Des nouvelles du frond : NaNoWriMo 2016

Je rappelle le principe : un roman de 50 000 mots (ou plus) écrit en un mois.
Cette année j’ai décidé de réécrire le roman que j’avais écrit l’année dernière. Une toute nouvelle version 2 suite aux remarques d’Alexis et Solène qui ont bien voulu le tester (merci à eux au passage pour leurs retours et les pistes à suivre).
 
Le truc c’est que ça a vraiment été la merde pour moi ces derniers mois alors je suis franchement très mal préparée… J’avais donc plusieurs façons de faire possibles. J’ai finalement décidé de ne rien relire du tout de mon travail de l’année dernière. Ma préparation d’hier soir a donc consisté à retrouver de tête les éléments qui me paraissaient importants : personnages, événements marquants. C’est ce que vous pouvez (mal) voir sur la feuille jaune. Dans la marge j’ai aussi posé une série de questions auxquelles il va falloir que je trouve les réponses : soit pour les intégrer dans la narration, soit pour la construction du truc.
 
Je suis pas mal flippée pour plusieurs raisons… D’un côté, parce que c’est la première fois que je travaille comme ça. Pas la première fois que je réécris un roman, mais c’est la première fois que je fais une réécriture « sans filet ». C’est excitant et… putain de flippant ! Mais à un point… Je suis constamment en train de me dire « oui mais si j’avais écrit un truc génial pour décrire si ou ça… je vais le perdre là… c’est con quand même… » ou « et si je réécris un truc encore plus mauvais ? ». Et en même temps, je peux m’autoriser plein de choses. Je ne suis plus handicapée par la structure de la première version (qui était très mauvaise selon moi et mes deux relecteurs), et surtout, il y avait plein de choses que pour des raisons X ou Y j’avais réduits au minimum… Ce qui est dommage. Je trouve… d’autant plus dommage que non seulement j’ai pas pu m’amuser avec, mais en plus ce sont des idées qui se retrouvent à ne marcher qu’à moitié parce qu’elles n’ont pas eu la force nécessaire pour fonctionner…  Bref, en ne m’empêtrant pas de la première version, je peux ne récupérer que les idées qui fonctionnaient vraiment… et qui me sont revenues hier soir. 
De l’autre, ma situation n’est toujours pas complètement réglée. J’ai beaucoup de travail, en partie parce que j’ai pris du retard à cause des problèmes de logement que je traverse depuis un mois. J’ai pas encore raconté, mais ça fait déjà trois semaines que je fuis mon appartement et squatter les canapés de potes à gauche et à droite…et que ça va continuer jusqu’à début décembre. Alors vas-y pour écrire un roman quand tu sais pas toujours où tu dors le soir même, c’est un peu chaud patate ! Et du coup avec tout ça, la confiance d’auteure, elle a pris un sacrée coup dans l’aile. Alors j’en ai chié des ronds de pendule pour ce premier jour ! Incapable même d’ouvrir le document word, et un temps infini pour arracher ses bouts de phrase à la page blanche… Finalement, au bout d’une heure infructueuse ou presque, j’ai fini par lancer l’écoute de Piano is evil d’Amanda Palmer et j’ai enfin trouvé le rythme de croisière me permettant d’atteindre les 1667 mots quotidiens requis, et même d’atteindre les 1782. Cette version 2 gagne aussi un nouveau titre (parce que j’étais pas pleinement convaincue par Le temps du grenier) et s’appelle désormais L’océan littéralement ou Littéralement l’océan, suis pas encore complètement décidée, mais ça me plaît déjà beaucoup plus. Ça sonne moult mieux !
Bref, j’espère réussir à continuer sur cette lancée… d’autant que j’aime vraiment ce personnage et son univers, et écrire du fantastique c’est quand même bien trop génial…
Un Wall of Death à vous !

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