Posts in Category: La catégorie fantôme

Quand ma journée est un enfer…

Certaines journées sont plus éprouvantes que d’autres. Tu sais ce genre de journée où tu ne sais pas quel dieu tu as pu offenser ce matin en choisissant tes chaussettes noires plutôt que les blanches mais visiblement il l’a très mal pris. Et donc tu te prends toutes les merdes possibles et imaginables… Mais vraiment. Genre la seule chose qui pourrait te pourrir encore plus ta journée ça serait de sortir sur le parking et te rendre compte que ta voiture n’y est plus. So, here we go, voici un condensé de cette semaine particulièrement éprouvante (la plupart de ces anecdotes étant concentrées sur à peine deux jours je vous laisse imaginer l’état de nerf)

C’est pourtant pas compliqué…

Je vous avais parlé du tutoiement qui n’est pas appréciable ? Bah l’autre jour entre autre, j’ai carrément eu le droit à la tape sur l’épaule. J’ai déjà horreur de faire la bise alors vous imaginez bien qu’un inconnu qui m’en tape 5 sans prévenir ça a été franchement limite. Après avoir révulsé mes yeux trois fois en direction de ma caisse (qui a été très impressionnée et s’est mise à faire bip bip bip bip bip biiiiiiiip) j’ai donc fait un sourire niais rendu la monnaie et suis passée autre chose.
Parfois, le problème avec les clients, c’est pas tellement qu’ils sont cons ou chiants. Ils peuvent même être très gentils, mais juste tellement mal organisés ou contents d’être en vacances que ça en devient impossible de faire ton boulot correctement. L’autre jour j’ai eu un groupe de mamas blacks toute habillées de couleurs flashis, riant fort et de très bonne humeur, super aimable. Mais putain… je comprenais rien à combien de comptes différents j’avais, si fallait que je recompte des oeufs le temps qu’elle aille en chercher, qui payait quoi comment… En bref, pour trois clientes tu te retrouves d’un coup avec une tonne cinq d’informations à gérer, plus le mec qui vient te demander où sont les oeufs, plus la nana qui te demande où est la javel, plus ta chef qui te dit qu’elle est pas dérangeable parce que dans le coffre, plus truc qui veut échanger un t shirt, plus mon collègue qui se plante… Au final, rien mais absolument rien de compliqué, mais tellement de petites informations d’un coup que t’as l’impression que ta tête elle gonfle et elle va exploser.

Parfois, vient alors la cerise sur le gâteau empoisonné. Ma grande hantise en caisse, c’est de casser quelque chose. D’aller trop vite et qu’une bouteille de vin me glisse des mains. Je ralentis donc toujours le rythme quand je passe des bouteilles et prends bien soin de les poser là où je ne risque pas d’y foutre un grand coup de coude par négligence. J’oublie souvent que certains clients sont tout aussi maladroits que moi. Et donc l’autre jour, un mec a laissé échapper sa bouteille de vin blanc qui est donc allée se fracasser au bas de ma caisse… Horreur enfer et damnation. Surtout qu’évidemment il y avait du monde. J’ouvre de suite deux autres caisses, finit d’encaisser mon client. Ramasse les bouts de verre, m’ouvre le doigt au passage mais prend à peine le temps de noter cette information. Je me rends très vite compte que la serpillière n’est absolument pas efficace. Mais mon client maladroit a décidé qu’il m’aiderait. Ce qui est très aimable de sa part. Sauf qu’il a presque fallu que je lui gueule dessus pour qu’il lâche cette putain de serpillière qui ne faisait qu’étaler le vin et que je puisse aller chercher l’auto-laveuse.
Qu’est-ce qu’une auto-laveuse, te demandes-tu sans doute si tu n’as jamais eu affaire à pareille bestiole ? Et bien mon ami vois-tu, l’auto-laveuse est une machine qui a vraissemblablement été conçue par le diable en personne. C’est l’espèce de machine que pousse les employés de grandes surfaces quand tu fais tes courses. C’est une machine qui serpille et aspire au besoin. C’est donc gros, lourd, et difficilement manipulable. Inutile de dire qu’en plus la nôtre est un peu vieille et donc encore plus chiante. J’ai donc dû passer cet engin de malheur devant ma caisse et encore plus drôle, dans mon allée de caisse. Hors, si vous avez déjà mis les pieds dans un lidl, vous savez que ces allées ne sont pas bien larges, à peine plus larges que le caddie. Alors l’auto-laveuse, elle passait, mais just just. Les clients qui attendaient à ma caisse avaient décidé de ne pas en bouger et me montraient dans l’allée qu’il restait du vin. Et moi j’essayais désespérément de leur faire comprendre que merci j’étais au courant mais que s’ils bougeaient pas leur cul de là je pouvais rien faire. J’ai oublié de vous dire que ce truc-là fait un vacarme de tous les diables… Apparemment, pas assez, parce que quand j’ai lâché un très subtil et délicat « putain de saloperie de machine de merde tu vas faire ce que je te dis bordel ?? » il semblerait que tout le monde m’ait entendue. Oups. Ma caisse a donc pué le vin toute l’aprem et mes semelles de chaussures ont collé pendant un temps indéterminé.

