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Au moins, maintenant, on sait où sont les oeufs.

Mais quoi, mais qu’est-ce qui se passe ? Est-ce bien réel ? Mais oui ! Je suis d’ores et déjà de retour, une semaine à peine après le premier article de la saison… Que voulez-vous… je suis sensée ne pas avoir le temps d’écrire, du coup forcément je fais quasi que ça, et il faut bien avouer que cette réouverture me donne moult à raconter… Alors sans plus de préambule, c’est parti pour cette deuxième semaine !

Histoire de commencer la semaine par le début… (« moi quand je me rends compte que… demain c’est lundi ! »)

Et pendant cette semaine, je me suis dit que monsieur Lidl, il doit rêver du client parfait dans des conditions de travail parfaites. Ou alors il est très con. Ou alors comme il n’a jamais été sur le terrain il n’a aucune idée de ce que sont des « conditions de travail parfaites », du coup il fait un peu n’importe quoi. Souvent, quand on m’explique les procédures que je suis sensée suivre, je regarde mes responsables avec un oeil mi navré mi amusé mi désespéré. On a des nouvelles caisses. Youhou. Alors moi quand on m’a dit ça j’espérais… un système plus facile pour les annulations… pouvoir proposer le paiement en plusieurs cartes… déduire les retours des courses plutôt que devoir faire un remboursement… Mais en fait, on nous a juste remplacé les claviers blancs par des claviers noirs. Bon ok, il faut avouer que ça se salit quand même beaucoup moins vite. Ha et y a des touches dessus qui ne marchent plus, genre celles des sacs. Donc maintenant, au lieu d’appuyer sur un bouton pour ajouter un sac, il faut se faire chier à le scanner. Joie bonheur et coup de cutter. Qui a dit perte de temps indice de prod dans le cul ? Pas monsieur Lidl bien sûr ! Car c’est vrai qu’avec les anciennes caisses, on se galérait à regarder dans les caddies, il fallait passer par dessus et faire de la gym peu élégante. Alors non, a dit monsieur Lidl, je ne vais pas exploiter mes salariés de la sorte ! Les caisses sont maintenant beaucoup plus grandes, en fait, ce sont des doubles caisses. En gros, il y a deux petits chemins pour déposer les courses des clients (histoire que client A puisse finir de ranger tranquillement pendant qu’on encaisse client B le tout sans que les articles ne se mélangent). Et pour pouvoir voir dans le caddie, vue que tout ça c’est beaucoup plus large et qu’il est moins facile de sortir de caisse, monsieur Lidl a tout prévu ! Il a placé sur la porte de l’autre caisse un miroir dans lequel se reflète le caddie et son contenu. Alors attendez il faut limite que j’aille tirer au sort pour voir par où je commence ma diatribe assassine… Mais commençons donc par le miroir ! Mais oui ! C’est vrai que c’est une bonne idée, c’est pratique. On voit plutôt bien, on emmerde plus les clients, on ne se tord pas le dos, j’avoue c’est cool. Simplement… le client est fourbe, et des fois il se met entre le miroir et son caddie. Putain mais c’est bien sûr ! Mon dieu mais comment aurait-on pu y penser ! Et bien je ne sais pas moi, en supposant peut-être que le client n’est pas soumis à l’optimisation du moindre de ses faits et ses gestes, battements de paupière et envie de pisser comprises, et que du coup des fois il accompagne son caddie plus qu’il ne pousse ou alors fait des trucs bizarres avec son caddie tout simplement… On parle quand même pas d’un truc exceptionnel… genre, un client sur deux ne pousse pas son caddie…ce que tu sais quand tu sors de ton bureau. Sans compter que je dois quand même maintenir certaines procédures, du genre, vérifier les cartons de vin. Avec l’ancien système, je pouvais facilement sortir de ma caisse pour venir voir directement dans le caddie si le client avait du mal à le sortir (ou rechignait trop), parce que faut quand même dire qu’on a pas mal de petits vieux. Mais avec ces nouvelles caisses, je dois sortir par derrière et faire le tour de toute la caisse, ajoute à ça que si la caisse derrière moi est ouverte, je dois aussi les éviter. En bref, je perds bien deux minutes juste pour cette procédure… Ou alors, je dois passer par dessus ma caisse. Si le client est en forme, il me pose son carton sur la caisse et je peux vérifier sans soucis. Mais les petits vieux vont me le soulever sur les bords du caddie (d’une main qui plus est, ce qui me laisse le temps de paniquer sur la solidité du carton), du coup, je dois me mettre en appui sur ma caisse pour voir par dessus (et au passage m’exploser l’utérus sur mon caisson ce qui est bonheur quand t’as tes règles…)(tes règles traînent à se déclencher ? explose toi les ovaires sur une caisse de lidl ! efficacité prouvée !). Donc au final, retour à la gym ridicule et à la fatigue gratuite. Joie bonheur et mal au coeur.

Mais restons donc en caisse voyons ! Parce que monsieur Lidl ne s’est pas arrêté là dans les innovations ! Maintenant, on se ramène avec un caisson ET un « counter cash », comprendre une grosse boîte en metal qu’on ajoute en caisse. Dedans, on doit mettre : chèques, factures, retours, billets de 20, 50 et 100. Selon lui, c’est super parce que comme ça, on en a moins dans notre caisson, ce qui tente moins les gens quand il s’ouvre, et limite la perte en cas de braquage car nous n’avons pas accès à la clé de ce bousin. Si je dois avouer qu’au bout de sept heures de caisses, j’aime pas trop la masse qu’il y a dans mon caisson (je suis déjà montée à trois fois mon salaire en liquide dans ma caisse en fin de journée) et que donc c’est pas complètement une mauvaise idée, il nous faut conclure que c’est à nouveau une bonne grosse idée de merde qui ne correspond en rien à la réalité du terrain. D’une part, il rajoute au moins cinq minutes de temps au moment de compter ta caisse. Ah bah oui, parce qu’avant, quand tout allait dans ton caisson, tu triais tout bien. Le soir, tu n’avais plus qu’à peser les petits paquets. Là, il faut trier le tout, refaire les petits paquets, et les compter. Et si tu ajoutes qu’en plus, on n’a toujours pas de balance correctement calibrée ou connectée à l’ordinateur, faire ton caisson en ce moment, c’est un peu un sport. Près de dix minutes par caisson, alors que si tout est bon, cinq suffisent amplement. Encore une fois, ça n’a l’air de rien, mais si tu ajoutes que parfois, on peut être jusqu’à 5 caissiers à devoir compter leur caisse, on arrive à presque une heure juste pour compter les caisses (oui parce que sur 5 y aura forcément un bug, un ticket de retour qui s’est perdu ou un rouleau de monnaie oublié dans le fond du caisson). ENJOY. Je la sens bien la saison je la sens bien. Joie bonheur et remets les compteurs à 0.

« Mais attends, tu râles alors que c’est pour ta sécurité ! » Mais oui, parce que l’argument de monsieur Lidl c’est ça : en cas bracage, on risque moins (et lui risque de perdre moins d’argent)(surtout). Alors oui… mais non en vrai. Non parce que ça peut s’arracher ce truc. Et une fois rendu chez toi, tu peux le défoncer sans trop de soucis. Enfin en tout cas, je pense que si tu en es rendu à braquer un lidl de jour, tu peux bien trouver le moyen de défoncer une grosse boîte en métal… Bref, monsieur Lidl, il est gentil, mais quand il nous pond ses procédures, tu sens bien qu’il a autant connaissance du terrain qu’un statisticien de l’INSEE croisé avec un scientifique en labo stérilisé : dans un monde parfait, ça fonctionnerait, sauf que le monde n’est pas parfait. Ni stérilisé d’ailleurs.

Quand rappeler que le magasin a ouvert y a une semaine devient un running gag. (« Je déteste les corvées ménagères ! Tu fais le lit, la vaisselle… et puis 6 mois après il faut tout recommencer ! »)

Pendant ce temps-là, au téléphone :

_Coraline, c’est papa.
_oui oui.
_Ta mère est là ?
_ nope.
_Ha. Parce que je vais faire des courses là. Tu sais s’il faut des choses.
_Non.
_Mais, tu sers à rien en fait !
_Bah je suis universitaire quand même…
_Ouais remarque je suis éduc spé…
_oui donc pour la productivité tu repasseras !


D’ailleurs, monsieur Lidl, il n’as pas trop bien saisi la notion de conditions de travail parfaites… Dès le premier jour, on a galéré avec la balance. Si vous n’avez jamais manié de l’argent en grande surface, voici comment on compte une caisse : on programme une balance pour qu’elle connaisse le poids de chaque sort de pièces et de chaque billets, on pèse ensuite chacun leur tour les petits godets de pièces, elle calcule le poids et à partir de là te dit combien tu as dans ton caisson. Ensuite on envoie à l’ordinateur qui compare avec ce que la caisse a enregistré et si oui ou non il y a écart. Avant, on râlait parce que la balance se faisait vieille et était affreusement lente. La nouvelle va vite, c’est cool. Mais elle est hyper mal calibrée. Genre, y a eu des jours, où on a dû tout recompté à la main. Mais genre, vraiment, tout. Pièces comprises. On pétait juste des gros putains de câbles. Ensuite y a eu du mieux, fallait juste compter les billets. Ensuite il fallait trier les anciens et les nouveaux billets de 10 et de 20 et les peser à part. Au bout d’une semaine et demi d’ouverture : la connexion entre la balance et l’ordinateur ne se fait toujours pas, donc il faut toujours rentrer le nombre de billets à la main dans l’ordinateur. Après avoir trié le merdier contenu dans le counter cash bien sûr. En bref, après une semaine et demi, on n’a toujours pas vraiment pu montrer et expliquer aux saisonniers comment faire leur caisson le soir parce que tout déconne tout le temps et qu’il faut toujours improviser et qu’on n’a pas le temps d’expliquer comment les responsables bricolent l’ordi et leur caisson pour arriver à bout du bordel. Ce qui est nuisible pour tout le monde : parce que si ça dure, ça pourrait être bien qu’ils comprennent afin de gagner du temps, mais pour comprendre comment on gère en cas de merdier, il aurait fallu expliquer en situation normale (dans un monde parfait et stérilisé), ce que nous n’avons toujours pas eu. Du coup, ils ne sont pas responsabilisés ni autonomisés, et en plus ils sentent perdus et incapables. Et plus la situation va durer, plus ça sera dur de les faire revenir sur une situation normale où ils doivent faire, plus il sera difficile de trouver le temps de leur expliquer la situation normale et leur rôle dedans, et plus il faudra continuer de faire pour eux, ce qui créera des tensions supplémentaires entre les saisonniers et l’équipe à l’année… un peu comme l’année dernière, mais avec un potentiel de pire assez impressionnant. (oui je suis très optimiste, comme vous le savez)

