Posts Tagged: en coloc avec la moisissure

La vie est un Tetris lessivé.

Grands Dieux ! Il y a tellement longtemps que je n’ai pas écrit ici. Shame one me. Heureusement, j’ai emménagé dans mon nouvel appart il y a un peu plus d’un mois, et voilà que j’ai déjà de merveilleuses aventures à vous raconter !

Parce que, je n’avais pas emménagé depuis deux semaines que m’arriva cet événement extraordinaire. Il est 20h45, et je me cuisine une petite soupe avec tellement de vermicelle dedans que la cuillère tient toute seule (brave cuillère), quand soudain, on frappe à ma porte. Qu’ouïs-je qu’entends-je ? m’exclamai-je aussitôt (mais dans mon for intérieur, parce que c’est bizarre de se parler tout seul à haute voix)(en langage soutenu, parce que si tu jures comme un charretier c’est normal). À cette heure, je ne voyais pas trois cent raisons pour laquelle on pouvait venir ainsi importuner la préparation du souper (pun intended) : soit la musique était trop forte, soit un voisin était en panne de beurre, ce qui est dramatique. Il était fort peu probable que ce soit la musique, puisque bon, j’avais déjà baissé, et puis c’était jamais que Powerwolf, alors ça devrait le faire. L’hypothèse du beurre semblant la plus probable, j’ouvris la porte pour trouver un groupe de jeunes gens de fort bonne humeur :

« Bonjour, est-ce que par hasard vous vendriez de la drogue ?
_…. euh, non.
_D’accord, merci bonne soirée ! »

Des fois, même les probabilités sont improbables. Du coup, j’envisage de remplacer l’expression « what the fuck » par « ‘est-ce que vous vendriez de la drogue par hasard ». (le « par hasard » est essentiel ! Si vous comptez appliquer vous aussi cette révolution lexicale, ne l’omettez point, vous perdriez tout l’effet escompté)

Quand ma meilleure topine vient m’aider à monter mon clic-clac et qu’elle m’annonce qu’on y arrivera jamais car nous ne portons pas de salopette comme sur le mode d’emploi, mais qu’on y arrive quand même après avoir nous-même percé les trous manquants (« Bon, j’ai dû faire quelques « modifications »… mais ton bureau ikea est fini ! »)

Alors bien sûr, je pourrais vous raconter tous les petits trucs improbables qui me sont arrivés depuis… Et c’est vrai qu’au moment de défaire les cartons, les potes se sont bien marrés d’entendre la liste des trucs bizarres que je trouvais, puisque, rappelons-le, ayant fui mon précédent appartement dans un état de confusion et d’épuisement psychologique assez effarant, les cartons ont été faits… comment dire… et bien ils ont été faits, ce qui était déjà pas mal. Mais mon déménagement n’aurait jamais passé le niveau 3 à Tetris (ce qui est moult nul, mais genre, nul à la puissance beaucoup). En effet, après avoir réparti les livres en une jolie couche fine dans le fond des cartons, puis des sacs, j’ai recouvert le tout du reste de mes possessions. Et passés les trois premiers cartons, accompagnées des trois premières crises d’angoisse, j’ai opté pour la tactique du « fourre tout là dedans et barre toi bordel ». Une technique très efficace niveau rapidité mais niveau stockage… J’ai perdu plusieurs trucs, retrouvé une culotte dans un carton de livres (ce qui est logique puisqu’il y avait tellement des livres partout chez moi qu’il y en avait jusque dans le tiroir à sous-vêtements, l’inverse est donc hautement justifiable), la cuillère à nutella dans le carton contenant mon corpus de thèse (makes total sense pour le coup), des morceaux de Rambo la plante verte dans les fringues (je mets une parenthèse par pur équilibre avec les deux items précédents, je n’ai aucune explication), une balle de tennis dans le sac avec les câbles USB et autres technologies (les règles du tennis étant aussi claire que le fonctionnement d’un ordinateur, it makes total sense once again), etc etc ETC. Bref, on a bien rigolé. Et désespéré. La prochaine fois, je demande à mes amis devenir m’aider dès la phase d’encartonage…

Je pourrais raconter tout ça. Mais en vrai, ce qui vous intéresse vous, c’est une aventure dantesque, pas vrai ? Un moment d’epicness quotidien comme seules peuvent en produire la maladresse et la bêtise combinées n’est-ce pas ? Je commence à vous connaître. Et vous allez être servis. Vous connaissez tous le dicton qui dit « un papillon bat des ailes à New-York et ça déclenche un tremblement de terre en Chine » ? Et bien, si on omet que dire un « tremblement de terre en Chine » ne nous avance guère vue la taille de la Chine, cette histoire est de cet ordre-là. À ceci près que le papillon a déclenché un tremblement de terre, un tsunami, une fuite dans une centrale nucléaire, et un incendie criminel en Amazonie. (conclusion : sauvez des centrales nucléaires, tuez un papillon)

Ça faisait un moment que je ne vous en avais pas parlé, mais j’ai retrouvé mon endroit préféré sur Terre : la laverie. Après avoir connu le luxe de vivre dans un appartement doté d’une machine à laver pendant un an et demi, je me retrouve à nouveau condamnée à bloquer une heure et demi de ma vie toutes les deux semaines tout ça pour laver mon linge. La bonne nouvelle, c’est que je retrouve mon créneau préféré pour lire des mangas sans culpabiliser de lire des mangas. Ça, c’est plutôt chouette. De leur côté, mes sous-vêtements peuvent à nouveau se livrer à leur exhibitionnisme traditionnel en se jetant systématiquement sur la vitre, quelle que soit la stratégie de répartition du linge choisie. (chose your battle : j’ai arrêté de lutter, je me contente de faire semblant de ne pas connaître ce soutien-gorge)(le pire c’est pas tant quand ta lingerie s’expose que quand c’est la semaine où tu as eu tes règles)(POÉSIE BONJOUR) Qui plus est, aller à la laverie est une véritable expédition… Ma proprio semble avoir un gros problème avec les distances (et c’est une borgne qui le dit, c’est vous dire !). Quand elle nous avait filé le plan de l’appart pour que je puisse le meubler, ses mesures étaient presque le double de la réalité. De même, quand j’ai visité, elle m’avait dit qu’il y avait une laverie « juste derrière », ce à quoi je m’étais dit « cool » (des fois je sais être synthétique)(but not today). Il s’est avéré que le « juste derrière » nécessite de prendre le bus et descendre 7 arrêts plus loin. Ce qui implique de rajouter le temps de transport au temps de laverie. Ce qui implique de rajouter le temps de rater le bus à 30 secondes près et attendre le suivant au minimum dix minutes au temps de transport (oui parce que maintenant que je me déplace quasi uniquement en bus, j’ai développé ce super pouvoir consistant à le rater à une ou deux minutes près, quand je ne le vois pas purement et simplement me passer devant)(le sens du timing je vous dis !). UN BONHEUR

Mais ce bonheur n’était encore pas suffisamment grand… alors j’en ai rajouté une couche !

Quand je commence à m’interroger sur la vraie nature de ma nouvelle proprio. (« Sérieusement Souris, faut payer ton loyer ! »)

Comme je vis dans un luxueux 18m² et que je suis une grosse bordélique désorganisée, le rangement est une lutte de tous les instants.La question du stockage de mon linge sale s’est très vite posée. Depuis des années et des années (comprendre : mon arrivée à Rennes…), le linge sale avait pour tradition de se ranger bien gentiment dans mon sac de voyage qui allait lui même bien gentiment se ranger sous mon lit. Ce qui était absolument parfait parce qu’alors le moment venu, il n’y avait plus qu’à fermer le sac et partir à la laverie (parce que c’est beaucoup plus facile de partir avec ton sac qui roule que de traîner tes fringues dans un sac de courses)(et ça t’évite de perdre tes chaussettes le long de la route façon petit Poucet)(car il ne restera plus aucune chaussette pour les lutins de la laverie). SAUF QUE cette brillante tradition a dû prendre fin devant l’absence de lit. Drame. Après un intense brainstorming (comprendre une semaine à laisser traîner le linge sale dans tous les coins possibles pour voir où c’était le mieux), j’ai finalement réalisé que le sac de voyage logeait parfaitement sous le meuble de la salle de bain, ce qui me permettait de conserver l’ingénieuse tradition. Que n’étais-je diablement fière de moi ! Jusqu’à ce dramatique samedi, deuxième Samedi de Laverie depuis mon emménagement.

Hier donc, je sors le sac de sous le meuble, pour trouver sous le dit meuble… une espèce de flaque bleu noir dégueulasse. VENDRIEZ-VOUS DE LA DROGUE PAR HASARD ! m’écriai-je alors. J’ai d’abord à la mini fuite du lavabo. Sauf que c’était complètement con puisque mon tas de fringues aurait dû absorbé la fuite si tel était le cas. Hypothèse repoussée. Finalement, je comprends assez vite que c’est de la lessive… Ma lessive, liquide, a fui. Le bouchon n’était pas hermétique et n’a donc pas très bien vécu d’être stocké allongé, pendant deux semaines. Le fond de mon sac est donc littéralement imbibé de lessive liquide. Le sol de la salle de bain est gluant de lessive dégueulassé par les huit années de crasse accumulées par mon sac. BON. Comment juguler le drame ?

J’attrape donc un rouleau de papier toilette et commence à éponger le fond du sac comme je peux. Ce qui prend une plombe cinq. L’intérieur étant couvert d’une matière façon kwai, ça se fait relativement bien, mais l’extérieur est, comme tous les sacs de voyage, fait dans un tissu hyper épais… Je m’en vais me saisir de l’éponge et essaie de retirer le reste. Sur le moment, j’ai l’impression que ça marche pas trop mal… D’autant que je n’ai pas le choix : le sac DOIT être un minimum utilisable puisque je DOIS aller à la laverie ce week-end. Comme je pars sur Paris la semaine prochaine, j’ai condensé ma douzaine d’heures de cours sur trois jours. Je n’aurai pas le temps d’y aller la semaine prochaine. Et la semaine suivante j’épongerai sans doute le retard pris en m’offrant un week-end de trois jours (et une énorme tartine de culpabilité avec)(en fait prendre un gros week-end en thèse c’est un peu comme boire cette cinquième pinte de bière : tu sais que c’est vraiment pas raisonnable, que tu vas être raide déchiré et que tu passeras ton lendemain dans le noir, mais bon sur le moment c’est tellement cool une cinquième pinte de bière !), donc je n’aurai pas le temps avant le week-end, ce qui voudra dire un mois de linge à laver. Je ne préfère pas imaginer le bordel. Bien sûr, j’aurais pu me contenter de passer le contenu du sac dans des sacs de course, mais encore une fois, je me connais : j’aurais semé toutes mes chaussettes tout le long de la route, et bien entendu, ça aurait été la route du retour, ce qui veut dire que j’aurais les dites chaussettes pour rien. Et ça, je ne pourrai pas le tolérer ! Je prie donc pour avoir effectivement épongé le plus gros et choisis d’embarquer mon drap à laver : comme ça je le foutrai dans le fond du sac pour le retour, s’il en restait à éponger, y aura que le drap à relaver. (c’est le moment où j’espère intérieurement passer pour quelqu’un de pragmatique et sensée. Quelque chose me dit que ça ne va pas suffire à vous convaincre, et je ne comprends pas pourquoi)(et non je n’ai pas l’intention de me relire pour comprendre).

