#10 Désexistons… Otep – Equal left, equal right

Bonjour à toi monde !

Il y avait bien longtemps que je ne m’étais pas emparée de mon clavier pour remplir cette catégorie… J’en suis bien désolée crois-moi ! Je me doute qu’en ces jours magnifiques où la tolérance et l’amour de l’autre sont appliqués par tous nos amis politiques et patrons, tu ne te poses guère la question de la représentation des hommes et des femmes, car après tout, tout est gagné ! Que vient donc encore nous râler cette féministe cynique à deux francs cinquante ? Et bien cher monde, voir que tu es encore capable de m’insulter en francs montre à quel point il y a encore des choses à faire ! (à commencer par t’annoncer que tu n’as plus un rond car même la banque de France n’en veut plus.) Mais comme je m’en voudrais de jeter de l’huile sur le feu (ça a tendance à brûler les saucisses et après le barbecue est raté), ne t’inquiète pas Monde, aujourd’hui, on va changer un peu la formule (si tant est que formule il y est puisque cette chronique est sensée être mensuelle et que la dernière date d’octobre… bien joué monde, tu es méchant), et plutôt que de parler d’un film que tu n’as sans doute pas vu parce que je ne sais pas les choisir, on va parler musique ! Ce qui me paraît parfait, déjà parce que la musique adoucit les mœurs, ensuite parce qu’Otep a dernièrement sorti un nouvel album et que je pense qu’une de ces chansons nous fera un très bon sujet de conversation ! (si tant est que tu veuilles converser monde, mais si tu ne veux pas, je ne me formaliserai pas ! Je suis universitaire, j’ai l’habitude d’écrire toute seule dans mon coin !)

Generation Doom, 7ème album d’Otep (et déjà tu sens que ça va être festif n’est-il point ?)

Otep otep otep… Comment vous parler d’elle ? Otep c’est un peu une de mes héroïnes. Je suis son travail depuis que j’ai… 14 ans, âge mirifique où son album Warhead est tombé dans mes mains. Musicalement, c’était l’un des premiers groupes, avec Eths, qui m’a ouvert les oreilles au monde merveilleux du metal. Quant aux textes… et bien il faut lui reconnaître une sacrée plume. Voire même une putain de bonne plume. Otep maîtrise sa langue à la perfection et elle en joue joyeusement. C’est une artiste capable de dépeindre avec une facilité et une clairvoyance terrible tous les états du mal-être (personnellement, je crois que je ne me suis toujours pas remise de Autopsy Song depuis cette époque…), tu sais, ce genre d’artiste qui en une simple phrase va te résumer toute la crasse qui gangrène ton cerveau depuis des semaines à ne pas réussir à pleurer, ou à pleurer sans savoir. (pour rester sur Autopsy song : « I feel like I’m a complete waste of time » => « j’ai l’impression d’être une totale perte de temps » Plus efficace, plus clair, plus terrible, tu meurs.)(d’où le titre de la chanson)(tu sors)(Rambo, toi ici ? Va falloir que je trouve une solution typographique pour qu’on différencie tes dire de mes parenthèses habituelles…) Car si elle maîtrise la langue, ce n’est pas pour t’imposer des sonnets à la Shakespeare, ou pour multiplier les circonvolutions diverses (comme moi). Non. Otep s’exprime dans une langue simple, en forme de coup de poing, une langue brute de décoffrage et sans concession. Une forme d’expression qui va bien avec le metal vous me direz, et qui lui va d’autant mieux qu’elle est presque aussi connue pour sa musique ou ses livres que pour son activisme pour les droits LGBT (étant elle-même lesbienne) ou ceux des animaux. Elle est aussi très concernée par la situation politique générale, le racisme, le féminisme, etc. Les deux premières étant cependant les causes sur lesquelles elle est principalement investie. Enfin, c’est la sensation que j’en ai. Si on regarde son twitter, Trump est très souvent au cœur de ses diatribes, mais je trouve qu’elle a un rapport tout particulier (plus investi ?) avec les causes animal et LGBT.