Mais on ne va pas s’arrêter en si bon chemin ! Car en une semaine et demi d’ouverture, on a eu presque une surprise empoisonnée par jour ! Tellement tellement de fun… On a eu les alarmes qui ne sont pas tombées en panne, mais marchaient beaucoup trop bien. On n’arrivait plus à les arrêter, ce qui était joie bonheur et broyeur à tympans. D’ailleurs, j’ai l’impression qu’ils nous les ont faites beaucoup plus aigües, et plus longues. Un vrai régal pour les mélomanes ! Par la suite, ce sont les caisses qui ont commencé à déconner. Nous avons déjà une caisse en panne ! Ce qui est génial. Ou pas. Parce que l’une des idées géniales de monsieur Lidl (non mais vraiment, mec, arrête d’avoir des idées, arrête de nous aider tu nous aides pas…), ça a été de créer des caisses carte bleu seulement. Génial. Dans un magasin dont le principe de base c’est l’ouverture de caisse en fonction de l’affluence, t’as pas intérêt de foirer ton ordre des caisses en fonction des horaires des collègues ! Parce que si t’as que deux caisses ouvertes donc une carte bleue seulement, je te raconte pas le merdier alors que papy vide son porte monnaie pendant que mamy te redemande encore si elle doit remplir son chèque… Donc je récapitule, en semaine 2, nous avons : 7 caisses dont 2 carte bleue seulement et une en panne. Brillant. Ha et vous vous rappelez des systèmes de numéros de caisse vert ou rouge pour l’ouverture ou la fermeture ? Et bien on en a une qui ne peut plus fermer ! Elle ne passe pas plus au rouge… Alors, c’est pas comme si de toute façon ça servait pour fermer ta caisse : les gens s’en foutent. J’ai eu un grand débat là-dessus avec une cliente qui croyait dur comme fer que le petit panneau en bout de caisse, ça marchait mieux. Alors, faisons un rapide détour pour démystifier ça. Comment le dire simplement… non. non. non. et RE NON ! Aucune différence. Statistiquement y autant de gens qui ne remarquent pas le panneau que de gens qui ne font pas attention à la couleur de la lumière. Pire, le panneau me donnait encore plus envie de les fracasser vu que certaines le voyaient clairement puisqu’ils le mettaient de côté, ou s’en servaient comme séparation. Que je sois cliente ou caissière, le fait que les gens ne regardent pas si la caisse est ouverte, il regarde s’il y a quelqu’un. Fin. Donc j’aimerais qu’on arrête de me dire que le panneau c’était mieux, ça ne l’était pas, ça ne réglait pas le problème de base : à force de faire croire au client qu’il était roi, il a fini par le croire.

Donc revenons à nos moutons… Cette caisse ne peut plus fermer, et encore mieux, tu ne peux plus appeler à ouvrir d’autres caisses. En gros, quand tu veux ouvrir une autre caisse, tu as un petit panneau où tu appuies sur le numéro de la caisse que tu veux ouvrir. C’est simple et pratique. Sauf que quand ça marche pas… il te faut sortir de caisse et aller appuyer sur les boutons d’une autre caisse pour que ça marche. Joie bonheur et télégrapheur… Depuis, il a aussi fallu ajouter : une panne de clim, les toilettes des employés condamnées car elles fuyaient devant la boulangerie, deux lettres du mot viennoiserie qui sont tombées, la ligne des TPE cartes et chèques qui déconnent à tout va. Et bien sûr la moitié des frigos en panne.

Quand mes responsables commencent à se dire qu’il va falloir me sortir de caisse avant que je ne morde un client à la jugulaire… (« non humain, je ne vais pas te briser le coeur, tu n’en as qu’un. Par contre, tes os… tu en as 206… »)

Pendant ce temps-là, dans ma chambre qui me sert de bureau…

Bon Gribouille… Ma directrice de thèse m’a dit de faire attention à l’effet récitation, qu’il faut que je travaille mon adresse. Comme Rambo n’est pas là, je te propose de me servir de cobaye. Je m’en vais donc te raconter ma thèse, tu vas voir c’est génial ! [je fais mon oral 2-3 fois] Gribouille… le froncement de moustaches, c’était clair, le retournement dans ton sommeil aussi… mais j’avoue avoir plus de mal à saisir ce que tu veux dire par ce léchage intensif d’anus. T’as qu’à le dire si ça t’emmerde ce que je raconte ! [le chat se barre] Mouhhaaaaaaahou ! Mouwaoooou ! Ce que nous pouvons traduire par « hé hé hé, j’ai ramené du manger ! regarde c’est moi qui l’ait attrapé ! » Gribouille, ta gueule. T’en avais rien à foutre de ma thèse, alors moi, j’en ai rien à foutre de ta souris. Na. 


Je mets les frigos en dernier parce qu’ils vont pouvoir me servir de merveilleuse transition avec votre partie préférée : les clients. L’autre jour, j’étais d’après-midi. D’habitude, je demande aux collègues s’il y a des choses à savoir (genre… des bugs, des trucs qui marchent pas comme il faudrait, etc), mais comme en ce moment tout le monde est en impro et en surcharge de boulot, pas toujours possible en ce moment. Je suis donc arrivée en caisse, et ça faisait pas vingt minutes que j’avais commencé à travailler qu’un mec se plante devant moi :

« Pourquoi les frigos sont complètement vides ?! Y pas de fromage !
_[n’ai pas la réponse à ce moment, je réfléchis aux raisons possibles] Je viens d’arriver, mais j’imagine qu’il s’agit soit d’une rupture, soit d’une erreur de livraison, soit d’une panne. Si vous dîtes qu’il n’y a plus de fromage du tout je pencherai plutôt pour une panne.
_C’est pas une réponse ! Je veux savoir pourquoi, vous devez me dire pourquoi.
_[comme j’ai pas envie de me faire engueuler dès le début et que j’ai la naïveté de croire que répondre à la question me donnera la paix, je contacte mes collègues via le micro, celles-ci me confirment le scénario de la panne] Mes collègues me confirment bien qu’il s’agit d’une panne. Nous sommes désolés pour la gène occasionnée…
_Et pourquoi c’est pas affiché ??! Vous devez l’afficher ! on a le droit de savoir !
_[en fait il me gonfle] Parce que j’imagine qu’elles avaient autre chose à faire, comme chercher une solution au problème. Et puis je ne comprends pas ce que ça change pour vous, ça ne règle pas votre problème qui est de ne pas avoir de fromage.
_On a le droit de savoir, vous devez informer la clientèle ! C’est votre boulot. »

Non. Mon boulot consiste à ne pas t’éclater mon caisson en fonte sur le coin de la gueule. Encore une fois, l’écrit polit tout, mais il faut bien vous dire que le mec était tellement violent et agressif dans ses propos avec moi que les trois clients suivants ont tenu à s’excuser et me dire des choses gentilles pour compenser. Comme quoi il n’avait pas à me parler comme ça, qu’il y avait pire dans la vie, que eux avaient trouvé du fromage ailleurs, et puis voilà j’y suis pour rien, ni moi ni mes collègues. Pour que trois clients non concernés prennent ma défense, c’est vous dire l’agressivité du mec, qui oscillait soit entre théorie du complot, soit l’habituel mec qui a envie de se défouler sur ta gueule. J’hésite.

Je vous parlais d’une petite vieille et son concombre imaginaire… La semaine dernière, une petite vieille passe à ma caisse avec quelques 5-6 articles. Elle fout le tout dans son sac et s’en va. Elle revient plus tard, son sac vide flottant derrière elle et me brandit son ticket :

« Vous m’avez compte un concombre ! Mais moi j’avais pas de concombre !
_Euh… c’est possible madame, mais là je ne peux rien faire, je ne peux pas vérifier ni rien…
_Mais enfin je vous dis que j’avais pas de concombre.
_Je comprends bien mais là je n’ai aucun moyen de le vérifier…
_Enfin regardez vous même ! [brandit son sac vide] »

Sur le moment je n’ai pas bien compris et j’ai tenu ma position. Elle est finalement repartie, son sac toujours flottant derrière elle. En y reréflichissant, je me suis demandée dans quel état était la pensée de la petite dame. S’il est possible que je me sois trompée (même si fort peu probable, le code du concombre faisant 3 chiffres et ne ressemblant à aucun autre code)(et comme je sais faire la différence entre une courgette et un concombre…), je ne pouvais malheureusement pas le voir. Mais qu’est-ce qu’elle essayait de me dire à brandir comme ça son sac vide sous mon nez ? Est-il possible qu’elle ait oublié une fois ses courses rangées dans sa voiture ? Bref, c’était très bizarre et très dérangeant comme situation et j’étais vraiment désolée pour cette petite dame : si erreur il y a eu, je ne pouvais pas la réparer, si soucis il y a, je ne peux que constater.