Quand je me retrouve rayon « produits d’entretien » (« Quand je vois des pubs à la télé avec des femmes au foyer souriante et heureuse d’utiliser un nouveau produit ménager, la seule chose que je veux acheter c’est la drogue dont ils se gavent… »

Mais je suis encore loin de mes peines puisqu’il faut maintenant nettoyer le sol. Or, je n’ai pas encore acheté de serpillière (je ne sais jamais écrire ce mot, ça me désespère, un peu comme ascenseur…). Spoiler alert : si vous êtes à cours de produit pour serpiller, sachez que la lessive liquide n’est pas un bon remplacement. De rien. Je me réempare donc de mon éponge et commence donc à éponger (vous ne l’aviez pas vu venir pas vrai). C’est hyper galère… Non seulement parce que j’ai mes règles, ce qui implique de fortes douleurs aux reins et au ventre, entraînant donc que me retrouver à quatre pattes sous un meuble n’est pas vraiment synonyme de funitude, mais parce qu’en plus, la lessive ça s’éponge super mal ! Le tout forme un truc de plus en plus visqueux et gluant et collant… qui vient agglomérer poussière et cheveux en plus. Après avoir officiellement accordé le titre de Éponge Spécial Ménage à mon éponge, je constate, désemparée, que je ne vais pas pouvoir laisser les choses en l’état parce que j’ai peur que laisser sécher le tout ne forme un monstre de crasse et de lessive gélifiée. Notez que ça aurait pu être cool, je l’aurais appelé Ironie et je vous aurais raconté ses aventures, mais bon je vous rappelle que je n’ai que 18m² et que je ne suis pas prête à les partager avec un monstre mi-crasse mi-lessive au nom de la littérature (oui, cette phrase n’est pas crédible, je sais). Je décide donc de récupérer un vieux torchon et d’en improviser une serpillière pour au moins virer le plus con, le temps d’acquérir une vraie serpillière. Et pour le coup… et bah ça marche. Et je tiens à vous le dire parce qu’il faut bien compenser tout le reste. J’arrive à virer le plus gros et à faire que le sol ne colle plus. Ma salle de bain pue la lessive, mes mains aussi, mes fringues aussi. Je décide de mettre à sécher le torchon sur la tringle de douche, et quand je me retourne, je tilte que ça veut dire enjamber la petite zone que je viens de serpiller. Ce que je fais… mal. Je pose donc le pied dans la zone humide, et bien entendu, je glisse et m’explose la tronche dans la porte. (c’est convenu mais on ne résiste jamais à une bonne histoire de « tarte à la crème » n’est-ce pas ?)

J’embarque donc mon sac plein de lessive (dans la bouteille ET dans le sac) et file pour la lessive. Je constate en attendant le bus (après avoir raté le précédant de 3 minutes) que mon sac a viré au violet. Ce qui est aussi original qu’illogique. Vendriez-vous de la drogue par hasard?! me direz-vous, et sachez que je comprends votre désappointement. Mais à ce stade-là, j’aurais presque trouvé ça joli si le fond de mon sac ne suintait pas de lessive.  Bref, j’arrive tant bien que mal à la laverie, je charge ma lessive et pendant que mes soutien-gorges se la jouent danseuses du Moulin Rouge, je file au Super U d’à côté en quête de serpillière…et d’un goûter. J’ai bien trouvé un goûter, mais pas de serpillière. Encore une fois : vendriez-vous de la drogue par hasard ???!!!! m’écriais-je en plein milieu du rayon devant le regard mi-contrit mi-appelez les flics des autres clients. En tout et pour tout, ils ne vendaient que des serpillières à franges. Et si Lidl m’a bien appris une chose c’est que les gens sont méchants c’est toujours ta faute le client est roi ta vie vaut moins qu’une auto-laveuse il ne faut pas compter sur les mecs juste parce qu’ils ont été engagés parce qu’ils ont des gros bras démerde toi tout seul et vite où sont les oeufs les serpillière à frange, c’est le mal et ça n’éponge absolument rien. Ce qui est juste l’enfer sur Terre quand tu dois éponger ce qui a été renversé. Ce qui arrive relativement régulièrement quand tu es maladroit. Du coup c’était un peu le désespoir dans mon coeur à ce moment-là. J’ai dû me rabattre sur des lingettes imbibées, parce que je n’allais pas avoir le temps, ni le courage, d’aller au gros intermarché, et que j’ai pour principe de ne pas faire mes courses le dimanche, donc qu’il allait falloir trouver une solution pour tenir jusque là (oui, après plusieurs saisons, mon principe de ne pas faire de course le dimanche vaut mieux que mon appart puant et collant la lessive liquide. J’ai mes priorités !).

Une fois la machine, le sèche-linge et mon manga terminé, je rate le bus, j’attends le suivant, et rentre. Je vide le contenu du sac sur le lit, parce que c’est parti pour le nettoyage à grandes eaux… Je fous donc le sac dans la douche et commence à éclabousser joyeusement tout l’univers, parce que je ne suis pas douée. Le bac de la douche vire donc au bain moussant… bon d’accord, au pédiluve moussant. L’eau hésite entre le bleu de la lessive et le noir de sept ans de crasse… Magique je vous dis. J’essaie tant bien que mal de rincer le tout, mais c’est un peu compliqué de se rendre de si oui ou non c’est rincé. Mes fringues se retrouvent trempés, ce qui m’oblige à me dire que ça aurait été bien de pouvoir les emmener à la laverie dans la foulée LOLILOL. D’autant qu’une fois que je pense avoir fini, je prends conscience d’une chose : comment je vais faire pour faire sécher le tout ?? Je n’ai plus de balcon, il y a bien une grille entre l’extérieur et ma porte fenêtre, mais elle est placé tout proche pour que je puisse coincer le sac entre les deux. J’ai bien pensé au sèche-cheveux, mais un de mes anciens colocs a fait cramer le mien il y a trois ans (il a aussi fait sauter les plombs avec, ce qui lui a valu de manquer de se faire électrocuter. Il a donc unilatéralement pris la décision de le jeter. Ce garçon était quelque peu rancunier je pense), et puis bon, j’avais autre chose à faire que faire sécher un sac avec un sèche-cheveux (genre écrire un article dans lequel je raconte comment je n’ai pas fait sécher mon sac avec un sèche-cheveux). Je décide donc de laisser sécher la bête dans la douche pour la nuit…

Quand je constate l’étendue des dégâts (« Je peux avoir un pinceau »)

Et là vous êtes en train de vous dire « mais bordel, cette histoire de lessive n’a-t-elle donc pas de fin ? » (parce que vous aussi vous vous parlez à vous même dans un langage soutenu, ou presque, je n’en doute point), ce à quoi je répondrais « I KNOW RIGHT ?! », car nous sommes maintenant dimanche et cette histoire n’est toujours pas finie ! (et maintenant vous comprenez pourquoi vous n’avez eu le droit qu’à une autre anecdote en dehors de celle-ci)(pour cette raison et aussi parce que je voulais pouvoir m’écrier « vendriez-vous de la drogue par hasard » tout du long)

En effet, ce matin, j’ai voulu, comme toutes les semaines, laver mes cheveux. Un truc de fifou je vous jure. Il a donc fallu virer le sac humide de ma douche et trouver où le stocker. J’ai finalement décidé de sacrifier un tapis de bain et de laisser le sac sécher dessus (heureusement pour moi, ma mère m’en a refilé plein dont elle ne voulait plus), ce qui m’a permis de constater qu’il était encore imprégné de lessive… Mais il faudra que ça attende… parce que je m’apprête à découvrir qu’avec tout ça, j’ai bouché ma douche. Je rince un peu le bac qui est plein de saloperie, et qui met une plombe dix à se vider. Bien sûr, j’aurais pu décider d’être plus maligne et d’aller laver mes cheveux dans l’évier de la cuisine (parce que tu peux déjà à peine te laver les mains dans le lavabo de la salle de bain alors tes cheveux… à moins qu’ils soient sur tes mains je ne vois pas comment tu peux t’en sortir). Sauf que je n’avais pas encore fait la vaisselle. Depuis trois jours. Alors vous allez me dire « bah suffisait de la faire avant non ? », ce qui implique que clairement vous n’avez jamais vécu avec un bordélique. Parce que pourquoi faire la vaisselle à 12h15, alors que j’allais manger après, et donc que j’allais devoir ENCORE faire la vaisselle ? Autant attendre après manger et tout faire d’un coup. C’est logique. Donc j’ai éliminé cette option. Ce qui n’était pas raisonnable, mais tel un film d’horreur mal écrit, nous conduit au rebondissement suivant, et croyez moi, l’image vaut le détour.

Je tente quand même de prendre ma douche et de laver mes cheveux. Mais après le premier rinçage, j’ai de l’eau jusqu’aux chevilles et elle ne semble pas vraiment décidée à se vider. Comme je commence à me peler le jonc et que j’ai encore un deuxième lavage à faire, je décide de me draper dans une serviette, laissant ma dignité aux vestiaires vu ce que je m’apprêtais à faire. Et je file récupérer une bouteille de lait vide pour écoper le contenu du bac dans les toilettes. VOILÀ. Je vous laisse imaginer : me voilà assise à côté de la douche à vider l’eau du bac qui continue de faire remonter et de la lessive et la crasse de mon sac dans les toilettes en étant drapée dans une serviette et en maugréant parce que j’ai froid et que j’arrête pas de me cogner dans tous les murs à disposition (pourquoi est-ce qu’il faut toujours qu’ils mettent autant de murs partout ?). Et c’est à ce moment-là que je me dis « bordel, il va encore falloir rerincer le sac en plus… »

Quand je fais le bilan du week-end. (« On dit qu’on apprend de ses erreurs. C’est pour ça que je fais autant d’erreurs que possible, comme ça je serai bientôt un génie ! »

Du coup, demain il va falloir que je trouve le temps d’aller à acheter du produit pour déboucher la douche.
Et une (vraie) serpillière.
Et du lait.

Un Wall of Death à vous !
On se retrouve bientôt pour de la fiction (j’espère !), et en attendant sur les habituels  Facebook et twitter

Les aventures de Rambo : La musique adoucit les moeurs

J’ai omis de vous parler de mon nouveau colocataire : Rambo.

La classe, la délicatesse, l’élégance, bref, Rambo.

Rambo vit ici depuis le 7 mars, depuis la première de À l’heure où blanchissent nos rêves. C’est L, ma merveilleuse régisseuse qui nous a présenté à cette occasion. C’est grâce à elle que Rambo a pu retrouver goût à la vie. En effet, avant, Rambo ne se sentait pas très bien dans ses baskets. Écrasé par des frères et soeurs bien trop nombreux, elle ne pouvait pas prendre son envol. L. lui a donc offert ce très joli pot personnalité, et c’est à partir de ce moment qu’elle put à nouveau voir la vie en rose. Rambo est une petite plante que l’on nomme misère. En théorie, elle doit pouvoir survivre à tous les pires traitements. Mais cette perspective ne l’enchantait guère. Il fallait donc qu’elle s’endurcisse. C’est alors que L. pensa à moi. Ainsi, elle l’envoya donc en stage intensif de renforcement chez moi.

Grand bien lui en a pris ! Car Rambo a pris du poil de la bête, et pas qu’un peu. Ses frères et soeurs sont morts les uns après les autres. Le premier disparut dans la nuit sans que l’on ne puisse plus jamais retrouver sa trace. S’est-il enfui vers de meilleurs cieux ? S’est-il jeté dans la Vilaine comme la mode semble l’exiger ? Nul ne le sait… Le second est mort de maladie. Il eût à peine le temps d’agoniser. Le mal le prit et l’emporta à une vitesse folle. Le troisième se meurt d’alcoolisme à petit feu tandis qu’un quatrième est mort de froid. Mais Rambo, elle, était toujours là, fièrement dressée sur les rebords de sa petite canette de coca. Tous furent surpris de la voir s’élever ainsi vers le ciel. Et pourtant… elle grandissait, de nouvelles feuilles apparaissaient, bientôt une deuxième branche. Un jour même, naquit Sven, son premier fils. Nul n’y crut.

C’est alors que le drame survint. L’inondation du 24 mars fut terrible. Elle frappa la canette de plein fouet. Si Rambo était déjà suffisamment forte pour y survivre, Sven était encore bien trop jeune. Il fut emporté sans avoir seulement eut la possibilité de résister. Brisé en deux dans son élan, sa jeunesse n’aura été qu’une promesse non tenue, telle une bande d’annonce de film français. Rambo ne laissa rien paraître, mais elle en fut fortement blessée. Aussitôt, elle reprit sa croissance de plus belle, y laissant toute son énergie. Une troisième branche, une quatrième, et bientôt une cinquième… D’aucun commencèrent à dire que Rambo se droguait : cocaïne, amphétamine… les mauvaises langues avaient toujours quelque chose à dire. S’ils avaient eu une once de coeur, ils auraient su que c’était les cendres de Sven qui poussaient sa mère à toujours grandir. Ils auraient su aussi l’incroyable pouvoir de la musique. Car voilà, Rambo s’était découvert une passion pour le Pagan Metal.

Rambo, en train de kiffer la vibe, son petit poing fièrement dressé dans l’air au rythme de la musique.

