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Instant bisounours… Life is Death Metal

Salut amis Termites !

Quelques news de moi. Les temps sont un peu compliqués, et j’ai l’impression d’être loin d’être la seule. Enfin, l’impression, façon de parler. C’est plutôt un fait… Du coup, j’avais un peu envie de faire un article pour vous raconter ce qui se passe ici, sans fioriture ni rien. Histoire de.

Ici, il y a beaucoup beaucoup d’angoisse. Fin d’études oblige. Et il y a des moments où, la fatigue aidant, l’angoisse devient carrément paralysante. Mais si, je suis sûre que vous voyez. Le genre qui fait que tu es incapable de prendre la moindre décision parce qu’aussitôt tu vois se profiler une bonne quarantaine de scénarios catastrophe en un temps record. Et bien ces derniers temps, ma vie c’était ça. Ca l’est toujours un peu, mais j’essaie de me secouer les puces pour ne pas rester bloquée éternellement dans cet état. Tout ceci me rappelle un peu la terminale, ce moment où il fallait décider, faire des choix, des choix qui allaient avoir des conséquences. D’autant que j’ai exactement le même problème qu’à l’époque : je suis douée dans plusieurs domaines et peu de portes se sont fermées. Qu’on s’entende bien hein. Je n’ai pas la prétention d’être un génie en tout, loin de là ! Mais pour ce qui est des domaines qui m’intéressent / me passionnent / me tendent les bras en chantant « choisis moi », je suis douée. Sans distinction. Il n’y en a pas un où je me suis révélée affreusement mauvaise et où il m’aurait fallu admettre qu’il valait mieux laisser tomber. Du coup, comme en terminale, ça va être à moi de choisir quelle voie j’abandonne. Et comme je suis très con, comme en terminale, j’essaie de trouver une façon de concilier toutes mes envies / passions. Ca a pas dû suffisamment me faire mal la dernière fois.

Ajoutons à cela beaucoup de travail. Genre, vraiment beaucoup. Festival Mettre en scène, mémoire, dossiers (plus ou moins chiants), cours d’anglais. A l’heure actuelle, la personne que je fréquente le plus, c’est mon ordinateur. Ensuite, les élèves à qui je donne cours. Tant et si bien que mon ordi et moi on commence à s’engueuler (je traite sa mère de pute en string, il me nique la mise en page de mon dossier, je le menace de le transformer en boîte de conserve, il fait planter spotify, bref, des rapports normaux entre personnes normales surtout quand l’une d’elles n’est pas une personne), et qu’à force de donner des cours de conversation anglaise, mon cerveau fonctionne en anglais. Je suis obligée de me relire car il y a des anglicismes plein mes écrits. Oui, il m’arrive de mettre l’adjectif avant le nom en français et le COD collé à son verbe le tout avec un petit passif des familles. Et même une fois corrigé, mon style d’écriture garde ce côté un peu franco-anglicisé à faire faire une attaque à n’importe quel académicien qui se respecte. Mais moi, ça m’amuse. Et vous aussi sans doute puisque vous lisez ces pages.

Ajoutons à cela le mois de décembre. Ouai le mois de décembre est une saleté à lui tout seul. Même si je suis plus que ravie de cette vague de froid ! Enfin… qu’est-ce que je l’ai attendue ! Ma grand-mère a quelques graves problèmes de santé, ce qui fait du remue-ménage dans ma famille, ce qui fait du remue-ménage dans ma conscience. Rien de bien nouveau de ce côté-là ceci dit. Toutefois, nombre de mes amis traversent aussi une période compliquée. Allant du viol à l’angoisse de l’avenir en passant par les impôts beaucoup trop élevés, beaucoup sont venus chercher refuge sur mon épaule. Et je fais parti de ces idiots qui ont du mal à mettre de la distance. Je fais l’éponge, une espèce d’hypertrophie de l’empathie. Ce qui n’aide pas les gens, ni moi.

