d’avoir pitié d’elle et de lui dire que c’est bon t’as pigé, pas la peine de se fatiguer. Mais tu fais pas, parce que t’es con et que tu préfères te dire que tu as mal entendu et voilà. Comme d’hab, c’est au moment où on te dit non que tu comprends que t’en avais vraiment envie. Je décide alors de faire ce que tous mes camarades de mémoire ont déjà fait : je rentre chez ma mère, j’en ai marre.

Mais ça manque d'écureuil chez mes parents. Trop de chat j'imagine.

Le lit, le canapé, des endroits merveilleux.

Je m’offre donc cinq bonnes grosses journées loin du monde. J’avais juste oublié un détail : ma vie est une application de la loi de Murphy continuelle. (en fait ils expérimentent des trucs sur ma vie, et si ça marche que et ça fait bien chier, ils l’appliquent dans la vôtre. ne me remerciez pas) Ainsi, alors que j’étais venue me débrancher, ma DR revient d’entre les morts, et me renvoie ses corrections « je vous envoie au fur et à mesure pour que vous puissiez ne pas perdre de temps et faire ça vite ». HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ÇA FAIT UN MOIS QUE J’ATTENDS ! Alors on retrousse ses manches, on retire sur les nerfs et on s’y remet… Correction correction jusqu’au rendu. Vous avez déjà eu le récit de l’impression, sachez qu’aucune météorite ne s’est échouée en plein sur mon mémoire (genre cartoon : ça épargne tout sauf un gros trou là où se tenait mon mémoire). J’ai préparé ma soutenance comme j’ai pu (comprendre : j’ai galéré comme un chien), avec l’angoisse affreuse que j’avais beau savoir de quoi je parlais, j’allais me retrouver à bafouiller comme une conne sans rien pouvoir sortir d’intelligible. Du coup… j’ai répété. Devant Rambo et un chrono. Et putain, je me serais foutue des pains dans la gueule… Au départ, j’étais même pas foutue de présenter mon corpus en moins de dix putain de minutes alors que je bosse dessus depuis deux ans (à tel point que pour certaines, pas besoin de marque-page pour retrouver un passage…). Mon acharnement aura payé et ça valait le coup de se dessécher la bouche à la faire une dizaine de fois par jour… Le jour J, à peine besoin de mes notes, pas de baffouillage (bon, des « en fait », des « du coup », des « donc » en début de paragraphe, mais on peut pas tout avoir). Bref, du bonheur qui se fêtera à grand coup de vodka, de barbecue à l’arrache (avec pommes de terre coupées à la carte d’identité), de copines qui offrent des roses ou des livres de l’Odieux Connards dédicacés. Bref, après ces quatre mois de marathon intensif, après tous les efforts, les angoisses et les douleurs, ça fait plaisir de constater que je ne me suis pas trompée d’endroit.

Dans le même temps, j’ai préparé mon déménagement, mais ça, ça va vous valoir un article à part entière, car il y a de l’epicness à ne plus savoir qu’en faire ! Pour ce qui m’attend l’année prochaine et bien… je continue l’aventure en thèse ! (histoire de finir le travail de démolition de mon cerveau, parce qu’il ne faut jamais faire les choses à moitié) Beaucoup d’angoisses aussi, mais aussi beaucoup d’excitation face à ce projet-montagne. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il me tard (laissez moi tranquiiiiiiiiiille ! au moins un petit mois, s’il vous plaît !). On commence aussi à parler d’un petit voyage en Islande avec des amis, ce qui à l’entrée de l’été me réjouit tout plein. En fait, il me tarde d’être en septembre pour voir à quoi va ressembler cette nouvelle vie. Puisque comme l’a très bien résumé mon père « t’auras plus que le statut maintenant, mais tu seras plus étudiante, tu seras universitaire », gros gros changement ! Du coup, cet été verra les dernière articles de la catégorie « le rêve étudiant », le temps que je trouve le nom de la nouvelle catégorie qui hébergera mes aventures qui, je n’en doute pas, seront encore nombreuses. Vos propositions sont d’ailleurs les bienvenues !

Je vais être tellement mignonne que je suis plus que pressée d'y être !