Et c’est là que ma vie se complique. Car voyez vous, si quand je suis là, Rambo peut écouter tout son soul de musique à grand renfort de double grosse caisse et de gentils monsieurs barbus qui font « bwrawrawra » (transcription non fidèle), en mon absence, c’est une autre chanson… En effet, les goûts musicaux de mes colocataires sont plutôt tournés vers…. la variété de radio… l’électro de rave party… et pire que tout, le reggae. Tout ceci est déjà humainement difficilement supportable, mais pour Rambo… L’autre jour, elle m’exprimait son désir d’une opération chirurgicale afin de devenir une plante carnivore. Ainsi, elle pourrait ramper jusqu’à leur chambre et dévorer les hauts-parleurs de ces malotrus, voire, carrément dévorer les malotrus en question. Comprenez qu’elle n’est pas du genre à faire les choses à moitié, sur ce point, nous nous comprenons parfaitement. Et même si l’idée me paraissait pleine de charme, je voyais mal quel alibi je pourrai donner aux flics devant les corps à moitié digérés de mes colocs par ma plante. Est-ce qu’on euthanasie une plante si elle a mordu quelqu’un ? Puis-je être tenue pour responsable ? J’ai donc tenté de raisonner Rambo, en lui disant qu’il fallait qu’elle accepte son corps tel qu’il était, que cela ne pourrait que lui être bénéfique, et que nous trouverions bien une façon de surmonter les goûts musicaux de nos colocataires. C’est alors qu’elle me répondit :

« Vas y fais péter les watts biatch ! Suis pas un PD de dreadeux moi ! MOTHERFUCKER »

Je pense qu’il va falloir que je pense sérieusement à mettre un contrôle parental sur mon ordinateur. Le langage de Rambo est d’une grossièreté, je ne sais pas où elle apprend tout ça. Surtout que bon, ça fait un peu wesh wesh sur les bords, pour une plante carnivore metalleuse, c’est un drôle de cocktail. Toujours est-il que je crains pour la vie de mes colocataires. J’ai gravement échoué dans mon rôle de médiateur. Espérons que mes découvertes musicales de ces derniers jours suffiront à calmer la bête !

En attendant, petite séance de photosynthèse…

Avec un titre ça marchera mieux.

Parce que mon mémoire avance (difficilement mais quand même)
Parce qu’il faut que je me trouve un cosplay Albator pour un mariage (j’aime mes amis)
Parce que je suis en train de me demander où et comment je vais pouvoir apprendre l’islandais
Parce que mes dents me font chier
Parce que je suis mauvaise langue et que je vais peut-être réussir à décrocher un entretien avec l’auteur suédois de mon corpus (alors que deux auteurs français restent toujours introuvables…)(paye ta logique)

Parce que ça faisait longtemps que je ne vous avais pas raconté ma coloc !

Mais qui ! Le saurons-nous jamais un jour ?

L’autre jour, j’ai eu une révélation… On m’a toujours dit que les filles c’était des pétasses qui mettaient des heures dans le salle de bain. Je n’ai jamais bien compris cette affirmation, vu qu’en 10 minutes top chrono j’ai fait ce que j’avais à faire. Sérieusement, mettre un réveil avec une demi-heure d’avance pour se maquiller / se coiffer ? Quelle hérésie ! Un coup de brosse, un coup d’anti-cernes et mascara, brosse à dents (l’astuce consiste à ne pas confondre les trois brosses incriminés, un coup à a se retrouver avec du dentifrice dans les cheveux, du mascara plein les dents et les yeux crevés)(un code couleur peut s’avérer salutaire) et TADA (j’ai jamais dit que le TADA de 10 minutes pouvait rivaliser de classitude dégoulinant le sexe à 3km avec la demi-heure de préparation, mais à un moment faut savoir ce qu’on veut : avoir l’air d’avoir du sexe à volonté, ou avoir du temps et une vie pour en avoir)(ouai, les raisonnements manichéens c’est ce qui me manque le plus dans mon mémoire, j’en ai marre des choix à 150 options, alors je me lâche, je grossis le trait à BALLE)(et je mets des parenthèses partout parce que ça non plus j’ai pas le droit)(mon dieu mais cet article va être tellement infernal à suivre pour vous je vous plaindrai presque tiens !). Mais mon frère a toujours démenti cette affirmation. Là où je prenais 10 minutes, il en prenait déjà 20. Et depuis deux ans que la grande loterie m’attribue à chaque fois trois colocataires de sexe masculin, j’ai bien envie de vous dire que les plus grosses pétasses de cet univers pissent debout. Qu’on se le dise et qu’on le crie sur les toits… L’année dernière c’était déjà compliqué, mais avec nos horaires coïncidaient à peu près ce qui évitait trop d’embrouille. Il y avait juste que tu ne voulais pas passer après A. dans la salle de bain. Ou en tout cas pas sans une bouteille d’oxygène. Mais ça, je vous ai sans doute déjà raconté. F. prenait sur lui de se lever plus tôt pour laver ses cheveux quand ils savaient qu’on était TOUS débout à 7h pour aller en cours à 8h.

Mais cette année… Et bah c’est la grosse zone. D’autant que je passe un peu la trappe dans les calculs de fréquentation de la salle de bain. N’ayant que trois heures de cours par semaine, mes colocs tendent à croire que je ne fais rien de mes journées (s’ils savaient…). Du coup, je suis loin de passer en priorité. Je veux bien leur accorder que dans les faits, je planifie le moins de choses possibles le matin. En grande partie parce que le matin, je ne sers absolument à rien (il y a un moment il faut avoir conscience de ses limites, demandez moi de veiller jusqu’à 3h du mat, pas de soucis, mais être opérationnelle à 8h relève du parcours du combattant), et que quitte à ne pas avoir d’horaires, autant m’épargner de mettre un réveil quand ce n’est pas nécessaire. Sauf que… dans la vraie vie, le monde commence à fonctionner vers 9h. Genre, la préfecture (à laquelle je dois retourner pour la troisième fois prochainement), les élèves à qui je fais cours, mes potes de BU particulièrement motivés et que je me décide à rejoindre en avance parce que je ne pourrai pas l’après-midi. Et bien ces matins-là, je suis bien emmerdée. Le but du jeu consiste à épier à ma porte pour savoir QUAND la salle de bain est enfin disponible et passer entre mes colocs. À chaque fois je me dis que c’est pas possible, les mecs ils se lavent avec une mini brosse à récupérer, c’est pas possible. En temps normal, je prends sur moi, prépare toutes mes affaires pour partir et fonce dans la salle de bain à peine la porte ouverte pour essayer de camoufler ma nature de zombi – vampirique le plus vite possible avant de repartir en courant vers le métro. Mais l’autre jour, Cl traînait vraiment trop. Mais vraiment. À tel point qu’il me restait 3 minutes. J’ai donc fini par frapper pour lui demander d’accélérer le processus parce qu’il était un peu en train de me foutre dans la merde… Le brave garçon obtempère sans discuter, et quelques secondes plus tard, sort enroulé dans sa serviette, un tas de fringues dans les mains « désolé je lavais mon linge en même temps ». J’ai bien dû bloquer quelques secondes comme une andouille… Je veux bien, tu laves ton linge à la main en attendant de pouvoir rentrer chez maman pour qu’elle lave le reste, mais… en même temps que ta douche ?? Bon ceci dit, ça économise de l’eau (et encore..), mais enfin.. Au moins voici un mystère de résolu…

Quand j’essaie de comprendre comment mon appart a pu finir dans cet état…

Un autre drame s’est produit il n’y a pas si longtemps… Il ne devait rester que Cl et moi pour le week-end. Je rentre le vendredi vers 18h et entend de la musique dans la chambre de C, voisine de la mienne. Je suis un peu surprise vu que quand il rentre il part plus tôt dans l’après-midi, mais bon, un covoit ça se trouve à toutes les heures… Et puis, le temps passe, et je commence à comprendre toute l’horreur de la situation. C est bel est bien parti. La chanson est en mode repeat. Elle fait 4 minutes. C ne va pas revenir avant au minimum dimanche soir. Il est 20h, et je meurs d’envie d’aller emprunter une hache à un voisin pour tourner un remake de Shining dans mon appart. Cl commence à paniquer aussi puisqu’il est de l’autre côté de la chambre en question. Ha oui, j’ai oublié de vous préciser, la porte de la chambre était bien entendu fermée à clé. Donc à part regarder la porte depuis le couloir avec des airs désespérés, on ne pouvait absolument rien faire. À part prier pour qu’il ne s’agisse pas d’un lecteur CD, mais d’un ordinateur ou d’un mp3, bref, un truc sous batterie qui finirait par s’épuiser tout seul, et de préférence avant que nous-même ne soyons totalement épuisés. Je commence à planifier mon week-end, autant hors de l’appartement que possible parce que vraiment, ça rend dingue. Mais complètement. Nos prières ont fini par être exaucées vers 22h, ce qui sauva notre santé mentale. On s’est demandé longtemps comment C avait pu partir, fermer sa porte à clé, sans se rendre compte que la musique tournait encore… « Bah, c’est C tu sais, il est toujours dans la lune tu sais bien ! » Ouai je sais, mais quand même ! Alors une fois C revenu (le mardi ! putain heureusement que la batterie est morte !), il a fallu que je m’enquerrisse de la raison d’un tel oubli. « HEIN ? Mais, c’était éteint et tout quand je suis parti ! Ça a dû s’allumer tout seul… » Donc maintenant, les ordinateurs de cet appartement sont hantés… (excusez moi je reviens, il faut que j’envoie mon mémoire à différents endroits stratégiques du globe) nous voilà bien…

Mon job d’été.

Comme vous le savez peut-être, toutes nos habitations sont sensées être dotées de détecteur de fumée. Genre, depuis début mars votre assurance peut refuser de vous assurer si votre logement prend feu. Dans le cadre d’une location, c’est au propriétaire de se taper les frais d’installation. Courant janvier, alors même que j’appelais ma proprio pour obtenir une quittance de loyer afin de justifier ma domiciliation (douce blague), elle m’informait qu’elle avait pris contact avec une entreprise chargée d’installer les bestioles. Entreprise à qui elle a transmis mon numéro (comme d’hab…), et qui devrait prochainement venir installer le bouzier. Je n’ai reçu la dite lettre que mi-mars… Donc concrètement, on était déjà dans l’illégalité (je vis ma vie dangereusement moi messieurs dames)(même que j’ai volé un stylo à la fnac. Il était tout seul au milieu des ipads, j’ai eu peur pour lui. C’était de la légitime défense…). Le rendez-vous est fixé au 30 mars. L’intervention devrait durer entre 5 et 10 minutes, j’allais pour me réjouir de la rapidité de la chose avant de constater l’heure du rendez-vous : « entre 8h et 12h ». Donc, pour une opération de 5 minutes, je me suis retrouvée à bloquer 4 heures de ma vie. Normal. Je grogne, surtout que c’est pour ma gueule vu que tout le monde a cours, ou bien tout simplement n’est pas revenu de chez papa-maman (toute façon avoir des parents c’est tellement has been quoi)(oui je lis Le meilleur des mondes dans le métro, ça ne me réussit pas je crois)(lire de la SF ne me réussit pas en règle générale). Je finis par décider de mettre le réveil à 8h vu qu’il y a assez peu de chance que le mec se pointe dès 8h. Grand bien m’en a pris… Je me traîne comme je peux hors de mon lit, quand D. m’appelle pour que je lui transmette les clés de la salle de répétition que je me traîne depuis 4 jours alors que d’habitude je les transmets dès le lendemain. On s’arrange, et vers 10h je descend en coup de vent sur les marches pour lui transmettre les clés, dire bonjour, prendre des nouvelles de sa représentation bordelaise. Je croise au passage un mec qui se galère avec son escabeau et l’interphone. Alors on dit bonjour, oui oui je viens bien installer les détecteurs de fumée, je peux installer le vôtre direct, mais c’est cool comme ça je vais pouvoir retourner à ma vie direct, ah bah non en fait j’ai pas votre nom dans mon truc. Donc je récapitule : on nous a annoncé un rendez-vous à partir de 8h alors que le mec en question n’a pas eu un orteil dans l’immeuble avant 10h, et qu’en plus, c’était pas le bon mec. Mais tuez moi… Je remonte donc sur mon ordi, je force mon cerveau à bien vouloir travailler sur mon entretien du lendemain (le lendemain qui depuis hier est devenu aujourd’hui)(suivez un peu). Quand à 11h, coup de téléphone « bonjour c’est la cham » WAS ? Je pige rien, c’est quoi ce nom, je suis sensée comprendre ? Vous aurez compris que je suis juste un putain de boulet et que la CHAM c’est la société chargée d’installer le bordel. J’indique donc qu’on est au 6ème. Le mec rappelle 10 minutes après pour me dire qu’il trouve pas l’appart… (pourquoi je suis systématiquement maudite ? Quel que soit le corps de métier c’est toujours la même histoire, je devrais mettre des flèches avec des ballons)(mais ça m’obligerait à voir d’autres humains, et ça, je ne suis pas sûre de pouvoir vivre avec) Ce qui a pris le plus de temps dans l’installation, ça a été de sortir les feuilles à envoyer à nos assureurs respectifs. Alors je vous le donne en mille : l’installation consister à…. [roulement de tambour]….[ce dispositif a pour objectif de sauver des vies donc vous vous attendez sans doute à un truc qui déchire sa race]….. [je sens votre impatience]… [claquement de cymbales]… coller le bouzin au plafond et appuyer sur le bouton on ! Voilà. Ça valait le coup hein ? Non parce que mes parents, qui sont un peu cons sur les bords, mais ça c’est parce qu’ils vivent à la campagne (ma maman lit ce site régulièrement alors je vais sans doute mourir), et bien ils l’ont acheté le bouzin, et ils l’ont collé eux-même. Ce qui est suicidaire, parce qu’un geste d’une telle technicité, moi je dis que ça valait bien le coup de se faire chier à bloquer toute ma matinée pour un rendez-vous planifié depuis trois mois…La parano sécurité, ça n’a pas de prix.