Et puis il y a les problèmes techniques… Quand un code ne passe pas, ça peut vite devenir galère… On doit alors aller chercher en rayon le code « ean » de l’article pour le taper directement en priant pour que ça marche. Avec généralement des clients qui te gueulent le prix dessus alors que ça ne te sers absolument à rien et que la plupart le savent. C’est surtout ça qui est rageant en fait, ceux qui savent que ça te sert à rien, mais qui te martèle « c’est 4,90€, c’est 4,90€ » pendant que tu essayes de résoudre le problème le plus rapidement possible… Et en ce moment, on a un gros soucis, c’est à dire qu’on a pas mal d’articles comme ça qui ne passent pas quand on les scanne, mais qui ne passent pas non plus quand on tape leur code ean. A ce moment-là, on est obligé de rentrer le prix manuellement. C’est une opération qu’on n’aime pas faire. D’une part parce qu’elle fausse nos inventaires (tout prix rentré de cette façon est rentré sous l’appellation « divers » qu’il s’agisse d’une poêle, d’une bouteille de coca ou d’un anti-moustique), d’autre part, parce qu’il faut la clé pour cela. En théorie, seule une chef-caisse ou chef-magasin peut le faire. Comme cette année, c’est ma troisième saison chez eux et que j’ai semble-t-il fait mes preuves depuis un moment, on m’a appris à me servir de cette clé, dont cette manip. Je me retrouve donc souvent à gérer la ligne de caisse et à faire ces manips (ce qui soulage les chefs caisses qui peuvent ainsi rester sur le terrain et ne pas faire des aller-retours toutes les 35 secondes) : retour, annulation, attente caddie, abandon caddie, et divers pour les prix manquant. Du coup…. c’est moi qui me tape les allers-retours d’une caisse à l’autre. Happy moi. (entre l’arrêt de contraception, la chaleur et les sprints, je vous raconte pas comment je vais maigrir cet été !)