Bref, Otep c’est une artiste qui m’est chère pour tout ça : son écriture, sa musique, son engagement, sa façon d’avoir réussi à rester elle-même et continuer à se battre pour ce en quoi elle croit quelle que soit la situation. Je ne suis pas toujours d’accord, notamment sur la forme (et c’est bien pour ça qu’on est là aujourd’hui) mais c’est vraiment quelqu’un qui a su gagner tout mon respect, et le conserver au fil des ans. Comme je vous l’ai dit, ça fait plus de dix ans que je suis son travail, à ce stade-là, à moins d’une énorme connerie, il y a des chances qu’elle reste dans mon Panthéon perso jusqu’à dans très très longtemps. J’étais donc plus que ravie de la voir annoncer un nouvel album, qui plus est avec Nuclear Blast (une des plus grosses maisons de disque spécialisées en metal), alors même qu’elle avait dit vouloir se retirer. Joie et bonheur dans mon petit cœur.

Generation Doom (doom pouvant signifier la mort, le destin tragique, une sorte de malédiction on pourrait traduire par « la génération au destin maudit) est donc sorti il y a une dizaine de jours et c’est un véritable coup de cœur pour moi puisque je le place au même niveau que Warhead qui n’avait toujours pas été détrôné depuis sa découverte il y a des années de ça (il y a quelque chose de particulier avec les albums qui vous font découvrir un artiste vous ne trouvez pas ?). Les thèmes de l’album tourne autour du sentiment d’être foutu, la nécessité et la volonté de se battre pour mener sa vie comme on l’entend, le sentiment de culpabilité quand on ne rentre pas dans les cases. En gros, des thèmes qui me tiennent à cœur ces derniers temps comme vous avez, peut-être, pu le constater. Au cœur de cet album, se trouve la chanson Equal left, equal right, qui traite de l’envie de sortir du placard et surtout de ne pas avoir l’intention de se laisser marcher sur les pieds par quelques homophobes mal dans leur peau. C’est ce texte que nous allons joyeusement décortiquer afin d’y trouver d’éventuelles traces de sexisme. Qu’ouïs-je monde ? Tu n’es point homophobe, en revanche l’anglais te fait faire de violentes crises d’urticaire ? Ne t’inquiète pas gentil monde, car j’ai pensé à toi ! Je ne vais pas tout te traduire, parce que cette chanson est pleine à craquer de jeux de mots, du coup je ne pourrai qu’abîmer le tout (je n’ai guère le temps pour une belle traduction), mais je prendrai le temps de tout t’expliquer pour que rien ne t’échappe et que tu puisses te la raconter à ton prochain apéro dînatoire ! Ne me remercie pas. Les paroles complètes sont ici pour ceux qui veulent, et voici la chanson :

À la base monde, tu avais une vidéo youtube ici, mais elle a été supprimée. Alors à la place, tu gagnes un hérisson mignon et si tu cliques dessus tu tomberas directement sur un lien deezer ! (car je t’ai entendu monde, pour une raison qui me dépasse, tu préfères deezer à spotify) Enjoy.

Et monde, si tu es un allergique du metal, sache que tu peux l’écouter sans trop craindre de finir en enfer (à moins que tu n’aies d’autres choses à te reprocher ?). En effet, on est moins dans le monde des guitares saturées soutenues par une double grosse caisse épileptique, que dans celui d’un metal empruntant aux codes du hip-hop et du battle. Tes tympans devraient donc survivre à cette irruption de Satan dans ton existence ! Si je me permets cette petite boutade, c’est bien parce que le fait me paraît suffisamment intéressant pour être noté. Loin de moi l’idée de cataloguer le hip-hop comme un milieu sexiste, ou d’entretenir une quelconque croyance comme quoi le milieu du metal serait beaucoup plus clean par rapport à tout ça. D’une part parce que je connais très peu et très mal le hip-hop, donc que je suis mal placée pour en parler et qu’il me paraît évident que c’est un milieu bien plus riche et varié que le peu qu’on peut en voir de l’extérieur (comme le metal), et d’autre part parce que le sexisme a aussi de jolies petites niches dans le metal donc on serait pas les mieux placés pour jeter des cailloux (surtout que dans le metal les chanteurs les mangent les cailloux…).