C’est déjà la fin de ce court article de défoulage ! La moitié de ma vie se déroulant en ce moment à la BU ou sur mon ordinateur, je n’ai pas beaucoup d’anecdotes en stock (et il faut dire que j’ai des colocs plus sages que l’année dernière)(on ne peut pas tout avoir : une vie plus agréable, des anecdotes pour faire des articles). Je vous dirai juste qu’après plus d’un mois à attendre des nouvelles du concours de l’École du Nord, ils nous ont enfin envoyé un mail pour nous dire qu’ils avaient reçu nos dossiers et qu’ils étaient à ce moment-même en train de les lire. On est content de le savoir (siiiiii). La réponse arrivera prochainement. Comme disait je ne sais plus qui sur twitter « nous avons bien reçu votre dossier et ne tarderons pas à vous faire savoir que vous pouvez aller vous faire enculer ». Mais le frangin m’attend déjà avec vodka, 25 kilos de patate et à peu près autant de lard et de fromage à mettre sur le tout…Non vraiment, je me sens soutenue !

La dynamique des plaques, dans ta gueule.

Hola amis Termite ! (oui je m’internationalise, si ça c’est pas la top classe) Cette année encore, je n’ai point changé d’appartement. Trois ans dans le même logement ! Si ça c’est pas du luxe… aujourd’hui j’ai rangé mon bureau pour la première fois en trois ans et c’est la première fois qu’on le voit depuis mon emménagement…Pour fêter ça, il me faut vous raconter mes nouveaux colocataires…

Quand tu arrives dans ton appart et que tu te demandes ce que tu as gagné à la loterie des colocataires

Je suis une fois encore la seule représentante de la gente féminine. Nous appellerons mes colocataires : Simplet, Dormeur et Speedy parce que y en a deux qui ont le même prénom donc même avec des initiales je ne m’en sortirai jamais. (et si ça peut vous consoler, je suis Grincheux) Simplet et Dormeur sont potes, ils se connaissent du lycée et sont tous les deux en première année de fac de musico. Speedy quant à lui est en école de commerce. Speedy est le premier à être arrivé puisqu’il reprenait fin août là où nous reprenions tous mi-septembre. D’autant que comme vous l’avez peut-être deviné, moi je jouais à me transformer en courant d’air dès ce moment-là. (un jeu compliqué, mais je suis de plus en plus douée !) Et le premier contact a été… euh… Et bien, le premier contact a été raté puisque je me réveillais juste. J’ai entendu le bonjour dans le couloir, j’ai tourné la tête pour voir l’origine de la voix et constater la présence de deux individus que je ne connaissais pas dans l’entrée. J’ai arraché un bonjour à ma voix, ils se sont présenté et je n’ai bien sûr retenu ni le visage ni le nom parce que mon cerveau n’était pas encore branché. Heureusement pour moi, étant la seule fille, ils savaient déjà comment je m’appelais, ce qui m’épargnait le risque de me ridiculiser en ne me rappelant même pas quel était mon nom. Heureusement pour moi, l’occasion de discuter avec chacun allait finir par se présenter !

Speedy : T’es là depuis quand ?
moi : Là ça va être ma troisième année dans cet appart.
Speedy : Ah ouai. T’es une grande sentimentale en fait..
moi : Plutôt une grosse feignasse, la flemme de déménager à chaque fois alors que je suis bien là.

Simplet : Tu t’en tires pour combien de bouffe par semaine ?

moi : Une vingtaine d’euros en moyenne.
Simplet : Ah bah je suis bon alors ! J’ai fait les courses vendredi, j’en ai eu pour 18€, et là c’est mon dernier repas. J’ai bien calculé.
moi : Mec on est mardi
Simplet : Ah oui. Je ferai mieux la prochaine fois !

Non vraiment, quand il s’agit de sauver les apparences, je gère…
Ceci dit, contrairement à l’année dernière, je trouve qu’il y a une meilleure ambiance dans l’appart. Je m’entends bien avec tout le monde ce qui est plutôt appréciable. Speedy est déjà endetté sur dix ans, l’école de commerce à 8000€ l’année, ça fait un peu mal. Simplet et Dormeur sont en train de tomber tête la première dans les pièges de la fac. En fait, comme je continue de jouer les courants d’air, tout comme Speedy, c’est un peu compliqué de se croiser parfois. Mais ce n’est pas ça que vous voulez entendre non ? Vous voulez des histoires de poubelles renversées sur des lits, des moments où je menace les gens à 1h du matin avec ma gueule de toxico et un tournevis… C’est ça que vous voulez chers Termites ? Et bien maintenant que le décor est planté…

Apprendre à se connaître et surtout, à reconnaître les signes…

La première chose essentielle à faire dans une colocation, c’est d’expliciter à haute et intelligible voix le système régissant le ménage de l’appartement. Vous pouvez en croire mon expérience amis Termite… de la vaisselle qui traîne aura, à la longue, plus de chances de pourrir l’ambiance que des désaccords politiques ou religieux. Se retrouver à argumenter sur la nécessité d’aider les sans-papiers avec un partisan FN pourra toujours se résoudre d’un « VA TE FAIRE FOUTRE CONNARD » suivi d’un silence forcé partagé par les deux partis, alors qu’il faudra bien que quelqu’un lave cette putain de casserole pleine de bolognaise séchée depuis une semaine.

Nous nous réunissons donc et sous l’impulsion de Speedy, nous optons pour un système « chacun sa semaine ». Je précise toutefois que ça n’implique pas de fermer les yeux et laisser la merde s’accumuler. La poubelle doit être descendue une fois pleine, que ça soit sa semaine ou non, et quand on renverse un truc sur la gazinière, on nettoie. Tout le monde est d’accord. Speedy prend donc la première semaine et je prends la suivante. Il m’aura donc fallu deux semaines avant de m’énerver passablement sur mes colocs et jouer les donneuses de leçon. Pourquoi cela ? Comme presque toutes mes semaines depuis septembre, cette semaine où j’étais de ménage était fort remplie. D’habitude, il me faut trente minutes pour faire l’ensemble des parties communes, quarante grand max (merci lidl, merci macdo de m’avoir fait nettoyer des magasins entiers dans un temps ridiculement restreint). Là, il m’a fallu une heure, juste pour la cuisine. J’ai dû entièrement la passer à la javel puisque cela faisait deux semaines qu’on avait des moucherons et que personne ne semblait se soucier de savoir d’où ils venaient. Il y avait du café plein la table (à l’état liquide séché comme à l’état de grain), des pâtes et du riz ainsi que de la sauce sur le plan de travail, la vaisselle non rangée, des trucs cramés plein la gazinière, des trucs collés par terre… Ca m’a un peu énervée de passer mon dimanche matin à ça. Ajoutez à cela qu’en deux semaines j’avais déjà descendu les poubelles trois fois alors que nous sommes quatre dans l’appartement… Je n’avais pas franchement envie de distribuer des bons points. J’ai donc signalé que c’était plus qu’abusé et qu’il était hors de question que je refasse un tour de ménage de la sorte, à bon entendeur.

Mon gros problème à l’heure actuelle, c’est que je n’ai PAS envie d’être la chieuse de service. Ca bouffe de l’énergie et franchement quand je rentre chez moi j’ai envie de faire autre chose que râler (sisi je vous jure) (comment ça vu le contenu du site c’est pas crédible ? Bande de malotrus). Du coup, je me suis retrouvée à apprendre à vivre avec des trucs pas forcément agréable : les cadavres de bière qui vont s’emmener tout seuls à la benne j’imagine, un abruti qui doit prend sa douche la porte ouverte vu que ma serviette semble avoir servi de serpillière à chaque fois que j’y vais, le café sur la table (sérieux quoi les buveurs de café sont bons à enfermer !)(toujours avoir le sens de la mesure) ainsi que les trucs cramés sur la gazinière qui vont eux aussi se jeter dans la poubelle tout seul (qui se descendra toute seule elle aussi). Je vis dans un appart peuplé d’êtres et de choses extrêmement autonomes. C’est dingue ça !

Quand tu vis avec des bisounours et qu’il faut leur expliquer que le Père Noël n’existe pas

Histoire de couronner le tout… la maman de Simplet est venue passer trois jours, histoire de profiter de Rennes et de ramener son fils à la mère patrie pour les vacances. Nous nous croisons et nous conversons (car nous sommes des gens comme ça, nous conversons, et non pas « on tape le bout de gras »). Tout se passe bien jusqu’au moment où elle annonce devant son fils « Non mais c’est bien qu’il y ait une fille dans l’appartement pour les booster à faire le ménage. »  … KEUWA ? Passer deux mois à faire en sorte qu’un minimum d’hygiène soit maintenu dans l’appart tout en faisant en sorte de n’être ni la bonniche ni la chieuse de service, et au moment où je pensais m’en tirer pas trop mal, voilà que la mère de l’un m’octroie officiellement le rôle de La Chieuse. Et tu as beau savoir qu’elle n’exprime là rien de méchant… bah ça fait deux semaines que tu dépasses pas les trois heures par nuit, que tu cours partout, que tu rentres chez toi pour manger, dormir (l’un comme l’autre étant une vaste imposture) et constater l’état de ton appart et de ton hypothétique futur retour de caution. Alors du coup… je n’ai pas eu le temps de tourner ma langue sept fois dans ma bouche pour trouver une formulation plus acceptable socialement parlant que je m’entendais déjà cracher un truc du genre « Ouai enfin le rôle de la chieuse non merci. Je suis pas leur mère, je suis pas là pour ramasser leur merde. » Awkward silence. « Non c’est vrai vous avez raison, c’est pas agréable. Il faut qu’ils fassent leur part aussi. Mais ça va, Simplet fait bien sa part ? _Tout est relatif. Comme vous pouvez le constater j’ai un tas d’ordures qui traîne là, apparemment il va se descendre tout seul. »
Ah oui ! Le tas d’ordure ! J’ai oublié de vous raconter… On recycle (ouaaai). J’avais mis à disposition un sac cabas qu’il suffisait de vider régulièrement. L’un d’eux, en le descendant, a eu la flemme de le remonter et l’a donc jeté avec. Bien entendu, sans penser une seconde à lui trouver un remplaçant. Comme je commençais à en avoir de trouver des solutions (surtout que bon…), j’avais laissé faire en considérant que c’était pas mon problème et que tour de ménage ou pas je ne descendrai pas un tas d’ordures comme ça. Y a des limites.
Revenons à nos mamans… Simplet entre donc en jeu et s’incruste dans la conversation « Ouai mais la poubelle c’est chacun son tour de ménage » HAHAHAHA « Bah non Simplet, on s’est tous mis d’accord sur le fait que ça n’entrait pas dans le tour de ménage. C’est plein, t’as 5 minutes, tu prends le temps de vider. Point final » Et sa maman de lui faire trouver un sac pour le recyclage et de lui faire descendre les poubelles. Namé. Quand je suis rentrée le soir, ou le lendemain, maman avait dû faire le ménage vu que la cuisine brillait… alors que c’était ma semaine de ménage. Si j’apprécie l’attention, ce n’est pas comme ça que son fils va apprendre à se sortir les doigts.