D’autant que la peur de l’avenir… voilà quoi. Je cherche quelqu’un de mon âge qui aurait un minimum confiance en l’avenir. Mais j’ai l’impression que cela relève plus de la légende urbaine. Un genre de Père-Noël pour adulte post-guerre froide. L’impression que quel que soit le choix que nous allons faire, ce ne sera pas le bon. Et encore ! Moi j’ai la chance d’aimer mes études. Elles vont me servir à rien, mais je m’amuse dans mon cursus (sisi). Ce n’est pas le cas de tous mes amis, certains s’emmerdent comme des rats mots dans leur cursus tout en se disant que ça ne sert absolument à rien. Et la situation n’a rien pour nous rassurer : DUT ? chômage. Licence ? chômage. Licence pro ? chômage. Master ? chômage. Ecole ? chômage. Choisis ton camp camarade !

Et tout cela en passant parfois une semaine ou deux à ne pas dormir plus de trois heures par nuit. Tout cela en un mois et demi même pas. Ca fait beaucoup. Alors finalement, j’ai un peu envie de m’arrêter sur les choses qui vont bien dans ma vie… Il aura fallu 1,5 litre de bière l’autre jour pour que j’admette que j’avais besoin d’entendre qu’on m’aime. C’est raide déchirée, et l’orthographe plus qu’aléatoire, que j’envoyais le même message à quelques amis. Et quelle ne fut pas ma surprise que de constater qu’ils ont tous répondu que malgré ma folie, bien sûr qu’ils m’aimaient quand même, que la question ne se posait même pas, mais que là il serait peut-être mieux que j’aille me coucher (ils avaient raison sur ce dernier point ceci dit). Et mine de rien…. ça fait un bien fou. Non c’est vrai. Vraiment. Constater que mes amis se moquent de cette partie de moi, c’est quand même vachement agréable, et vital. Dans le même temps, j’ai la chance d’avoir des parents qui me soutiennent dans ce que je fais et qui me laissent le temps nécessaire pour arriver à mes fins (même si elles ne sont pas encore complètement définies…).

Bref, ces derniers temps, j’ai eu un besoin énorme de mes amis et j’ai eu le chance de le trouver. Et finalement, c’était le pourquoi du comment de cet article. Je me sens affreusement seule ces derniers mois face à tout ça, la même chose pour mes amis. Et sans doute la même chose pour beaucoup d’entre vous derrière vos écrans. Cet article n’avait pas pour but une forme d’auto-complaisance, juste une bouteille à la mer des solitudes. Une envie de vous envoyer plein de bonnes ondes à vous qui passez ici, quelque soit ce que vous traversez en ce moment. Voici pour vous un grand câlin virtuel gratuit…

Faîtes attention à vous, et dans la mesure du possible, concentrez vous sur ce qui va bien… Et du coup, je vous propose de faire une liste de petits « rien » qui donnent le sourire, à nous tous… Ca vous dit ? Je commence… (j’éditerai avec vos suggestions…)(oui je sais, c’est hyper niaisoux, mais je me sens seule et j’en ai marre de voir que sur mes TLs les gens ne partagent que les trucs pourris… j’ai envie de partager des trucs chouettes, jolis, agréables avec des gens. Si c’est aussi ton cas, aller viens, on se laisse aller à jouer les bisounours ! Promis on le dira à personne, on gardera nos réputations de cyniques !)

