Posts Tagged: en coup de vent

Aux héros de tous les jours

À ceux qui choisissent de tendre la main
qui préfèrent prendre le risque d’être humain
au risque de perdre
au risque d’être blessé
À ceux qui préfèrent apprendre l’autre
son nom son histoire sa vie
ses légendes et ses vérités
pour pouvoir mieux comprendre
À ceux qui cherchent à rencontrer
l’étranger dont parle la télé
l’étranger qu’elle oublie
l’étranger qu’elle ne montre jamais

À ceux qui se souviennent
Qui creusent toujours plus loin
dans les moindres détails et les moindres recoins
dans les lumières et les obscurités
dans les aveuglements et les obscurantismes
Qui se forcent à retenir
la moindre ligne la moindre fraction
du plus petit détail au plus grand dessin
Qui cherchent à retrouver
la forme originelle du puzzle
les imbrications implications
les détournements réinterprétations
Qui luttent face à l’oubli

À ceux qui étaient là
mais dont on ne se souviendra pas
dont les noms se sont effacés
dont les noms n’ont jamais été notés
À ceux qui étaient là
simplement pour être là
pour mieux réaliser
pour mieux saisir
pour être ensemble
À ceux qui étaient là
occupés à maintenir le quotidien
à maintenir le système en vie
à faire tourner les existences

À ceux qui ont voulu
nous faire sourire
nous raconter des histoires
nous faire rêver
nous faire chanter
nous faire oublier une seconde la noirceur
À ceux qui nous ont pris dans leurs bras
quand le silence hurlait à nos tympans
quand la peur fracassait nos crânes
quand la colère assourdissait nos mains

À ceux qui tous les jours
à chaque instant et partout
ne cessent jamais de croire qu’un autre monde existe.

Help us

La femme est en boule sur l’escalier du métro. Il est 23h30, la gare est déserte. Même les travaux se sont tus. Quelques traînards, quelques promeneurs. D’autres qui rentrent du boulot. Finalement, les plus rares sont ceux qui viennent pour un train ou un passager.
La femme est prostrée sur l’escalier du métro. Cheveux longs, noirs. À dire vrai, j’ai du mal à comprendre la situation. Casque sur les oreilles, je vise le métro. Je ne la vois pas tout de suite. Quatre Anglais. Plus ou moins âgés. Une m’attrape le bras gentiment. La voix légèrement tendue.

« Help us »

Deux d’entre eux en haut des marches, deux autres autour de la femme, cherchant à la relever. « Help us. Can you understand ? » Oui, je comprends, mais aider comment. La femme gémit, soupire. J’essaie de redessiner les lignes, les trajectoires possibles dans l’espoir de remonter les événements. Je crois qu’elle pleure. Est-elle soûle ? S’est-elle blessée en tombant ? A-t-elle été agressée ? Je ne vois toujours pas son visage. Je ne veux pas m’approcher, trop peur de l’oppresser davantage alors qu’ils sont deux à tenter de la relever. Elle est quelque part entre la poupée de chiffon et l’âne mort. J’ai peur que sa tête heurte le mur ou la rampe. « Help us » J’essaie. Mais la femme ne me répond pas plus en français qu’elle ne leur répondait en anglais. A-t-elle conscience de ce qui se passe ? Est-ce qu’elle peut nous entendre ?

Finalement, la femme réussit avec leur aide à se relever. Son visage est trempé de larmes. Elle remet son blouson, cherche son équilibre sur ses talons aiguilles. Elle remonte les marches aussi droite que possible tandis que nous formons une rampe humaine à son côté. Je demande encore une fois si elle va bien. Elle marmonne quelque chose, sort des clés de voiture de sa poche et me les montre en s’en allant.