Et dans la série « Let’s save the world »… je suis devenue plombière.
L’autre jour, j’ouvre le placard sous l’évier de la cuisine pour récupérer je ne sais plus quoi, de la javel sans doute, à moins que ça ne soit mes millions endormis… et qu’est-ce que j’y découvre ? Une belle flaque. (ouai je sais, trop de suspens, vous ne vous y attendiez pas du tout. Life’s amazing) Fichtre, m’écriai-je alors au milieu de ma cuisine. Mais d’où cette eau peut-elle donc provenir ? Sherlock Holmes n’étant pas disponible pour résoudre pareil mystère, je m’en vais voir de plus près de quoi il retourne. Le truc c’est qu’il fait noir, que je n’ai pas de lampe de poche autre que mon portable et que je n’y vois que couic. J’éponge l’eau et me dit que je verrai le lendemain. Deux de mes colocs ont forcément constaté la fuite puisqu’ils conservent à cet endroit pommes de terre, oignons, échalotes et toute la bande. Il semble qu’avoir l’idée d’éponger ne leur ai pas traversé la tête, alors on ne parlera même pas d’envisager de trouver l’origine de cette eau. Je sais, j’en demande trop. Mon frère proposait bien une solution efficace pour attirer leur attention sur le problème « Tu arraches le lavabo et tu leur maraves la gueule avec en criant Y A UNE FUITE JE PENSE QU’EST-CE T’EN PENSES CHER COLOC ». Mais je venais de remettre du vernis donc la flemme d’arracher un lavabo. Le lendemain, je pars donc à la recherche de la fuite mystère. Je finis par comprendre qu’il ne s’agit pas tant d’une fuite que d’un tuyau desserré. Fichtre. Voilà qu’il me faut des outils ! Ni une ni deux, je fonce chez mon amie aux cheveux ardents afin d’emprunter à ses parents quelques clés pour resserrer mon écrou rebelle. Pour diverses raisons, la réparation est encore ajournée au lendemain. Toujours sans que personne ne se pose la question de la flaque sous l’évier. J’attrape donc ma clé universelle et commence à râler très franchement sur ce foutu tuyau tout en me disant que les nains doivent faire d’excellents plombiers vu qu’ils ont plus facilement accès que nous aux tuyaux rebelles. Alors que je me disais que je tournais dans le vide, je réalise que l’eau coule plus… Après une très forte réflexion, j’en déduis donc qu’il faut tourner dans l’autre sens. Ce qui m’arrange encore moins vu que ça m’oblige à visser avec ma main gauche. Fichtre… (c’est fou le nombre de nuances qu’un fichtre peut exprimer avec une telle facilité) Toujours est-il que je réussis enfin à réparer mon évier et que je saute de joie avec ma clé universelle avant d’aller en demander une au Père-Noël. Comme ça je pourrai réparer tous les tuyaux de la terre, mais quand même surtout ceux de mon appartement, et je pourrai l’emmener partout avec moi et menacer ceux qui me font chier. Un programme qui vend du rêve !

Quand j’abandonne l’idée de dire les choses gentiment.

Et c’est pas tout, mais tant d’aventures ont fini par me donner faim. J’attrape donc mon reste de tarte aux restes et ouvre le micro onde afin de faire chauffer le tout. J’ai failli lâcher mon assiette d’horreur. J’avais jamais vu ça. Même en cité U. C’est vous dire ! Il y avait du moisi dans le micro-onde. Ca a fini de m’énerver. Et le plus drôle dans tout ça, c’est que quand je l’ai signalé à mes colocs, ça a paru normal à tout le monde. Tout au plus c’était un petit désagrément mais bon. Ca n’a frappé personne. Genre personne ne s’est dit « oh bah tiens, peut-être que j’ai un peu déconné ? ». Genre même moi je me le suis dit alors que je nettoie ce truc chaque fois que je renverse le moindre truc dedans ! Mais non. J’ai donc javelisé le micro-onde. Ca faisait longtemps. A ce moment, j’ai compris qu’il faudrait quand même refaire la chieuse. Vous rendez-vous compte ? Cette année, je réussis l’exploit incroyable d’être à la fois l’Homme de la maison ET la Chieuse. Je suis définitivement trop forte.

Mis à part tout ça, on s’entend très bien et je les apprécie tous. Mais le fait d’en avoir deux fraîchement parti de chez papa-maman risque de ne pas être simple à gérer et j’ai pas la gueule d’un coach de vie… Advienne que pourra. Mais je pense que ça sera ma dernière année dans cet appart, voire ma dernière en coloc.


Et c’est ici qu’on se quitte ! Comme toujours, n’hésitez pas à partager si ça vous a plus et à nous raconter vos histoires de colocs, ou de plomberie aussi, on s’échangera nos photos de clés universelles et ça sera cool. Un jour je vous présenterai même mon tournevis. Si vous êtes sage.

Et en bonus, la question que je me pose le plus souvent depuis septembre : « Mais, depuis quand on a une machine à laver ? … ah, ok, c’est la musique de Simplet… ».
En bonus 2 : je n’aimais déjà pas trop Bob Marley, ni le reggae d’ailleurs, mais ça ne va pas en s’arrangeant depuis que Dormeur, qui a la chambre à côté de la mienne, a ça en réveil… Non vraiment…

Tartine de cynisme et déconfiture

Bonjour monde ! Alors que je suis en train de faire des cookies et que je me suis déjà brûlée trois phalanges (m’en fiche j’en ai en rabe), quand bien même seulement 9 cookies sont pour le moment sortis du four, je viens vous donner de mes nouvelles. Car cela fait bien longtemps que je n’ai pas pris le temps de vous conter mes aventures estudiantines ! J’ai une excuse : je n’en avais juste pas le temps. Et aucun des quelques fragments dont j’ai noirci mes carnets, mes brouillons, mes textes de théâtre et autres cours ne méritaient de figurer en ces lieux (c’est vous dire le niveau) (et l’état de mes brouillons de mémoire et textes de théâtre) (on pourrait aussi parler de l’état de mes jambes et bras car en manque de papier il faut bien trouver des solutions, mais dans la mesure où je ne dispose pas d’appareil photo pouvant capturer pareil art je vous épargne ma pilosité molletienne).

Ceci était une introduction.

Aujourd’hui, mes transitions vont laisser sérieusement à désirer. Mais je vous aime quand même. Je crois.

Alors par où commencer mon récit ? Et si nous reprenions ces derniers mois de bonheur là où je les avais laissés à savoir… je ne sais plus moi même ! Fichtre. Et bien parlons concours tiens. Parce que c’est toujours un moment fun de l’existence. Je suis sûre que tout ceux qui en ont passé ne pourront que confirmer pareils dires. N’est-ce pas un vrai bonheur que de devoir remuer ciel et terre pour dénicher des papiers dont on avait oublié jusqu’à l’existence ? Plus particulièrement quand les papiers en question se trouve à 300km de là où tu vis présentement et que donc il te faut demander à l’auteure de tes jours, alias ta reum, de bien vouloir s’aventurer dans ton domaine privé, alias l’immense tas de bordel que tu n’as pas rangé depuis trois ans parce que tu n’y passes plus qu’en coup de vent et que tu oses appelé une chambre, afin de découvrir le graal administratif manquant, alias mon bac dans mon cas. (oui bah je l’ai depuis 2007, vus comprendrez que depuis le temps je ne suis plus trop sûre d’où j’ai pu le ranger. D’autant plus que je ne suis plus très sûre de ce que ranger signifie. De mon point de vue : ranger = on peut marcher sans risquer de s’exploser le pied sur quoi que ce soit. Mais ma mère n’est pas d’accord. Cette aventure fut donc l’occasion pour nous de débattre sur cette notion abstraite. Mais je vous épargne les débats, cette parenthèse étant déjà bien trop longue.) C’est donc après m’avoir engueulé virtuellement une bonne quarantaine de fois que ma mère m’annonce qu’elle ne retrouve pas mon bac. Il devrait être dans le dossier « étude / diplôme » mais… non. Fort heureusement on retrouve le relevé de notes (où l’administration a usé beaucoup d’encre pour marquer 12 partout alors que je m’étais donné tant de mal pour faciliter la vie de tout le monde). Mais ce n’est point fini. Ensuite il a fallu trouver mon diplôme de licence… qui n’était pas encore édité à ce moment-là (ils ne le sont que depuis genre deux semaines). Bon d’accord ! Alors il faut retrouver le relevé de notes qui est…. qui est…. qui est… que j’ai oublié dans mon bloc cet été parce que je l’avais rangé là pour pas qu’il traîne sur la table de la cuisine pour pas que les chats mettent leurs pattes dégueulasses (ou leur souris décapitées) dessus. BOOOON ! Alors où est ce bloc ? … Ah mais oui mais c’est bien sûr ! Sous le lit ! bah oui parce que j’avais mis le bloc dans un sac vu que c’était celui que j’utilisais pour donner mes cours d’anglais cet été et un jour j’ai voulu me servir du sac pour autre chose et j’ai pas fait attention au fait que j’avais renversé son contenu sous le lit…. OK
Jusque là je m’en tire pas si mal. Je me rends à la BU, je photocopie je ne sais pas combien de paperasse précédemment nommé. J’imprime ma lettre de motivation… d’ailleurs… à ce propos… il faut que j’arrête vraiment de croire que les idées que j’ai à 3h du mat ont une quelconque validité. Non parce que dans « description de votre travail », j’ai quand même écrit « j’écris au sécateur ». Voilà voilà. Tout va bien.
DOOOOOOOONC. J’imprime CV, lettre de motivation, je file au photomaton faire des photos parce que j’étais persuadée de ne plus avoir de photo d’identité (comprenez : j’avais oublié que je m’étais faite une pochette « papiers importants » avant de revenir sur Rennes, pochette dans laquelle se trouvaient quelques photos d’identité de bonne qualité). Je crois avoir trouvé le photomaton de la mort. Genre le photomaton à faire pâlir Satan. Et je parle au sens propre. Satan se ferait prendre en photo là dedans on aurait l’impression qu’il a la jaunisse, au mieux la varicelle. Alors imaginez moi… C’est même plus des cernes que j’ai ! On dirait que quelqu’un m’a enfoncé les yeux dans leurs orbites avec un marteau. Sans parler de la poussée d’acné que j’avais à ce moment-là (je fais décidément jeune pour mon âge…).
Paperasses > Check
CV / lettre de motivation > Check
Photo d’identité en cas d’invention zombie > Check
Me restait encore à soudoyer quelqu’un à coup de cookies pour relecture de ma pièce. (au passage, chère Oiseau Lyre, tes cookies sont prêts) Une fois la dite pièce imprimée, il me fallait aller faire relier le tout histoire que ça ait quand même une bonne gueule (pour compenser avec la gueule de l’auteur sur ses photos. Suivez un peu). Il me manquait encore un détail : il fallait joindre un CD avec tous les éléments cités précédemment afin que les jurys puissent se passer tout ça tranquille pépère sans rien perdre (ou sans se faire chier à faire des photocopies et à s’organiser). A ce moment-là comment vous dire, mais j’avais un peu les fourches qui commençaient à friser sévère. Je me retrouve donc chez ma bonne amie L., qui non contente de me dépanner d’un CD gravable, m’offre aussi de la bière. A 14h. Beaucoup trop de bière. C’est ainsi que je quitte son appartement à 16h30, passablement éméchée et sans avoir encore pris le temps de préparer ma répétition. Tout va bien, cette année de master est une réussite totale d’un point de vue hygiène de vie et santé mentale.
Je récapitule donc la totale. Je vérifie 15 fois. Je me procure les enveloppes demandées tout bien comme il faut à la poste toute bien comme il faut aussi (même si pour une étrange raison remplie de stagiaire de 3ème). J’achète une grande enveloppe géante à envoi suivi, je la scelle de mon sang, je sacrifie trois poulets roux à cinq pattes (parce que « les metalleux ne peuvent jamais faire dans la simplicité » dixit mon père) et après vingt-trois invocations au grand Satan (lui rappelant qu’il me doit bien ça vu que j’ai passé l’épreuve du photomaton de l’enfer), je lâche le tout dans la boîte aux lettres avant d’appeler Bubulle pour balancer un truc du genre « ET MAINTENANT ON PEUT PANIQUER ????? ». Evidemment comme Bubulle est une très bonne amie et qu’elle m’aime, elle m’a rassurée « t’inquiète, ils sont pas vache, je suis sûre que les enveloppes c’est pour t’envoyer une lettre de refus en kit à monter toi même. » J’ai demandé à Satan de la maudire jusqu’à la 45ème génération (pas tant qu’il me doive ça mais ça le fait bien marrer).