Quand je me dis que je vais enfin pouvoir prendre une pause… mais qu’en fait non. (« le téléphone du bureau ne sonne pas ? mange une bouchée ! »)

Mais remontons d’un cran en agressivité ! Je galère un peu dans le nouveau magasin. Comme j’ai passé mes deux semaines essentiellement en caisse, je n’ai pas pu tout bien repéré des nouvelles allées. Du coup, je n’ai pas encore complètement conscience de ce qu’on vend, ce qu’on ne vend plus, et où c’est. La seule différence, c’est sans doute que les oeufs doivent être beaucoup mieux rangés vu que maintenant plus personne ne me demande où ils sont. Par contre, les filtres à café ne sont plus avec le café… mais avec l’aluminium. On cherche encore la logique de ce truc (monsieur Lidl ? qu’est-ce t’as fait encore ?!). Bref, lors d’une de mes rares sorties de caisse, une bonne femme m’attrape et me demande si nous avons du lait frais. Je m’arrête un peu et contemple les frigos à la recherche des potentiels endroits où ils pourraient être si nous en avions. J’ai quand même bien conscience de ne pas pouvoir offrir une réponse définitive alors j’ai répondu ainsi : « Je crois que nous n’en avons plus. Je sais que nous en avions l’été dernier mais apparemment plus maintenant. _Non mais vous en avez eu tout l’hiver mais c’est pas possible ça ! ». Je vais donc ajouter le lait frais à la liste des aliments qui légitiment le fait de m’agresser (pour rappel, cette liste comporte déjà : le pastis, la sangria, les yaourts)(et on va bientôt ajouter les fleurs !)


Pendant ce temps, sur la voie de contournement :

mon frère : elle sert à rien cette route, ça m’énerve. Remarque c’était bien pratique pour t’emmener à l’hosto. 
_J’avoue.
_Tu veux pas te recouper à coups de cutter ?
_Ça va pas la tête ? M’a déjà fallu presque une semaine pour les convaincre de m’en filer un !
_Non mais tu vois y a un nouveau macdo qu’a ouvert pas loin de l’hosto alors faut pouvoir le tester en allant acheter des glaces pour attendre sur le parking de l’hôpital. 
_Et t’as besoin que je me coupe à 3cm de profondeur pour tester le macdo ? T’y es pas encore allé ?
_Si si. Mais faut tester dans ces circonstances ! C’est pas pareil !


Dans la série « il est beau votre magasin », je vais à nouveau vous donner l’impression que vos vies sont merveilleuses ! Cette semaine on change un peu, cette fois j’ai atterri dans une chanson des Rois de la Suède. Car est arrivé à ma caisse un mec très accroché à son smartphone en pleine conversation : « C’est magnifique ce qu’ils ont fait ! Faut absolument que tu viennes voir ! Il vaut le détour ce magasin ! » euh… Donc on est vraiment arrivé à ce moment où le magasin est un lieu qu’on visite ?? Je m’en veux d’insister mais… c’est un putain de truc pratique ! Le côté agréable c’est une stratégie marketing pour te faire cracher du pognon. Et pourquoi ça m’énerve ? Parce que c’est les mecs qui sont fiers de cracher du fric parce que monsieur Lidl a refait les peintures (d’ailleurs il a pas nettoyé les coulures sur le bois !) sont les mêmes qui attendent 10 minutes que la responsable que je suis vienne leur rembourser 14 centimes parce que le sac il passe pas au bon prix. Sérieusement, votre vie est-elle si affreuse que votre kif c’est visiter un magasin alimentaire ? Si merdique que vous préférez perdre 10 minutes de votre vie pour moins cher que le salaire d’un gamin chinois ? Putain… et lorsqu’il arrive à mon niveau, l’homme lâche son téléphone « je suis désolé, je suis au téléphone avec un ami, il est aussi fan de lidl que moi ! C’est limite une addiction au stade où on en est ! » Une addiction… à lidl… Oua. D’un seul coup je culpabilise beaucoup moins d’être sur le point de claquer 50€ pour retourner voir Epica en concert pour la cinquième fois… Joie bonheur et colimateur…

Et vous vous rappelez des sacs gratuits ? Bien. Parce qu’il va falloir arrêter de m’emmerder avec ces putains de sac ! Parce que j’ai encore eu une petite vieille pour réclamer « ça marchait comment les sacs en cadeaux ? Parce que moi je suis venue deux fois la semaine dernière et j’ai rien eu ». Et t’auras toujours rien parce que j’ai pas le droit de te filer un sac à l’oeil comme ça et parce que j’ai horreur de devoir répondre à des questions qu’on pose sans poser. Je fais exprès de pas les entendre. (oui si tu veux jouer au plus con avec moi, viens bien entraîné) Et toujours suite à l’ouverture, j’ai eu encore mieux que le « vous êtes contente de votre magasin », j’ai eu le droit à « vous êtes fière de votre magasin ? ». Sachez-le, j’ai un énorme défaut, en fait deux : je ne sais pas mentir, et quand on me pose une question, je réponds. Soyez donc sûr de vraiment vouloir la réponse quand vous me posez une question. Du coup, je me suis entendue répondre un sobre « non. » La nana m’a regardé avec des yeux outrés comme si j’avais dit un truc du genre « en fait moi je mange des enfants ». Alors soyons clairs, je ressens de la fierté pour les choses dont je suis responsable et qui étaient dures… Je suis fière de mon mémoire, mes romans, mes pièces, d’avoir pu aider mes amis dans des moments critiques, d’avoir fait progressé une élève dyslexique en anglais, à lidl d’avoir pu gérer quatre choses en même temps, d’avoir résolu un nouveau problème sans appeler mes collègues à l’aide, d’avoir réussi à trouver du temps pour réexpliquer calmement quelque chose  un saisonnier, de ne pas me mettre à hurler sur les clients alors qu’ils le mériteraient, de continuer à me lever le matin malgré les insomnies, etc. Mais la construction et la conception du lidl… bah j’y suis pour rien. Mais alors rien du tout. Alors en dégager de la fierté ? Je suis désolée, mais j’ai pas l’esprit d’entreprise. J’ai l’esprit d’équipe, mais d’entreprise, non. Macdo s’est chargé de m’en dégoûter complètement (toi aussi crève de soif au dessus d’une friteuse jusqu’à la limite du malaise pendant trois heures parce qu’il faut faire un meilleur CA que le macdo d’à côté y a concours, tu vois c’est pour motiver les gens. Connard.)  Je ne dégage donc aucune fierté à travailler dans un lidl tout neuf. Tout comme je ne ressens aucune culpabilité devant la panne des frigos ou les livraisons non effectuées : je ne suis pas responsable dans un cas comme dans l’autre. Que je sois là ou pas ne change rien, ces choses se seraient passées, et exactement pareil. Je n’ai donc ni fierté ni culpabilité à en éprouver. Je dois juste faire avec (ou sans quand on parle des frigos…)

Quand j’ai bien envie de suggérer une nouvelle campagne marketing hyper honnête. (« Promo du jour : acheter 2 pitas et payer pour les deux ! »)

Mais reparlons donc des promos qui passent pas ! Parce que je vous le rappelle, j’entube tout le monde. (ha bah faut poser le décor, et le client lidl est presque autant capable de nuances que moi à 3h du matin coincée entre une cuite à la bière et une violente déprime) La semaine dernière, nous avions donc des promos sur les fleurs. Un genre de double promo même. Deux bouquets achetés = un prix, et 50% sur ce prix-là. Je crois que je l’avais raconté la semaine dernière, mais j’ai eu le problème une première fois. Ma charmante responsable avait alors calculé à quel prix ces deux bouquets devaient être. Si bien que quand une seconde cliente est revenue, j’ai pu vérifié que son bouquet passait au bon prix, ce qui était bien le cas. Ma responsable avait pu mettre l’ordinateur à jour et tout était bon. Mais selon la cliente non. Je persiste et signe en lui disant que c’est bien à ce prix que sont sensées passer les fleurs, que ça a été vu avec ma responsable qui a calculé à la machine et vérifier dans la base de données que ça correspondait et que je ne pouvais donc rien faire. « Vous faîtes de la publicité mensongère ! C’est tout ce que vous faîtes ! Vous êtes pas foutue de calculer ! Putain j’aurais su je les aurais pas prises ! » Alors, rappel : sur internet, si c’est gratuit c’est toi le produit, dans la vie, si y a promo, t’es quand même le plus gros perdant de l’affaire. Lidl, au même titre que n’importe quelle grande surface, n’est pas une association caritative. Monsieur Lidl, il veut faire du chiffre, et il veut le faire vite. Un autre mot pour promo, c’est attrape-couillon. En vrai, à lidl, comme partout, les promos sont rarement des vrais promos. Et tout le monde le sait. Alors la chanson de la publicité mensongère, on ira la faire à quelqu’un d’autre… C’est un secret pour personne : il faut lire TOUTE l’étiquette et recalculer dans sa tête.

