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29/06/15 Des nouvelles du front !

Bonjour amis Termites !

Mais où étais-je passée pendant ces longs mois ? vous demandez-vous peut-être (ou pas du tout). Il s’est passé beaucoup trop de choses ces trois / quatre derniers mois, je reprends doucement l’envie d’écrire pour moi, un peu d’air dans le cerveau pour quelques idées et j’essaie de faire revenir la motivation pour mes projets propres. Après tous ces mois de mise entre parenthèses, il faut une remise en route ! Pour ceux que ça intéresse, voici un court résumé des derniers mois (en sachant que chaque aventure aurait pu avoir son propre article, on va y aller à la serpe !)

ALWAYS LOOK ON THE BRIGHT SIDE OF LIIIIIIIIIIIFE !!!

Si deux mots dans cette image ont suffit à te mettre la chanson dans la tête, j’en suis désolée. (mais bon en même temps c’est pour ça que je l’ai mise)

Tout d’abord, il y a eu la deuxième représentation de À l’heure où blanchissent nos rêves. Et bien je suis heureuse de pouvoir dire que tout s’est passé pour le mieux dans le meilleur des mondes. Vraiment. Pourtant, la dernière ligne droite ne s’est pas non plus présentée vide d’obstacle… Entre l’actrice qui arrive en t’expliquant qu’elle a 18 points de suture sur le mollet et que donc pour répéter les danses c’est limite impossible, le tout alors qu’elle se fait enlever les fils quatre jours avant la représentation. L’actrice malade à crever qui ne peut tout simplement pas répéter sinon décès. L’actrice en stage avec une compagnie pro et qui loupe quasi toutes les répétitions entre les deux représentations alors qu’on change le final. Apprendre que le montage lumière se fait le matin-même, si bien qu’il faudra couper le temps restant entre les deux groupes avec comme grande inconnue combien de temps chacun va avoir. La chorégraphe qui ne peut pas être là le jour J. Mon cerveau de moins en moins disponible parce qu’en plein rush de fin pour la rédaction du mémoire. L’impossibilité de faire une répétition générale digne de ce nom parce que tu ne fais pas une générale une heure avant de monter sur scène pour de bon. Et pourtant, malgré tout ça, ils ont été bons. Ils ont été meilleurs que jamais. Voilà qui s’appelle finir en beauté. Du bonheur pour tout le monde. Moi y compris.

La dernière ligne droite de rédaction n’a pas été sans douleur. Sur l’ordi de 10h à 21h avec quelques pauses. Sérum phi pour les yeux qui fatiguent. Death metal à fond pour rester concentrée. Coca (mais pas trop, histoire de pas complètement me défoncer l’estomac). Même fini par atteindre un moment où tu te forces à t’arrêter pour manger parce que sinon tu pourrais zapper sans te poser de question. Ai même réussi à conserver mes week-ends. Même s’il fallait au minimum 24 heures pour débrancher le tout… Des réveils à 3h du mat parce qu’un point de mon plan s’est incrusté dans mes rêves. On m’a aussi parlé d’un monde dehors qui aurait continué à vivre sa vie mais j’ai peur qu’il ne s’agisse là que d’une légende urbaine. Un peu comme on parle du Père-Noël aux enfants pour les faire rêver, on parle de dehors aux étudiants qui bossent leur mémoire comme d’une terre promise. « Dieu dit « que la bière soit » et la bière fut. Et je vis que c’était bien » Beaucoup trop bien d’ailleurs. Parce que bon, quand tu sors uniquement quand ton mémoire regarde ailleurs, il faut pas beaucoup de bières pour te faire partir. Ce qui est pratique car comme tu n’as plus le temps de prendre du taf à côté, tu n’as plus des masses d’argent non plus. Alors autant être alcooliquement économique.

Monde cruel, pourquoi les choux de Bruxelles ??

À un moment, j’ai vaguement envisagé de manger autre chose que de la pizza et des pâtes. Mais c’était trop dur.

D’autant que dans le même temps, bonne nouvelle, j’étais sélectionnée pour aller au deuxième tour du concours de l’École du nord. Yahoo. Après avoir sauté de joie, j’ai regardé ce qui était demandé. Aïe. Une courte pièce (10/15 pages), un questionnaire, un essai. Have fun. Le tout devant être renvoyé pour à peu près le moment où je dois avoir fini ma rédaction. Aller ! On se retrousse les manches, on tire un peu plus les nerfs, on bosse de façon plus dense et on y va. Et ça rédige et ça rédige et ça rédige. Le clavier collé au doigt et les mots qui se vomissent directement tout seul. J’étais devenue une machine à écrire (tiens j’aime cette métaphore / jeu de mot / analogie. Je vais me la mettre de côté). À la surprise générale (moi la première), je réussis à tenir TOUS mes délais : le mémoire est fini de rédigé pour début mai, le dossier de l’école est fini près de 10 jours avant la date butoir, mes acteurs sont prêts à remonter sur scène. En bonus : j’ai même réussi à continuer à faire un minimum de sport (mais vraiment minimum) et mon estomac n’est pas complètement décédé plein de trous. Nous sommes début mai, et l’attente commence.

Pas de nouvelle de ma directrice avant la fin. En attendant, je retrouve un peu le monde extérieur. Je commence ma tournée et je bouffe des kilomètres. Première étape à l’Ile d’Yeu pour le mariage de mon Pingouin adoré. Je réussis l’exploit de passer quatre jours là bas sans finir bourrée (call me da boss). On mange bien (et trop), on se marre bien, on prend des coups de soleil et on fait chier toute l’île. Chouette week-end. Retour express à Rennes puis direction Lille où mon frère m’héberge et où on boit des bières (que je choisis parce que leur nom m’amuse)(sérieux quoi « kwak » ??? comment résister…). Le lendemain, c’est l’entretien. Je manque de mourir dans le métro lillois, en grande partie parce que je dois y rester 40 minutes. (c’est quoi votre problème avec le tram les gens ? c’est cool le tram, si ça marche plus on peut sortir sans risquer de mourir !) Du coup quand j’arrive, je ne sais plus très bien si mes mains tremblent à cause du stress de l’entretien ou de la crise d’angoisse que je contiens. Bref, je trouve l’école et tout le monde est très gentil. On papote un peu, chacun faisant genre « non mais je gèèèèèère ! _Vous pouvez monter ils vous attendent _HAAAAAAAAAA JE VAIS MOURIR !!!! ». L’entretien se déroule plutôt bien. En fait la seule question à laquelle je n’ai pas su répondre finalement c’était ça : un jury de quatre assis à une longue table, une chaise devant collée à la table, je suis borgne, à cette distance, je ne peux pas les voir tous les quatre, je bouge la chaise en ayant l’air con mais j’assume, ou j’utilise ma technique peaufinée au fil des années de théâtre « tu ne sais pas que je ne te vois pas je fais juste genre je tourne mes yeux sur toi même si t’es en plein dans l’angle mort ». J’ai finalement opté pour la deuxième, mais j’aurais dû faire la première, au moins j’aurais vu leurs expressions (d’autant que c’était gentil jury / méchant jury et clairement méchant jury était dans l’angle mort). Mais bon.

La réponse arrive le samedi alors que je viens de mettre pied à Paris pour ma dernière étape. Après 30 bonnes minutes de métro (….) où j’attrape la gangrène que ma pote Bubulle refusera de soigner alors qu’elle est secouriste (j’ai bien compris ton petit manège, mais pas de chance, mon corps n’a toujours pas compris les théories de Darwin et il se contente de survivre à tout mouahahahahahaha), et un peu de marche, le téléphone sonne. Et c’est drôle parce que tu décroches, et déjà dans la voix de la nana, t’as la réponse. T’aurais presque envie d’avoir pitié d’elle et de lui dire que c’est bon t’as pigé, pas la peine de se fatiguer. Mais tu fais pas, parce que t’es con et que tu préfères te dire que tu as mal entendu et voilà. Comme d’hab, c’est au moment où on te dit non que tu comprends que t’en avais vraiment envie. Je décide alors de faire ce que tous mes camarades de mémoire ont déjà fait : je rentre chez ma mère, j’en ai marre.

