Monthly Archives: septembre 2017

00h08 Et si ? – Paranoid Thought Process

Kati Ran – Suurin

Un choc contre le mur. Sans doute un écho, une porte claquée un peu trop vivement dans le couloir. Des bruits de pas. Des voix. Des échos, toujours plus d’échos, qui rebondissent sur les murs. Tu les sais ramper le long de la paroi. Mais c’est loin. C’est dans le couloir. Loin. Enfin loin, qu’on s’entende bien, l’appartement est petit, d’ailleurs, c’est à peine si ça s’appelle un appartement. C’est un placard en forme d’appartement. Les placards ont ça de pratique qu’on peut s’y réfugier, se cacher du monde. C’est comme ça que tu es arrivé là. Pour te cacher. Le problème des placards, c’est qu’ils sont petits. Alors le couloir n’est jamais vraiment très loin. Et ça tu vois, ce n’est pas très rassurant. Parce que déjà, les échos se rapprochent, et les draps bougent.

Et si

il était de retour, prêt à t’arracher la jambe ou une côte ? Ça ne demanderait pas beaucoup d’efforts. Tu peux déjà sentir la main qui saisit ta cheville, la torsion, la tension, la scission. Aucun effort, vraiment. T’es mal foutu mal fini toute façon. D’une simple friction tu te déchires en lambeaux ensanglantés. Les échos se répandent et déjà voilà qu’ils sont passés de sous la peinture à sous ta peau. C’est vicieux un écho, ça ne se montre jamais au grand jour. Ça reste bien à l’abri. Ça vibre sous la peinture et si tu te colles trop au mur ça te déchire la peau pour se mettre au chaud. Et si tu ne colles pas le mur, c’est lui qui te trouvera. Qu’est-ce qu’on arrache aujourd’hui dis moi ? Les draps ont bougé, il est temps.

Et si

ça pouvait être encore pire ? Je trouve que pour le moment ça va. Une jambe potentiellement sacrifiée et de la peau déchirée, ça va. Enfin sauf si tu commences à mettre du sang partout. Ça a toujours le don d’énerver tout le monde. Tu comprends, ça tâche, ça sèche et ça s’incruste. Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse de ça après ? Tu sais, si on t’a collé dans un placard c’était pour te voir disparaître. Et les gens qu’on veut voir disparaître, on n’a pas envie qu’ils laissent du sang partout sur les murs comme ça. C’est pas hygiénique. Alors si tu pouvais avoir l’obligeance de bien vouloir te faire encore plus petit que ça. Aller. De toute façon, tu penses pouvoir t’en sortir comment ? Aller, encore plus petit que ça, sinon c’est pas ta jambe qu’il prendra la prochaine fois. Encore plus petit, ou les échos vont rentrer encore plus profond. La peau les os le sang, la routine habituelle. Je devrais même pas avoir à t’expliquer ça.

Et si

les plantes carnivores se remettaient à pousser ? Les draps c’était peut-être elles en fait. Ou lui. Ou les deux. Va savoir. Tu les sens non ? Les tiges qui s’allongent, qui poussent et tirent. Tu sens le grondement léger de la végétation qui s’étire. La faim qui se répand entre les murs. C’est petit un placard. Il va vraiment falloir se faire beaucoup plus petit que ça. La jambe arrachée la peau déchiré et la bouche dévorée. Les plantes ont toujours faim. Il leur faut un temps infini pour digérer. Ça tombe bien, tu as tout le temps du monde. Alors qu’elles t’avalent morceau par morceau, qu’elles mettent un temps à finir à te réduire en miettes, ça ne devrait te poser aucun problème. Elles en ont tellement envie, tu comprends, elles ont tellement faim, et toi, il faut bien que tu serves à quelque chose. De toute façon, c’est pas comme si ça intéressait qui que ce soit non ? Sinon tu serais pas seul comme ça, à essayer de te faire le plus petit possible dans le fond d’un placard pour échapper à tout un paquet de prédateurs qui n’attendaient qu’une chose : que tu fermes les yeux. Non, ça n’a pas de sens. Si ça avait du sens, tu ne serais pas seul comme ça.