Le futur moi selon une amie. J’aime. Appelez moi Miss Girafe à partir de maintenant

Côté écriture…
Sorti de tout ça, comme vous avez pu le constater, ça a été le grand désert. Je n’aime rien de ce que j’ai pu écrire depuis le mois de mars. À part Héléna’s pinterest, tout est bon à foutre à la poubelle selon moi. Il y a d’ailleurs très peu de textes qui ont dépassé le stade du format papier, voire très peu que j’ai pris la peine de finir. Vos réactions sur les quelques textes postés semblent être plutôt d’accord sur mon ressenti quant à ma qualité d’écriture ces derniers mois. Il me tarde de réussir à écrire quelque chose de bien qui soit autre chose que des chroniques. Même si clairement c’est ce que vous préférez ici, les formes courtes correctes me manquent. J’espère réussir à écrire à nouveau. Parce qu’à part ressasser et rester sur des acquis vieux de plusieurs années, à tourner les mêmes métaphores, les mêmes analogies, les mêmes tournures, j’ai rien fait depuis mars. Il est temps d’avancer !

Je vais donc relancer les textes cerises, parce que vos commandes sont tellement d’idées et de terrains non explorés pour moi, c’est un bonheur ! Donc si vous avez d’ores et déjà des envies, poivronatoi [at] gmail [dot] com. En plus je vais rentrer chez mes parents pour l’été, donc plein de livres à vous envoyer en même temps !

Je vais tâcher de me remettre à la réécriture de Pelouse Interdite, moi qui voulais l’écrire en moins de temps que pour le cirque, c’est mort… Je vais essayer de faire comme pour mes deux derniers textes de théâtre, à savoir m’imposer un rythme d’écriture. Ça m’avait plutôt bien réussi. Donc on y croit !

Pour ce qui est de Nouvel arrivage le lundi et de L’ikea du peuple, je vais les mettre en page / formater pour vous les proposer à la vente via le site lulu en version numérique. Je vous tiens au courant de ça dès que j’ai vaincu l’ordinateur et que j’ai tout compris comment ça marche. J’ai envie de les mettre le moins cher possible, l’idée étant que le plus possible d’entre vous puissiez les lire, même si vous n’êtes point riches, et que je puisse récupérer quelques euros quand même. J’avais trouvé le prix de vente du cirque affreusement élevé, et ça m’avait frustré… Je vais voir ce que je peux faire !

En attendant, je passe agréablement mes derniers jours sur Rennes avant de rentrer en vendée demain. Je commence ma saison mercredi par une petite journée 10h30/13h30. Et puisqu’on en est à parler des évolutions de mon travail, vous chers Termites, qu’aimeriez-vous voir en ces lieux ? (que ce soit en terme de contenu ou de forme)

J’espère que tout va pour le mieux de votre coté, vous m’avez manqué durant ces longs mois de traversée du désert !

Et le cute aussi.

Les vitamines c’est important.

Des nouvelles du front : 23/03/15

Yo amis Termites !

Quelques nouvelles parce qu’ici les choses vont très vite et qu’elles laissent peu de temps (à moins que ça ne soit le contraire, je ne sais plus trop). Je pense que je vais complètement laisser tomber l’idée de vous donner le moindre délai pour quoi que ce soit… À l’heure actuelle, la seule pendule en état de marche c’est « faisons les choses comme on peut et YOLO ». (oui y a quelqu’un dans ma tête qui crie YOLO, c’est vous dire l’état de nerf de la bestiole !) En ce moment les journées se découpent sur un modèle de ce genre : matin = sport, préparation des cours, démarches administratives (oui la préfecture, c’est toi que je regarde !), après-midi = BU, soir = spectacles et tentatives de socialisation (comprendre : bourrage de gueule avec les copains de BU)(comprenez qu’à huit heures là bas, une pinte suffit à vous coucher, mais que ce n’est pas pour autant que vous vous arrêtez là.)

Mon ordinateur et moi commençons à entretenir des rapports un peu étrange. Je commence à avoir sérieusement l’impression de l’avoir carrément greffé au bout des bras, ce qui n’est que très moyennement agréable au bout d’un moment. D’où mon manque de motivation à donner des nouvelles / écrire / entretenir facebook de bêtises. Mais genre vraiment. Passer 22h mon ordinateur me sert à regarder Yu-Gi-Oh (oui vous avez bien lu)(neurones nécessaires pour suivre l’intrigue : 1,5) et puis C’EST TOUT. De toute façon rendu là mon cerveau fait des bulles. Et c’est pas beau à voir. Ça fait concurrence avec mon estomac. Je me sens tel un mentos plongé dans du coca ! Joie et bonheur malgré tout.