Si je fais ce rapprochement, c’est parce que le texte est construit un peu à la façon d’un battle de rap : le texte est scandé, il s’agit d’une répartie fait à un adversaire, le ton agressif et belliqueux est d’ailleurs donné dès le moment du titre. Equal left, equal right. Pour « equal right », on peut traduire sans soucis par « égalité des droits », ce qui me semble parfait pour une chanson ayant en son coeur l’acceptation de l’homosexualité. La différence entre le français et l’anglais, c’est l’absence de genre dans les noms, c’est à dire qu’un nom commun n’est ni masculin, ni féminin. Ainsi, le mot « right » peut aussi bien vouloir dire « le droit », au sens de la loi, que « la droite » au sens de « je vais te coller une droite connard ». D’où le jeu de mot qui fait entendre aussi bien la nécessité d’une égalité des droits, avec une droite aussi vigoureuse qu’une gauche, tel le boxeur en position de base sur son ring (caleçon à paillettes non inclus). On a donc une chanson clairement inscrite dans le combat. Et les paroles ne vont pas nous décevoir ! (haha, c’est drôle parce que tu dis que ça va pas nous décevoir alors qu’en vrai t’es très déçue !)(dis donc Rambo, comment tu fais pour me faire chier alors que je t’ai changé de pièce ?)(il reste des spores ! ou un truc du genre)

« He called me a dyke, I called him an ambulance » Boooon. Grosse ambiance. J’avoue que je continue à aimer ce jeu de mot moisi, alors que vraiment, il est facile. Très chiant à traduire, mais facile. On joue ici sur le double sens de « call » qui peut aussi bien vouloir dire nommer, qu’appeler. En gros sans se faire chier avec le jeu de mot en français « il m’a traité de gouine, jlui ai appelé une ambulance ». Grosse ambiance je vous l’avais dit ! Et gros niveau… « I’ve seen more spine in jellyfish That’s in the vertebrae Google that » (=> J’ai vu plus d’os dans une méduse, c’est pourtant pas un vertébré, cherche ça sur google), je vais pas toutes vous les faire, vous avez compris l’idée. Répondre à l’insulte par l’insulte. Le texte en a plein des comme ça. L’exercice rhétorique est amusant certes, mais ça vole pas loin quoi. Mais franchement, n’y avait-il rien de mieux à faire pour défendre / rendre hommage à cette communauté que des blagues niveau collège ?

Post apoooo nous voilààààà.

Et la réponse est oui puisque le texte contient aussi de bien meilleures lignes, pourtant non dépourvues de la rancœur, sujet même de la chanson, mais quand même un peu plus… riches ? « I’ve been in the shadows long enough I got nothing to lose So I’m playing rough So humdrum, so dumb You picked a fight With the wrong one You brought a butter knife To a tank fight » (=> J’ai été dans l’ombre suffisamment longtemps je n’ai rien à perdre alors je joue les durs. T’es si monotone et stupide, t’as choisi de te battre contre la mauvaise personne, ramené un couteau à beurre à un combat de tank ») Vous allez me dire, c’est quand même pas non du grand art. Non. Certes. je vous l’accorde sans soucis. Ceci dit, je trouve la forme de ce passage beaucoup plus intéressante. Oui on reste dans de l’agressivité volontairement humiliante. Mais je trouve beaucoup plus intéressante la mise en avant de l’individu ici, les choses redeviennent concrètes, on a quelqu’un avec une histoire face à un autre à qui l’on compte faire regretter ses actes. On a un contexte, chose qui peut te manquer si tu n’as jamais eu à vivre le fait de vivre « dans le placard ». Bon, j’ai toujours pas envie de crier hourra. Mais y a un minimum de fond… ou alors c’est juste que j’ai envie d’en voir un ? (c’est un peu nase quand même)(Rambo, retourne dans ton salon !)(non mais sérieux, pourquoi faire une chanson pour dire qu’on va péter la gueule aux gens ? on peut pas leur péter la gueule directement ?)(bah non, c’est pas très artistique… tu vois ça a un côté thérapeutique, un genre cathartique…)(en gros c’est dire que le discours de l’autre est nase et violent et que du coup on va lui casser la gueule, mais on le dit en produisant un discours nase et violent ?)(… t’as pas une photosynthèse à terminer ou un truc du genre ?)