« Est-ce que ça va ? Vous avez besoin d’aide ? »

La femme n’écoute plus. Elle tient maintenant parfaitement debout sans demander son reste. Les Anglais me regardent, attendant une réponse. Sauf que j’en ai pas à leur fournir. Nous haussons les épaules. Quoi qu’il se soit passé, elle ne veut pas de notre aide. Ils repartent de leur côté et je m’enfonce dans le métro. Alors que le panneau égraine les minutes avant la prochaine rame, ma tête remonte aussi loin que possible.

Si la femme ne voulait pas qu’on l’aide, c’est sans doute parce que le seul scénario viable était qu’elle s’était arrêté pour pleurer. À cinq, nous étions beaucoup trop nombreux pour lui apporter l’aide nécessaire. Nous l’avons sans doute plus dérangé qu’autre chose. Alors qu’elle offrait simplement sa tristesse à la solitude des rues, nous lui avons imposé notre présence.

Quand la rame arrive enfin, j’espère simplement qu’elle aura trouvé un meilleur coin pour épancher ce qu’il restait à verser.

Ask away

Dans le cadre du « AFP Monthly Art Challenge », thèmes : ask / birth 

They never ask,
they just say.
I’ll be a mom they say,
‘Cause I can’t go against it they say.
I’ll change my mind they say.
Or no.
They say you have to change your mind.
They never ask if I want to give birth.
They never ask why I don’t want to.

If only they asked,
I’d tell them the monster under my skin
the rot in my blood.
If only they asked,
I’d tell them how much I fought for this body
For him to be mine
To control it
To accept it.
If only they asked
I’d tell them I still hate this body,
Hate me even more.

Giving birth would kill me.
So, I don’t want to be a mom
‘Cause I don’t want a child to finally ask me
« Why don’t you love me ? »

But they never ask.

Histoire hypertrophiée.

D’atrophie en hypertrophie, la mémoire s’élastique et se déforme. Tu es là tu n’es plus là tu n’es pas vraiment tu es de retour tu es déjà parti. Il y a quelque chose là que les données ne parviennent pas à expliquer. Comme un morceau du puzzle qui se serait perdu en cours de route. Il faudra faire sans. La mémoire, difforme, cherche en vain à comprendre. Elle refait la route, les croisements, et les intersections prises. Elle revoit les dos d’ânes, les soubresauts et les accidents de parcours. Elle minimise, elle hyperbole, sans cesse elle recalcule dans l’espoir d’arrêter les décimales après la virgule.

Tu restes une question sans réponse.

La paranoïa ne bouge pas. On avait cru qu’en soignant la mémoire au mieux, qu’en lui conservant sa place pleine et entière, l’angoisse se réduirait. Mais la trace reste. L’infection est toujours bien présente, ancrée à même le sang. Au fil des siècles, pour soigner les infections on a choisi : l’amputation ou l’injection. La mémoire ne supporterait pas une déformation de plus. Des années de technique de la terre brûlée l’ont entamée jusqu’au fondation. Quant à l’injection, le corps refuse. Prêt à s’auto-détruire au moindre contact, la solution semble peu viable.

Alors que faire de toi ?

La mémoire joue les élastique, renvoyant au hasard les larmes comme les rires, sans trier, sans juger. La paranoïa abreuve. La colère est toujours là, flirtant dangereusement avec une haine qui ne sait pas quel chemin prendre. En bonne hypocrite elle raconte qu’elle s’en moque, qu’elle est passée. Alors qu’elle cherche la virgule traîtresse, la syllabe en trop, prétexte et excuse pour déchaîner les orages. La mémoire le sait. La mémoire alors fait remonter les derniers orages. Rappeler les conséquences. Alors la colère recule un peu, sans mourir pour autant. La paranoïa reprend en double contrainte parfaitement huilée, métronome aléatoire de mes nuits

Et au final, il n’y a toujours pas de réponse à toi.

Il faudra faire sans. Il faudra que mémoire paranoïa et colère acceptent de l’entendre. Tu n’as pas et n’es pas la réponse. À la prochaine insomnie, il faudra penser autrement. Déterrer quelque part dans les tréfonds un ailleurs où ni ton existence ni ton fantôme n’ont plus aucune emprise. Plus de trace. Plus d’effet miroir.