Ceci est une transition subtile répondant à mes envies pyromanes.

Mais revenons de ce pas à mon charmant appartement voulez-vous, car quelques anecdotes croustillantes s’y sont cachées. Quelques unes… Quelques combats de coq entre autres. Quelques traumatismes aussi. Je pense que c’est bon, j’ai fait peur à tout le monde.
Un soir, A. ramène une amie pas très discrète (sa conversation j’entends, pour le reste on verra avec la voisine du dessus, nous reviendrons à ce passionnant sujet plus tard). En effet, je me retrouve à pouvoir suivre la conversation sans soucis à travers le mur (ça rappelle la cité U ça tiens donc). Le truc c’est qu’il est un peu minuit et que j’ai un peu beaucoup envie de dormir quoi. J’essaie de deviner quel type de film ils sont en train de regarder en me basant sur les bruitages et les commentaires, quand je suis soudain pétrifiée d’angoisse : A. vient de déclarer « c’est fou hein, ce film dure trois heures mais c’est pas chiant du tout, il se passe toujours un truc. » Alors… euh… si c’est chiant ! et ce qui va se passer c’est que je vais bientôt te déboîter la tête avec un pied de biche (le fait que je dois dépourvue de pied de biche ne me paraît être un frein suffisant à pareille envie). Sauf que je suis bientôt rattrapée par le sommeil sans prévenir et l’histoire se finit bien pour moi. Sauf qu’il n’en est pas de même pour F., qui partage l’autre mur commun avec A. Du coup, il commence à son tour une guerre du bruit en balançant accidentellement des trucs dans les murs à des heures indues. Hum. Dans le fond ce n’est pas mon problème. Je m’inquiète juste de voir l’ambiance de l’appartement se détériorer à vitesse grand V (j’ai toujours trouvé cette expression débile). Pas que ça me gène des masses, après tout, à ce moment-là, je passe tellement peu de temps dans cet appartement que c’est à se demander pourquoi je paie un loyer. (c’est au moment où je dois me laver les cheveux que je trouve enfin une réponse décente à cette question) L’ironie du sort, c’est que deux jours plus tard, je me retrouve à déjeuner avec F. qui m’explique, après avoir râlé un bon coup sur A., qu’un ami à lui vient ce soir mais que bon ils feront pas de bruit, ça sera de toute façon pas difficile d’en faire moins qu’A. Je hoche la tête, trop occupée à me demander si j’en ai marre des pâtes vu que je mange que ça depuis une semaine à cause du manque de temps et de mon estomac en feu. Sauf que la nuit venue… Je suis réveillée à 1h du mat par deux voix masculines (je ne ferai pas de blagues de mauvais goût là dessus, c’est trop facile, je vaux mieux que ça ! enfin des fois) chantant faux et fort les sirènes du port d’Alexandrie. Bon. J’hésite. Je me dis que ça arrive à tout le monde de se laisser emporter, qu’ils vont s’en rendre compte et que ça va pas durer (et puis surtout je dors à poil, donc me lever ça signifiait m’habiller, et donc me réveiller complètement). Le truc c’est que ça durait toujours une demi-heure après. Et que bon…J’enfile donc un jogging, un sweat, essaie d’ouvrir un oeil (et le bon de préférence mais c’est pas gagné), avant d’aller gentiment frapper chez F., histoire de lui rappeler l’heure… Vu le récit fait le lendemain, ça a fait son petit effet…

Il m’est aussi arrivé un truc étrange dans la salle de bain. Un après-midi que j’allais prendre une douche histoire de laver mes cheveux (oui j’ai des horaires un peu bizarres, faut pas chercher), j’étais tranquillement en train de faire l’hélicoptère avec mon T-shirt (ne me regardez pas comme si vous l’aviez jamais fait, je vous vois de l’autre côté de l’écran, non mais.) quand soudain une ampoule s’est écrasée par terre. Non ceci n’est pas une hyperbole. Il y a bel et bien eu une ampoule pour s’écraser par terre en faisant un putain de barouf au passage. J’ai mis un moment à comprendre ce qui s’est passé. J’ai d’abord pensé que mon t-shirt avait bouffé trop d’épinard et que donc il avait réussi à déloger une ampoule pour la jeter par terre mais la lumière dans la pièce n’avait pas baissé, j’en ai déduis que ce n’était pas ça. Il m’a donc fallu remonter toute une série d’indices très compliqués pour comprendre les faits. Une ampoule usagée avait été abandonnée sur le haut du haut du haut de l’étagère de la salle de bain, mon t-shirt l’aurait alors délogé de sa cachette. Ce qui nous amène à la question suivante : mais quel est le putain de con qui laisse une ampoule là comme ça sur le haut de l’étagère ?? C’est quoi ton putain de problème crétin ! Après avoir réfléchi deux secondes, je décide que j’ai assez perdu de temps comme ça, les bouts de verre attendrons que mes cheveux soient propres. Il faut savoir avoir un sens des priorités dans la vie (ou ne pas avoir envie d’expliquer à ses colocs comment on a fait pour exploser une ampoule par terre. Faut voir)
Pas que j’ai peur du ridicule hein. J’ai très bien assumé ma redécoration à la cire de bougie. Si vous me lisez depuis un moment, ou pas, vous savez que j’aime bien les bougies. La lumière est chouette, les couleurs sont chouettes, les coulures sont chouettes et le feu c’est over mega cool. En bref, la meilleure invention de toute l’histoire de l’humanité. L’autre jour, j’en avait donc une petite d’allumée. Une bleue. Au moment de partir pour ma répétition, je me dis qu’il faut l’éteindre (je veux bien mettre le feu à mon appartement mais si je ne suis pas là pour contempler la flambée je ne vois pas l’intérêt). J’ai donc soufflé dessus (incroyable je sais). Et là, c’est le drame. Dieu seul sait comment, la quasi totalité de la cire s’est retrouvé sur ma gueule et mon bureau. Je ne sais pas si vous imaginez à quel point c’est galère d’enlever de la cire de verres de lunettes sans rayer les dits verres, et alors côté capillaire je ne vous en parle même pas. J’ai dû m’arracher la moitié de la tignasse au passage… Non vraiment. Un chef d’oeuvre. A l’heure où j’écris ces lignes je ne me suis toujours pas attaquée à enlever la cire sur le bureau (elle y est depuis lundi). Une part de moi ne peut pas s’empêcher de trouver ça joli, et comme une autre part de moi a quand même sérieusement la flemme…. bah pour le moment tout le monde est d’accord pour laisser ça en l’état (pour une fois que tout le monde dans cette tête est d’accord c’est limite orgasmique vous trouvez pas ?).

L’avantage quand on ne s’emmerde pas à faire des transitions, c’est que je peux vous mettre des images que je vous garde depuis longtemps sans m’emmerder à faire un lien logique. Et puis cette tortue est mignonne. Je peux avoir une tortue ? Merci monde.

Retournons à l’université maintenant si vous le voulez bien (et de toute façon dans la mesure où vous vous exprimez assez peu je peux très bien considérer que vous le voulez comme ça m’arrange). J’ai donc dernièrement eu le droit à un rendez-vous tout ce qu’il y a de plus merveilleux avec Super S., directrice de mémoire. Un rendez-vous absolument merveilleux qui aura duré… pfoua ! Une heure 30 ! Une heure et trente minutes merveilleuses, surtout si on prend les événements suivants en considération : la veille, je jouais avec un groupe d’atelier, nous avons donc dû fêter ça (si si, nous avons DÛ, c’est un devoir de fêter une représentation) et bon, à 5h du matin je me suis dit que ça servait plus à grand chose de rentrer dormir, j’ai donc fait une nuit blanche avec les quelques irréductibles du groupe restant, avant de rentrer prendre une douche et un petit dej pour aller en cours à 8h. Divers événements indépendants de ma volonté ont fait que je n’ai pas pu mangé le midi, et que je me suis donc présentée à mon rendez-vous à 14h sans avoir dormir de la nuit, et sans avoir mangé depuis 7h30. Autant dire que j’étais fraîche et pimpante comme l’enfer en personne ! (non ne cherche pas lecteur, cette comparaison n’a absolument aucun sens.)(non mais vraiment arrête, tu te fais du mal)(non mais…)(oh pis merde, débrouille toi) Mais l’invraissemblance de ce rendez-vous ne s’arrête pas là. (sinon ça serait encore parfaitement gérable) Ma directrice avait oublié qu’elle devait encadrer les élections étudiantes pour les différents conseils de l’université. Je me suis donc retrouvée coincée entre elle et un autre prof à la table avec tous les noms des étudiants de l’UFR Art Lettres et Communication sur un classeur devant moi (ça fait un paquet de nom à ranger dans un putain de classeur taille XXL). En bref, Super S. a donc tenté de me faire des retours sur mon rendu de premier semestre tout en faisant émarger les gens et en leur expliquant la marche à suivre… jusqu’au moment où constatant qu’elle était pas non plus tellement au fait que ça non plus de la marche à suivre en question, je fus réquisitionnée à mon tour pour expliquer aux petits L1 (et au moins petits L3) le pourquoi du comment de la choucroute. Tout en réprimant une faim de plus en plus déchirante. Tout en réprimant des baillements tout sauf discrets. Tout en essayant d’expliquer en trois phrases aux gens qui passaient comment j’avais pu atterrir dans pareille galère. MULTITACHES ! A 15h45, les batteries de l’ordi de Super S. étant à plat, on décrète que le rendez-vous est fini. Conclusion ? « vous avez de très bonnes idées, mais c’est le gros bordel ». TOUT CA POUR CA ? Autant vous dire que j’ai eu l’impression de me faire avoir. J’aurais bien crié au remboursement si mon estomac ne s’était pas mis à crier qu’il y avait des pâtes bolognaise qui m’attendaient chez moi.

Ceci est une légende pertinente sur cette image subtilement amenée.

D’ailleurs, dans son cours je devais dernièrement présenter mon deuxième exposé… Oui oui mon deuxième. Je me suis un peu beaucoup fait avoir sur ce coup et un concours de circonstance que j’ai la flemme d’expliquer m’a mise dans cet étrange situation. Je me suis donc retrouvée à devoir analyser deux pièces, en sachant que j’ai pas choisi la première vu que ça aurait dû être présenté par quelqu’un d’autre et que Super S. m’a plus ou moins collé l’autre dans les pattes d’office. Cette pièces est franchement cool. Mais c’est ce que j’appelle un Monstre Littéraire… En gros un truc absolument génialement écrit mais quand tu dois démonter la bête… bah ça ne correspond à aucun manuel de médecin sémantique connu. Un jour j’arrêterai de mouiller ma culotte pour des Monstres Littéraire (le jour où j’en serai moins même un sans doute). En gros il a fallu que je la lise deux fois avant de pouvoir commencer à l’analyser, alors que d’habitude, déformation professionnelle oblige, à la première lecture mon cerveau a déjà mis la bête en pièce et proposé des axes d’analyse qu’une seconde lecture ne fait que confirmer. Et bah là… que néni. La bête m’a donné du fil à retordre. Une putain de pelote de laine avec laquelle une dizaine de chatons fous auraient joué. Oui c’est ça, un putain de foutu sac de noeuds. Tu tires sur un fil, et tu tires et tu tires, et tu défaits un noeud et tu te rends compte qu’il y avait trois autres fils dans le noeud, alors tu tires le fil et tu tires et tu tires et tu tombes sur un autre noeud fait de quatre fils et ainsi de suite. Genre j’aurais pu ne jamais ô grand jamais m’arrêter. J’ai vite fini par me rendre compte que pour pondre l’analyse parfaite, il m’aurait fallu : lire la bible, lire la torah, relire toute la mythologie grecque, apprendre l’hébreu. Le tout en une semaine. Inutile de dire que ça faisait un peu short, même pour moi qui ait l’habitude de travailler dans l’urgence. Du coup… j’ai lu les Lamentations de Jérémie en version résumée sur Google. Pauvre de moi. Je veux dire je me retrouve à devoir lire un bout de la bible où y a personne qui baise quoi. Je me suis juste trop fait avoir. (Ne prenez pas ces airs outrés et ouvrez la première bible que vous trouverez, vous pourrez constater par vous même que ça baise à tout va) D’ailleurs au passage : sachez que travailler sur Auschwitz jusqu’à 1h du matin n’est pas top pour le sommeil… Moi je vous dis ça je vous dis rien. Vous viendrez pas vous plaindre quand vous ferez des rêves affreusement chelous.