Hier, j’ai enfin compris pourquoi est-ce que si souvent on avait des soucis avec les promos à base de « – 20% ». Je suis appelée en caisse pour une promo qui ne s’est pas faite. Je vérifie en rayon et constate qu’il s’agit d’une promo à -20% du produit initial. Dans le micro, je demande à ma responsable si elle peut me calculer vite fait à combien le produit est sensé passer (je suis pas douée en math, je rappelle, je pourrais le calculer à la main, mais ça prendrait du temps). Il ne me restait donc qu’à calculer la différence pour pouvoir la rembourser. Quand j’arrive à la caisse du collègue, vu que je suis fatiguée, j’attrape un bout de papier et pose ma soustraction (t’as l’air con, mais au moins t’es sûr de pas te tromper). Mon collègue et la cliente se moque (ce qui fait toujours plaisir quand tu viens résoudre leur problème, au passage). J’annonce un remboursement de 54 centimes (ou un truc du genre) et commence ma manip. La cliente s’esclaffe alors que je me suis trompée (bah oui, vu que tu prends le temps de poser ton opération, on en déduit que tu es forcément une bille totale. Alors que non, c’est juste que contrairement aux mots, les chiffres ont une tendance maladive à se mélanger et se brouiller dans ma tête, mais une fois sur papier ils font à peu près ce que je veux). Elle attrape donc mon papier et recommence un truc sans rien expliquer de ce qu’elle fait, mon collègue, très aidant, en rajoute une couche en disant que lui non plus ne pensait pas à ce résultat. Alors qu’une minute plus tôt, lorsque je lui ai demandé une soustraction de tête il m’a regardé avec des yeux vitreux (donc bien le lol pour se moquer de moi et mon bout de papier après). Tandis que la cliente continue de poser son opération qui ne correspond à rien. Comme tout ce petit monde m’emmerde à me prendre pour une conne alors même que je suis sensée résoudre le soucis, je continue dans ma voix, sûre du prix donné par ma responsable (armée d’une calculatrice et plusieurs années de métier) et de mon bout de papier. Et en fait, je crois qu’ils n’ont pas du tout calculé la même chose que moi. Je crois qu’ils ne calculent jamais ce qu’il faudrait, parce que c’est récurrent. Certains semblent considérer que le montant de la réduction est en fait ce qu’ils doivent payer. D’autres se la jouent gros matheux mais sont en fait autant des billes que moi, sauf qu’ils ne veulent pas le reconnaître. Bref, je pense que je vais continuer sur cette stratégie : demander à ma responsable de vérifier à la calculatrice et poser mes soustractions sur papier si j’ai un doute. Comme ça, au pire, si on se plante, on se plante à deux. Joie bonheur et jets de fleurs.

Pour finir sur une note plus légère, je dirai simplement qu’au bout de six heures de caisse, mon cerveau a un peu de mal avec la fonction « pensée » et « à haute voix », ce qui peut parfois me mettre dans des situations délicates. Un couple passe à ma caisse. Au compteur, 5 gosses. Sauf qu’une a réussi à filer dès qu’elle en a eu l’occasion. Les parents paniquent un peu (mais pas trop) et la mère part à sa recherche en hurlant son prénom dans tout le magasin. Le père regarde de loin, la cliente suivante panique comme devant un direct de BFM depuis le Bataclan, le père revient du côté des caisses « c’est bon elle l’a retrouvée ». Je me dis tant mieux. La cliente de dire au père « cinq quand même c’est beaucoup, ça fait du travail ! ». La mère revient avec la fugueuse qu’on peut toute façon facilement retrouver au radar tant elle fait péter le compteur de décibels, et la petite famille s’en va gaiement dans le soleil couchant. La cliente suivante passe alors :

« Alala ! Vous vous rendez compte, ils en ont cinq, c’est pas rien quand même ! C’est dur de tous les surveiller !
_Oui mais l’avantage c’est que s’ils en perdent ils en ont quatre autres pour remplacer. »

C’est en voyant sa tête que j’ai réalisé que j’avais dit ça à haute voix, alors que d’habitude c’est le genre de blague que je garde pour moi (ou les SMS pour les amis pendant la pause)(parce que bon sinon c’est frustration !)… Et j’ai bien vu que là, ça aurait été une chouette idée.

En fait la seule chose qui ait vraiment changé dans ce nouveau lidl, c’est que plus personne ne me demande où sont les oeufs. (si si, deux personnes en deux semaines, par rapport à avant, je maintiens, c’est rien !)


Sans doute pas de chronique la semaine prochaine, puisque je voguerai vers Rennes pour passer mon dernier oral de financement de thèse… Croisez vos didis et sacrifiez des poulets ! La chanson de la semaine est un classique, et c’est le moment parfait pour le réviser.

Un Wall of Death à vous !

 

AT LAST SIR TERRY, WE MUST WALK TOGETHER

Hier, Terry Pratchett est mort, et on a beau dire, ça fout un coup. C’est un auteur que je lis depuis mes 12 ans, un auteur avec qui j’ai grandi, j’ai ri, j’ai pleuré, un de ceux qui m’ont donné envie d’écrire. Bref, Terry Pratchett, c’était beaucoup.

C’était aussi un peu un héro familial. C’est ma mère qui l’a découvert et qui nous l’a présenté à mon père et à moi. Dès qu’un nouveau livre paraissait, c’était la guerre pour savoir qui le lirait en premier. Ma mère ayant forcément la primeur, mon père et moi nous dépêchions de finir nos lectures en cours pour pouvoir être le suivant. C’est beaucoup de private jokes entre nous. De mon père qui se transforme en Rincevent lorsqu’il doit installer un nouvel appareil, à sa mère qu’on avait surnommé Mémé Ciredutemps, en passant par moi qui possède le cerveau d’un troll puisque plus intelligente quand la température baisse.

Bref, c’est beaucoup de mon histoire qui s’est éteinte hier. On savait bien qu’il était très malade, mais quand même. Il n’y aura pas de suites pour tous ces personnages, beaucoup n’auront pas de fin. La seule chose qui me console, c’est que depuis que je ne vis plus chez mes parents, j’ai plein de livres de retard. Contrairement à beaucoup, il me reste donc encore beaucoup d’occasions de retrouver Ridculle, le bibliothècaire, l’économe, Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg, les chtits hommes libres, la Mort, la Mort aux Rats, Vimaire et tous les autres.

Comme l’a dit ma mère « maintenant, il est sur le Disque-Monde, il doit être heureux ». On lui souhaite.
Quant à vous, si vous ne le connaissez pas encore, vous avez plus d’une quarantaine de livres pour vous rattraper ! Croyez-moi, ça ne ressemble à aucune autre série de fantasy que vous avez pu lire…

Rencontre du troisième type avec autochtone en déperdition

Une petite anecdote comme ça en passant…

Le week-end dernier, je faisais un aller-retour express sur Paris afin de voir Seether en concert.Le concert est plus qu’à la hauteur de mes espérances et du fin fond de ma mémoire, l’adolescente que j’étais a sauté de joie, la jeune femme que je suis s’est bousillé le genou (ou plutôt elle l’a achevé) dans la fosse. Du rock’n’roll bien comme il faut. Sans fioriture, sans paillette. 3 – 4 et poum chak. Bref, du bonheur à l’état pur. Mais l’histoire n’est pas là. (ça c’est juste pour le plaisir de vous dire que c’était vachement chouette, vachement bien et que ça fait plein d’air dans mon cerveau) Comme souvent quand je vais sur Paris, je suis hébergée par Bubulle, qui pour le coup était aussi avec moi au concert. Le truc c’est qu’elle n’habite pas sur Paris même, mais en banlieue, voir la banlieue lointaine. Du coup, il nous faut prendre un train de banlieue (qui apparemment n’est pas la même chose qu’un RER mais je ne vais pas rentrer dans de tels détails… il n’y a bien que les Parisiens pour faire une différence alors qu’ils sont pourris pareil mais soit.)(sans doute y a-t-il là un quelconque marqueur social ou pratique rituelle qui m’échappe, je ne voudrais pas manquer de respect à une tradition séculaire). Nous avons chopé le dernier train pour son patelin. Il partait à 00h40… (ce qui pour un samedi n’est pas si tard que ça…)(si toi aussi tu t’es retrouvé coincé un jeudi soir / vendredi matin dans le métro entre les pharmas et les médecines tape dans tes mains…)

Oui je sais, ce n’est pas le sujet. Mais cher lecteur, comment veux-tu que j’illustre cette histoire ? Des rockeurs, c’est cool aussi non ? Parce que vu ce qui t’attend…

Nous entrons donc dans un wagon sentant la weed à plein nez, mais apparemment passé une certaine heure c’est normal, a priori désert à l’exception d’un mec entre le sommeil et le coma dans le fond, mais ça aussi il paraît que c’est normal. Le wagon est à cet instant encore dans le noir pour économiser de l’énergie (si j’ai bien compris), à moins que ça ne soit pour donner des idées bateaux à de futurs réalisateurs bateaux. A l’entrée du wagon traînent les autochtones en déperdition, sujets de cet article. Comment dire… Et bien… J’ai mal à ma grammaire. Genre mon bescherelle a pris cher dans son cul. (si tant est qu’un bescherelle ait un cul et que j’ai moi-même un bescherelle, auquel cas ce fait est d’autant plus douloureux…) « Non tsais mec, vais rentrer posé, me branler tranquille et voilà man » Hum. Mais que nous voilà ravies de le savoir ! A un moment, sans doute attiré par le délicat fumet s’élevant du wagon, tel le renard par le fromage en son temps, un des garçons, appelons le Gugusse, entre et vient voir le comateux derrière nous. « Mec c’est toi qui fume ? T’fais ça qu’tu veux mais y a les féd ». Notre comateux étant trop comateux pour répondre autre chose que « chnemenegne », Gugusse se rabat sur nous avec à peu le même discours.

« Hey c’est vous qui fumez ?
Bubulle : non
Gugusse : ……………………………………………………………………………………….. menteuse. »

La notion du temps n’est pas la même une fois une forte quantité de marijeanne consommée semble-t-il. Mais ne vous inquiétez pas, j’ai eu ma dose d’interaction avec Gugusse moi aussi !

« Jte connais toi !
moi : non.
lui : Mais si !
moi : non. Impossible. [genre même si on se connaissait jte connaitrais pas par principe]
lui : siiii, c’quoi ton nom ? »

Et là amis Termites, le bug. Une partie de mon cerveau décrète « je refuse qu’il connaisse mon prénom » et l’autre fait « d’accord mais…. », le reste s’est perdu dans un tunnel et la communication a coupé. Résultat ? 30 secondes de blanc pendant lesquelles je cherche désespérément un prénom à refiler à ce pauvre mec sans en voir passer aucun jusqu’à ce que finalement, sorti d’on ne sait où, ma bouche balance « Gertrude ». Voilà. De tous les prénoms de l’univers, voici le prénom que j’ai donné. N’importe qui aurait compris l’ampleur du mensonge, mais Gugusse étant plus proche du QI de la bernique que de celui de l’élève moyen en CE2 à cet instant, il acquiesce en me confirmant qu’on ne se connait pas. Trop aimable.