Fin de l’histoire.
Enfin.

Bonus : Le français, cet art délicat.

Un très rapide article sur l’intérêt de correctement utiliser les mots…

Situation 1 :

Alors que je fais la ramasse carton dans le frais, une femme vient me voir pour me demander si on ne fait plus les glaces pour enfants. Et moi je ne vois absolument pas de quoi elle parle. Sérieusement, c’est quoi une glace pour enfant ? Ma première pensée va aux espèce de simili Mister Freeze mais je peux voir de là où je suis qu’il en reste des tas… (au fait, j’ai oublié de vous dire que j’étais en équilibre sur le bord du frigo pour pouvoir ranger les étagères du dessus… parce que c’est toujours plus drôle quand tu peux te briser la nuque <3)

« Je suis désolée, je ne vois pas de quoi vous parlez, pourriez-vous être plus précise ?
_Bah vous savez [jviens de te dire que non justement…], les petites glaces… pour les enfants… à la vanille. [description qui doit éliminer trois glaces, je suis bien avancée]
_C’était quoi comme type de glaces ? C’était des cônes ou…
_Non non c’était pas des cônes, c’était des cornets ! »

Le mur était trop loin pour que je puisse me facepalm dessus. Mais mon désespoir était grand. J’étais embauchée depuis 15 minutes… Autant vous dire que ça s’annonçait bien…

Situation 2 :

Je suis toujours en train de faire ma ramasse carton. (ouai je suis embauchée depuis 20 minutes cette fois)(tu le sens le poids des minutes lecteur distrait ?) Une petite vieille vient me voir :

« Excusez-moi, vous n’avez plus de beurre demi-sel ?
_Oh si sans doute, les touristes préfèrent le doux. [Preuve que le touriste n’est pas humain au passage] Attendez on va regarder. Si regardez, on en a plein.
_Non mais je trouve pas…
_[change de lunettes…] Vous préférez du beurre mou ou du beurre dur ?
_Je voudrais du beurre demi-sel
_….. Ça j’avais compris, je vous demande quelle texture vous préférez. Dur ou à tartiner ?
_À tartiner. »

Je lui montre donc le choix de beurre correspondant à sa demande : demi-sel, à tartiner, soit mou. Elle en choisit, fait trois pas, trouve le beurre dur aux cristaux de sel :

« Ah bah c’est celui-là que je veux ! »

Ce n’était donc pas du beurre mou. Et pas du « demi-sel » mais plutôt du « over salé ta mer ».

Conclusion :

Chère clientèle, chère humanité,
Les mots ont un sens. Sers-t-en, tu verras, c’est magique. Crois moi.
This shit will fuck you up…

Bonus : Demain c’est mardi

Tu sais que tu es caissière quand ton cri de joie c’est « DEMAIN C’EST MARDI !!! ». Pourquoi ? Parce que le lundi est un enfer sur terre où les familles remplissent le frigo, mercredi jour des enfants, jeudi nouveaux produits, vendredi fin de semaine, samedi c’est week-end et dimanche purgatoire. Un rapide détour par mon lundi…

« On est lundi… ha… fait chier. »

Saucisson in your face !

Alors que je passais le reliquat frais, un client me brandit un saucisson dans la tronche :

« Y a pas le prix en rayon.
_[enthousiasme exagéré] BONJOUR. Vous pouvez aller demander à ma collègue en caisse, elle fera un contrôle prix et pourra vous le dire.
_Y a pas le prix en rayon.
_Oui, je vais le signaler à ma responsable pour qu’elle puisse commander une nouvelle affiche.
_Et je fais comment ?
_Vous allez voir ma collègue en caisse qui fera un contrôle prix et pourra vous donner cette information.
_Et vous vous pouvez pas le faire ?!
_Je ne suis pas une machine, je ne connais donc pas tous les prix du magasin par coeur. C’est pour ça que je vous oriente vers ma collègue qui pourra vérifier sur sa caisse.
_Ça serait plus simple si y avait le prix en rayon !
_Je l’avais bien compris, c’est pour ça que je vais le signaler à ma collègue pour régler le problème… »

Où quand la répétition maladive façon répondeur est ton seul barrage à l’envie de dire à l’autre de se fourrer son saucisson dans le cul.