Mais ça manque d'écureuil chez mes parents. Trop de chat j'imagine.

Le lit, le canapé, des endroits merveilleux.

Je m’offre donc cinq bonnes grosses journées loin du monde. J’avais juste oublié un détail : ma vie est une application de la loi de Murphy continuelle. (en fait ils expérimentent des trucs sur ma vie, et si ça marche que et ça fait bien chier, ils l’appliquent dans la vôtre. ne me remerciez pas) Ainsi, alors que j’étais venue me débrancher, ma DR revient d’entre les morts, et me renvoie ses corrections « je vous envoie au fur et à mesure pour que vous puissiez ne pas perdre de temps et faire ça vite ». HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ÇA FAIT UN MOIS QUE J’ATTENDS ! Alors on retrousse ses manches, on retire sur les nerfs et on s’y remet… Correction correction jusqu’au rendu. Vous avez déjà eu le récit de l’impression, sachez qu’aucune météorite ne s’est échouée en plein sur mon mémoire (genre cartoon : ça épargne tout sauf un gros trou là où se tenait mon mémoire). J’ai préparé ma soutenance comme j’ai pu (comprendre : j’ai galéré comme un chien), avec l’angoisse affreuse que j’avais beau savoir de quoi je parlais, j’allais me retrouver à bafouiller comme une conne sans rien pouvoir sortir d’intelligible. Du coup… j’ai répété. Devant Rambo et un chrono. Et putain, je me serais foutue des pains dans la gueule… Au départ, j’étais même pas foutue de présenter mon corpus en moins de dix putain de minutes alors que je bosse dessus depuis deux ans (à tel point que pour certaines, pas besoin de marque-page pour retrouver un passage…). Mon acharnement aura payé et ça valait le coup de se dessécher la bouche à la faire une dizaine de fois par jour… Le jour J, à peine besoin de mes notes, pas de baffouillage (bon, des « en fait », des « du coup », des « donc » en début de paragraphe, mais on peut pas tout avoir). Bref, du bonheur qui se fêtera à grand coup de vodka, de barbecue à l’arrache (avec pommes de terre coupées à la carte d’identité), de copines qui offrent des roses ou des livres de l’Odieux Connards dédicacés. Bref, après ces quatre mois de marathon intensif, après tous les efforts, les angoisses et les douleurs, ça fait plaisir de constater que je ne me suis pas trompée d’endroit.

Dans le même temps, j’ai préparé mon déménagement, mais ça, ça va vous valoir un article à part entière, car il y a de l’epicness à ne plus savoir qu’en faire ! Pour ce qui m’attend l’année prochaine et bien… je continue l’aventure en thèse ! (histoire de finir le travail de démolition de mon cerveau, parce qu’il ne faut jamais faire les choses à moitié) Beaucoup d’angoisses aussi, mais aussi beaucoup d’excitation face à ce projet-montagne. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il me tard (laissez moi tranquiiiiiiiiiille ! au moins un petit mois, s’il vous plaît !). On commence aussi à parler d’un petit voyage en Islande avec des amis, ce qui à l’entrée de l’été me réjouit tout plein. En fait, il me tarde d’être en septembre pour voir à quoi va ressembler cette nouvelle vie. Puisque comme l’a très bien résumé mon père « t’auras plus que le statut maintenant, mais tu seras plus étudiante, tu seras universitaire », gros gros changement ! Du coup, cet été verra les dernière articles de la catégorie « le rêve étudiant », le temps que je trouve le nom de la nouvelle catégorie qui hébergera mes aventures qui, je n’en doute pas, seront encore nombreuses. Vos propositions sont d’ailleurs les bienvenues !

Je vais être tellement mignonne que je suis plus que pressée d'y être !

Le futur moi selon une amie. J’aime. Appelez moi Miss Girafe à partir de maintenant

Côté écriture…
Sorti de tout ça, comme vous avez pu le constater, ça a été le grand désert. Je n’aime rien de ce que j’ai pu écrire depuis le mois de mars. À part Héléna’s pinterest, tout est bon à foutre à la poubelle selon moi. Il y a d’ailleurs très peu de textes qui ont dépassé le stade du format papier, voire très peu que j’ai pris la peine de finir. Vos réactions sur les quelques textes postés semblent être plutôt d’accord sur mon ressenti quant à ma qualité d’écriture ces derniers mois. Il me tarde de réussir à écrire quelque chose de bien qui soit autre chose que des chroniques. Même si clairement c’est ce que vous préférez ici, les formes courtes correctes me manquent. J’espère réussir à écrire à nouveau. Parce qu’à part ressasser et rester sur des acquis vieux de plusieurs années, à tourner les mêmes métaphores, les mêmes analogies, les mêmes tournures, j’ai rien fait depuis mars. Il est temps d’avancer !

Je vais donc relancer les textes cerises, parce que vos commandes sont tellement d’idées et de terrains non explorés pour moi, c’est un bonheur ! Donc si vous avez d’ores et déjà des envies, poivronatoi [at] gmail [dot] com. En plus je vais rentrer chez mes parents pour l’été, donc plein de livres à vous envoyer en même temps !

Je vais tâcher de me remettre à la réécriture de Pelouse Interdite, moi qui voulais l’écrire en moins de temps que pour le cirque, c’est mort… Je vais essayer de faire comme pour mes deux derniers textes de théâtre, à savoir m’imposer un rythme d’écriture. Ça m’avait plutôt bien réussi. Donc on y croit !

Pour ce qui est de Nouvel arrivage le lundi et de L’ikea du peuple, je vais les mettre en page / formater pour vous les proposer à la vente via le site lulu en version numérique. Je vous tiens au courant de ça dès que j’ai vaincu l’ordinateur et que j’ai tout compris comment ça marche. J’ai envie de les mettre le moins cher possible, l’idée étant que le plus possible d’entre vous puissiez les lire, même si vous n’êtes point riches, et que je puisse récupérer quelques euros quand même. J’avais trouvé le prix de vente du cirque affreusement élevé, et ça m’avait frustré… Je vais voir ce que je peux faire !

En attendant, je passe agréablement mes derniers jours sur Rennes avant de rentrer en vendée demain. Je commence ma saison mercredi par une petite journée 10h30/13h30. Et puisqu’on en est à parler des évolutions de mon travail, vous chers Termites, qu’aimeriez-vous voir en ces lieux ? (que ce soit en terme de contenu ou de forme)

J’espère que tout va pour le mieux de votre coté, vous m’avez manqué durant ces longs mois de traversée du désert !

Et le cute aussi.

Les vitamines c’est important.

Concours Nouvel Arrivage le lundi : les votes !

Pendant un mois cet été, vous m’avez envoyé vos anecdotes. Les voici ici toutes rassemblées ! Certains ont été très bavards, d’autres beaucoup plus expéditifs. Je laisse les votes ouverts deux semaines, jusqu’au 29 septembre, afin que chacun puisse prendre le temps de lire tout le monde ! Croyez moi, ça vaut le coup. Les votes se passent en bas !