Quand mes responsables confondent polyvalence et ubiquité

Cette semaine, nous avons accueilli trois petits nouveaux pour la saison. Donc déjà c’est vachard pour eux parce qu’on les fait arriver quand la saison est commencée. Mais d’une certaine façon, ça l’est aussi pour nous. La saison s’accompagne d’une hausse non négligeable de boulot (c’est d’ailleurs pour ça qu’on prend des saisonniers Captain Obvious), sauf que du coup, y a besoin que les saisonniers soient un minimum opérationnels et indépendants à ce moment-là. Donc faire rentrer des saisonniers juste maintenant… c’est nous rajouter du boulot. Parce qu’ils vont se planter et qu’il va falloir corriger (ce qui est normal hein, je leur jette pas la pierre)(et puis ça serait bien dég de ma part vu le nombre de boulettes que j’ai pu faire ma première semaine). Pire ! Je sais pas comment on les forme maintenant, mais parfois faut limite que tu fasses le boulot à leur place. Genre quand tu débauches, tu ranges ta caisse. Tout ce que les clients ont pu y abandonner tu vas le remettre en rayon (ou en perte… s’il vous plaît arrêtez d’abandonner des poulets ou du jambon au milieu des bonbons !)(genre moi mon premier jour un client m’a laissé un concombre pourri au milieu des bonbons… j’ai dû nettoyer tous les paquets de bonbons et les grilles tellement y avait des morceaux de concombre pourri partout… merci du cadeau). Bah apparemment, on leur a pas appris. Ce qui fait que tu t’amuses à ranger toutes leurs merdes. Le soucis ? Il y a des choses qu’on ne peut pas deviner. Genre, si la calculatrice elle est là parce que le client finalement il aime pas la couleur ou parce qu’elle marche pas. Donc si quand tu arrives tu la trouves là, tu ne sais pas si tu dois la remettre en rayon ou en perte. Résultat, on peut revendre un produit défaillant sans le vouloir… Et j’ai beau ne pas être intéressée au rendement de l’entreprise, je trouve ça pas très cool quoi.

Ah et dans la série « sexisme ordinaire » je citerai « les légumes c’est un truc de fille, t’inquiète c’est pas grave ». Prononcé par un chef-mag suppléant à l’intention d’un des nouveaux saisonniers. D’une part je trouve ça débile. D’autre part, que tu reconnaisses pas du céleri ou que t’es jamais vu une patate douce, je peux entendre, c’est pas tellement les légumes que tu croises le plus dans ton assiette. Mais là c’était quand même « Coraline, c’est quoi le code des poivrons ? _c’est des courgettes rondes…. » Je veux bien qu’on confonde des nectarines et des pêches, je veux dire dans la poche c’est pas forcément évident (surtout que certains clients pour une raison qui m’échappe sont capables de prendre trois poches les uns dans les autres pour quatre fruits…), à la limite un concombre et une courgette, si tu passes trop vite je peux entendre qu’on confonde. Mais quand même, des poivrons et des courgettes ? Même rondes je vois pas comment… Enfin bref, du coup ça veut dire que je dois aussi corriger ce genre de petites bêtises.

En fait, pour que les choses soient claires, ce ne sont pas ces bêtises en elle même qui me mettent hors de moi, elles m’agacent parce que des fois c’est vraiment très con, mais c’est de devoir être partout qui me rend juste complètement chèvre. J’ai un très gros problème avec ce chef-mag suppléant en fait. Il est très sympa hein, le soucis n’est pas là. Mais je ne comprends pas son fonctionnement. Et franchement les consignes qu’il me donne… bah rien que quand il me les donne je sais que ma journée sera longue et éprouvante même si elle ne fait que 5 heures. « Alors t’es en caisse 3, tu fais la palette d’alcool comme ça t’es pas loin s’ils ont besoin et si tu vois que V. est coincé en caisse tu fais sa palette aussi et puis tu vérifies que C. elle fait bien passer à d’autres caisses quand y a du monde, ah et tu feras attention s’il te plaît y a des manouches qui sont rentrés tu peux garder un oeil sur eux voir qu’ils chippent rien » Bref, rien que quand il te balance ça au visage tu deviens barge. Et j’ai effectivement passé mon temps à courir entre ma palette, celle d’un collègue, les caisses, ma caisse, les clients. Au bout d’un moment t’es tellement partout que t’es nul part et c’est juste affreux en fait. Quand j’ai eu 5 minutes j’ai couru en salle de pause me jeter la gueule sous le robinet histoire de boire un coup (oui parce qu’il fait chaud et que je transpire comme une vache, même mes cheveux transpirent ! c’est te dire). Pas de chance, mon chef était justement là, au téléphone avec sa copine je crois. J’ai à peine relever la tête « bon bah Coraline on se met sur le détail ensemble et comment ça se passe en caisse ? ah mais prends le temps de boire hein » Trop aimable…