La mode chez lidl :

Alors que je sors de caisse pour aller chercher un code rapidement en magasin :

« Excusez moi, vous travaillez ici ? »

Non. Je porte ce polo mal coupé et irrespirable parce que je trouve ça trop classe. Le top du top de la mode. Le summum, le must. Je vais pécho grave sur la croisette avec ça !

« On est lundi Carl… alors maintenant fonce et déchire tout ! »

Une autre caisse :

Les touristes commencent à partir, mais nous sommes de moins en moins de saisonniers. De telle sorte que finalement, ça change pas grand chose. (production à flux tendu quand tu nous tiens par les couilles). Voir même, aujourd’hui, il nous manquait clairement une personne… Trois en caisses, trois sur le terrain. Et en caisse, on en chiait. Une nana vient me voir :

« Vous pouvez pas ouvrir une autre caisse ?
_Non, je n’ai pas d’autres caissiers malheureusement. »

Et elle part en maugréant. Finalement, elle passe à ma caisse et avant que je l’encaisse, me montre son ticket d’une autre fois :

« Votre collègue m’a pas compté les tomates cerises au bon prix !
_Vous savez, il tape juste un code lui…
_Elles sont pas affichées à ce prix là.
_Elles sont affichées à 69 centimes les 100 grammes ce qui fait bien 6,90€ le kilo. Il n’y a pas d’erreur.
_C’est mensonger votre truc !
_Non, toutes les informations sont correctes… »

NB : Mensonge : altération de la vérité. Merde. Les mots ont un sens, utilisez les et arrêtez de dire des conneries. Merci. Signé l’auteur. 

Ensuite, elle vérifie encore trois fois cette histoire de tomate cerises. Je me refuse à aller en rayon, ça fait plusieurs fois depuis le début de l’été que j’y ai droit, je sais que j’ai raison. Et puis merde, les gens, vous y croyez vous, des tomates cerises à 69 centimes le kilo ?? Pendant que j’encaisse ses achats, elle me demande à chaque fois à quel prix passe les fruits et légumes « vous comprenez je veux pas me faire avoir deux fois ».

« Quand même, vous auriez pu ouvrir une autre caisse.
_Ce n’est pas que je ne veux pas, c’est que je ne peux pas. Je n’ai pas d’autres caissiers disponibles.
_Je les ai vus, ils remplissent les rayons ! Y a mieux à faire quand même.
_ …………..
_Non mais moi je m’en fous, ça me gène pas d’attendre, c’est pour les autres.
_!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

TU TE FOUS DE MA GUEULE !!!!!! CONNASSE DE MERDE T’AS PAS L’IMPRESSION DE TE FOUTRE DU MONDE !
Et bien sûr, elle a revérifié son histoire de tomates cerises avant de quitter ma caisse, au cas où ça aurait changé depuis 5 minutes.

Les oeufs (encore) :

Le record a été battu, littéralement explosé, défoncé… J’étais en train d’ouvrir au cutter des cartons d’oeufs en rayon car il n’y en avait plus qu’un d’ouvert. Une cliente vient me voir.

« Excusez-moi, où sont les oeufs s’il vous plaît ? »

Le bug. Total. Le blanc dans mon cerveau. Genre, tout ce que je pouvais répondre c’était « tu te fous de ma gueule là en fait ? C’est ça ? Y a pas d’autres options possibles… » Finalement, au bout de 10 secondes de silence, je sors de ma torpeur…

« Vous êtes réellement en train de me poser la question ?
_Bah oui ! [voit les oeufs] OOOOH ! Vous les cachiez »

C’est ça, rattrape toi aux branches.