Le mois de mars est un peu violent. Ça doit bien faire deux semaines que je n’ai pas passé une journée sans qu’un de mes proches ne pètent les plombs. Entre agression sexuelle, cancer du sein et épuisement dû aux études / la vie, il y en a pour tous les goûts. Je me console en me disant que la vie étant un cycle géant, quand d’ici quelques temps c’est moi qui sortirai de la BU en pleurant, ça sera à eux de me ramasser ! (c’était la minute hippie)(même si je crois de plus en plus dans ces histoires de cycles… certains éléments ont été flagrants !).

La première de mon spectacle s’est très bien passée. Public ravi, acteurs au top. Les merdes sont venues de la technique. Entre les projos qui se sont dit qu’un petit moment disco serait du plus bel effet en plein pendant un changement, et mon ordi qui plante au moment d’un lancement parce qu’à force de matos pourri le pauvre a fini par surchauffer, on a eu de quoi faire ! Heureusement que j’ai réuni la plus belle équipe de ninjas de tous les temps ! Un grand moment… Reprise des répétitions pour la seconde le 9 mai. Ça promet.

Le mois de mai s’annonce meurtrier ! Se profilent à l’horizon : la deuxième d’À l’heure où blanchissent nos rêves, le rendu de mémoire, le mariage de mon Pingouin d’amour (avec qui je séchais les cours de traduction pour aller manger des pizzas… la vie c’est drôle), la possibilité d’un deuxième tour de concours, la soutenance à préparer… du fun en perspective ! Et je suis à peine ironique. Il me tarde de voir enfin les efforts et le travail acharné des deux dernières années payer leurs fruits !

J’avais commencé à passer Anodinement vôtre au format EPUB afin d’enfin pouvoir vous le proposer via lulu (je pense). Mais c’est genre hyper fastidieux vu qu’il faut que je refasse toute la mise en page. Et comme chacun sait, J’ADORE faire la mise en page de mes écrits.. Du coup c’est un peu passé en stand-by, celle de mon mémoire me prend déjà suffisament le crâne (« mais pourquoi cette note de bas de page ne veut pas se mettre en interligne 0 >.< » « je t’ai dit cet alignement de paragraphe que c’est que pour ce paragraphe » « pourquoi tu corriges tout en anglais ? c’est pas parce que je cite une phrase en anglais que tout est en anglais abruti ! » « je vais retrouver ton concepteur et je vais lui faire regretter de t’avoir mis au monde si tu ne retrouves pas très vite ce fichier saloperie de boîte de conserve, putain on voudrait même pas de toi pour te recycler en canettes de 8.6 »)(des rapports très sains entre mon ordinateur et moi, je vous l’ai dit)… Je vous tiens au courant dans tous les cas.

J’ai aussi attaqué la réécriture totale de Pelouse interdite. Cela faisait des mois que je savais qu’il y avait un défaut fondamental sans arriver à le débusquer. J’avais donc fini par envoyer les 80 pages de manuscrit à ma mère qui a réussi à trouver. Me revoici donc au travail. 90 pages à réécrire de A à Z ou presque. Sur le coup c’est un peu violent, mais ça fait du bien de savoir que je vais pouvoir en faire quelque chose de meilleure que sa forme actuelle. La réécriture est d’ailleurs moins difficile que je le pensais. Le soucis quand tu découvres en même temps que tes personnages comment aller là où tu veux, c’est que plein d’incohérences se glissent dans le lot. Je profite donc de la réécriture pour modifier pas mal de choses. Malheureusement, ça aussi c’est en stand-by à l’heure actuelle… Écrire le jour, écrire la nuit, j’ai beau aimé ça, ça bouffe un peu le crâne (enfin, plutôt la sensation d’être greffée à l’ordi plutôt que d’écrire… je ne saurais pas vous expliquer, mais c’est extrêmement désagréable)(il y a d’ailleurs pas mal de trucs qui commencent à traîner dans mes carnets, majoritairement écrit dans le métro). Il vous faudra donc vous armer encore et encore de patience… (tout ceci me frustre autant que vous si ça peut vous consoler !)