Et si

ils avaient menti ? C’est facile de dire qu’ils seront là. C’est facile de dire qu’ils t’écoutent. Tout ça c’est facile. Tout ça c’est que des mot. Et c’est même pas les bons. Alors, comment ça tâche la solitude ? Tu fais la différence entre les tâches de sang sur les murs et les tâches de solitude dans le sang sur les murs ? Tu crois qu’il y en a une ? Parce que s’il y avait vraiment une différence entre la solitude et ton sang, ça devrait pas faire mal comme ça que le sang circule dans tes veines. Tu crois pas ? C’est fait pour ça normalement, donc ça devrait pas faire mal comme ça. Soit tes veines sont mal foutues, soit ton sang est mal foutu. Choisis ton camp. Alors à ce stade, peut-être que c’est de la solitude qui te coule dans les veines. Pure, acide, liquide. Ou bien ils mentent tous, tous autant qu’ils sont. L’éternelle histoire, tu connais la chanson normalement. Ils mentent, et comme ça tu fais tout ce qu’ils veulent, et après, ils se barrent. Tu n’es qu’une transaction.

Et si

tu n’existais purement et simplement pas ? Parce que s’ils ne mentent pas, parce qu’ils ne peuvent pas tous mentir à la fois pas vrai, s’ils ne mentaient pas, alors tu ne serais pas seul comme ça à une heure pareille à te faire lentement dévorer parce que tout ce que ton lit veut bien vomir. Simple équation. D’ailleurs, tout ça n’a pas vraiment de sens non plus, si on veut bien prendre la peine d’y réfléchir deux minutes. Et comme tu n’as rien d’autres à faire que de m’écouter ou te laisser bouffé on va dire que tu as deux minutes. Tout ça n’a aucune logique. Tu ne peux pas regarder ta propre tête rouler sur le sol de la cuisine indéfiniment. Tu dois bien pouvoir comprendre ça non ? Alors forcément, si ce qui t’arrive n’est pas possible, si ceux qui devraient être là ne le sont pas, forcément, ça doit vouloir dire que tu n’existe pas. Tu n’es qu’une illusion, un putain de mensonge, une histoire qu’on se raconte la nuit pour s’endormir et se sentir moins seul. C’est logique alors que le monde dégénère à la nuit tombée, parce que quand tout le monde dort, tu n’as plus lieu d’être, tu n’as plus aucun sens. Disparais.

Et si

on t’ouvre le ventre ça fait mal ? Est-ce qu’un mensonge recouvert de peau comme toi ça peut avoir mal ? Est-ce que ça se vide de ses entrailles si on lui ouvre le corps en deux ? Est-ce que tu cries quand on t’arrache des morceaux ? Est-ce que tu pleures ? Est-ce que tu perds vraiment tant de sang que ça ?

Non ?

Tu vois, t’existes pas en vrai.

Menteuse.

Translation High

[X]-Rx – Blood on the dancefloor

Connexion transmutation transcription
Saut à l’élastique, les deux pieds dans le vide et les yeux dans le vague.
Ligne ligne ligne dans la mémoire.
Structure et combinaison, grammaire à déformer, syntaxe à déconstruire, idées à retranscrire.
Poids et vitesse dans la ligne de mire, compte à rebours dans l’oreille, seconde et minutes à même le tympan.
Courses contre la montre une fois
course contre la montre deux fois
course contre la montre trois fois,
sauvegarde éparpillé, délais improvisés.
Transfusion traduction abandon
Choix du pronom
Amputation
Supposition
Pari perdu nouvel essai
Ligne ligne ligne en travers des dictionnaires
Assèchement
Saturation
Danse avec les mots
Danse avec le temps
Dans avec hier maintenant demain
Conjugaisons avortées et accords malheureux
Course contre la montre encore
Saut dans le vide plus loin
Mémoire à rebours
Compte décomptée
Grammaire démembrée
Nouvel essai retour à la ligne nouveau paragraphe
je il elles they
on one we you they je
Ligne ligne ligne encore une fois encore une fois encore une fois
Virgule deux points poing dans l’estomac
Déclinaison grande absente
Unilatéralement genre et nombre
Mécaniquement jusqu’à l’autre côté
Un pas en avant trois pas en arrière
Valse à l’envers
Assèchement dessèchement évitement
Chute encore saut dans le vide toujours plus loin
Navigation à l’aveugle
Assèchement assombrissement colision
De l’autre côté
Finition correction définition
Formulation approximative
Nouvel essai saut de page italique
De l’autre côté
Loin dans le vide
Ligne ligne ligne à pleines mains
Cerveau fissuré invasion confusion