Le train s’allume et annonce son départ imminent (en te niquant les tympans jusqu’à la trentième génération). La bande monte donc dans le train, et le débat continue. « Non mais t’vois mec, on a bien tisé, bien picolé man… t’vois j’connais mes limites gros » Tes limites d’accord mais pas ton français. Je n’ai pas tout retenu. J’essayais désespérément de ne pas rire. Histoire de ne pas attirer leur attention. Histoire de ne avoir à leur parler encore. Vous savez quoi ? J’aurais dû rire. Ca m’aurait économisé des efforts non récompensés. Car Gugusse revient à la charge ! L’individu exprime promptement son désir d’engager la conversation ! Bubulle tente tant bien que mal de lui expliquer qu’il n’est point le bienvenue en notre bavardage amical (elle sentait sans doute que j’avais bien envie de lui latter la tête à coup de rangeos…)(mais bon c’était une précaution inutile, mon genou venait de pousser son chant du cygne à peine 30 minutes plus tôt, alors pousser l’autre con dans les orties, ça n’allait pas être pour tout de suite…). Rien à faire. « Mais je peux participer à la conversation ! » Je tente alors le tout pour le tout. L’atout magique fonctionnement dans 99% des cas… Oui mesdames, j’ai bel et bien utilisé ce truc séculaire consistant à parler menstrues là comme ça au milieu de nul part. C’était sans compter sans des embranchements logiques que même la drogue ne peut excuser à elle seule… Je saute quelques étapes dans le dialogue, je vous épargne les moments où Bubulle joue à « retrouve tous les mots de la phrase » et moi à « la grammaire c’est la vie »

moi : donc les serviettes hygiéniques, avec ou sans ailettes ?
elle : avec c’est mieux !
lui : ouai comme ça c’est plus doux
elle : euh
moi : euh
lui : bah si ma copine elle a dit
moi : rapport aux poils ?
lui : je sais pas j’ai jamais compris comment ça marche les lesbiennes
moi : OO guedeguegne ?
lui : te moque pas !
moi : je me moque pas, j’essaie de comprendre le rapport !
lui : bah vous parlez de sexe

Voilà. Amis Termites, si tu as compris, tu gagnes un texte de ton choix dédicacé. Même que je te l’écris rien que pour toi si tu veux. Parce que pour nous, le mystère reste entier. Ou alors les lesbiennes ont vraiment une sexualité échappant complètement à l’hétéro que j’ai été jusque là… (auquel cas, amies lesbiennes, ne nous laissez pas mourir idiots !)

lui : arrête de me regarder de travers !
moi : je peux pas faire autrement, je suis borgne, je suis obligée de te regarder de côté
lui : mais j’aime pas Twilight !
moi : GUEDEWHATDAHELL
elle : c’est pas ça qu’elle a dit
lui : elle a dit jte regarde de twilight et j’aime pas twilight
elle : non elle a dit elle te regarde de travers parce que son oeil est aveugle
lui : ah ouai, comme mon pote, mais il est pas vraiment aveugle parce qu’on lui décrit ce qu’on voit, et puis c’est notre pote

Et parce qu’il existe quand même une certaine justice dans ce monde. Gugusse est arrivé à son arrêt et a quitté le train avec ses copains. Ouf.

Ma future photo d’identité.

Mais l’histoire ne devait pas s’arrêter là ! Comme tout blockbuster hollywoodien déjà légèrement douteux de base, il fallait une suite. Tout aussi improbable que le premier volet mais en plus incohérente. Voici donc Tartampion. Alors que nous soufflions d’aise à l’idée ne plus avoir à faire d’effort pour entretenir pareille conversation et que je souhaitais soigner tranquillement mon hémorragie grammairienne (on a jamais de livre de Saussure sous la main quand on en a besoin)(mon mémoire va bien sinon, ça se voit non ? il fait des trous dans mon cerveau pour avoir plus de place), Tartampion vient dont s’installer avec nous « J’espère que mon pote vous a pas ennuyé, parce qu’il est gentil mais moi jveux pas vous ennuyer, suis comme lui je veux juste parler, j’aime l’humanité de près. » Et moi j’aime les lance-flammes, mais je n’ai même pas la plus petite allumette pour satisfaire mes envies pyromanes. Nous voilà donc reparties pour un tour, quoique contrairement à son prédécesseur, Tartampion est plutôt autonome et préfère de loin le monologue, des fois que l’humanité, une fois tout près, ne serait pas du même avis que lui.

« Tu vois le problème c’est la société. Les gens sont bien mais tu vois black blanc beur tous pareil. Et moi jsuis un bon élément pour la société man. Je fais des choses bonnes. Et tu vois y a que du coca dans ma bouteille si t’en veux tu dis. Jte donne mon aide tu me donnes ton aide, on est tous frère ! Tu vois nous on était tranquille on revient de soirée tranquille posés et là y a 10 mecs qui viennent nous chercher l’embrouille t’vois, et nous on était que 3… »

Mec, rien que dans le wagon vous étiez cinq… Je… Je commence à avoir sérieusement du mal à suivre. Et j’aime pas les mecs défoncés. Les mecs bourrés tu peux assez vite calculer le taux de dangerosité de la personne, les mecs défoncés… une seconde c’est une putain de larve, celle d’après c’est Hulk. Va comprendre. Mais le type déblatère en mode autonome, un hochement de tête à intervalle régulier semble le satisfaire. « Non mais nique sa mère le FN tu vois ! » Je ne me risque pas à expliquer que le FN étant une entité il est absolument impossible qu’il est une mère, à moins de parler sur un plan métaphysique, sinon on parlera de maire du FN et dans ce cas-là c’est nique son maire le FN qu’il faut dire, ce serait trop long. Lorsque Tartampion finit par balancer « non mais tu le dis si jte dérange et qutu veux pas parler _Tu nous déranges et on ne veut pas parler ». Il faudra encore deux minutes pour que Tartampion quitte ce foutu siège… pour mieux y revenir deux minutes après.

« T’écoutes quoi comme musique, parce que moi je fais la musicologie tvois. Alors jconnais tous les genres. Même si y a des genres qui sont plus racistes que d’autres. »

Non et non ! Y a des gens racistes qui font de la musique mais la musique n’y est pour rien bordel de bite à cul. Tout comme on accuserait pas le marteau que je rêve de foutre en travers de la tête de t’avoir tué. Et nous voilà repartis. Jusqu’au moment où ENFIN, son arrêt arrive et qu’il descend. Non sans nous offrir un dernier « nique sa mère le FN » suivi d’un « vous êtes pas assez ouvertes pour la France ». Perso, je viens de lâcher 340€ de taxe d’habitation, je me sens plus qu’ouverte à la France là…

Et c’est donc ainsi très chers Termites que se termine cette incroyable aventure…. J’espère que de votre côté vous avez passé un bon week-end !

Assez d’aventure pour aujourd’hui !

Concours Nouvel Arrivage le lundi : les votes !

Pendant un mois cet été, vous m’avez envoyé vos anecdotes. Les voici ici toutes rassemblées ! Certains ont été très bavards, d’autres beaucoup plus expéditifs. Je laisse les votes ouverts deux semaines, jusqu’au 29 septembre, afin que chacun puisse prendre le temps de lire tout le monde ! Croyez moi, ça vaut le coup. Les votes se passent en bas !

L’Oiseau-Lyre :
Un collègue en or Dans mon labo de thèse, à une époque où sentimentalement ça n’allait pas fort. Je travaillais sous une hotte de culture (en gros, on manipule comme ça, les deux mains occupées, normalement avec des gants qu’on doit changer quand on touche quelque chose de non stérile). Je pensais être seule et mes pensées vagabondent sur la mauvaise pente. Je commence à pleurer, en silence mais les larmes coulent et je renifle. À ce moment arrive un de mes collègues; très expansif et père de trois enfants à l’époque. Me voyant pleurant, nez coulant et les mains occupées, il essaie de me consoler, me prend les épaules, et, sans me prévenir, vient me moucher le nez (ce que je ne pouvais faire à ce moment là). La gêne passée, je l’ai remercié… et lui ai fait jurer de ne jamais recommencer ! Depuis, c’est un peu à la vie à la mort entre nous 🙂

 Une chef détestable J’étais en stage dans un labo de recherche à l’ENS et l’ambiance avec mes collègues était assez détestable. Surtotu avec une chercheuse, qui n’était pas mon encadrante mais qui se faisait un devoir de régenter tout le labo. Un vendredi soir, je reste travailler assez tard avec un post-doc. Il est 20h30, les titulaires sont parties depuis 17h et une machine tombe en panne. Impossible de savoir ce qui cloche, on panique un peu mais on décide d’attendre le lundi pour prévenir les responsables : la machine ne marche pas mais elle ne représente aucun danger, donc comme on ne peut rien faire pendant le week-end, ça nous parait idiot de leur gâcher le week-end pour ça. Le lundi matin on se lève tôt pour être sûrs d’être les premiers et prévenir de vive voix « le dragon » qui tyranise le labo et considère chaque machne comme son enfant. Et là, c’est l’avalanche de reproches : on a cassé la machine (on n’a rien fait du tout mais bon) et surtout on aurait dû l’appeler à son domicile pour la prévenir. J’essaie d’argumenter en disant qu’un vendredi soir à 21h ça n’urait rien changé, qu’on voulait pas l’inquiéter tout ça. Et là, elle me répond que je suis « débile de chez débile » et qu’on n’a pas à réfléchir, juste prévenir la hiérarchie en cas de problème. 5 ans plus tard j’enrage encore de ces mots, je n’oublierai jamais cette insulte injuste et horriblement vexante. Si c’était à refaire, je l’appellerais de suite, non pour lui obéir, mais pour me débarrasser de ce week-end passé à anticiper sa réaction. Et aussi, je l’appellerais pour CHAQUE minuscule problème de manipulation. Juste pour la faire chier. En même temps, ce n’est pas ma définition du travail de recherche, donc je sais bien que j’aurais fait exactement comme je l’ai fait en vrai, mais disons que j’aurais aimé réagir à cette insulte (la plus violente de ces mois de stage plein de petites humiliations) plus fermement que je ne l’ai fait (j’ai essayé de me justifier).