L’Oiseau-Lyre :
Un collègue en or Dans mon labo de thèse, à une époque où sentimentalement ça n’allait pas fort. Je travaillais sous une hotte de culture (en gros, on manipule comme ça, les deux mains occupées, normalement avec des gants qu’on doit changer quand on touche quelque chose de non stérile). Je pensais être seule et mes pensées vagabondent sur la mauvaise pente. Je commence à pleurer, en silence mais les larmes coulent et je renifle. À ce moment arrive un de mes collègues; très expansif et père de trois enfants à l’époque. Me voyant pleurant, nez coulant et les mains occupées, il essaie de me consoler, me prend les épaules, et, sans me prévenir, vient me moucher le nez (ce que je ne pouvais faire à ce moment là). La gêne passée, je l’ai remercié… et lui ai fait jurer de ne jamais recommencer ! Depuis, c’est un peu à la vie à la mort entre nous 🙂

 Une chef détestable J’étais en stage dans un labo de recherche à l’ENS et l’ambiance avec mes collègues était assez détestable. Surtotu avec une chercheuse, qui n’était pas mon encadrante mais qui se faisait un devoir de régenter tout le labo. Un vendredi soir, je reste travailler assez tard avec un post-doc. Il est 20h30, les titulaires sont parties depuis 17h et une machine tombe en panne. Impossible de savoir ce qui cloche, on panique un peu mais on décide d’attendre le lundi pour prévenir les responsables : la machine ne marche pas mais elle ne représente aucun danger, donc comme on ne peut rien faire pendant le week-end, ça nous parait idiot de leur gâcher le week-end pour ça. Le lundi matin on se lève tôt pour être sûrs d’être les premiers et prévenir de vive voix « le dragon » qui tyranise le labo et considère chaque machne comme son enfant. Et là, c’est l’avalanche de reproches : on a cassé la machine (on n’a rien fait du tout mais bon) et surtout on aurait dû l’appeler à son domicile pour la prévenir. J’essaie d’argumenter en disant qu’un vendredi soir à 21h ça n’urait rien changé, qu’on voulait pas l’inquiéter tout ça. Et là, elle me répond que je suis « débile de chez débile » et qu’on n’a pas à réfléchir, juste prévenir la hiérarchie en cas de problème. 5 ans plus tard j’enrage encore de ces mots, je n’oublierai jamais cette insulte injuste et horriblement vexante. Si c’était à refaire, je l’appellerais de suite, non pour lui obéir, mais pour me débarrasser de ce week-end passé à anticiper sa réaction. Et aussi, je l’appellerais pour CHAQUE minuscule problème de manipulation. Juste pour la faire chier. En même temps, ce n’est pas ma définition du travail de recherche, donc je sais bien que j’aurais fait exactement comme je l’ai fait en vrai, mais disons que j’aurais aimé réagir à cette insulte (la plus violente de ces mois de stage plein de petites humiliations) plus fermement que je ne l’ai fait (j’ai essayé de me justifier).

Le chenil :
J’ai fait mon stage de 3 jours de 3ème à la fourvière / chenil pas loin de chez moi. Les cages des chiens sont composées de deux espaces réunis par une trappe, afin de faciliter le nettoyage (on nettoie une partie trappe fermée, puis on ouvre la cage, le chien change de partie et on nettoie l’autre, trappe fermée). Mon maître de stage nettoyait les cages, j’étais chargée d’ouvrir les trappes. Quand il me dit de les ouvrir, je les ouvre toutes, en commençant par celle qui est la plus proche de moi. Sauf que je n’avais pas vu qu’il était encore dans cette cage. Il s’est alors retrouvé nez à nez avec un rottweiler. Après m’avoir dit, très calmement, d’appeler le chien et de refermer la cage, il est sorti. Puis il a raconté l’anecdote à tout le chenil, mort de rire, comme si ça lui arrivait tous les jours…
Alexis :
« Aujourd’hui, après avoir encore et encore renseigné le prix d’innombrables produits ainsi que leur disponibilité, je me suis rendu compte que je serais un parfait personnage non joueur qu’on trouve dans les jeux vidéos » « Depuis que je travaille dans un magasin, je ne peux plus m’empêcher de dire bonjour en souriant aux clients, et ce dans n’importe quel magasin dans lequel j’entre »


Anne : Voici donc les extraits de conversation qu’on peut entendre dans mon agence où tout le monde parle anglais :

«  Are you Chinese ? » «  Non, mon nom de famille est breton… »
«   Are you blind ? »
«  Comment vont tes collocs Nazi et Fatty ? Toujours en vie ? »
«  Non Anne, je dois supprimer ça. Si le chef voit que t’as fait l’illustration d’une crotte pour signaler les toilettes dans l’agence du client, il va te tuer. »
«  If you fuck someone in the stomach, don’t be surprised that you have shit on your dick… »
– Anne, y a écrit quoi sur ton T-shirt ? Ça veut dire quoi « show me your tackle ? »
– Je sais pas, ma mère me l’a offert y a des années.
– Ça veut dire « Montre moi ta bite »,  Anne…
– « La bouche »
– La baoutche
– La BOU-chh
– La BAOU-CHH
– LA…
– HOLY SHIT!! LA BOUCHE !!
«  Quand je pense que je t’ai envoyé une photo de mon cul… J’étais tellement saoule, pardon »
« Anne, you don’t know this playboy magazine ? What kind of lesbian are you ? »
« Il y a deux parties dans ma vie : avant et après t’avoir connue. Anne tu as ruiné ma vie. »
«  You are such a fucking bitch, lesbian girl ! »
«  Y a quoi dans cette boîte ? Des lunettes de soleil ? HOLY SHIT CE SONT LES TAMPONS DE LA CHEF ! Non mais c’est quoi cette taille ?? Elephant Size ?! Aaaaaah y a du sang sur l’elephant size !!!!! Pitié ne racontez jamais cette histoire à quiconque…»
«  Un plan à 3 ?! Anne ! Arrête de jouer avec les sentiments des gens ! »
«  Tu peux demander à Anne si elle fait le ciseau quand elle fait l’amour ? »
«  Please Anne, don’t go stupid… »
«  Tu n’écoutes jamais quand je te parle, t’es stupide ou quoi ? »
«  Connasse, c’est de ta faute si je suis en train de tomber amoureuse de mon collègue ! J’ai encore rêver de lui et je suis tombée de mon lit ! Avant que tu arrives tout était normal. »
«  Bondjoure Aone ! »
Et pour finir, un jour où on était en train de boire des bières à l’agence, ma collègue a parlé à l’auteure de ce concours sur Facebook :
«  Well I know this guy working with me he always shows his dick when he is drunk. Jarno is his name. He IS WORKING WITH ME »

 