« I’ll put you on blast And fucked your wife » (=> je t’explose et baise ta femme), wait what ??? « She seems so sweet I had to taste her Let’s get one thing straight I’m not » Chouette un jeu de mot intraduisible ! En anglais, « straight » peut aussi bien vouloir dire « droit, clair » que « hétérosexuel ». Donc du coup si on traduit cette merveille… « Elle a l’air si douce, fallait que je la goutte. Mettons les choses au point, je ne suis pas hétéro ». Et oui c’est moultement moins classe en français mais ce jeu de mot est intraduisible (ou alors si mais avec beaucoup plus de temps !). Et donc au risque de me répéter : WAIT WHAT ?? Sérieusement ? Est-ce qu’on vient bien d’en arriver à l’argument « je baise ta femme et jla baise mieux » ?? Pour de vrai ? Est-ce que je suis revenue sur un texte de Booba à l’insu de mon plein gré inadvertant ? What the hell ??

« Last but not least Let me finish the story How I met a girl And we fucked till the morning She found religion in every position Screaming « OH GOD » and singing in hymnals Day for the day Thus she claimed But that’s what these chicks always say She’s calling my home, texting my phone Sending me snaps and begging for more So say what you say Do what you do But I’ll always get More pussy than you » => Dernière chose et pas la moindre, laisse moi finir l’histoire de comment j’ai rencontré une fille et qu’on a baisé jusqu’au matin. Elle a trouvé Dieu, dans toutes les positions elle gueulait « mon dieu ! » et chantait des cantiques. Juste pour aujourd’hui qu’elle a dit. C’est ce que ces filles disent toujours. Sauf qu’elle appelle chez moi, me couvre de sms, balance des snaps et m’en demande toujours plus. Alors dis ce que tu veux, fais ce que tu veux, mais jme tape toujours plus de nanas que toi »

Humain ? Humain ? Ça va humain ? Je t’entends plus d’un seul coup… t’es passé où ? Hé dis donc j’ai pas encore eu mon eau de la journée ! Je proteste ! Tu ne sautes pas de cette fenêtre, ça va cacher le soleil ! Stupide bipède…

Non mais bordel de putain de bite à cul de chier de bordel de merde ! Alors je fais tout un truc pour expliquer à quel point j’admire cette femme pour sa ténacité, son engagement, son écriture et, et… on se retrouve avec un concours de celui qui a la bite la plus grosse. Et bite métaphorique ou pas, c’est toujours aussi peu intéressant et pertinent. En voyant le titre, je m’attendais à un morceau à la gloire des LGBT, un truc rentre dedans et vindicatif certes, mais un truc avec de la gueule. Pas ça… En lieu et place d’une glorification d’une population souvent décriée (euphémisme pour humiliée / rabaissée / dévalorisée), Otep, l’une de mes parolières préférées, se fout au même niveau que les connards qu’elle entend décrier… et sans surprise, c’est nul. C’est aussi insultant que les discours qu’on lui a (sans doute) servi. (et comme elle en témoigne souvent, on peut parler au présent…) Objectification de la femme à l’extrême avec glorification d’un talent sexuel de reproducteur dominateur en puissance… Ça me rend triste parce que c’est franchement pathétique, y a pas d’autres mots. Et ça l’est d’autant plus, qu’au milieu, il y a juste ça :