  • J’aime bien traverser la dalle en bas de chez moi et découvrir suspendus aux arbres des vêtements, des bouts de draps, parfois des sacs. J’essaie toujours d’imaginer comment ils ont pu arriver là.
  • Quand j’ai réussi à expliquer une idée compliquée
  • Quand ma mère m’envoie des photos des chats, ou mon frère de la musique
  • Le pccht de la canette du coca qu’on ouvre, l’odeur quand on verse le lait chaud sur le cacao en poudre
  • Retrouver une chanson après des années sans l’écouter, se rappeler à quel point on l’aimait
  • Recevoir autre chose que des factures
  • Trouver sur mon blog ou mon facebook un commentaire de quelqu’un que je ne connais pas
  • Attraper le regard d’un inconnu dans le métro et échanger un sourire
  • Sentir l’eau goûter de mes cheveux pendant que je les laisse sécher
  • Réussir une recette que je teste pour la première fois
  • Recevoir au dernier moment une invitation pour boire un verre, manger ensemble
  • Le bruit de mes pas dans la rue quand je traverse la ville la nuit après le dernier métro, sentir que les rues sont à moi
  • passer devant la mare aux canards et de voir qui est là (hérons, rat musqué, canards, avocette… petits)
  •  une lumière dans la nuit et apercevoir par la fenêtre, une personne bien installée dans son canapé regarder la télé,
  •  un sourire d’une personne croisée dans la rue,
  •  un échange avec un ou une inconnu(e)autour d’une recette, d’un film…
  •  écouter et se balader le long de la mer,
  •  entendre les oiseaux, les grenouilles,
  •  sentir la nature
  •  partager un rire,
  •  rencontrer de nouvelles personnes
  •  lire, écrire…
  • Découvrir un truc, n’importe quoi
  • Apprendre un truc, quel qu’il soit
  •  Réussir à placer le truc appris mine de rien dans un échange
  •  Parler d’autres langues
  •  Les paysages tout enneigés
  •  Les animaux trop choux
  •  Les jeunes animaux qui te mordillent, te lèchent
  •  Le chocolat
  •  Les crêpes, les raclettes, les couscous, les galettes bretonnes, tout plat avec plein d’amour
  •  Recevoir un mail d’un pote, un texto d’un cousin éloigné
  •  Un bon feu de bois
  •  Réunir les gens qu’on aime autour de soi
  •  Leur dire qu’on les aime
  •  Se faire vanner par ses amis
  •  Être fier d’un truc qu’on a fait tout seul
  •  Recevoir le retour bien mérité de son travail
  •  Les douches après toute la journée de sprint
  •  Les 2H22 (Sisi, j’te jure)
  •  Glander sans (trop) culpabiliser
  •  Discuter avec un type alors qu’on sait qu’on le reverra jamais
  •  Courir pour avoir son bus/métro/train et l’avoir de justesse
  •  Arriver sur le quai et voir que le train arrive pile à ce moment là
  •  Se perdre sur internet et découvrir des trucs géniaux
  •  Les bonnes vidéos youtube qui vont rire et réfléchir en même temps
  •  Voir des bollywood pour déverser son cerveau sur le parquet
  •  S’entendre dire des trucs gentils
  •  Marcher seul
  •  Marcher en bande
  •  La ville la nuit
  •  Quand quelqu’un prend soin de toi
  •  Quand quelqu’un a une petite attention pour toi
  •  Quand tu fais rire les autres
  •  Quand tu ris sans trop plus savoir le pourquoi du comment
  •  Quand on te dit « shhhht » mais que tu peux juste pas t’empêcher de crier, rire, chanter
  •  Chanter
  •  Danser n’importe comment
  •  La musique
  •  Le silence
  •  Les gens qui sourient pour un rien
  •  Les gens qui t’encouragent
  •  Les coups de gueule contre des trucs qui te révoltent aussi
  •  La mer
  •  Un ciel étoilée
  •  Faire des rêves sans queue ni tête
  •  Les petites victoires
  •  Les petites économies
  •  Se faire plaisir
  •  Faire plaisir aux autres
  •  Les regards bienveillants
  •  Attendre la sortie d’un film, bouquin, vidéo, n’importe et ne pas du tout être déçu
  •  Les bonnes surprises
  •  Les grasses matinées
  •  Le violet
  •  Le rouge
  •  Se faire pardonner
  •  Se pardonner
  •  Être bourré mais pas trop
  •  Oublier le jour, l’heure
  •  Penser à soi
  •  S’acheter un petit truc
  •  Le pain tout chaud
  •  Les fringues confortables et cool…

Je vous laisse la suite !