C’est tellement bien foutu, bien pensé, que l’autre jour en caisse ils étaient trois : une formée depuis deux jours, les deux autres depuis le matin. Et moi en rayon. Je vous laisse imaginer. Quand j’étais en caisse, on me sonnait tellement souvent que même les clients grognaient quand ils entendaient la sonnette. (raaaah puis putain, autre truc agaçant, mais pourquoi tu me sonnes quand je suis à deux caisses devant toi ?????) A un moment mon chef qui me fait « mais ouai mais fallait que t’ouvres une autre caisse là _J’étais en rayon, c’est C. qu’est première caisse, c’est son boulot _ouais mais tu comprends elle est nouvelle ». MAIS T’AS QU’A FORMER TES SAISONNIERS CORRECTEMENT ! J’aurais pas à faire leur boulot…

Quand je rentre du boulot et que ma mère me voit à travers la porte vitrée.

Vous pensez que ça fait beaucoup ? Mais c’est pas fini ! Car quand c’est la merde c’est la merde ! Et parmi les merdes d’entre les merdes nous avons eu cette semaine : la panne de frigo ! Et oui… on l’avait dit, et c’était déjà arrivé l’année dernière. Les températures ont monté, la clim pas assez. Alors les températures des frigos ont monté aussi. Et quand mes collègues sont arrivés l’autre matin, les frigos étaient tombés en panne dans la nuit. Il a fallu tout jeter, tout nettoyer. Et on a passé la journée à expliquer pourquoi il n’y avait pas de frais, à dire qu’on ne pouvait pas leur dire quand ça serait réparé, qu’on espérait le plus vite possible. Au final ça a duré deux jours… Mais vous auriez vu les conteneurs remplis de tout le rayon frais alors qu’on priait pour que les équarrisseurs ne traînent pas et que l’odeur remplissait la cours… (il y en avait tellement qu’on ne pouvait pas garder autant de perte dans la réserve) Sérieux c’est juste un gâchis sans nom… Pour un problème technique stupide qui plus est.

Pour finir en beauté, quelques dialogues avec des clients. Attention, situation ubuesque à tendance becketienne…

« Vous avez plus de beurre ?
_Nous avons un problème de frigo et nous ne pouvons vous vendre aucun produit frais pour le moment. Excusez nous.
_Mais je veux du beurre.
_J’ai compris mais on ne peut pas vous en vendre pour le moment.
_Et comment je fais sans beurre ? Hein comment je fais ???
_[là je m’efforce de ne pas répondre « un régime »] Il y a le super U qui est à 10 minutes en voiture, même pas. Sinon il y a une petite épicerie plus haut.
_C’est un scandale ça, pas avoir de beurre. »

« Mademoiselle, avant les bouteilles de javel elles étaient pas comme ça. C’est quoi qui a changé ?
_Le design de la bouteille à mon avis.
_Vous êtes sûre qu’ils ont pas changé dedans ?
_C’est de la javel monsieur, le truc dont on n’a pas changé la formule depuis le début..
_Ah très bien. Et c’est quoi la différence entre les deux ?
_Et bien comme vous pouvez le voir sur l’étiquette l’une des deux est parfumé au pin et l’autre non.
_D’accord. Vous pensez que c’est quoi le mieux pour nettoyer une terrasse ? »