Sur ce, il me faut vous laisser… je dois me remettre à la lecture de Qui parle l’européen ? L’Europe dans la contrainte des langues nationales. C’est absolument passionnant, mais le bouquin vient de Toulouse et il va falloir que je le rende sans possibilité de le faire revenir…

Un wall of death à vous tous, j’espère que mars se passe bien pour vous !

AT LAST SIR TERRY, WE MUST WALK TOGETHER

Hier, Terry Pratchett est mort, et on a beau dire, ça fout un coup. C’est un auteur que je lis depuis mes 12 ans, un auteur avec qui j’ai grandi, j’ai ri, j’ai pleuré, un de ceux qui m’ont donné envie d’écrire. Bref, Terry Pratchett, c’était beaucoup.

C’était aussi un peu un héro familial. C’est ma mère qui l’a découvert et qui nous l’a présenté à mon père et à moi. Dès qu’un nouveau livre paraissait, c’était la guerre pour savoir qui le lirait en premier. Ma mère ayant forcément la primeur, mon père et moi nous dépêchions de finir nos lectures en cours pour pouvoir être le suivant. C’est beaucoup de private jokes entre nous. De mon père qui se transforme en Rincevent lorsqu’il doit installer un nouvel appareil, à sa mère qu’on avait surnommé Mémé Ciredutemps, en passant par moi qui possède le cerveau d’un troll puisque plus intelligente quand la température baisse.

Bref, c’est beaucoup de mon histoire qui s’est éteinte hier. On savait bien qu’il était très malade, mais quand même. Il n’y aura pas de suites pour tous ces personnages, beaucoup n’auront pas de fin. La seule chose qui me console, c’est que depuis que je ne vis plus chez mes parents, j’ai plein de livres de retard. Contrairement à beaucoup, il me reste donc encore beaucoup d’occasions de retrouver Ridculle, le bibliothècaire, l’économe, Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg, les chtits hommes libres, la Mort, la Mort aux Rats, Vimaire et tous les autres.

Comme l’a dit ma mère « maintenant, il est sur le Disque-Monde, il doit être heureux ». On lui souhaite.
Quant à vous, si vous ne le connaissez pas encore, vous avez plus d’une quarantaine de livres pour vous rattraper ! Croyez-moi, ça ne ressemble à aucune autre série de fantasy que vous avez pu lire…

Instant bisounours… Life is Death Metal

Salut amis Termites !

Quelques news de moi. Les temps sont un peu compliqués, et j’ai l’impression d’être loin d’être la seule. Enfin, l’impression, façon de parler. C’est plutôt un fait… Du coup, j’avais un peu envie de faire un article pour vous raconter ce qui se passe ici, sans fioriture ni rien. Histoire de.

Ici, il y a beaucoup beaucoup d’angoisse. Fin d’études oblige. Et il y a des moments où, la fatigue aidant, l’angoisse devient carrément paralysante. Mais si, je suis sûre que vous voyez. Le genre qui fait que tu es incapable de prendre la moindre décision parce qu’aussitôt tu vois se profiler une bonne quarantaine de scénarios catastrophe en un temps record. Et bien ces derniers temps, ma vie c’était ça. Ca l’est toujours un peu, mais j’essaie de me secouer les puces pour ne pas rester bloquée éternellement dans cet état. Tout ceci me rappelle un peu la terminale, ce moment où il fallait décider, faire des choix, des choix qui allaient avoir des conséquences. D’autant que j’ai exactement le même problème qu’à l’époque : je suis douée dans plusieurs domaines et peu de portes se sont fermées. Qu’on s’entende bien hein. Je n’ai pas la prétention d’être un génie en tout, loin de là ! Mais pour ce qui est des domaines qui m’intéressent / me passionnent / me tendent les bras en chantant « choisis moi », je suis douée. Sans distinction. Il n’y en a pas un où je me suis révélée affreusement mauvaise et où il m’aurait fallu admettre qu’il valait mieux laisser tomber. Du coup, comme en terminale, ça va être à moi de choisir quelle voie j’abandonne. Et comme je suis très con, comme en terminale, j’essaie de trouver une façon de concilier toutes mes envies / passions. Ca a pas dû suffisamment me faire mal la dernière fois.