Indy Solo :
Mon été avec ces 25%

Quand on grandit dans une ville on pense tout connaître, ses rues, ses commerces, et surtout ses habitants. On sait qu’elle a des défauts, des problèmes mais on continue à la voir comme on l’a toujours rêvée étant jeune. L’usine dans laquelle je travaille tous les étés depuis 6 ans, c’est la même chose. On a beau connaître les recoins, les aberrations et surtout ses collègues on tombe toujours de haut quand cette usine se dévoile à nos yeux avec ses pires travers.Derniers jours, enfin la libération je me décontracte un peu malgré mon mécontentement de travailler sure une chaîne de production que je déteste. Imaginez-vous le film Les Temps Modernes de Charlie Chaplin et bien vous avez une image presque parfaite de mon travail. Sept femmes de part et d’autre d’un tapis roulant qui n’en finit pas de cracher ces produits de luxe. Les machines sont presque absentes, les automates c’est nous et pour combler le silence gênant les femmes parlent. De leur famille principalement : le petit dernier qui rentre en maternelle, les petits enfants qui viennent passer l’été chez elle, (étrangement, rarement le mari est évoqué). Puis viennent les taches ménagères, la lessive, les courses qu’il faut faire à la sortie du travail, et l’éternelle question : que vais-je faire à manger ce soir ? En se moment le sujet principal, est bien évidement, les vacances. Mais voilà, quand vous passez sept heurs chaque jours avec les mêmes personnes, les conversations du vendredi se font plus laborieuses. Alors la télévision, en particulier, secret Story arrive en tête des jacassements incessants. C’est souvent à ce moment là que la conversation dérape « De toute façon c’est les arabes et les chinois qui volent notre travail » Le ton est donné, je sais pertinemment que rien de se que je vais dire va faire évoluer le débat et pourtant tout les ans je me lance tête baissée pour répondre à cette réflexion digne d’un JT de TF1. « Ils sont comme nous, quand on leur donne un travail, ils le font. Interrogez-vous plutôt sur qui délocalise les usines qui sont implantées chez eux » Un blanc, puis un froid. Pendant un temps je crois avoir fait mouche, espoir vain ! « C’est les jeunes arabes de banlieues qui vendent de la drogue » Comment osent-elles ? Elles vivent toutes dans un petit pavillon d’une ville de 4000 habitants. Elles n’ont jamais mis les pieds dans se qu’elles appellent une ‘banlieue’. Je me concentre, respire, tant pis c’est le dernier jour, je me lâche : « Pour avoir connu ces ‘banlieues’ je peux vous dire qu’il y a des vendeurs de toutes origines. J’ai vu autant de  » français de souche  », comme vous les appelez, qui vendent que de personne d’une autre origine ou nationalité » Que je me dégoûte d’avoir moi-même utilisé ce terme que j’exècre. J’ai l’impression de me rabaisser à eux pour leur faire entendre mon point de vue. Et la conversation continue de plus belle. « Tu sais, je ne suis pas raciste, j’ai même des belle sœurs qui viennent de la République Dominicaine et une asiatique. Mais, je ne supporte pas la race des arabes, celle là je la déteste. Tu sais qu’ils ont plusieurs femmes ! » Dans une seule phrase je viens d’avoir le summum de la connerie humaine : ne pas assumer son racisme, utiliser le mot « race » et enfin un cliché peut-être aussi gros que leur connerie ! Je ne vois que trois options : me lever et partir définitivement, leur cracher toute ma haine au visage en les insultant de tous les noms d’oiseaux savamment mûris pendant toutes ces heures d’inactivité mentale exigées par le travail à la chaîne, ou, celle que j’ai choisie d’adopter pour sauver mon emploi, me taire. Je n’avais pas ressentis une telle rage et ce dégoût pour quelqu’un depuis les manifestations anti-mariage gay. Mon calme froid ne les dissuade pas, elles continuent avec un certain plaisir. « C’est vrai, j’aime toutes les races mais vraiment la race des arabes et des turques je les aime pas. Qu’ils rentrent dans leur pays. » Il faut que je réplique, je choisis l’humour noir pour le faire, sachant que la confrontation n’a jamais fonctionné avec des esprits aussi cloisonnés et bornés. « C’est vrai, il y a des cons partout. Regardez tout ces Français en Tunisie, mais qu’ils rentrent chez eux, qu’ils rentrent dans leur pays. » Soit mon humour est trop subtil, soit elles veulent ma mort. En tout cas la seule réponse que j’obtiens c’est : « Les turques en face de chez moi, ils sont malpolis » Dans mon esprit les répliques fussent : « si tu leurs disaient  » bonjour  », ils le feraient aussi », ou, « si tu étais moins conne, tu apprendrais à les connaître au lieu de les juger sur des principes dignes de la seconde guerre mondiale ». Mais non, j’abandonne, je me tais, je relève juste les yeux pour marmonner un : « Je vais arrêter la conversation, nous serons visiblement toujours en désaccord sur ce sujet ! ». La conversation s’arrête là. Moi je ne tiens plus sur cette chaise devenue trop dure, dans cette pièce remplie de haine qui m’empoissonne. Je tente de me calmer mais je me sens sale de ne pas leur avoir tenu tête plus longtemps, d’avoir privilégié mon emploi plutôt que de fermer le caquet à ces bécasses sans cervelle. Au bout de quelques minutes, une fille en bout de chaîne (le poste le plus éloigné de tous le monde) m’aboie dessus pour que je récupère sa place. Je le sais, elle me punissent, elles m’excluent de leur groupe puisque je ne pense pas comme elles.Cette dernière heure se passe dans le silence, ce silence qui me rappelle trop celui de l’isoloir, celui de la parole muette inscrite sur le petit papier que l’on glisse dans l’enveloppe, dans la quiétude de l’anonymat de ces rideaux durant les élections. J’ai passé six de mes étés avec ces 25% qui ont créé la soit disant surprise en mai dernier. Ce que je raconte on l’a tous vécu au moins une fois, dans la rue, en famille, au travail. Je dois l’avouer parfois j’ai envie d’oublier ce que j’ai entendu pour ma santé mentale. Mais les piques de rappel sont trop nombreux, quand on me siffle dans la rue, qu’on insulte un homosexuel, ou qu’on juge quelqu’un à sa couleur de peau. Alors la blessure sur mon cœur que j’ai mis 1 heure, 3 jours ou 5 mois à cicatriser se rouvre avec toujours autant de violence et de douleur

Pauline : Il y a de ces collègue fabuleux que l’on oublie pas. Par leur bonne humeur, leur dévouement, leur sympathie, leur professionnalisme. Et puis, il y a THE collègue, que l’on n’oublie pas par….. c’est un ensemble, on ne l’oublie pas et c’est tout ! Je me souviens encore du premier jour où il est arrivé. Visiblement nerveux, avec un sourire penaud, le petit nouveau qui ne sait pas à quoi s’attendre. Rien de plus normal. En même temps, en débarquant au milieu des montagnes, on ne sait pas, des fois qu’on soit tous des ours qu’on n’a pas nourri depuis plusieurs mois, il vaut mieux se méfier, c’est certain. Premières discussions des plus banales, tu viens d’où, t’as fait quoi, il fait beau, demain il pleut, c’est chiant ce temps. En y réfléchissant, du début on aurait dû venir avec un fusil, certains signes ne trompent pas. Non qu’on s’en serait servi de notre fusil, on n’est pas comme ça ! Juste que c’est plus rassurant pour un ours de pouvoir se défendre face à un chasseur citadin. Et puis au bout d’une semaine, le stress a bon dos, mais faut pas pousser Tatie Danièle dans les orties ! Pourtant, en bons oursons de compagnie, on lui a encore trouvé des excuses un bon moment. Quand on lui a présenté son bureau et qu’il a tourné trois fois autour de son siège avant de s’asseoir comme le ferait un chien autour d’un arbre pour trouver l’endroit PARFAIT pour assouvir ses besoins, on s’est rassuré parce qu’il nous avait pas reniflé le derrière quand on s’est présenté. Quand il a allumé/éteint sa lumière quatre-cinq fois, on a pensé qu’il avait peut être été électricien dans une vie antérieure et qu’il voulait juste tester la résistance de l’ampoule.. en bon professionnel. A moins que ça ait été un remake des Visiteurs  nuit/jour/nuit/oups grillé merde ! Quand dans la journée il s’est mis à faire 50 000 allers retours dans le couloir en long et en travers, on l’a justifié en disant qu’évidemment, il faut bien se dégourdir les jambes quand on travaille dans un bureau pour ne pas rouiller devant son pc….. sauf que là visiblement on avait affaire à un grand sportif ! Tout autour se sont greffées de longues discussions à la pause café, non que nos pauses aient été plus longues que d’habitude, juste que les conversations nous restaient en tête beaucoup plus longtemps que d’ordinaire. Il nous a démontré entre autre qu’il ne fallait pas s’arrêter au feu rouge lorsqu’il y avait des travaux. Ces feux temporaires n’étaient là que pour nous avertir d’un danger. Après tout, ils sont toujours au rouge ou orange clignotant, ils ne passent jamais au vert et on ne va pas y passer la journée ! Ca tombe sous le sens. Avait-il le permis ? Oui, mince, certainement encore une erreur administrative. Au bout d’un moment, les ours ont fini par se dire qu’il était largement temps d’hiberner et que l’hiver allait être long et rude. Un matin, alors que le soleil pointait généreusement le bout de son nez, notre nouveau collègue (qui ne l’était plus tant que ça) est arrivé rayonnant. Quelque chose avait changé. Des nouvelles lunettes ? Non, il n’en portait pas. Epilation des sourcils ? N’abusons pas (quoique). Et puis en l’observant bien….. l’évidence : tous ses cheveux de la base du crane et de la nuque étaient… oranges cuivrés ! Le reste de sa chevelure, peu abondante mais là tout de même, avait gardée sa couleur naturelle brune. On a eu alors droit à une longue démonstration sur le danger du savon pour la peau. Il avait donc décidé de se laver entièrement avec de l’eau oxygénée beaucoup plus bénéfique pour la peau. Encore une fois, logique implacable eau + oxygène, ça ne peut pas être mauvais ! Nous avons ainsi appris beaucoup de ce chasseur citadin. La conduite en toute sécurité, l’hygiène, mais aussi comment se méfier des ombres furtives qui passent dans le couloir, comment avoir peur de rester seul le midi, comment psychoter au moindre bruit, comment avoir l’envie subite de lire tous les livres de Freud en une nuit. Lorsque sa période d’essai a pris fin et qu’il a malheureusement appris qu’il n’avait pas le profil pour le poste (non ?) nous avons dû lui faire nos adieux. Que dire ? Ravi de t’avoir rencontré, merci pour les rires, bonne chance pour la suite, tu nous donneras des nouvelles, quel dommage. Entre les lignes, tu aurais besoin d’aide, tu es suivi par un psy, on t’a déjà dit que tu es flippant. Mais au naturel c’est le chasseur qui a le fusil, il faut savoir rester prudent ! Quelques mois plus tard, téléphone « Bonjour, nous sommes sur le point d’embaucher un de vos anciens salariés, serait-ce possible de parler au dirigeant ? » Je n’ai jamais su ce qu’il était ressorti de cette conversation. Une caméra cachée peut-être ?