TATIN (cet article manquait d’effets sonores de la mort qui tue)

Et depuis le temps, j’aurais sans doute encore quelques autres anecdotes à ajouter, mais cet article est déjà bien trop long (3 416 mots au compteur à ce moment de l’article !). Il est donc temps de se quitter ici (qui plus est j’ai des cookies à mettre dans une boîte et un taboulet à mettre au frigo). N’hésitez pas à me conter vos mésaventures et on se retrouve prochainement. J’espère dans moins longtemps… (j’ai quelques brouillons d’article que je n’ai pas encore trouvé le temps de finir entre autres…) Sinon, on se retrouve sur FB ou twitter que je mets à jour plus régulièrement !

Je veux m’en alleeeeeer je veux m’en alleeeer et je veux pas creeeeeever dans cette inhumanitéééééé…

Alala. Quelle semaine de merde. Mais vraiment. Une semaine de merde qui vient ponctuer une année de merde. Je dis ça parce que vraiment cette semaine on a atteint des niveaux de merditude difficilement égalable je ne peux donc qu’espérer que j’arrive au bout de mon mauvais karma, que j’ai usé le karma en question pendant au moins les trois mois qui viennent (je suis méfiante dans mes prédictions) et que peut-être même on pourrait passer à quelque chose d’autre. Genre une période où le moment le plus cool de ma vie ne serait pas le fait que le marchand de cookies m’en a vendu deux pour le prix d’un, ce qui d’un côté est quand même sacrément pitoyable, de l’autre, c’est quand même des putains de cookies motherfucker !

Cette image résume à elle seule ma situation actuelle.

Mais par où commencer pour vous conter mes mésaventures ? Je ne sais pas. Je pourrais vous dire que j’ai difficilement dormi depuis deux semaines tellement l’emploi du temps fut chargé. Rempli à craquer même. Ca donne des trucs sympas. Du genre préparer mon cours d’anglais du mercredi en revenant de ma répétition le lundi. Comme on a fini en retard, il était genre 21h45 quand je suis arrivée chez moi. Le temps de tartiner deux tranches de pain de mie de nutella, d’ouvrir une canette de coca, et me voilà en train de refaire un point de grammaire ultra précis sur le génitif avec exercice correspondant. Je reprépare un ou deux autres exos sur d’autres notions. Le temps de faire tout ça, je finis à minuit. Le temps de regarder un épisode Scrubs histoire de mettre mon cerveau hors d’état de nuire, je file me coucher. Le lendemain, je reçois un message de la mère qui annule la veille pour le lendemain parce que bah sa fille a des devoirs. C’est vrai que c’est bien connu, au lycée on est mis au courant la veille pour le lendemain qu’on a un devoir. Je fus un peu agacée cela va sans dire.

Mais ne nous arrêtons pas sur cette voie ! Attendez un peu ! Parce que nous avons retrouvé Mme Garde-Robe-Unique ! Et ouai. Que voilà un semestre qui s’annonce bien. Si si. Elle a choisi de concentrer tous ses cours du semestre sur deux semaines. Cassandre dans le fond de mon crâne a déclaré que bien sûr elle allait nous demander le rendu pour son cours au bout des deux semaines. Comme je suis très naïve, j’ai donné un grand coup de latte à Cassandre en me disant que quand même, elle allait pas faire ça. Aujourd’hui Cassandre se marre (même si ça fait un bruit bizarre parce qu’il lui manque une ou deux dents). Il faut donc trouver un sujet. On est en groupe. Evidemment je me suis mise avec Dark M. parce que c’est toujours plus fun de bosser avec elle et ses couleurs de cheveux bizarres. Et nous avons été rejointes dans cette entreprise par Miss C., qui, vue qu’elle déteste cette prof pire que tout, ne voulait pas faire ce dossier toute seule. On se retrouve donc à trois. Avec des emplois du temps bien chargés. Et des dispos pas du tout synchrones. TOI AUSSI TIRE TOI UNE BALLE DANS LE PIED ! (et toi aussi écris en caps lock sans utiliser le bouton caps lock parce que c’est plus drôle)(si je t’assure)(mais ne m’écris pas un commentaire en caps lock ça va m’énerver je vais croire que tu me gueules dessus alors que je t’ai rien fait) Surtout qu’il fallait trouver un sujet… Et que bon… j’arrive pas très bien à comprendre ce qu’on attend de nous (bon en même temps c’est le cas depuis que je suis en master donc ça change pas des masses)… genre dans le dossier faut mettre trois pages de définitions, une biblio, un article… ouai c’est ça, un article, pas une synthèse d’article ou un commentaire, non genre tu mets juste l’article. Je bug mais j’arrive définitivement pas à comprendre l’intérêt d’une telle chose. Je dois être un peu conne sur les bords. Puis il nous faut produire une analyse. Entre deux bières, produire une analyse du Roi Lion avec comme hypothèse qu’un tel film était le résultat d’une migration de culture menant à une hybridation culturelle et formelle avec comme base Hamlet nous paraissait une idée géniale. Mais je crains que le monde ne soit pas prêt pour pareille démonstration. A moins que ça ne soit nous qui n’avons pas bu assez bières pour la produire jusqu’au bout. Va savoir. A ce stade-là c’est difficile de faire la différence.

Je n’ai plus de coca. Je devrais revoir mes pronostics sur la tranquillité de la semaine à venir.

Dans la série des plans improbables… mardi soir, nous devions nous rendre à Lorient afin d’assister à un spectacle à analysée pour un cours. Il fallait qu’on s’organise pour covoiturer, ce qui est toujours compliqué quand la proportion de gens qui ont le permis est plus élevée que la proportion de gens qui ont une voiture. Je devais y aller avec L. Entre le lundi et le mardi, les autres squatteurs de la voiture nous avaient lâché, ce qui fait qu’on en avait pour 20€ d’essence chacune. J’attends au point de rendez-vous, sous la pluie. Un quart d’heure de retard. Alors que j’allais l’appeler, coup de fil de L « je suis en panne d’essence… j’attends que mon coloc qui n’a qu’un vélo sans frein et pas de pompe à essence à moins de 10 minutes aillent me chercher de l’essence sous la pluie. » Ca s’annonçait mal. A 18h, L réussit à venir me chercher, et alors qu’on se dirige vers une station essence histoire de faire le plein dignement, le GPS annonce qu’on arrive à 19h30… pour un spectacle commençant à 19h30… sans prendre en compte que L possède une twingo… ni qu’il est 18h et donc l’heure des bouchons… On finit par décider que ça ne vaut pas le coup de se taper quatre de route aller-retour pour se faire refouler et payer un oeil pour rien. On a pas mal hésité, parce que bon… le coup de la panne comme excuse, c’est pas très crédible. (un peu comme ma coloc l’année dernière qui n’avait pas pu aller à son cours parce qu’elle était restée bloquée dans l’ascenseur)

Comment entrer dans la légende…

Mais nous ne sommes encore que mardi ! Passons au mercredi vous voulez bien… Evidemment on commence la journée en se faisant cordialement engueulé par notre prof pour ne pas avoir pointé notre nez au spectacle de la veille… Mais viens le second cours avec Super S., aka directrice de mémoire. Et il m’attendait une chouette surprise ! Et ouai. Dans ce cours nous devons tous présenter un exposé sur une pièce. Je m’étais portée volontaire pour aider F., étudiante iranienne d’origine à qui la langue française joue parfois des tours étranges (du genre « le comédien est la baise du théâtre »). Je devais donc l’aider à structurer ses idées et corriger les fautes de son dossier (oui parce que toujours tu fais un exposé et un dossier). Sauf que, mardi, F. s’est rendu compte qu’elle avait déjà validé ce cours l’année précédente et qu’il n’était donc pas nécessaire pour elle de présenter à nouveau quelque chose. Soit. Le truc c’est que Super S. l’avait déjà compté dans le planning des exposés et qu’il fallait bien que quelqu’un présente cette pièce à la classe parce que c’est important. Vous voyez où on vient ? Et oui, je me retrouve à devoir préparer deux exposés pour un seul et même cours. Je suis happy. Non, si, vraiment. Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin ! Parce que dans son cours, Super S. en vient à nous parler de Chomsky, elle se tourne alors vers moi pour demander d’expliquer à mes petits camarades ce que ce brave monsieur fabrique vu que j’y ai été confronté dans mes recherches… J’ai donc dû expliquer à tout le monde que je n’avais rien compris à ce que ce brave homme racontait une fois passé le principe de base. Alalala.

En fait c’est valable pour tout appareil informatique…

Et le mercredi n’est pas fini ! Oh que non ! Parce que le soir, mon ordinateur a continué de râler encore et toujours… pour que je passe à windows 8.1 (oui parce que 8 c’était pas assez pourri il fallait poursuivre, ne pas s’arrêter en si bon chemin et toujours viser plus haut). Je lance donc la mise à jour qui lui a pris… trois heures. A minuit et demi je me suis donc retrouvée devant mon ordinateur à attendre que windows daigne m’envoyer un SMS pour que je puisse activer à nouveau mon ordinateur… ce qu’il n’a jamais fait. Je me suis donc retrouvée à devoir filouter en lui faisant croire que j’avais des entrées pour le prochain ComiCon et que s’il était sage je lui ferai un beau cosplay R2D2. (c’est crédule un ordinateur) Ceci dit, le fourbe a dû se rendre compte que je tramais quelque plan fumeux à son attention. Il a donc décidé de se venger. Mais je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite. Puisque bon, il était 1h du matin, et c’est pas que je devais me lever à 7h le lendemain mais fallait que je me lève à 7h15 le lendemain (ahah ! t’y as cru hein ?). Ce n’est donc que le jeudi matin que je réalisai l’atroce machination : impossible de régler la luminosité de mon écran. J’avais le choix entre « noir c’est noooooooooooooir » et « t’as rétine va mourir dans une heure top chrono c’est dit ! ». Enfin quand je dis que j’avais le choix… façon de parler parce qu’évidemment le choix ne m’appartenait pas. J’ai vaguement espéré qu’il s’agisse d’un bug passager mais non. J’ai donc dû faire quelque chose d’absolument terrible… chercher sur google. Je me suis alors échoué sur des forums de geeks par des geeks pour des geeks. Donc là pas d’autre choix que de t’armer d’une boîte d’aspirine et d’ouvrir une deuxième fenêtre google sur laquelle tu vas pouvoir trouver une traduction à cet étrange langage.

Peut-être que mon ordi a fait une overdose de cute. Mais bon je ne vois pas comment une telle chose peut arriver.

Je constate déjà que le problème est assez fréquent notamment chez Samsung. Là dans ma tête une lumière d’espoir jaillit « booooooooon alors depuis le temps vous avez trouvé une réponse hein les gars ? hein dites, siouplaaaaaaaaaaaaît ». « Samsung s’en branle » ah. Ok. C’est balo ça dites moi… Donc je repars chercher et finit par trouver que non en fait Samsung c’est quand même pas tant des méchants que ça et au bout de trois mois ils ont fini par trouver une solution (et là jme dis que j’ai bien fait d’attendre pour passer à 8.1). Donc tu mets machin à jour, tu installes bidule, tu paramètres truc et si besoin tu ajoutes oznzoegezoig en back up. ……………… euh…. je vais reprendre une aspirine tiens…. pis du coca aussi… pis un deuxième coca aller soyons fous ! Après m’être joyeusement arraché les cheveux (et même à avoir commencé les sourcils) je finis par réussir à faire tout ça qu’est-ce que le monsieur disait. Fière de moi je teste le réglage la luminosité, pressée de pouvoir offrir un peu de répit à mon oeil gauche qui commençait à pleurer. Et alors…. et bah ça marchait toujours pas. J’hésite une seconde à jeter l’ordinateur par la fenêtre avant de me rappeler que y a quand même mes notes de mémoire, mon roman et la suite de Mad men. Je retourne dans l’antre des geeks « si ça marche toujours pas tu peux toujours mettre ta carte graphique à jour manuellement. » ET JE FAIS CA COMMENT STUPIDE GEEK JOUFLU !? … hum, pardon je m’emporte un peu. Je suppose qu’il ne s’agit pas de fracasser la bouzine avec un marteau pour en extraire la carte graphique et lui faire prendre le soleil. Même si cette solution est plus accessible à la bourrine que je suis, ça m’arrange que ça ne soit pas le cas. Comprenez j’habite à Rennes et bon, on a un peu pas vu le soleil depuis deux semaines donc trouver du soleil pour faire bronzer ma carte graphique ça s’annonçait pas gagner. J’allais pour ragequit le tout parce que mon oeil gauche envoyait des suppliques de plus en plus grande, tout comme mon estomac qui voulait me rappeler que c’était l’heure d’aller manger. C’est à ce moment qu’un des bidules mis à jour s’est décidé à me dire qu’il avait besoin que je fasse redémarrer l’ordinateur. Comme je suis de bonne grâce, j’accède à sa requête et le laisse redémarrer l’ordinateur. Et là… miracle. Je pouvais à nouveau régler la luminosité ! Ô joie ô bonheur !