Le chenil :
J’ai fait mon stage de 3 jours de 3ème à la fourvière / chenil pas loin de chez moi. Les cages des chiens sont composées de deux espaces réunis par une trappe, afin de faciliter le nettoyage (on nettoie une partie trappe fermée, puis on ouvre la cage, le chien change de partie et on nettoie l’autre, trappe fermée). Mon maître de stage nettoyait les cages, j’étais chargée d’ouvrir les trappes. Quand il me dit de les ouvrir, je les ouvre toutes, en commençant par celle qui est la plus proche de moi. Sauf que je n’avais pas vu qu’il était encore dans cette cage. Il s’est alors retrouvé nez à nez avec un rottweiler. Après m’avoir dit, très calmement, d’appeler le chien et de refermer la cage, il est sorti. Puis il a raconté l’anecdote à tout le chenil, mort de rire, comme si ça lui arrivait tous les jours…
Alexis :
« Aujourd’hui, après avoir encore et encore renseigné le prix d’innombrables produits ainsi que leur disponibilité, je me suis rendu compte que je serais un parfait personnage non joueur qu’on trouve dans les jeux vidéos » « Depuis que je travaille dans un magasin, je ne peux plus m’empêcher de dire bonjour en souriant aux clients, et ce dans n’importe quel magasin dans lequel j’entre »


Anne : Voici donc les extraits de conversation qu’on peut entendre dans mon agence où tout le monde parle anglais :

«  Are you Chinese ? » «  Non, mon nom de famille est breton… »
«   Are you blind ? »
«  Comment vont tes collocs Nazi et Fatty ? Toujours en vie ? »
«  Non Anne, je dois supprimer ça. Si le chef voit que t’as fait l’illustration d’une crotte pour signaler les toilettes dans l’agence du client, il va te tuer. »
«  If you fuck someone in the stomach, don’t be surprised that you have shit on your dick… »
– Anne, y a écrit quoi sur ton T-shirt ? Ça veut dire quoi « show me your tackle ? »
– Je sais pas, ma mère me l’a offert y a des années.
– Ça veut dire « Montre moi ta bite »,  Anne…
– « La bouche »
– La baoutche
– La BOU-chh
– La BAOU-CHH
– LA…
– HOLY SHIT!! LA BOUCHE !!
«  Quand je pense que je t’ai envoyé une photo de mon cul… J’étais tellement saoule, pardon »
« Anne, you don’t know this playboy magazine ? What kind of lesbian are you ? »
« Il y a deux parties dans ma vie : avant et après t’avoir connue. Anne tu as ruiné ma vie. »
«  You are such a fucking bitch, lesbian girl ! »
«  Y a quoi dans cette boîte ? Des lunettes de soleil ? HOLY SHIT CE SONT LES TAMPONS DE LA CHEF ! Non mais c’est quoi cette taille ?? Elephant Size ?! Aaaaaah y a du sang sur l’elephant size !!!!! Pitié ne racontez jamais cette histoire à quiconque…»
«  Un plan à 3 ?! Anne ! Arrête de jouer avec les sentiments des gens ! »
«  Tu peux demander à Anne si elle fait le ciseau quand elle fait l’amour ? »
«  Please Anne, don’t go stupid… »
«  Tu n’écoutes jamais quand je te parle, t’es stupide ou quoi ? »
«  Connasse, c’est de ta faute si je suis en train de tomber amoureuse de mon collègue ! J’ai encore rêver de lui et je suis tombée de mon lit ! Avant que tu arrives tout était normal. »
«  Bondjoure Aone ! »
Et pour finir, un jour où on était en train de boire des bières à l’agence, ma collègue a parlé à l’auteure de ce concours sur Facebook :
«  Well I know this guy working with me he always shows his dick when he is drunk. Jarno is his name. He IS WORKING WITH ME »

 

Indy Solo :
Mon été avec ces 25%

Quand on grandit dans une ville on pense tout connaître, ses rues, ses commerces, et surtout ses habitants. On sait qu’elle a des défauts, des problèmes mais on continue à la voir comme on l’a toujours rêvée étant jeune. L’usine dans laquelle je travaille tous les étés depuis 6 ans, c’est la même chose. On a beau connaître les recoins, les aberrations et surtout ses collègues on tombe toujours de haut quand cette usine se dévoile à nos yeux avec ses pires travers.Derniers jours, enfin la libération je me décontracte un peu malgré mon mécontentement de travailler sure une chaîne de production que je déteste. Imaginez-vous le film Les Temps Modernes de Charlie Chaplin et bien vous avez une image presque parfaite de mon travail. Sept femmes de part et d’autre d’un tapis roulant qui n’en finit pas de cracher ces produits de luxe. Les machines sont presque absentes, les automates c’est nous et pour combler le silence gênant les femmes parlent. De leur famille principalement : le petit dernier qui rentre en maternelle, les petits enfants qui viennent passer l’été chez elle, (étrangement, rarement le mari est évoqué). Puis viennent les taches ménagères, la lessive, les courses qu’il faut faire à la sortie du travail, et l’éternelle question : que vais-je faire à manger ce soir ? En se moment le sujet principal, est bien évidement, les vacances. Mais voilà, quand vous passez sept heurs chaque jours avec les mêmes personnes, les conversations du vendredi se font plus laborieuses. Alors la télévision, en particulier, secret Story arrive en tête des jacassements incessants. C’est souvent à ce moment là que la conversation dérape « De toute façon c’est les arabes et les chinois qui volent notre travail » Le ton est donné, je sais pertinemment que rien de se que je vais dire va faire évoluer le débat et pourtant tout les ans je me lance tête baissée pour répondre à cette réflexion digne d’un JT de TF1. « Ils sont comme nous, quand on leur donne un travail, ils le font. Interrogez-vous plutôt sur qui délocalise les usines qui sont implantées chez eux » Un blanc, puis un froid. Pendant un temps je crois avoir fait mouche, espoir vain ! « C’est les jeunes arabes de banlieues qui vendent de la drogue » Comment osent-elles ? Elles vivent toutes dans un petit pavillon d’une ville de 4000 habitants. Elles n’ont jamais mis les pieds dans se qu’elles appellent une ‘banlieue’. Je me concentre, respire, tant pis c’est le dernier jour, je me lâche : « Pour avoir connu ces ‘banlieues’ je peux vous dire qu’il y a des vendeurs de toutes origines. J’ai vu autant de  » français de souche  », comme vous les appelez, qui vendent que de personne d’une autre origine ou nationalité » Que je me dégoûte d’avoir moi-même utilisé ce terme que j’exècre. J’ai l’impression de me rabaisser à eux pour leur faire entendre mon point de vue. Et la conversation continue de plus belle. « Tu sais, je ne suis pas raciste, j’ai même des belle sœurs qui viennent de la République Dominicaine et une asiatique. Mais, je ne supporte pas la race des arabes, celle là je la déteste. Tu sais qu’ils ont plusieurs femmes ! » Dans une seule phrase je viens d’avoir le summum de la connerie humaine : ne pas assumer son racisme, utiliser le mot « race » et enfin un cliché peut-être aussi gros que leur connerie ! Je ne vois que trois options : me lever et partir définitivement, leur cracher toute ma haine au visage en les insultant de tous les noms d’oiseaux savamment mûris pendant toutes ces heures d’inactivité mentale exigées par le travail à la chaîne, ou, celle que j’ai choisie d’adopter pour sauver mon emploi, me taire. Je n’avais pas ressentis une telle rage et ce dégoût pour quelqu’un depuis les manifestations anti-mariage gay. Mon calme froid ne les dissuade pas, elles continuent avec un certain plaisir. « C’est vrai, j’aime toutes les races mais vraiment la race des arabes et des turques je les aime pas. Qu’ils rentrent dans leur pays. » Il faut que je réplique, je choisis l’humour noir pour le faire, sachant que la confrontation n’a jamais fonctionné avec des esprits aussi cloisonnés et bornés. « C’est vrai, il y a des cons partout. Regardez tout ces Français en Tunisie, mais qu’ils rentrent chez eux, qu’ils rentrent dans leur pays. » Soit mon humour est trop subtil, soit elles veulent ma mort. En tout cas la seule réponse que j’obtiens c’est : « Les turques en face de chez moi, ils sont malpolis » Dans mon esprit les répliques fussent : « si tu leurs disaient  » bonjour  », ils le feraient aussi », ou, « si tu étais moins conne, tu apprendrais à les connaître au lieu de les juger sur des principes dignes de la seconde guerre mondiale ». Mais non, j’abandonne, je me tais, je relève juste les yeux pour marmonner un : « Je vais arrêter la conversation, nous serons visiblement toujours en désaccord sur ce sujet ! ». La conversation s’arrête là. Moi je ne tiens plus sur cette chaise devenue trop dure, dans cette pièce remplie de haine qui m’empoissonne. Je tente de me calmer mais je me sens sale de ne pas leur avoir tenu tête plus longtemps, d’avoir privilégié mon emploi plutôt que de fermer le caquet à ces bécasses sans cervelle. Au bout de quelques minutes, une fille en bout de chaîne (le poste le plus éloigné de tous le monde) m’aboie dessus pour que je récupère sa place. Je le sais, elle me punissent, elles m’excluent de leur groupe puisque je ne pense pas comme elles.Cette dernière heure se passe dans le silence, ce silence qui me rappelle trop celui de l’isoloir, celui de la parole muette inscrite sur le petit papier que l’on glisse dans l’enveloppe, dans la quiétude de l’anonymat de ces rideaux durant les élections. J’ai passé six de mes étés avec ces 25% qui ont créé la soit disant surprise en mai dernier. Ce que je raconte on l’a tous vécu au moins une fois, dans la rue, en famille, au travail. Je dois l’avouer parfois j’ai envie d’oublier ce que j’ai entendu pour ma santé mentale. Mais les piques de rappel sont trop nombreux, quand on me siffle dans la rue, qu’on insulte un homosexuel, ou qu’on juge quelqu’un à sa couleur de peau. Alors la blessure sur mon cœur que j’ai mis 1 heure, 3 jours ou 5 mois à cicatriser se rouvre avec toujours autant de violence et de douleur