bulle
bulle
bulle
suspension

6h52 La Bête et la Solitude

Myrkur & Chelsea Wolfe – Funeral

Tu marches. tu ne sais plus très bien depuis combien de temps. Suffisamment longtemps pour que tes genoux menacent de céder. Ils sont raides, plient moins bien. Tu sens l’os de la hanche qui commence à protester. Finalement, c’est toute la mécanique de la jambe qui t’apparaît ici en traits fragmentés. Cartographie de la douleur. Pourtant quels que soient les signaux, tu n’y prêtes pas attention. L’important n’est pas de savoir depuis quand tu marches, mais bien pourquoi.

La ville est immense et un brin manichéenne. Elle te rappelle insidieusement des cours de géographie, une étude de cas, des endroits où la pauvreté et la richesse sont voisins de palier.On dirait une ville conçue pour les touristes. Ça grouille de partout. Où que tu ailles, ça grouille de gens. Et malgré tout, il semble impossible que quoi que ce soit vive vraiment là. L’endroit semble trop propre pour ça, trop propre pour être honnête. Tout est propre au point que tu ne peux t’empêcher de sentir que forcément on te cache quelque chose. Sous la propreté immaculée, on cherche à dissimuler la crasse. Personne ne vit ici, personne ne s’arrête ici. Les gens grouillent, et sous leurs pas, la ville grouille aussi, d’une saleté qu’on a voulu repousser à la périphérie. Rongeurs et parasites humains en tous genres sont sciemment et quotidiennement rejetés en bordure. Et tous les jours, rongeurs et parasites humains en tous genres menacent de se déverser à nouveau dans la ville.Tu sens les rues frémir de cette tension circulatoire. Les touristes qui grouillent autour de toi ne semblent pas s’en rendre compte, ou ne veulent pas s’en rendre compte. Tu n’auras pas droit au salut de la douce ignorance. La tension de la ville vrombit en écho jusque dans tes genoux, et tu la sens déjà remonter le long de ta colonne vertébrale. Tu sais ce qui se passe ici. Alors pour toi, les artifices de la ville, ses allures cotonneuses et ses promesses enchanteresses, sont sans effet. Tu vois la mer prête à déchirer les corps quand ils ne voient que le doux roulis des vagues. Tu vois le sang dans les interstices entre les pavés, tu vois bien qu’on a voulu nettoyer, mais certaines tâches sont plus coriaces.

Tu vois tout ça.
Tu sais tout ça.
Et tu es là pour ça.

C’est comme un safari. Un safari de gens tellement riches que tuer des lions ne les amusent plus autant qu’avant. Alors il a fallu passer au niveau supérieur. Alors la ville est née. Une ville de safari où l’on ne chasse plus le lion, mais le parasite humain. La démarche est propre. Les papiers sont en règles et les assurances nécessaires ont été prises. Pour un peu, plus légal, tu meurs. La chasse à l’homme peut commencer.

