Bonus : Demain c’est mardi

Tu sais que tu es caissière quand ton cri de joie c’est « DEMAIN C’EST MARDI !!! ». Pourquoi ? Parce que le lundi est un enfer sur terre où les familles remplissent le frigo, mercredi jour des enfants, jeudi nouveaux produits, vendredi fin de semaine, samedi c’est week-end et dimanche purgatoire. Un rapide détour par mon lundi…

« On est lundi… ha… fait chier. »

Saucisson in your face !

Alors que je passais le reliquat frais, un client me brandit un saucisson dans la tronche :

« Y a pas le prix en rayon.
_[enthousiasme exagéré] BONJOUR. Vous pouvez aller demander à ma collègue en caisse, elle fera un contrôle prix et pourra vous le dire.
_Y a pas le prix en rayon.
_Oui, je vais le signaler à ma responsable pour qu’elle puisse commander une nouvelle affiche.
_Et je fais comment ?
_Vous allez voir ma collègue en caisse qui fera un contrôle prix et pourra vous donner cette information.
_Et vous vous pouvez pas le faire ?!
_Je ne suis pas une machine, je ne connais donc pas tous les prix du magasin par coeur. C’est pour ça que je vous oriente vers ma collègue qui pourra vérifier sur sa caisse.
_Ça serait plus simple si y avait le prix en rayon !
_Je l’avais bien compris, c’est pour ça que je vais le signaler à ma collègue pour régler le problème… »

Où quand la répétition maladive façon répondeur est ton seul barrage à l’envie de dire à l’autre de se fourrer son saucisson dans le cul.

La mode chez lidl :

Alors que je sors de caisse pour aller chercher un code rapidement en magasin :

« Excusez moi, vous travaillez ici ? »

Non. Je porte ce polo mal coupé et irrespirable parce que je trouve ça trop classe. Le top du top de la mode. Le summum, le must. Je vais pécho grave sur la croisette avec ça !

« On est lundi Carl… alors maintenant fonce et déchire tout ! »

Une autre caisse :

Les touristes commencent à partir, mais nous sommes de moins en moins de saisonniers. De telle sorte que finalement, ça change pas grand chose. (production à flux tendu quand tu nous tiens par les couilles). Voir même, aujourd’hui, il nous manquait clairement une personne… Trois en caisses, trois sur le terrain. Et en caisse, on en chiait. Une nana vient me voir :

« Vous pouvez pas ouvrir une autre caisse ?
_Non, je n’ai pas d’autres caissiers malheureusement. »

Et elle part en maugréant. Finalement, elle passe à ma caisse et avant que je l’encaisse, me montre son ticket d’une autre fois :

« Votre collègue m’a pas compté les tomates cerises au bon prix !
_Vous savez, il tape juste un code lui…
_Elles sont pas affichées à ce prix là.
_Elles sont affichées à 69 centimes les 100 grammes ce qui fait bien 6,90€ le kilo. Il n’y a pas d’erreur.
_C’est mensonger votre truc !
_Non, toutes les informations sont correctes… »

NB : Mensonge : altération de la vérité. Merde. Les mots ont un sens, utilisez les et arrêtez de dire des conneries. Merci. Signé l’auteur. 

Ensuite, elle vérifie encore trois fois cette histoire de tomate cerises. Je me refuse à aller en rayon, ça fait plusieurs fois depuis le début de l’été que j’y ai droit, je sais que j’ai raison. Et puis merde, les gens, vous y croyez vous, des tomates cerises à 69 centimes le kilo ?? Pendant que j’encaisse ses achats, elle me demande à chaque fois à quel prix passe les fruits et légumes « vous comprenez je veux pas me faire avoir deux fois ».

« Quand même, vous auriez pu ouvrir une autre caisse.
_Ce n’est pas que je ne veux pas, c’est que je ne peux pas. Je n’ai pas d’autres caissiers disponibles.
_Je les ai vus, ils remplissent les rayons ! Y a mieux à faire quand même.
_ …………..
_Non mais moi je m’en fous, ça me gène pas d’attendre, c’est pour les autres.
_!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

TU TE FOUS DE MA GUEULE !!!!!! CONNASSE DE MERDE T’AS PAS L’IMPRESSION DE TE FOUTRE DU MONDE !
Et bien sûr, elle a revérifié son histoire de tomates cerises avant de quitter ma caisse, au cas où ça aurait changé depuis 5 minutes.

Les oeufs (encore) :

Le record a été battu, littéralement explosé, défoncé… J’étais en train d’ouvrir au cutter des cartons d’oeufs en rayon car il n’y en avait plus qu’un d’ouvert. Une cliente vient me voir.

« Excusez-moi, où sont les oeufs s’il vous plaît ? »

Le bug. Total. Le blanc dans mon cerveau. Genre, tout ce que je pouvais répondre c’était « tu te fous de ma gueule là en fait ? C’est ça ? Y a pas d’autres options possibles… » Finalement, au bout de 10 secondes de silence, je sors de ma torpeur…

« Vous êtes réellement en train de me poser la question ?
_Bah oui ! [voit les oeufs] OOOOH ! Vous les cachiez »

C’est ça, rattrape toi aux branches.

« La tête que tu fais quand tu penses ‘est-ce qu’ils viennent vraiment de dire ça ?' »

Cartons :

Avant, on mettait le vin en rayon en laissant les bouteilles dans les cartons. Mais ça, c’était avant. Maintenant, on les dépote, on met les bouteilles directement en rayon.

« Non mais c’est chiant que vous enleviez les cartons franchement ! C’était mieux avant, et puis c’était plus pratique. Ça fait chier. »

Ils ont quand même trouvé le moyen de tenir la jambe à mon collègue 5 minutes à ce sujet quand même. Y a des gens des fois, tu te dis qu’ils doivent vraiment avoir une vie de merde pour passer 5 minutes à râler pour des cartons de bouteilles. Surtout qu’ils sont passés à ma caisse, et qu’ils m’ont redit que c’était mieux avec les cartons. Remarque, ça te fait relativiser sur la qualité de ta vie : j’éprouve pas le besoin d’aller faire chier le monde pour un carton quand je fais mes courses…

Que du bonheur encore une fois !

Un Wall of Death à vous, et n’oubliez pas : DEMAIN C’EST MARDI YOUHOOOOOOOOU

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