Pauline : Il y a de ces collègue fabuleux que l’on oublie pas. Par leur bonne humeur, leur dévouement, leur sympathie, leur professionnalisme. Et puis, il y a THE collègue, que l’on n’oublie pas par….. c’est un ensemble, on ne l’oublie pas et c’est tout ! Je me souviens encore du premier jour où il est arrivé. Visiblement nerveux, avec un sourire penaud, le petit nouveau qui ne sait pas à quoi s’attendre. Rien de plus normal. En même temps, en débarquant au milieu des montagnes, on ne sait pas, des fois qu’on soit tous des ours qu’on n’a pas nourri depuis plusieurs mois, il vaut mieux se méfier, c’est certain. Premières discussions des plus banales, tu viens d’où, t’as fait quoi, il fait beau, demain il pleut, c’est chiant ce temps. En y réfléchissant, du début on aurait dû venir avec un fusil, certains signes ne trompent pas. Non qu’on s’en serait servi de notre fusil, on n’est pas comme ça ! Juste que c’est plus rassurant pour un ours de pouvoir se défendre face à un chasseur citadin. Et puis au bout d’une semaine, le stress a bon dos, mais faut pas pousser Tatie Danièle dans les orties ! Pourtant, en bons oursons de compagnie, on lui a encore trouvé des excuses un bon moment. Quand on lui a présenté son bureau et qu’il a tourné trois fois autour de son siège avant de s’asseoir comme le ferait un chien autour d’un arbre pour trouver l’endroit PARFAIT pour assouvir ses besoins, on s’est rassuré parce qu’il nous avait pas reniflé le derrière quand on s’est présenté. Quand il a allumé/éteint sa lumière quatre-cinq fois, on a pensé qu’il avait peut être été électricien dans une vie antérieure et qu’il voulait juste tester la résistance de l’ampoule.. en bon professionnel. A moins que ça ait été un remake des Visiteurs  nuit/jour/nuit/oups grillé merde ! Quand dans la journée il s’est mis à faire 50 000 allers retours dans le couloir en long et en travers, on l’a justifié en disant qu’évidemment, il faut bien se dégourdir les jambes quand on travaille dans un bureau pour ne pas rouiller devant son pc….. sauf que là visiblement on avait affaire à un grand sportif ! Tout autour se sont greffées de longues discussions à la pause café, non que nos pauses aient été plus longues que d’habitude, juste que les conversations nous restaient en tête beaucoup plus longtemps que d’ordinaire. Il nous a démontré entre autre qu’il ne fallait pas s’arrêter au feu rouge lorsqu’il y avait des travaux. Ces feux temporaires n’étaient là que pour nous avertir d’un danger. Après tout, ils sont toujours au rouge ou orange clignotant, ils ne passent jamais au vert et on ne va pas y passer la journée ! Ca tombe sous le sens. Avait-il le permis ? Oui, mince, certainement encore une erreur administrative. Au bout d’un moment, les ours ont fini par se dire qu’il était largement temps d’hiberner et que l’hiver allait être long et rude. Un matin, alors que le soleil pointait généreusement le bout de son nez, notre nouveau collègue (qui ne l’était plus tant que ça) est arrivé rayonnant. Quelque chose avait changé. Des nouvelles lunettes ? Non, il n’en portait pas. Epilation des sourcils ? N’abusons pas (quoique). Et puis en l’observant bien….. l’évidence : tous ses cheveux de la base du crane et de la nuque étaient… oranges cuivrés ! Le reste de sa chevelure, peu abondante mais là tout de même, avait gardée sa couleur naturelle brune. On a eu alors droit à une longue démonstration sur le danger du savon pour la peau. Il avait donc décidé de se laver entièrement avec de l’eau oxygénée beaucoup plus bénéfique pour la peau. Encore une fois, logique implacable eau + oxygène, ça ne peut pas être mauvais ! Nous avons ainsi appris beaucoup de ce chasseur citadin. La conduite en toute sécurité, l’hygiène, mais aussi comment se méfier des ombres furtives qui passent dans le couloir, comment avoir peur de rester seul le midi, comment psychoter au moindre bruit, comment avoir l’envie subite de lire tous les livres de Freud en une nuit. Lorsque sa période d’essai a pris fin et qu’il a malheureusement appris qu’il n’avait pas le profil pour le poste (non ?) nous avons dû lui faire nos adieux. Que dire ? Ravi de t’avoir rencontré, merci pour les rires, bonne chance pour la suite, tu nous donneras des nouvelles, quel dommage. Entre les lignes, tu aurais besoin d’aide, tu es suivi par un psy, on t’a déjà dit que tu es flippant. Mais au naturel c’est le chasseur qui a le fusil, il faut savoir rester prudent ! Quelques mois plus tard, téléphone « Bonjour, nous sommes sur le point d’embaucher un de vos anciens salariés, serait-ce possible de parler au dirigeant ? » Je n’ai jamais su ce qu’il était ressorti de cette conversation. Une caméra cachée peut-être ?

Isabelle : Une petite anecdote sympa – ne pas se fier aux apparences :

J’étais agent de recouvrement pour une grosse structure, après plusieurs échanges par téléphone et par mail avec le Directeur Financier de la société qui nous devait une créance de 50 000€, je me suis rendue excédée sur le site afin de récupérer le chèque puisque celui-ci ne semblait pas me prendre au sérieux. Je me suis donc rendue dans la société, je rappelle que je mesure 1m54, 50 Kg (à l’époque) et que malgré mes 30 ans, j’en paraissais bien moins ^^ sans compter un physique pas des plus harmonieux. L’accueil me dit de me rendre au bout du couloir et de tourner à gauche pour trouver le Service Financier concerné. Je me rends donc d’un pas décidé à l’endroit indiqué et j’y croise un Monsieur qui me dit d’un ton plutôt sec « le bureau pour les stagiaires, c’est dans un autre Service !  » J’entends un de ces collègues l’appeler par son nom…à ce moment là, je lui tends la main et je lui dis avec un grand sourire : « Isabelle L, agent de recouvrement de la société X, enchantée ». Il est devenu rouge de honte, m’a présenté des excuses tant bien que mal puis m’a demandé de le suivre dans son bureau. Je suis repartie avec mon chèque et sans avoir à me défendre, de plates excuses d’un responsable nonchalant qiu doit prendre les « petits gens » pour de la crotte :p

Une autre entre collègue « peau de vache » Je travaillais avec une personne prête à aller en retraite mais qui ne voulait pas rester sans rien faire chez elle, fouiner et raconter des méchancetés sur les collègues semblaient être des activités bien plus intéressantes que de se reposer chez elle. Nos rapport n’étaient pas des plus cordiaux, il va s’en dire et je l’avais toujours mise au pas quant à ses mesquineries et que si je l’attrapais à me nuire, elle le sentirait passer sévèrement. J’ai quitté mon poste pour une formation et suis tombée enceinte entre temps. Durant ma grossesse et près d’un an après mon départ, je suis passée dans les locaux voir les collègues y travaillant toujours puisque beaucoup avaient posé leur démission ou demandé leur mutation. Dans les couloirs et en compagnie de mon amie, je croise « Mamie Nova » (gentil surnom que je lui donnais), elle me demande ce que je fais là et moi, du tac au tac, je lui explique que le Chef de Service m’a contactée pour reprendre mon poste :p Je suis partie dans d’autres bureaux la laissant désemparée et j’ai complètement oublié de lui dire que c’était une blague. Durant plusieurs jours, mes collègues en place m’ont dit qu’elle était très nerveuse et n’arrivait pas à voir notre Responsable qui, je le savais, avait posé des congés pour  2 semaines ^^

Collègue pas « futée » J’avais une vingtaine d’années, c’était un de mes premiers jobs, un travail dans une micro structure de 4 personnes. Je travaillais avec un ami et une collègue un peu « simple d’esprit ». Un jour, notre collègue pleurait le matin, se plaignant d’avoir mal au ventre. Nous lui conseillons donc d’aller en parler au Directeur même si celui-ci n’était pas toujours commode. Elle est donc partie aux urgences qui se trouvaient non loin le matin et nous l’avons vu revenir en fin d’après-midi. Elle s’est dirigé vers notre Directeur qui travaillait sur une machine d’impression tandis que nous clipsions des pinces sur les badges déjà imprimés. Surpris de la voir déjà de retour, il lui demande si ce n’était pas trop grave. Elle lui explique sans aucune honte qu’elle avait mis un tampon la veille et avait oublié de le retirer mais en avait placé un second le matin, en poussant l’autre et cela lui provoquait une infection !! Mon ami et moi n’avons pas pas nous empêcher de piquer un fou-rire en voyant la mine défaite de notre Directeur médusé par ce qu’il venait d’entendre. Je n’ai pas pu arrêter de rire pendant environ 1 heure au point que mon Directeur m’a demandée de retourner chez moi :p

Béné Dicte :
Une anecdote comique concernant un poste où j’étais secrétaire médicale
Une patiente vient en rendez-vous, le médecin lui faire une ordonnance, elle repart …
une semaine après sa mère m’appelle en me demandant s’il y’a pas possibilité que le médecin renouvelle l’ordonnance de « Capsules vaginale » je lui demande pourquoi, sa réponse :
 » ma fille a prit son traitement par voie oral »
Le plus dur à été de ne pas éclater de rire.