Autre solution…

Une fois l’ordinateur réparé, c’est mon portable qui vendredi a commencé à déconner très sérieusement, pour mourir le samedi (avec quelques soubresauts de vie à l’occasion). La touche 3 et la touche 2 ne fonctionnent plus. Oui c’est ça, la touche avec le e. Donc au début comme je suis très conne, je me dis naïvement (je suis décidément très naïve) que je vais pouvoir vous rejouer l’absente et que ça va être un sacré défi fun, de quoi révolutionner le SMS et le ramener au rang d’art. Puis j’ai fini par tilter que certes je n’avais pas le e, mais pas non plus le d ou le f. Ajoutez à ça que régulièrement la touche du 2 s’y met et que donc il me faut abandonner de mon alphabet le a, le b et le c, l’opération devient sérieusement compliquée, pour ne pas dire impossible. C’est dans des moments comme ça que tu te rends compte à quel point la technologie est devenue essentielle dans ta vie, et putain ça fait chier. Oui parce que je peux pas composer certains numéros non plus, sinon c’est pas drôle. Retour à la case départ et commande d’un nouveau portable qui devrait arriver… un jour. Enfin qui devrait arriver. A un moment. Ou un autre. En attendant j’appelle les gens, et comme là j’ai 39 de fièvre, le nez bouché et la gorge pas mieux, c’est mignon. Les gens croient que leur téléphone est possédé.

Donc oui, à l’heure où j’écris ces lignes nous sommes le lendemain de l’heure où j’ai écrit les lignes du début (ça va vous suivez ?). Donc comme vous pouvez le constater, cette nouvelle semaine ne commence pas des masses très fort non plus vu qu’à l’heure actuelle je suis plus proche de la limace que de l’être humain (bave comprise). Hier histoire de bien finir ma journée, en voulant enlever mes cheveux de la grille de la douche, je me suis relevée en foutant un grand coup dans le robinet qui s’est ouvert et s’est mis à me pleuvoir sur la gueule et le pyjama. Voilà voilà. Une semaine comme on en rêve quoi !

Et comme je sais qu’on est beaucoup à cumuler les merdes en ce moment… un bisou de girafe ! (avouez là tout de suite ça va vachement mieux !) et je m’en retourne cuver ma grippe….

Je suis l’Homme de la maison, mode d’emploi.

Le sexisme ordinaire est partout ! A tel point qu’on l’est tous plus ou moins sans même s’en rendre compte. Alors c’est le moment d’en rire un peu (puisqu’après tout c’est pas les occasions d’en pleurer qui manquent). Je vais donc vous expliquer par quels incroyables processus je suis devenue l’homme de la maison. (comme ça toi aussi tu pourras devenir l’homme de la maison que tu sois équipé d’un phallus ou non)

L’entourage est important quelque soit la démarche que vous entreprenez…

J’ai commencé ma carrière d’Homme de la maison cet été suite à un concours de circonstances des plus improbables. En effet, mon père a eut l’idée géniale l’année dernière de mettre des tuiles tout devant la maison afin d’éviter le coup du marécage personnel une fois la pluie venue (ce qui est dommage, ça donnait un petit côté pittoresque). Il n’avait juste pas prévu que son oncle lui en livrerait comme ça sans prévenir au mois de juin. Il n’avait pas prévu non plus de se faire opérer des intestins à ce moment-là et donc d’être complètement KO. Il n’avait pas prévu non plus qu’il ne pourrait pas compter sur son fils à ce moment là. De gros tas de tuiles entassés n’importe comment devant la maison faisait qu’on ne pouvait pas se permettre d’attendre l’arrivée de l’un ou le rétablissement de l’autre. Il a donc fallu que je me saisisse d’une masse afin de réduire les tas de tuiles en petits morceaux de tuiles. Dure mission. Même si c’est drôlement kiffant d’exploser de la tuile à grands coups de masse (à moins que ça soit la masse qui soit grande et lourde, mais bon, on va pas jouer sur la subtilité du truc non plus), à tel point que j’aurais bien voulu qu’il m’en reste pendant ma saison à lidl, ça m’aurait défoulée.

Evidemment j’aurais pu arrêter là ma carrière. Mais comprenez, une fois qu’on vous a mis un objet phallique dans les mains forcément, vous êtes corrompue jusqu’à la lie. La preuve j’aime officiellement avouer être féministe. La suite logique était que j’arrête de m’épiler et milite pour l’interdiction du maquillage, en bref que je m’investisse dans des combats essentiels à la survie de l’espèce féminine. Mais non ! Je ne pouvais arrêter là une transformation aussi bien commencée.

Le chanteur de metal japonais en question... J'aurais pu choisir pire modèle.

Le chanteur de metal japonais en question… J’aurais pu choisir pire modèle.

Je me suis donc coupé les cheveux courts. Cheveux courts que j’ai très vite eu la flemme de coiffer. Ca prend trop de temps. pis fallait lisser et tout. Non vraiment, trop compliqué. Résultat ? Un coup de séchoir à l’arrache et PAF ça fait des chocapics dans tes cheveux. Hérisson powa. Selon mon père je ressemble désormais un chanteur de metal japonais.  Enfin selon lui, plus ça va plus je ressemble à un personnage de manga. (quand je vous disais que j’en regardais trop…) (D’ailleurs en parlant de mangas, est-il utile de préciser que c’est du shonen, manga pour garçon, que j’ai bouffé tout l’été où ça paraissait évident dans la mesure où le shojo c’est quand même fichtrement ennuyant ?) (D’ailleurs je veux vivre dans un shonen, comme ça je pourrai gueuler dès que je ferai un truc et ça sera trop bien) Mais encore une fois, je ne comptais pas m’arrêter en si bon chemin….

En effet, je suis une femme qui… ne souhaite pas perdre du poids. True story. Je m’en fous, comme les hommes. Pire ! En fait je m’en branle, comme les Vrais Mecs. Mais ceci n’était point du goût de ma grand-mère avec qui la question de ma féminitude a toujours créé des vagues… Un jour mon frère et moi dévorions goulûment des tartines de nutella où tu te demandes où est passée la tartine on voit pas bien avec tout ce nutella en nous racontant nos expériences saisonnières mutuelles (y a vraiment que les minettes pour se plaindre avec du nutella, une vraie gonzesse mon frère, d’ailleurs il a les cheveux plus longs que moi, si ça c’est pas une preuve). C’est alors que ma grand-mère est arrivée sans se presser, comme Zorro oui, ce qui remet en cause la féminitude de ma grand-mère aussi mais nous n’allons pas nous lancer dans pareille réflexion, cela nous pousserait trop loin… Constatant le désastre calorique, elle s’est écriée « mais tu crois que c’est comme ça que tu vas maigrir ». L’ambiance dans la cuisine a baissé de 20° minimum malgré la chaleur estivale. Mon père et mon frère se sont vaguement demandées quelles étaient les chances de survie de ma grand-mère après pareille attaque. J’ai donc répliqué que je n’avais nullement l’intention de maigrir et que de toute façon vu les journées à courir et soulever mon propre poids en conserve parce que Femme Fragile avait peur de se casser un ongle il valait mieux que je mange, pour prendre des forces. Namé. (mes 75kg vous emmerdent tous autant que vous êtes :D)

Visage persuasif

Plus tard dans l’été, j’appris que mes trois nouveaux colocataires étaient trois garçons, faisant de moi la seule représentante du sexe féminin dans l’appartement. (le « seul vagin » comme l’a si gentiment dit A lors de notre première rencontre dans la cuisine) Alors que ma grand-mère précédemment citée faisait part de ses inquiétudes à ce sujet, mon père lui a gentiment expliquée que lui il était plus inquiet pour les trois mecs que pour ma personne (cette réputation injustifiée de méchante qui me colle à la peau… non vraiment je ne comprends pas). Avec des amies, j’envisageais les diverses possibilités me permettant de marquer mon territoire de façon claire et définitive. Evidemment il y a eu l’idée de pisser tout autour de mon territoire. Mais bon je n’ai toujours pas résolu cet épineux problème de l’urination en position verticale, dernier obstacle avant une totale transformation. Je suis donc revenue à des moyens plus classiques, comme Dir en Grey. (tous les chemins mènent à Dir en Grey semble-t-il) Il a aussi fallu expliquer aux trois individus que je n’allais pas être une maman n°2. (yeurk)

Afin de prouver ma virilité, je passai mon tour sur les films à l’eau de rose, expliquai l’intérêt de l’arrachage d’oeil comme présenté dans MPD-Psycho, signai le contrat d’abonnement internet (mouhahaha I GOT THE POWER MOTHERFUCKER) et surtout, chassai les cafards… Car voyez vous, ils sont courageux mes colocs, très. Entre l’un qui a peur de l’aspirateur, un qui a peur de moi et un qui a peur des rampants, on n’est pas sorti. C’est pratique les cafards, ça m’a permis de motiver tout le monde à faire sa vaisselle sans avoir à trop haussé la voix. Evidemment, comme la nature m’aime bien, pour me donner raison, deux jours après, un cafards se baladaient bien gentiment dans le placard de M, celui qui a peur des rampants (parce que sinon c’est pas drôle vous comprendrez). Il a donc reculé de 4 mètres et comme personne ne réagissait, j’ai saisi mon courage à deux mains, la bombe anti parasite dans une autre, ai viré toute la bouffe du dit placard avant de terrasser l’intrus dans une scène digne d’une production hollywoodienne à gros budget. Ma supériorité masculine ne laissait aucun doute. Là dessus je leur ai raconté l’histoire de l’homme au pieu qui se balade dans l’immeuble histoire qu’ils aient peur quand quelqu’un arrive derrière eux au local poubelle et le tour était joué.

Tuto coiffure au passage parce que je vous aime bien.

Parlons salle de bain maintenant… parce que tout se règle toujours dans la salle de bain ! Sachez que je n’ai jamais eu une douche avec autant de produits dedans que depuis que je suis avec trois mecs… Pourtant l’année dernière on était trois filles. Mais non non. Je sais pas très bien ce que c’est mais bon. Idem pour les placards, y a presque plus de trucs sur leurs étagères que sur la mienne. D’ailleurs, est-il utile de dire qu’ils y passent beaucoup plus de temps que moi ? Sérieux c’est à se demander ce qu’ils y font… Ca doit être les cheveux… Ca prend du temps… Au passage, maintenant je fais bien attention à ne pas y passer après A., y a tellement d’after-shave et de déo dans l’air que je sens direct mes poils de moustache pousser. Alors bon, j’ai plus de poils qu’eux… Eux ils ont plus d’after-shave que de poils ! Sérieusement…

Evidemment, ma chambre pourrait passer pour une reconstitution fidèle de Fukushima là où les leurs sont impeccables. C’est terrifiant. J’en perdrais presque ma crédibilité de filles. Heureusement que j’ai misé sur la carte Virilité plutôt que sur Petit Poney parce que sinon c’était foutu… M’enfin, je sais faire les cookies, ce qui me permet de sauter quelques tours de ménage après négociation. C’est pratique des fois d’être dotée d’un chromosome X, surtout quand les chromosomes Y alentour se sont mis dans la tête que c’était hypeeeer compliqué et irréalisable.

Voilà comment je suis devenue l’Homme de la maison. Dans un prochain article je vous apprendrais à être une vraie gonzesse parce que ça sert toujours aussi.

PS : c’est bien j’utilise le même tag pour parler de ce qui a trait à mon appart depuis la cité U…