Ajoutons à cela beaucoup de travail. Genre, vraiment beaucoup. Festival Mettre en scène, mémoire, dossiers (plus ou moins chiants), cours d’anglais. A l’heure actuelle, la personne que je fréquente le plus, c’est mon ordinateur. Ensuite, les élèves à qui je donne cours. Tant et si bien que mon ordi et moi on commence à s’engueuler (je traite sa mère de pute en string, il me nique la mise en page de mon dossier, je le menace de le transformer en boîte de conserve, il fait planter spotify, bref, des rapports normaux entre personnes normales surtout quand l’une d’elles n’est pas une personne), et qu’à force de donner des cours de conversation anglaise, mon cerveau fonctionne en anglais. Je suis obligée de me relire car il y a des anglicismes plein mes écrits. Oui, il m’arrive de mettre l’adjectif avant le nom en français et le COD collé à son verbe le tout avec un petit passif des familles. Et même une fois corrigé, mon style d’écriture garde ce côté un peu franco-anglicisé à faire faire une attaque à n’importe quel académicien qui se respecte. Mais moi, ça m’amuse. Et vous aussi sans doute puisque vous lisez ces pages.

Ajoutons à cela le mois de décembre. Ouai le mois de décembre est une saleté à lui tout seul. Même si je suis plus que ravie de cette vague de froid ! Enfin… qu’est-ce que je l’ai attendue ! Ma grand-mère a quelques graves problèmes de santé, ce qui fait du remue-ménage dans ma famille, ce qui fait du remue-ménage dans ma conscience. Rien de bien nouveau de ce côté-là ceci dit. Toutefois, nombre de mes amis traversent aussi une période compliquée. Allant du viol à l’angoisse de l’avenir en passant par les impôts beaucoup trop élevés, beaucoup sont venus chercher refuge sur mon épaule. Et je fais parti de ces idiots qui ont du mal à mettre de la distance. Je fais l’éponge, une espèce d’hypertrophie de l’empathie. Ce qui n’aide pas les gens, ni moi.

D’autant que la peur de l’avenir… voilà quoi. Je cherche quelqu’un de mon âge qui aurait un minimum confiance en l’avenir. Mais j’ai l’impression que cela relève plus de la légende urbaine. Un genre de Père-Noël pour adulte post-guerre froide. L’impression que quel que soit le choix que nous allons faire, ce ne sera pas le bon. Et encore ! Moi j’ai la chance d’aimer mes études. Elles vont me servir à rien, mais je m’amuse dans mon cursus (sisi). Ce n’est pas le cas de tous mes amis, certains s’emmerdent comme des rats mots dans leur cursus tout en se disant que ça ne sert absolument à rien. Et la situation n’a rien pour nous rassurer : DUT ? chômage. Licence ? chômage. Licence pro ? chômage. Master ? chômage. Ecole ? chômage. Choisis ton camp camarade !

Et tout cela en passant parfois une semaine ou deux à ne pas dormir plus de trois heures par nuit. Tout cela en un mois et demi même pas. Ca fait beaucoup. Alors finalement, j’ai un peu envie de m’arrêter sur les choses qui vont bien dans ma vie… Il aura fallu 1,5 litre de bière l’autre jour pour que j’admette que j’avais besoin d’entendre qu’on m’aime. C’est raide déchirée, et l’orthographe plus qu’aléatoire, que j’envoyais le même message à quelques amis. Et quelle ne fut pas ma surprise que de constater qu’ils ont tous répondu que malgré ma folie, bien sûr qu’ils m’aimaient quand même, que la question ne se posait même pas, mais que là il serait peut-être mieux que j’aille me coucher (ils avaient raison sur ce dernier point ceci dit). Et mine de rien…. ça fait un bien fou. Non c’est vrai. Vraiment. Constater que mes amis se moquent de cette partie de moi, c’est quand même vachement agréable, et vital. Dans le même temps, j’ai la chance d’avoir des parents qui me soutiennent dans ce que je fais et qui me laissent le temps nécessaire pour arriver à mes fins (même si elles ne sont pas encore complètement définies…).