Sinon 2 ème anecdote moins drôle
Un dimanche alors que j’étais d’astreint à l’accueil d’une clinique spécialisée dans les intervention chirurgicales, ophtalmologique et orthopédique, il y avait un médecin d’un cabinet médical extérieur qui était de garde au sein de la clinique. Un monsieur est arrivé en train de faire un infarctus. Il a fallu que j’appelle les pompiers qui ont cru à une blague parce qu’ils ne comprenaient pas pourquoi une clinique les appelait, heureusement le médecin indépendant de la clinique qui faisait une garde a réussi à les convaincre, on a frôlé la catastrophe !

Lou :
La première remonte au moment où je cherchais mon premier boulot étudiant.
Cherchant juste quelques heures (pour me payer mes sorties, livres, cds et autres loisirs) et n’ayant aucune expérience professionnelle, je me suis orientée vers l’aide à la personne (autrement dit, en moins classe, garde d’enfant et ménage).
Je me suis cependant apperçue que même pour ce genre de job, il faut des années d’expériences et/ou des diplomes (comme le bafa, alors que tout le monde sais que le bafa, c’est comme le permis en Inde: tu payes et même si tu collectionnes les membres de tes victimes écrasées, on te donne ton certificat).
Le fait que je sois l’ainée (et donc la responsable depuis ma prime jeunesse) de tout mes cousins et que j’ai aidé ma mère lorsqu’elle était assistante maternelle ne me permettant pas de faire une VAE, j’ai inventé des expériences professionnelles en donnant le nom d’amis de mes parents.
Chose que tout le monde fait je pense, mais ce qui est drôle c’est que l’entreprise qui m’a embauché a appelé mes « anciens employeurs » (lesquels ont dit à quel point j’étais calme, attentive … avec les enfants).
Ainsi, pour garder une sale gosse de trois ans et repasser des chemises, pas moins de six personnes ont du mentir…

Une autre!
Cette petite histoire m’est arrivée lorsque j’effectuais un remplacement comme agent d’accueil dans une banque.
Le téléphone sonne et la personne qui appelle souhaite prendre un rendez vous. Je propose donc de rencontrer un agent la semaine suivante et je demande : » Pourriez vous me donner votre nom et vos coordonners, svp monsieur, afin que je puisse vous envoyer un mail récapitulatif? ». La personne me répond « Oui, je suis madame … »
Dans ce genre de moment, on se sent bête!

Et enfin une toute petite:
Cette année, j’ai fait du ménage chez des particuliers.
Le jour où je devais rencontrer le couple afin qu’il me donne leurs consignes, la femme a eu un empêchement.
Je me suis donc retrouvée avec mrs, qui visiblement ne faisait pas souvent le ménage.
Pour converser et se donner sans doute un peu de crédibilité (je venais de lui montrwer où était rangé les produits ménagers dans sa propre demeure), il me demanda « Le poste vous intéresse? ».
J’ai été tenté de lui que l’idée d’astiquer ses toilettes et d’étandre ses slips me motivait énormément mais je me suis contentée de « Oui, c’est agréable de travailler dans une belle maison ».

Bubulle :
Être chômeur ou comment apprendre le parcours du combatant

Moi : Bonjour, je cherche du travail.
Elle (avec une tête apeurée) : Pour quoi faire ?
moi : …
Elle : il faut d’abord s’inscrire. Pour s’inscrire, il faut justifier d’un emploi.
moi : oui mais j’en ai pas. c’est pour ça que je viens.
elle : Il faut d’abord s’inscrire mademoiselle. sinon on peut rien faire pour vous.
moi : et après je pourrai chercher du travail.
elle : tout dépend de votre inscription.
On marche sur la tête.

Ou mieux… Quelques années plus tard, après avoir passée mon diplôme, trouvé un emploi en CDD, je ressens le besoin de retourner en formation pour compléter mes connaissances et devenir meilleure dans le métier que j’exerce. C’était sans compter sur pôle emploi !!! Car avant de faire une formation en tant que travailleur précaire suivi par Saint Pôlo, il faut la valider… Et pour valider une formation pôle emploi il faut d’abord valider la formation « construire son parcours de formation ». Et c’est quoi ça ? Une formation de 3 à 5 heures étalée sur 42 jours. Ensuite, et seulement après validation, le dossier de formation passe en commission chez pôle emploi. Et peut être que après tout ça j’aurai le droit de rentrer en formation. Sans oublier tous les papiers demandés qui ne conviennent jamais parce qu’il ne sont pas exactement comme pôle emploi le voudrait… Ou les bourses qui « n’existent pas seulement parce ta conseillère ne les connait pas ».

Je peux aussi te raconter un entretien d’embauche où l’employeur avait les yeux rivés sur mon décolleté en essayant de deviner la couleur de mon soutien gorge. C’est le même qui parlait des enfants en disant les animaux… Parce que, c’est connu éducatrice c’est pareil que vétérinaire !


Offrez (vous) un texte – cerise !

Bonjour à vous chers Termites !

Je me suis jetée à l’eau avec cette idée un peu folle il y a maintenant deux mois, et vous savez quoi ? Comme certains d’entre vous m’ont suivi dans cette grande baignade, je relance et pérennise ! Me suivrez-vous toujours ?

Quand j’hésite pendant trois mois à tenter l’aventure…

Je vous propose de vous offrir, ou d’offrir à un de vos proches, un texte qui aura été écrit tout spécialement pour vous. Mieux que ça, un texte écrit juste pour vous, selon vos envies, vos consignes. Vous avez envie qu’on vous raconte une histoire fabuleuse avec dragons et princesses ? Ou vous préférez une chanson rock traitant d’une invasion de zombis ? A moins que vous ne jugiez qu’on n’utilise pas assez les mots arabesques – caribou – décalcomanie en français et que vous ne me chargiez de les réunir dans une épopée digne des grandes lignées grecques ? Ou bien, ces derniers temps ont été difficile et vous souhaitez un texte pour vous redonner du courage ? Peut-être souhaitez-vous faire cadeau d’un texte à quelqu’un, mais que vous écrivez aussi bien que je danse le flamenco ?

Demandez. Les possibilités sont multiples.
On écrit ce qu’on aimerait lire. Parfois, écrire est difficile et on ne trouve quand même pas le livre qu’il nous faut. Voici l’occasion rêvée de le demander ! Mieux qu’un écrivain public, je vous propose ici mes services en tant qu’auteure publique.
Vous pouvez aussi bien me faire part de vos envies, ou bien parcourir les quelques 290 articles de ce site et trouver une idée, un genre de texte que vous ne voudriez que pour vous. Quelques idées et exemples de commandes qui m’ont déjà été passées :

  • un inconnu pourrait vous écrire une lettre
  • vous êtes tombés tomber éperdument amoureux d’une photo, d’une chanson, et voudriez un texte, une histoire pour aller avec
  • vous avez un souvenir en tête, une image, vous voudriez en faire une chanson, un instant de théâtre
  • un ami déprime et vous souhaitez lui offrir une histoire drôle / touchante
  • une lettre d’anniversaire écrite de la main de Baudelaire
  • un conte, racontant quelque chose d’ordinaire de façon extraordinaire

Etc, etc.
Demandez ! C’est le moment.

Maintenant, vous vous demandez sans doute « mais, concrètement ? Comment ça se passe ? ». Bonne question !
Vous envoyez votre demande / envie à poivronatoi at gmail.com et nous en discuterons ensemble afin que je sois sûre d’avoir bien compris votre envie. Un peu comme avec un tatoueur. Je vais vous demandez toutes les précisions nécessaires pour que ce texte soit vraiment sur mesure. Ensuite, je me mets au travail… En fonction de votre demande, je vous ferai une première proposition que vous pourrez me demander de modifier si vous le souhaitez. Puis, je vous l’envoie à votre adresse + mail, avec éventuellement une petite bêtise que j’aurais envie de partager avec vous.

Quant au prix, si pendant un temps j’avais mis la barre à 5€ et plus si affinité, je vous propose aujourd’hui un système qui me tient à cœur qui est celui du pay what you want. C’est à vous de décider de ce que vaut le texte que vous recevez. A vous de voir et de proposer votre prix !

Si vous avez d’ores et déjà envie de me passer commande : poivronatoi at gmail.com (assurez vous que je fasse un accusé de réception ! pour des raisons qui m’échappent, mes mails ont tendance à se perdre dans l’espace intersidéral). Et si cette idée folle vous charme, n’hésitez pas à en parler autour de vous, c’est déjà beaucoup !
En attendant, un Wall of Death à vous tous chers Termites !

Et je file me mettre au travail de suite…

 

Sondage time !

Histoire de vous connaître un peu plus, vous de l’autre côté de l’écran, un petit sondage. Merci de prendre le temps de répondre ! Ca me permettra de savoir si ça vaut la peine ce site (entre autre !). Si vous avez autre chose à dire qui ne rentre pas dans les questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Et pour vous remercier d’avoir bien voulu répondre, un bisou :

7h48 Bleuh

On va voir si ma crème anti-cernes est toujours aussi efficace maintenant que j’ai fait une nuit de trois heures et que j’ai non seulement une gueule de zombi mais aussi une dégaine de zombi !

Je me suis posé une question existentielle cette nuit, entre 2h et 3h du matin, juste avant que je m’endorme à 3h30 (ai loupé les monstres de peu) et je ne m’en rappelle plus. Et ça m’énerve. Je me rappelle m’être demandée si cette appli allait marcher et que mon ordi allait bien s’éteindre comme programmé (apparemment non il a préféré attendre de plus avoir de batterie mais peut-être que c’est moi qui l’ai mal programmé, l’appli est quand même cool au passage), pourquoi est-ce que ma peluche fait tout son possible pour me tourner le dos (monde cruel)(je vous jure c’est un complot), pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de putain de crayons sur cette table de nuit (c’est quand même une règle de base), pourquoi est-ce qu’il n’y a toujours pas de lumière sur cette table de nuit (parce que t’as toujours pas acheté d’ampoule un an après ton emménagement connasse). Mais je me rappelle plus La Grande Question qui m’a empêchée de dormir. Et c’est chiant.