(celui-ci gagne la palme du Connard)
Alors que je sors de mon rayon, mon collègue m’interpelle parce qu’il en sait pas où se trouve tel produit. Au même moment, un client va pour s’installer à ma caisse avec seulement une baguette. Je me dis que l’article que cherche mon collègue est juste à côté, je peux donc lui montrer vite fait, le client aura attendu 30 secondes et c’est bon. J’ai à peine répondu à mon collègue que…
« Y a personne en caisse aujourd’hui ? On a pas que ça à foutre !
_Je vous ai vu monsieur, j’en ai pour 30 secondes à aider mon collègue et j’arrive tout de suite.
_Ouai non vous avez pas à me traiter comme ça j’ai d’autres choses à faire ! [signe de tête de mon collègue pour me dire qu’il va se débrouiller et que ça risque de s’envenimer] Quand même ! C’est un scandale !
_Vous attendez depuis trois heures pour être énervé comme ça ?
_C’est pas acceptable ! Vous avez pas à me faire attendre comme ça ! Et le respect du client alors ?
_Et le respect de la caissière il est où ? Vous ne m’avez dit ni bonjour ni merci ni rien.
_Vous avez qu’à vous plaindre à vos responsables !
_VOUS avez qu’à vous plaindre à MES responsables si le fonctionnement du magasin est si outrancier à vos yeux. »
Sur ce j’ai jeté sa monnaie sur le comptoir et je suis partie. C’est la seule fois jusque là que j’ai perdu mon calme à ce point-là. J’évite généralement ce genre de confrontations qui ne servent à rien. Mais là la violence, le mépris et l’attaque était tellement violents, disproportionnés que j’ai pas pu fermer ma gueule. J’étais tellement énervée j’ai mis un moment à arrêter mes genoux de trembler.

Mais bon. On repart demain !

Rémission

Cher toi,

Ce n’est jamais évident de parler aux absents, à ceux qui sont partis et ne reviendront plus. Que leur dire ? Et surtout comment leur dire ? Quelle importance tout ceci peut-il avoir aujourd’hui ? Sans doute aucune. Mais il fallait quand même bien pouvoir le dire…

Trois mois déjà sans toi.
J’ai toujours voulu croire que ce moment n’arriverait jamais. Qu’on avait lutté trop longtemps et trop fort pour que les choses se terminent comme ça. Sans aucune autre échappatoire possible.
Depuis combien de temps nous battions-nous toi et moi ? Combien de fois nous sommes-nous dit « aller, cette fois c’est la bonne, on a réussi » ? Combien de fois avons-nous cru avoir définitivement passé la tempête ? Combien de fois l’ont-ils tous cru, combien de fois nous l’ont-ils tous assuré ? Combien de fois les avons-nous cru quand ils disaient que nous étions forts et que nous allions nous en sortir ?

Combien au final nous avons tous eu tort.

Les cellules cancéreuses formaient des ganglions suspects qui formaient à leur tour de petites boules que même moi je finissais par pouvoir trouver sans mal. Les premières consultations, les premières chimio, les premières mèches de cheveux retrouvés dans le lavabo. C’est ça, être vieille avant l’âge ? Les premiers espoirs de rémission, les premières déceptions… Le tout s’enchaînant, se suivant fidèlement, en un cycle parfait.

Tout ce temps tu es resté là, avec moi. Dans une lutte qui pourtant semblait perdu d’avance.
Alors quand ils ont annoncé que seule l’amputation du sein malade me sauverait, je crois bien avoir pleuré ta perte une nuit entière.

Aujourd’hui, le vide se fait sentir. Cette sensation d’être amputée de soi-même ne me quitte plus. Même à l’heure où l’on me prépare pour le bloc car « vous savez, de nos jours, la chirurgie fait des miracles, vous ne sentirez même pas la différence. » Et je ne sais pas ce qui sera le pire : sentir la différence et devoir vivre avec, ou ne pas la sentir et oublier que tu as existé et combien nous avons lutté.

R.I.P

J’ai rien dit. On va faire comme si j’avais rien dit. D’ailleurs dans le fond, c’est bien ce qu’il s’est passé, j’ai rien dit.
Finalement, même après la nuit, c’est pas digéré. J’arrive pas à y croire. Le déni ça s’appelle sans doute. En même temps, 19ans c’est pas un âge pour mourir. C’est juste pas concevable. Merde.


PS : oui je sais la vidéo est pas top. M’en tiens pas rigueur