« I am a prior To every religion  It isn’t a choice But it is a decision Come out of the closet Break out of the prison Love who you are Let no one inhibit Don’t get in your way Or make a mistake Of living in fear For the rest of your days So tighten your fists And firmly say » => Je suis un précédent à toutes les religions. Ce n’est pas un choix mais une décision. Sors du placard, casse la prison, aime celui que tu es et ne laisse personne te réduire au silence. Ne barre pas ta propre route, ne fais pas l’erreur de vivre dans la peur pour le reste de tes jours. Alors sers les poings et dis le fermement

Et là, moi je dis oui. Oui on sent la rancœur, l’envie d’en découdre, l’envie de se battre pour ce qu’on croit juste, de s’émanciper, de s’aimer comme on est et de ne pas avoir peur de le faire. Et ça c’est un putain de beau message. Ce passage mais je le valide tellement… Je suis peut-être conne, mais jouer la pire des cartes de l’adversaire pour se mettre à son niveau, c’est tellement nul, c’est tellement jouer contre son propre camp… et c’est tellement triste venant d’une auteure qui peut faire tellement mieux, et que ça aurait justement été le mooment parfait de le faire… D’autant qu’elle le fait très bien sur plusieurs autres morceaux de l’album : In cold bood, Zero, Lie, Off the shore, No color, Generation Doom, et d’autres (tu viens de citer la moiti de l’album au moins !)(j’ai dit que c’était un très bon album.)

Je te dis : la joie de vivre ! Souris monde, regarde, y a du soleil ! Ou tu veux un autre hérisson pour compenser ?

Et j’en finis donc avec ce rapprochement avec le hip-hop que j’avais esquissé au début… Non seulement Otep a pris le pire du connard hétéro machiste, mais aussi le pire du hip-hop… vous savez, ce hip-hop où y a 45 filles en bikini qui attendent gentiment dans la piscine ou autour de l’entrejambe de notre héro des ghettos. Cette chanson me rappelle vraiment ça. Pourtant, j’adore cet album, et j’adore ce morceau, musicalement parlant. J’aime l’ambiance qu’il dégage, j’aime cette volonté d’en découdre. J’adore l’écouter quand je rentre à pied chez moi et que je dois passer sous les arches entre le métro et chez moi où une quinzaine de mecs fument leur pétard en s’échangeant des sachets chelous à l’abris des regard indiscrets. Mais vraiment, ce côté « j’ai la plus grosse et j’en baise plus que toi », je peux pas. Même si c’est la bite métaphorique d’une homosexuelle désireuse de défendre sa communauté. Je suis peut-être très con, mais j’y arrive pas. Ça m’énerve chez les mecs, ça m’énerve quand je tombe sur des nanas de ce genre… Comme quoi, pas besoin d’être un homme pour avoir des ratés misogynes. He oui je dis ratés. Parce que je suis naïve et que j’ai le bon espoir que ceci soit une erreur de parcours, même les grands se trompent des fois. Ou alors on sera juste pas d’accord sur ce coup-là. Et c’est vrai qu’autant j’admire et respecte cette grande madame, autant il est régulier que j’ai du mal avec les formes qu’elle utilise…

Après, ça n’engage que moi… et toi alors monde, tu en penses quoi ?


J’espère que ce nouveau format vous a plu ! C’était cool à faire, c’est un peu moins compliqué que pour un film et c’est plus facile de vous partager l’oeuvre de base. N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, à proposer vos films ou chansons ! Pour ne rien rater à l’avenir : le Facebook, le twitter

Sans rancune monde ? que chacun s’en retourne se cacher sous ses couvertures !

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