Isabelle : Une petite anecdote sympa – ne pas se fier aux apparences :

J’étais agent de recouvrement pour une grosse structure, après plusieurs échanges par téléphone et par mail avec le Directeur Financier de la société qui nous devait une créance de 50 000€, je me suis rendue excédée sur le site afin de récupérer le chèque puisque celui-ci ne semblait pas me prendre au sérieux. Je me suis donc rendue dans la société, je rappelle que je mesure 1m54, 50 Kg (à l’époque) et que malgré mes 30 ans, j’en paraissais bien moins ^^ sans compter un physique pas des plus harmonieux. L’accueil me dit de me rendre au bout du couloir et de tourner à gauche pour trouver le Service Financier concerné. Je me rends donc d’un pas décidé à l’endroit indiqué et j’y croise un Monsieur qui me dit d’un ton plutôt sec « le bureau pour les stagiaires, c’est dans un autre Service !  » J’entends un de ces collègues l’appeler par son nom…à ce moment là, je lui tends la main et je lui dis avec un grand sourire : « Isabelle L, agent de recouvrement de la société X, enchantée ». Il est devenu rouge de honte, m’a présenté des excuses tant bien que mal puis m’a demandé de le suivre dans son bureau. Je suis repartie avec mon chèque et sans avoir à me défendre, de plates excuses d’un responsable nonchalant qiu doit prendre les « petits gens » pour de la crotte :p

Une autre entre collègue « peau de vache » Je travaillais avec une personne prête à aller en retraite mais qui ne voulait pas rester sans rien faire chez elle, fouiner et raconter des méchancetés sur les collègues semblaient être des activités bien plus intéressantes que de se reposer chez elle. Nos rapport n’étaient pas des plus cordiaux, il va s’en dire et je l’avais toujours mise au pas quant à ses mesquineries et que si je l’attrapais à me nuire, elle le sentirait passer sévèrement. J’ai quitté mon poste pour une formation et suis tombée enceinte entre temps. Durant ma grossesse et près d’un an après mon départ, je suis passée dans les locaux voir les collègues y travaillant toujours puisque beaucoup avaient posé leur démission ou demandé leur mutation. Dans les couloirs et en compagnie de mon amie, je croise « Mamie Nova » (gentil surnom que je lui donnais), elle me demande ce que je fais là et moi, du tac au tac, je lui explique que le Chef de Service m’a contactée pour reprendre mon poste :p Je suis partie dans d’autres bureaux la laissant désemparée et j’ai complètement oublié de lui dire que c’était une blague. Durant plusieurs jours, mes collègues en place m’ont dit qu’elle était très nerveuse et n’arrivait pas à voir notre Responsable qui, je le savais, avait posé des congés pour  2 semaines ^^

Collègue pas « futée » J’avais une vingtaine d’années, c’était un de mes premiers jobs, un travail dans une micro structure de 4 personnes. Je travaillais avec un ami et une collègue un peu « simple d’esprit ». Un jour, notre collègue pleurait le matin, se plaignant d’avoir mal au ventre. Nous lui conseillons donc d’aller en parler au Directeur même si celui-ci n’était pas toujours commode. Elle est donc partie aux urgences qui se trouvaient non loin le matin et nous l’avons vu revenir en fin d’après-midi. Elle s’est dirigé vers notre Directeur qui travaillait sur une machine d’impression tandis que nous clipsions des pinces sur les badges déjà imprimés. Surpris de la voir déjà de retour, il lui demande si ce n’était pas trop grave. Elle lui explique sans aucune honte qu’elle avait mis un tampon la veille et avait oublié de le retirer mais en avait placé un second le matin, en poussant l’autre et cela lui provoquait une infection !! Mon ami et moi n’avons pas pas nous empêcher de piquer un fou-rire en voyant la mine défaite de notre Directeur médusé par ce qu’il venait d’entendre. Je n’ai pas pu arrêter de rire pendant environ 1 heure au point que mon Directeur m’a demandée de retourner chez moi :p

Béné Dicte :
Une anecdote comique concernant un poste où j’étais secrétaire médicale
Une patiente vient en rendez-vous, le médecin lui faire une ordonnance, elle repart …
une semaine après sa mère m’appelle en me demandant s’il y’a pas possibilité que le médecin renouvelle l’ordonnance de « Capsules vaginale » je lui demande pourquoi, sa réponse :
 » ma fille a prit son traitement par voie oral »
Le plus dur à été de ne pas éclater de rire.

Sinon 2 ème anecdote moins drôle
Un dimanche alors que j’étais d’astreint à l’accueil d’une clinique spécialisée dans les intervention chirurgicales, ophtalmologique et orthopédique, il y avait un médecin d’un cabinet médical extérieur qui était de garde au sein de la clinique. Un monsieur est arrivé en train de faire un infarctus. Il a fallu que j’appelle les pompiers qui ont cru à une blague parce qu’ils ne comprenaient pas pourquoi une clinique les appelait, heureusement le médecin indépendant de la clinique qui faisait une garde a réussi à les convaincre, on a frôlé la catastrophe !

Lou :
La première remonte au moment où je cherchais mon premier boulot étudiant.
Cherchant juste quelques heures (pour me payer mes sorties, livres, cds et autres loisirs) et n’ayant aucune expérience professionnelle, je me suis orientée vers l’aide à la personne (autrement dit, en moins classe, garde d’enfant et ménage).
Je me suis cependant apperçue que même pour ce genre de job, il faut des années d’expériences et/ou des diplomes (comme le bafa, alors que tout le monde sais que le bafa, c’est comme le permis en Inde: tu payes et même si tu collectionnes les membres de tes victimes écrasées, on te donne ton certificat).
Le fait que je sois l’ainée (et donc la responsable depuis ma prime jeunesse) de tout mes cousins et que j’ai aidé ma mère lorsqu’elle était assistante maternelle ne me permettant pas de faire une VAE, j’ai inventé des expériences professionnelles en donnant le nom d’amis de mes parents.
Chose que tout le monde fait je pense, mais ce qui est drôle c’est que l’entreprise qui m’a embauché a appelé mes « anciens employeurs » (lesquels ont dit à quel point j’étais calme, attentive … avec les enfants).
Ainsi, pour garder une sale gosse de trois ans et repasser des chemises, pas moins de six personnes ont du mentir…

Une autre!
Cette petite histoire m’est arrivée lorsque j’effectuais un remplacement comme agent d’accueil dans une banque.
Le téléphone sonne et la personne qui appelle souhaite prendre un rendez vous. Je propose donc de rencontrer un agent la semaine suivante et je demande : » Pourriez vous me donner votre nom et vos coordonners, svp monsieur, afin que je puisse vous envoyer un mail récapitulatif? ». La personne me répond « Oui, je suis madame … »
Dans ce genre de moment, on se sent bête!