Bien sûr, il y a des règles, comme dans tout jeu qui se respecte. Alors que tu erres, tu revois l’instructeur, la lumière dans ses yeux alors qu’il explique le déchirement des membres et l’odeur inimitable du sang. Il dit qu’on ne parle jamais assez de l’odeur du sang, ni de sa façon si particulière de sécher et coaguler une fois hors des 37°C salvateurs. Avec des airs d’historien de l’art, il explique comment tuer ne suffit pas. Non, le plus beau n’est pas dans la chasse. On n’est pas des sauvages. Le meilleur est dans la torture. Dans la longueur de l’exécution. Dans son air de n’en plus finir. Dans les yeux de la victime qui se voit découpée toujours en plus petits morceaux. Dans l’air de la ville qui absorbe les hurlements. Dans la façon qu’ont les touristes de ne pas voir. Dans le talent des nettoyeurs qui remettent ainsi les compteurs à zéro. L’instructeur revient encore et toujours sur le sang. Le sujet l’inspire, l’obsède, le fascine. Pour un peu, tu le suivrais bien, il y a quelque chose d’hypnotique dans son discours. Il est évident qu’il pourrait facilement ne plus s’arrêter si on lui en donnait l’occasion.

D’ailleurs tu n’as pas perdu de temps pour lui en donner une. Sans doute un excès de générosité.
Alors que tu erres, tu essaies de retracer les événements qui t’ont mené ici. Il serait hypocrite de ta part de nier que tu es venu ici de ton plein gré. On ne force pas les gens à venir en safari. Du moins pas ceux qui sont du bon côté. Alors forcément, tu as choisi. Mais la décision est coincée dans une seconde de blackout et tu n’y as plus accès. Si bien que te voilà errant, incapable de passer à l’action. Tu sens que les autres ont déjà agi. Tu vois bien comment la ville se tord pour les couvrir. Sauf que tu ne peux pas. Tu n’arrives pas à passer à l’acte. Quelles que soient les raisons qui t’ont poussé à venir ici, tu as changé d’avis. Tu ne savais pas que tu n’en avais pas le droit. Il est déjà trop tard pour ça. C’est contre les règles. Vous êtes tous venus ici pour tuer, alors vous tuerez tous. Sinon le safari ne pourra pas être validé.

Bien sûr, tu as tenté la fuite. Là on plus, tu ne sais pas ce qui a motivé ta décision. Tu as tenté la fuite par la mer. Complètement stupide. Combien de temps aurait-il fallu que tu nages pour arriver où que ce soit ? Pourtant conscient de ça, tu as sauté à l’eau et tu es parti affronter la marée sans aucune certitude. Décidément, tu es passé maître dans l’art de prendre des décisions stupides. Heureusement pour toi, l’instructeur t’a repêché avant que les vagues ne se chargent de te démembrer. Tu l’aurais bien remercié, si tu en avais eu le temps et l’intelligence. De l’eau plein les poumons, c’est à peine si tu as pu cracher une explication. Toute action a ses conséquences. L’instructeur est furieux que tu ais ainsi enfreint les règles. Et toute infraction aux règles mérite une punition n’est-ce pas ? Avant même que tu ais le temps de comprendre, les paupières te sont arrachées. La douleur est vive, brûlante. Le monde est soudainement beaucoup trop grand, la lumière beaucoup trop forte Tu te sens nu, à la merci du monde, incapable de t’en protéger, incapable de te cacher de la déferlante d’informations qui pénètre maintenant tes yeux sans plus discontinuer. Il n’y aura plus jamais la moindre seconde de sommeil pour toi tant que tu n’auras pas tué. C’est ce qui était convenu. Tu ne peux pas changer les règles quand ça t’arrange. Si tu veux dormir, il faudra tuer.