« La tête que tu fais quand tu penses ‘est-ce qu’ils viennent vraiment de dire ça ?' »

Cartons :

Avant, on mettait le vin en rayon en laissant les bouteilles dans les cartons. Mais ça, c’était avant. Maintenant, on les dépote, on met les bouteilles directement en rayon.

« Non mais c’est chiant que vous enleviez les cartons franchement ! C’était mieux avant, et puis c’était plus pratique. Ça fait chier. »

Ils ont quand même trouvé le moyen de tenir la jambe à mon collègue 5 minutes à ce sujet quand même. Y a des gens des fois, tu te dis qu’ils doivent vraiment avoir une vie de merde pour passer 5 minutes à râler pour des cartons de bouteilles. Surtout qu’ils sont passés à ma caisse, et qu’ils m’ont redit que c’était mieux avec les cartons. Remarque, ça te fait relativiser sur la qualité de ta vie : j’éprouve pas le besoin d’aller faire chier le monde pour un carton quand je fais mes courses…

Que du bonheur encore une fois !

Un Wall of Death à vous, et n’oubliez pas : DEMAIN C’EST MARDI YOUHOOOOOOOOU

Pellicule altérée

Luke – Hasta Siempre

Quand la nausée l’emporte sur les larmes il est temps de serrer les dents.

La nuit, je rêve que je mets du sang en rayon. Bac après bac. Jusqu’au moment fatidique et inévitable où j’en renverse un. Réveil à l’hémoglobine.

La vie à reculons, prise au piège de la bobine. Le film se rembobine encore et encore. La bande à l’envers la bande à l’endroit. Montage épileptique et plan séquence trouvent le moyen de cohabiter plutôt que de s’auto-détruire. Le décalage entre l’image et le son grossit chaque jour. Il y a incohérence fondamental du scénario. Arrêtez de rembobiner. Aujourd’hui, la technologie est telle qu’on peut mettre le direct en pause. On peut vivre du direct décalé. On peut enregistrer le direct pour le consommer à emporter tout en conservant le label provenance contrôlée.

Arrêtez de rembobiner, la nuit je mets du sang en rayon.

La réalité se fragmente pendant que la fiction se frictionne à force d’impacts. La pellicule a fondu. Désolée mais la limite entre les deux n’est plus que plastique liquéfié. La vie sur la pellicule fondue contre la vie en direct différé. Quelqu’un veut-il bien m’enregistrer le direct d’hier soir ? J’avais encore du sang de la veille sur les mains, alors j’ai tâché ma pellicule. Mon film est tâché illisible. Il me faut un délai. La restauration prendra du temps. Du temps pour rendre les couleurs. Mais la bande son est fortement endommagée.

Arrêtez le sang en rayon, la nuit je rembobine.

La conscience s’embrouille de ligne de dialogue en ligne de dialogue. Les figures se prennent pour des figurants, les figurants dans le champs en faux raccords successifs. Quelque chose ne s’est pas passé comme prévu. On a renvoyé le script, renvoyé le scénariste. Quelqu’un a-t-il pensé à payer la facture d’électricité ? Le tournage n’a pas réservé les lieux prévus, le temps imparti est dépassé. Pas grave, on met le direct en pause on reprend après la pause café. J’ai l’estomac en feu. Le feu au bout des mains. Plus le droit de toucher la pellicule.

Rembobinez le sang, j’arrête la nuit.

À force de pause, de retour en arrière, mon direct s’est atrophié. Mon nom s’est effacé du générique qui n’arrivait de toute façon jamais. Plus de moyen pour le concevoir, il fallait bien régler l’électricité. Décomposition mémorielle. Personne ne reste jamais jusqu’à la fin de la séance, le direct n’attend pas.

Hasta Siempre camarade
ne m’oublie pas