Et enfin une toute petite:
Cette année, j’ai fait du ménage chez des particuliers.
Le jour où je devais rencontrer le couple afin qu’il me donne leurs consignes, la femme a eu un empêchement.
Je me suis donc retrouvée avec mrs, qui visiblement ne faisait pas souvent le ménage.
Pour converser et se donner sans doute un peu de crédibilité (je venais de lui montrwer où était rangé les produits ménagers dans sa propre demeure), il me demanda « Le poste vous intéresse? ».
J’ai été tenté de lui que l’idée d’astiquer ses toilettes et d’étandre ses slips me motivait énormément mais je me suis contentée de « Oui, c’est agréable de travailler dans une belle maison ».

Bubulle :
Être chômeur ou comment apprendre le parcours du combatant

Moi : Bonjour, je cherche du travail.
Elle (avec une tête apeurée) : Pour quoi faire ?
moi : …
Elle : il faut d’abord s’inscrire. Pour s’inscrire, il faut justifier d’un emploi.
moi : oui mais j’en ai pas. c’est pour ça que je viens.
elle : Il faut d’abord s’inscrire mademoiselle. sinon on peut rien faire pour vous.
moi : et après je pourrai chercher du travail.
elle : tout dépend de votre inscription.
On marche sur la tête.

Ou mieux… Quelques années plus tard, après avoir passée mon diplôme, trouvé un emploi en CDD, je ressens le besoin de retourner en formation pour compléter mes connaissances et devenir meilleure dans le métier que j’exerce. C’était sans compter sur pôle emploi !!! Car avant de faire une formation en tant que travailleur précaire suivi par Saint Pôlo, il faut la valider… Et pour valider une formation pôle emploi il faut d’abord valider la formation « construire son parcours de formation ». Et c’est quoi ça ? Une formation de 3 à 5 heures étalée sur 42 jours. Ensuite, et seulement après validation, le dossier de formation passe en commission chez pôle emploi. Et peut être que après tout ça j’aurai le droit de rentrer en formation. Sans oublier tous les papiers demandés qui ne conviennent jamais parce qu’il ne sont pas exactement comme pôle emploi le voudrait… Ou les bourses qui « n’existent pas seulement parce ta conseillère ne les connait pas ».

Je peux aussi te raconter un entretien d’embauche où l’employeur avait les yeux rivés sur mon décolleté en essayant de deviner la couleur de mon soutien gorge. C’est le même qui parlait des enfants en disant les animaux… Parce que, c’est connu éducatrice c’est pareil que vétérinaire !


Tartine de cynisme et déconfiture

Bonjour monde ! Alors que je suis en train de faire des cookies et que je me suis déjà brûlée trois phalanges (m’en fiche j’en ai en rabe), quand bien même seulement 9 cookies sont pour le moment sortis du four, je viens vous donner de mes nouvelles. Car cela fait bien longtemps que je n’ai pas pris le temps de vous conter mes aventures estudiantines ! J’ai une excuse : je n’en avais juste pas le temps. Et aucun des quelques fragments dont j’ai noirci mes carnets, mes brouillons, mes textes de théâtre et autres cours ne méritaient de figurer en ces lieux (c’est vous dire le niveau) (et l’état de mes brouillons de mémoire et textes de théâtre) (on pourrait aussi parler de l’état de mes jambes et bras car en manque de papier il faut bien trouver des solutions, mais dans la mesure où je ne dispose pas d’appareil photo pouvant capturer pareil art je vous épargne ma pilosité molletienne).

Ceci était une introduction.

Aujourd’hui, mes transitions vont laisser sérieusement à désirer. Mais je vous aime quand même. Je crois.

Alors par où commencer mon récit ? Et si nous reprenions ces derniers mois de bonheur là où je les avais laissés à savoir… je ne sais plus moi même ! Fichtre. Et bien parlons concours tiens. Parce que c’est toujours un moment fun de l’existence. Je suis sûre que tout ceux qui en ont passé ne pourront que confirmer pareils dires. N’est-ce pas un vrai bonheur que de devoir remuer ciel et terre pour dénicher des papiers dont on avait oublié jusqu’à l’existence ? Plus particulièrement quand les papiers en question se trouve à 300km de là où tu vis présentement et que donc il te faut demander à l’auteure de tes jours, alias ta reum, de bien vouloir s’aventurer dans ton domaine privé, alias l’immense tas de bordel que tu n’as pas rangé depuis trois ans parce que tu n’y passes plus qu’en coup de vent et que tu oses appelé une chambre, afin de découvrir le graal administratif manquant, alias mon bac dans mon cas. (oui bah je l’ai depuis 2007, vus comprendrez que depuis le temps je ne suis plus trop sûre d’où j’ai pu le ranger. D’autant plus que je ne suis plus très sûre de ce que ranger signifie. De mon point de vue : ranger = on peut marcher sans risquer de s’exploser le pied sur quoi que ce soit. Mais ma mère n’est pas d’accord. Cette aventure fut donc l’occasion pour nous de débattre sur cette notion abstraite. Mais je vous épargne les débats, cette parenthèse étant déjà bien trop longue.) C’est donc après m’avoir engueulé virtuellement une bonne quarantaine de fois que ma mère m’annonce qu’elle ne retrouve pas mon bac. Il devrait être dans le dossier « étude / diplôme » mais… non. Fort heureusement on retrouve le relevé de notes (où l’administration a usé beaucoup d’encre pour marquer 12 partout alors que je m’étais donné tant de mal pour faciliter la vie de tout le monde). Mais ce n’est point fini. Ensuite il a fallu trouver mon diplôme de licence… qui n’était pas encore édité à ce moment-là (ils ne le sont que depuis genre deux semaines). Bon d’accord ! Alors il faut retrouver le relevé de notes qui est…. qui est…. qui est… que j’ai oublié dans mon bloc cet été parce que je l’avais rangé là pour pas qu’il traîne sur la table de la cuisine pour pas que les chats mettent leurs pattes dégueulasses (ou leur souris décapitées) dessus. BOOOON ! Alors où est ce bloc ? … Ah mais oui mais c’est bien sûr ! Sous le lit ! bah oui parce que j’avais mis le bloc dans un sac vu que c’était celui que j’utilisais pour donner mes cours d’anglais cet été et un jour j’ai voulu me servir du sac pour autre chose et j’ai pas fait attention au fait que j’avais renversé son contenu sous le lit…. OK
Jusque là je m’en tire pas si mal. Je me rends à la BU, je photocopie je ne sais pas combien de paperasse précédemment nommé. J’imprime ma lettre de motivation… d’ailleurs… à ce propos… il faut que j’arrête vraiment de croire que les idées que j’ai à 3h du mat ont une quelconque validité. Non parce que dans « description de votre travail », j’ai quand même écrit « j’écris au sécateur ». Voilà voilà. Tout va bien.
DOOOOOOOONC. J’imprime CV, lettre de motivation, je file au photomaton faire des photos parce que j’étais persuadée de ne plus avoir de photo d’identité (comprenez : j’avais oublié que je m’étais faite une pochette « papiers importants » avant de revenir sur Rennes, pochette dans laquelle se trouvaient quelques photos d’identité de bonne qualité). Je crois avoir trouvé le photomaton de la mort. Genre le photomaton à faire pâlir Satan. Et je parle au sens propre. Satan se ferait prendre en photo là dedans on aurait l’impression qu’il a la jaunisse, au mieux la varicelle. Alors imaginez moi… C’est même plus des cernes que j’ai ! On dirait que quelqu’un m’a enfoncé les yeux dans leurs orbites avec un marteau. Sans parler de la poussée d’acné que j’avais à ce moment-là (je fais décidément jeune pour mon âge…).
Paperasses > Check
CV / lettre de motivation > Check
Photo d’identité en cas d’invention zombie > Check
Me restait encore à soudoyer quelqu’un à coup de cookies pour relecture de ma pièce. (au passage, chère Oiseau Lyre, tes cookies sont prêts) Une fois la dite pièce imprimée, il me fallait aller faire relier le tout histoire que ça ait quand même une bonne gueule (pour compenser avec la gueule de l’auteur sur ses photos. Suivez un peu). Il me manquait encore un détail : il fallait joindre un CD avec tous les éléments cités précédemment afin que les jurys puissent se passer tout ça tranquille pépère sans rien perdre (ou sans se faire chier à faire des photocopies et à s’organiser). A ce moment-là comment vous dire, mais j’avais un peu les fourches qui commençaient à friser sévère. Je me retrouve donc chez ma bonne amie L., qui non contente de me dépanner d’un CD gravable, m’offre aussi de la bière. A 14h. Beaucoup trop de bière. C’est ainsi que je quitte son appartement à 16h30, passablement éméchée et sans avoir encore pris le temps de préparer ma répétition. Tout va bien, cette année de master est une réussite totale d’un point de vue hygiène de vie et santé mentale.
Je récapitule donc la totale. Je vérifie 15 fois. Je me procure les enveloppes demandées tout bien comme il faut à la poste toute bien comme il faut aussi (même si pour une étrange raison remplie de stagiaire de 3ème). J’achète une grande enveloppe géante à envoi suivi, je la scelle de mon sang, je sacrifie trois poulets roux à cinq pattes (parce que « les metalleux ne peuvent jamais faire dans la simplicité » dixit mon père) et après vingt-trois invocations au grand Satan (lui rappelant qu’il me doit bien ça vu que j’ai passé l’épreuve du photomaton de l’enfer), je lâche le tout dans la boîte aux lettres avant d’appeler Bubulle pour balancer un truc du genre « ET MAINTENANT ON PEUT PANIQUER ????? ». Evidemment comme Bubulle est une très bonne amie et qu’elle m’aime, elle m’a rassurée « t’inquiète, ils sont pas vache, je suis sûre que les enveloppes c’est pour t’envoyer une lettre de refus en kit à monter toi même. » J’ai demandé à Satan de la maudire jusqu’à la 45ème génération (pas tant qu’il me doive ça mais ça le fait bien marrer).