Alors que tu erres, tu tentes une nouvelle fuite. Tu calcules combien de temps tu peux passer ainsi, sans sommeil. Tu essaies de te faire croire que ce n’est jamais qu’une histoire de volonté. Tu finirais presque par te convaincre que si tu n’arrêtes jamais de marcher, ça ira. Mais tes genoux n’en peuvent plus et la mécanique de tes jambes s’encrasse. Sans savoir depuis combien de temps tu marches, tu sais que c’est déjà beaucoup trop. Tes yeux se dessèchent et menacent parfois de tomber purement et simplement. Tu tentes bien de te rassurer, tu fais appel à toutes les notions d’anatomie en ta possession pour te prouver qu’une telle chose n’est pas possible. Mais la lumière te rend fou Sans paupière impossible de t’en protéger. Que tes yeux tombent seraient peut-être la meilleure chose qui puisse t’arriver. Ceci dit, ça ne changerait rien, la punition ne sera pas levée et tu n’auras toujours pas le droit de dormir tant que tu n’auras pas tué quelqu’un. Alors il va être temps que tu t’y mettes, et sérieusement cette fois.

Alors que tu erres, tu finis enfin par la trouver. la victime parfaite. Elle est là, sur un pont, seule, les yeux dans le vague, à pleurer sous le couvert de la multitude anonyme qui grouille autour d’elle. L’invisibilité parfaite. La victime parfaite. À qui manquera-t-elle ? À Personne. Tu peux la sentir de là, la solitude qui lui suinte par tous les pores de la peau. Non seulement elle ne manquera à personne, mais en plus, tu lui rendras service. Bien sûr, les règles imposent que la mort soit donnée avec le maximum de souffrance possibles. Les points sont comptés. Pas de mort propre ici. Un vainqueur doit pouvoir être désigné.

Alors tu réfléchis. Tu sens monter en toi un agacement d’une violence qui dissipe toute hésitation quant aux raisons de ta présence ici. Définitivement, tu as choisi de venir ici. Elle t’énerve tellement, à pleurer sa solitude sur un pont comme ça. Ce genre de chose, ça se fait en privé, seuls les lâches exhibent ainsi leurs larmes au vide des rues sans nom. Tu ne saurais dire pourquoi, mais ce spectacle t’es insupportable. Viscéralement insupportable. Comme un crissement d’ongle sur un tableau, les dents de la fourchette raclant le fond de l’assiette. Tes dents se crispent sous la pression. Il faut supprimer les bruits parasites. Tu veux qu’elle s’arrête. Qu’elle arrête de pleurer pour de bon et pour toujours. À quoi ça lui sert de toute façon ? Il n’y a personne pour elle et ce n’est sans doute pas pour rien. Personne n’aime les pleureuses. Surtout pas toi. Maintenant tu sais. Tu es venu pour ça, pour la tuer elle. Tu as erré à sa recherche et maintenant elle est là. Tu sais exactement comment faire. Il suffira de la jeter du pont. Une poussée nette et propre par dessus la rambarde, le corps en arc de cercle parfait. Et dans cette ivresse du corps qui cherche en vain à se rattraper, à arrêter la chute, planter une lame au travers de sa main. Tu vois déjà son corps paniqué, suspendu dans le vide, la main clouée sur le pont, agité de secousse, continuant de s’accrocher au pont alors qu’il vaudrait mieux lâcher et choisir la chute. Tu peux sentir la lame déchirer les chairs et les tendons. Tu rêves de la main qui se déchire parfaitement en deux, aussi fragile que du papier, pour enfin laisser tomber la carcasse dans l’eau en contre bas. Tu l’imagines finalement, l’odeur pure du sang. Ta libération est proche. La victime parfaite, le plan parfait.

Alors pourquoi est-ce tu n’arrives pas à bouger ? Pourquoi est-ce qu’après tout ça, tu es complètement paralysé ? C’est toi ou elle. Pas d’autre solution en vue. Elle meurt ou tu ne dormiras plus jamais. C’est ta seule chance. Et pourtant, ton sang se gèle et tu ne peux plus bouger. Pourquoi ? Pourquoi d’un coup tu es bloqué comme un con, incapable de faire ce pourquoi tu es venu ? Pourquoi ? Pourquoi tu ne la tues pas ? Parce que c’est toi ? Parce que tu es la femme qui pleure seule sur un pont ? Parce que toi et elle êtes la même personne ? Pourquoi tu ne la tues pas ? C’est toi ou elle…

Alors seulement, ton cri déchire la ville…