Bref, ces derniers temps, j’ai eu un besoin énorme de mes amis et j’ai eu le chance de le trouver. Et finalement, c’était le pourquoi du comment de cet article. Je me sens affreusement seule ces derniers mois face à tout ça, la même chose pour mes amis. Et sans doute la même chose pour beaucoup d’entre vous derrière vos écrans. Cet article n’avait pas pour but une forme d’auto-complaisance, juste une bouteille à la mer des solitudes. Une envie de vous envoyer plein de bonnes ondes à vous qui passez ici, quelque soit ce que vous traversez en ce moment. Voici pour vous un grand câlin virtuel gratuit…

Faîtes attention à vous, et dans la mesure du possible, concentrez vous sur ce qui va bien… Et du coup, je vous propose de faire une liste de petits « rien » qui donnent le sourire, à nous tous… Ca vous dit ? Je commence… (j’éditerai avec vos suggestions…)(oui je sais, c’est hyper niaisoux, mais je me sens seule et j’en ai marre de voir que sur mes TLs les gens ne partagent que les trucs pourris… j’ai envie de partager des trucs chouettes, jolis, agréables avec des gens. Si c’est aussi ton cas, aller viens, on se laisse aller à jouer les bisounours ! Promis on le dira à personne, on gardera nos réputations de cyniques !)

  • J’aime bien traverser la dalle en bas de chez moi et découvrir suspendus aux arbres des vêtements, des bouts de draps, parfois des sacs. J’essaie toujours d’imaginer comment ils ont pu arriver là.
  • Quand j’ai réussi à expliquer une idée compliquée
  • Quand ma mère m’envoie des photos des chats, ou mon frère de la musique
  • Le pccht de la canette du coca qu’on ouvre, l’odeur quand on verse le lait chaud sur le cacao en poudre
  • Retrouver une chanson après des années sans l’écouter, se rappeler à quel point on l’aimait
  • Recevoir autre chose que des factures
  • Trouver sur mon blog ou mon facebook un commentaire de quelqu’un que je ne connais pas
  • Attraper le regard d’un inconnu dans le métro et échanger un sourire
  • Sentir l’eau goûter de mes cheveux pendant que je les laisse sécher
  • Réussir une recette que je teste pour la première fois
  • Recevoir au dernier moment une invitation pour boire un verre, manger ensemble
  • Le bruit de mes pas dans la rue quand je traverse la ville la nuit après le dernier métro, sentir que les rues sont à moi
  • passer devant la mare aux canards et de voir qui est là (hérons, rat musqué, canards, avocette… petits)
  •  une lumière dans la nuit et apercevoir par la fenêtre, une personne bien installée dans son canapé regarder la télé,
  •  un sourire d’une personne croisée dans la rue,
  •  un échange avec un ou une inconnu(e)autour d’une recette, d’un film…
  •  écouter et se balader le long de la mer,
  •  entendre les oiseaux, les grenouilles,
  •  sentir la nature
  •  partager un rire,
  •  rencontrer de nouvelles personnes
  •  lire, écrire…
  • Découvrir un truc, n’importe quoi
  • Apprendre un truc, quel qu’il soit
  •  Réussir à placer le truc appris mine de rien dans un échange
  •  Parler d’autres langues
  •  Les paysages tout enneigés
  •  Les animaux trop choux
  •  Les jeunes animaux qui te mordillent, te lèchent
  •  Le chocolat
  •  Les crêpes, les raclettes, les couscous, les galettes bretonnes, tout plat avec plein d’amour
  •  Recevoir un mail d’un pote, un texto d’un cousin éloigné
  •  Un bon feu de bois
  •  Réunir les gens qu’on aime autour de soi
  •  Leur dire qu’on les aime
  •  Se faire vanner par ses amis
  •  Être fier d’un truc qu’on a fait tout seul
  •  Recevoir le retour bien mérité de son travail
  •  Les douches après toute la journée de sprint
  •  Les 2H22 (Sisi, j’te jure)
  •  Glander sans (trop) culpabiliser
  •  Discuter avec un type alors qu’on sait qu’on le reverra jamais
  •  Courir pour avoir son bus/métro/train et l’avoir de justesse
  •  Arriver sur le quai et voir que le train arrive pile à ce moment là
  •  Se perdre sur internet et découvrir des trucs géniaux
  •  Les bonnes vidéos youtube qui vont rire et réfléchir en même temps
  •  Voir des bollywood pour déverser son cerveau sur le parquet
  •  S’entendre dire des trucs gentils
  •  Marcher seul
  •  Marcher en bande
  •  La ville la nuit
  •  Quand quelqu’un prend soin de toi
  •  Quand quelqu’un a une petite attention pour toi
  •  Quand tu fais rire les autres
  •  Quand tu ris sans trop plus savoir le pourquoi du comment
  •  Quand on te dit « shhhht » mais que tu peux juste pas t’empêcher de crier, rire, chanter
  •  Chanter
  •  Danser n’importe comment
  •  La musique
  •  Le silence
  •  Les gens qui sourient pour un rien
  •  Les gens qui t’encouragent
  •  Les coups de gueule contre des trucs qui te révoltent aussi
  •  La mer
  •  Un ciel étoilée
  •  Faire des rêves sans queue ni tête
  •  Les petites victoires
  •  Les petites économies
  •  Se faire plaisir
  •  Faire plaisir aux autres
  •  Les regards bienveillants
  •  Attendre la sortie d’un film, bouquin, vidéo, n’importe et ne pas du tout être déçu
  •  Les bonnes surprises
  •  Les grasses matinées
  •  Le violet
  •  Le rouge
  •  Se faire pardonner
  •  Se pardonner
  •  Être bourré mais pas trop
  •  Oublier le jour, l’heure
  •  Penser à soi
  •  S’acheter un petit truc
  •  Le pain tout chaud
  •  Les fringues confortables et cool…