Ceci est une transition subtile répondant à mes envies pyromanes.

Mais revenons de ce pas à mon charmant appartement voulez-vous, car quelques anecdotes croustillantes s’y sont cachées. Quelques unes… Quelques combats de coq entre autres. Quelques traumatismes aussi. Je pense que c’est bon, j’ai fait peur à tout le monde.
Un soir, A. ramène une amie pas très discrète (sa conversation j’entends, pour le reste on verra avec la voisine du dessus, nous reviendrons à ce passionnant sujet plus tard). En effet, je me retrouve à pouvoir suivre la conversation sans soucis à travers le mur (ça rappelle la cité U ça tiens donc). Le truc c’est qu’il est un peu minuit et que j’ai un peu beaucoup envie de dormir quoi. J’essaie de deviner quel type de film ils sont en train de regarder en me basant sur les bruitages et les commentaires, quand je suis soudain pétrifiée d’angoisse : A. vient de déclarer « c’est fou hein, ce film dure trois heures mais c’est pas chiant du tout, il se passe toujours un truc. » Alors… euh… si c’est chiant ! et ce qui va se passer c’est que je vais bientôt te déboîter la tête avec un pied de biche (le fait que je dois dépourvue de pied de biche ne me paraît être un frein suffisant à pareille envie). Sauf que je suis bientôt rattrapée par le sommeil sans prévenir et l’histoire se finit bien pour moi. Sauf qu’il n’en est pas de même pour F., qui partage l’autre mur commun avec A. Du coup, il commence à son tour une guerre du bruit en balançant accidentellement des trucs dans les murs à des heures indues. Hum. Dans le fond ce n’est pas mon problème. Je m’inquiète juste de voir l’ambiance de l’appartement se détériorer à vitesse grand V (j’ai toujours trouvé cette expression débile). Pas que ça me gène des masses, après tout, à ce moment-là, je passe tellement peu de temps dans cet appartement que c’est à se demander pourquoi je paie un loyer. (c’est au moment où je dois me laver les cheveux que je trouve enfin une réponse décente à cette question) L’ironie du sort, c’est que deux jours plus tard, je me retrouve à déjeuner avec F. qui m’explique, après avoir râlé un bon coup sur A., qu’un ami à lui vient ce soir mais que bon ils feront pas de bruit, ça sera de toute façon pas difficile d’en faire moins qu’A. Je hoche la tête, trop occupée à me demander si j’en ai marre des pâtes vu que je mange que ça depuis une semaine à cause du manque de temps et de mon estomac en feu. Sauf que la nuit venue… Je suis réveillée à 1h du mat par deux voix masculines (je ne ferai pas de blagues de mauvais goût là dessus, c’est trop facile, je vaux mieux que ça ! enfin des fois) chantant faux et fort les sirènes du port d’Alexandrie. Bon. J’hésite. Je me dis que ça arrive à tout le monde de se laisser emporter, qu’ils vont s’en rendre compte et que ça va pas durer (et puis surtout je dors à poil, donc me lever ça signifiait m’habiller, et donc me réveiller complètement). Le truc c’est que ça durait toujours une demi-heure après. Et que bon…J’enfile donc un jogging, un sweat, essaie d’ouvrir un oeil (et le bon de préférence mais c’est pas gagné), avant d’aller gentiment frapper chez F., histoire de lui rappeler l’heure… Vu le récit fait le lendemain, ça a fait son petit effet…

Il m’est aussi arrivé un truc étrange dans la salle de bain. Un après-midi que j’allais prendre une douche histoire de laver mes cheveux (oui j’ai des horaires un peu bizarres, faut pas chercher), j’étais tranquillement en train de faire l’hélicoptère avec mon T-shirt (ne me regardez pas comme si vous l’aviez jamais fait, je vous vois de l’autre côté de l’écran, non mais.) quand soudain une ampoule s’est écrasée par terre. Non ceci n’est pas une hyperbole. Il y a bel et bien eu une ampoule pour s’écraser par terre en faisant un putain de barouf au passage. J’ai mis un moment à comprendre ce qui s’est passé. J’ai d’abord pensé que mon t-shirt avait bouffé trop d’épinard et que donc il avait réussi à déloger une ampoule pour la jeter par terre mais la lumière dans la pièce n’avait pas baissé, j’en ai déduis que ce n’était pas ça. Il m’a donc fallu remonter toute une série d’indices très compliqués pour comprendre les faits. Une ampoule usagée avait été abandonnée sur le haut du haut du haut de l’étagère de la salle de bain, mon t-shirt l’aurait alors délogé de sa cachette. Ce qui nous amène à la question suivante : mais quel est le putain de con qui laisse une ampoule là comme ça sur le haut de l’étagère ?? C’est quoi ton putain de problème crétin ! Après avoir réfléchi deux secondes, je décide que j’ai assez perdu de temps comme ça, les bouts de verre attendrons que mes cheveux soient propres. Il faut savoir avoir un sens des priorités dans la vie (ou ne pas avoir envie d’expliquer à ses colocs comment on a fait pour exploser une ampoule par terre. Faut voir)
Pas que j’ai peur du ridicule hein. J’ai très bien assumé ma redécoration à la cire de bougie. Si vous me lisez depuis un moment, ou pas, vous savez que j’aime bien les bougies. La lumière est chouette, les couleurs sont chouettes, les coulures sont chouettes et le feu c’est over mega cool. En bref, la meilleure invention de toute l’histoire de l’humanité. L’autre jour, j’en avait donc une petite d’allumée. Une bleue. Au moment de partir pour ma répétition, je me dis qu’il faut l’éteindre (je veux bien mettre le feu à mon appartement mais si je ne suis pas là pour contempler la flambée je ne vois pas l’intérêt). J’ai donc soufflé dessus (incroyable je sais). Et là, c’est le drame. Dieu seul sait comment, la quasi totalité de la cire s’est retrouvé sur ma gueule et mon bureau. Je ne sais pas si vous imaginez à quel point c’est galère d’enlever de la cire de verres de lunettes sans rayer les dits verres, et alors côté capillaire je ne vous en parle même pas. J’ai dû m’arracher la moitié de la tignasse au passage… Non vraiment. Un chef d’oeuvre. A l’heure où j’écris ces lignes je ne me suis toujours pas attaquée à enlever la cire sur le bureau (elle y est depuis lundi). Une part de moi ne peut pas s’empêcher de trouver ça joli, et comme une autre part de moi a quand même sérieusement la flemme…. bah pour le moment tout le monde est d’accord pour laisser ça en l’état (pour une fois que tout le monde dans cette tête est d’accord c’est limite orgasmique vous trouvez pas ?).