Je vous laisse la suite !

Je n’ai pas le temps de dire au revoir je suis en retard en retard !

Yo amis Termites !

Je ne sais pas comment se sont passés vos rentrées, mais moi c’est….. Putain de bourrin ! Genre encore un mois après tout n’est pas encore calé. Et comme je ne fais pas du tout parti de ce genre de personne qui ont un minimum besoin que les choses soient calées pour vivre à peu près sereinement et bah je vais incroyablement bien. (de l’art de la double négation doublé d’une ironie certaine)

Beaucoup de choses à lancer en très peu de temps mine de rien. S’habituer à trois nouveaux colocs, donner 6 à 7 heures de cours d’anglais par semaine (et à domicile), lancer son nouveau projet théâtre, apporter soutien psychologique à quelques amis dans la panade, réfléchir à la sortie d’étude, ne pas paniquer, éventuellement se remettre à son mémoire, accepter une collaboration supplémentaire, avoir une idée de pièce à 3h du matin, rencontrer des professionnels pour préparer la sortie d’étude à peu près bien. BREF. De bonnes grosses journées le tout sur un rythme quelque peu effréné avec des nerfs quelques peu usés.  J’espère enfin de bonnes nouvelles à l’horizon.

En attendant j’ai quelques chroniques dans mes cartons : la rentrée, les cours d’anglais, les batailles administratives… Mais vous comprendrez qu’au milieu de tout ça, j’ai du mal à trouver le temps et l’énergie pour les faire. Enfin je pourrai les faire, genre par dessus la jambe à l’arrache comme ça. Mais je déteste faire les choses à moitié. Je pense que beaucoup de choses vont se poser notamment cette semaine et que je pourrai un peu sortir la tête de l’eau après ça. (et genre finir de mettre bien au propre cette nouvelle version du site, par exemple…)

Pelouse Interdite continue d’avancer tranquillement mais toujours pas sur mon ordinateur (je commence sérieusement à envisager de soudoyer quelqu’un à coup de cookies pour subir ma dictée…). Je pense publier Nouvel arrivage le lundi pour 3 ou 4€ via lulu.com (dépend de la part que prend le site). Après avoir regardé un peu à gauche à droite ce qui était proposé, c’est ce qui me convient le mieux. Elle sera uniquement en version numérique, je pense que pour du théâtre ça passe (contrairement à un roman). Après c’est à voir. Je vais regarder leurs options pour une version papier. En fait, dans l’extrême idéal, j’aimerais créer un système de Pay What You Want pour plusieurs textes (Anodinement Vôtre, Nouvel arrivage le lundi, Flying fish, etc) mais je ne trouve pas les outils que je veux pour ça à l’heure actuelle (et surtout je ne dispose pas du temps pour m’arracher les cheveux avec ça à l’heure actuelle). D’ailleurs au passage, si vous avez ne serait-ce qu’une vague idée de ce qu’on peut utiliser pour ça, n’hésitez pas à vous manifester (j’offre les cookies).

Je reviens au plus vite avec de nouvelles chroniques et je l’espère des textes de meilleure qualité ! En attendant portez vous bien !

PS : mes nouveaux colocs écoutent majoritairement du reggae. Un fossé musical est en train de se creuser entre nous, je le crains.