L’avantage quand on ne s’emmerde pas à faire des transitions, c’est que je peux vous mettre des images que je vous garde depuis longtemps sans m’emmerder à faire un lien logique. Et puis cette tortue est mignonne. Je peux avoir une tortue ? Merci monde.

Retournons à l’université maintenant si vous le voulez bien (et de toute façon dans la mesure où vous vous exprimez assez peu je peux très bien considérer que vous le voulez comme ça m’arrange). J’ai donc dernièrement eu le droit à un rendez-vous tout ce qu’il y a de plus merveilleux avec Super S., directrice de mémoire. Un rendez-vous absolument merveilleux qui aura duré… pfoua ! Une heure 30 ! Une heure et trente minutes merveilleuses, surtout si on prend les événements suivants en considération : la veille, je jouais avec un groupe d’atelier, nous avons donc dû fêter ça (si si, nous avons DÛ, c’est un devoir de fêter une représentation) et bon, à 5h du matin je me suis dit que ça servait plus à grand chose de rentrer dormir, j’ai donc fait une nuit blanche avec les quelques irréductibles du groupe restant, avant de rentrer prendre une douche et un petit dej pour aller en cours à 8h. Divers événements indépendants de ma volonté ont fait que je n’ai pas pu mangé le midi, et que je me suis donc présentée à mon rendez-vous à 14h sans avoir dormir de la nuit, et sans avoir mangé depuis 7h30. Autant dire que j’étais fraîche et pimpante comme l’enfer en personne ! (non ne cherche pas lecteur, cette comparaison n’a absolument aucun sens.)(non mais vraiment arrête, tu te fais du mal)(non mais…)(oh pis merde, débrouille toi) Mais l’invraissemblance de ce rendez-vous ne s’arrête pas là. (sinon ça serait encore parfaitement gérable) Ma directrice avait oublié qu’elle devait encadrer les élections étudiantes pour les différents conseils de l’université. Je me suis donc retrouvée coincée entre elle et un autre prof à la table avec tous les noms des étudiants de l’UFR Art Lettres et Communication sur un classeur devant moi (ça fait un paquet de nom à ranger dans un putain de classeur taille XXL). En bref, Super S. a donc tenté de me faire des retours sur mon rendu de premier semestre tout en faisant émarger les gens et en leur expliquant la marche à suivre… jusqu’au moment où constatant qu’elle était pas non plus tellement au fait que ça non plus de la marche à suivre en question, je fus réquisitionnée à mon tour pour expliquer aux petits L1 (et au moins petits L3) le pourquoi du comment de la choucroute. Tout en réprimant une faim de plus en plus déchirante. Tout en réprimant des baillements tout sauf discrets. Tout en essayant d’expliquer en trois phrases aux gens qui passaient comment j’avais pu atterrir dans pareille galère. MULTITACHES ! A 15h45, les batteries de l’ordi de Super S. étant à plat, on décrète que le rendez-vous est fini. Conclusion ? « vous avez de très bonnes idées, mais c’est le gros bordel ». TOUT CA POUR CA ? Autant vous dire que j’ai eu l’impression de me faire avoir. J’aurais bien crié au remboursement si mon estomac ne s’était pas mis à crier qu’il y avait des pâtes bolognaise qui m’attendaient chez moi.

Ceci est une légende pertinente sur cette image subtilement amenée.

D’ailleurs, dans son cours je devais dernièrement présenter mon deuxième exposé… Oui oui mon deuxième. Je me suis un peu beaucoup fait avoir sur ce coup et un concours de circonstance que j’ai la flemme d’expliquer m’a mise dans cet étrange situation. Je me suis donc retrouvée à devoir analyser deux pièces, en sachant que j’ai pas choisi la première vu que ça aurait dû être présenté par quelqu’un d’autre et que Super S. m’a plus ou moins collé l’autre dans les pattes d’office. Cette pièces est franchement cool. Mais c’est ce que j’appelle un Monstre Littéraire… En gros un truc absolument génialement écrit mais quand tu dois démonter la bête… bah ça ne correspond à aucun manuel de médecin sémantique connu. Un jour j’arrêterai de mouiller ma culotte pour des Monstres Littéraire (le jour où j’en serai moins même un sans doute). En gros il a fallu que je la lise deux fois avant de pouvoir commencer à l’analyser, alors que d’habitude, déformation professionnelle oblige, à la première lecture mon cerveau a déjà mis la bête en pièce et proposé des axes d’analyse qu’une seconde lecture ne fait que confirmer. Et bah là… que néni. La bête m’a donné du fil à retordre. Une putain de pelote de laine avec laquelle une dizaine de chatons fous auraient joué. Oui c’est ça, un putain de foutu sac de noeuds. Tu tires sur un fil, et tu tires et tu tires, et tu défaits un noeud et tu te rends compte qu’il y avait trois autres fils dans le noeud, alors tu tires le fil et tu tires et tu tires et tu tombes sur un autre noeud fait de quatre fils et ainsi de suite. Genre j’aurais pu ne jamais ô grand jamais m’arrêter. J’ai vite fini par me rendre compte que pour pondre l’analyse parfaite, il m’aurait fallu : lire la bible, lire la torah, relire toute la mythologie grecque, apprendre l’hébreu. Le tout en une semaine. Inutile de dire que ça faisait un peu short, même pour moi qui ait l’habitude de travailler dans l’urgence. Du coup… j’ai lu les Lamentations de Jérémie en version résumée sur Google. Pauvre de moi. Je veux dire je me retrouve à devoir lire un bout de la bible où y a personne qui baise quoi. Je me suis juste trop fait avoir. (Ne prenez pas ces airs outrés et ouvrez la première bible que vous trouverez, vous pourrez constater par vous même que ça baise à tout va) D’ailleurs au passage : sachez que travailler sur Auschwitz jusqu’à 1h du matin n’est pas top pour le sommeil… Moi je vous dis ça je vous dis rien. Vous viendrez pas vous plaindre quand vous ferez des rêves affreusement chelous.

TATIN (cet article manquait d’effets sonores de la mort qui tue)

Et depuis le temps, j’aurais sans doute encore quelques autres anecdotes à ajouter, mais cet article est déjà bien trop long (3 416 mots au compteur à ce moment de l’article !). Il est donc temps de se quitter ici (qui plus est j’ai des cookies à mettre dans une boîte et un taboulet à mettre au frigo). N’hésitez pas à me conter vos mésaventures et on se retrouve prochainement. J’espère dans moins longtemps… (j’ai quelques brouillons d’article que je n’ai pas encore trouvé le temps de finir entre autres…) Sinon, on se retrouve sur FB ou twitter que je mets à jour plus régulièrement !

Have you tried turn it off and on again ?

Hey les gens !

Je reviens après une longue pause bloguesque. Entre la visite prolongée du geek, la page blanche omniprésente et un gros bordel pas tellement eu le temps. Mais mes petits carnets recommencent à se remplir de petites choses qui si elles ne sont pas exceptionnelles restent tout de même agréable ! Donc le gros blues paralysant est passé, ça va mieux. Le semestre est validé, ce stress là a baissé mais celui du concours augmente tranquillement (et dans mon dos en plus, l’enflure). Mais on y va avec le sourire !

Prochainement donc, quelques petites ratures d’entre deux cours, quelques réflexions sur quelques trucs qui m’ont encore gonflée dernièrement et puis quelques petites choses à partager.

En attendant, le nouveau morceau de Damien Saez, Miami, extrait de l’album éponyme, dernier de la trilogie. Vivement avril !

(ça fout la patate avant les cours moi jvous le dis)